N° 78 – Mots sur la veille informationnelle, l’agrégation et la curation de contenus Réponse

Ce billet est le substitut d’un exercice plus vivant, et donc plus interactif, qui aurait dû se faire dans le cadre d’une séance d’échanges avec des étudiants en documentation. Une initiative que j’avais fortement voulu voir aboutir, dans le but de partager avec ces jeunes apprentis de la discipline Infodoc, des réalités professionnelles en cours, qu’il est important pour eux de pouvoir déjà mieux appréhender et d’avoir un peu plus de matière à faire valoir au seuil de leur entrée dans la vie active. Voici en substance ce que je disais dans la note introductive de cette conférence avortée pour cause d’indisponibilités dues au calendrier.

Titre : Veille informationnelle : agrégation et curation, autres tendances de la fonction Info-Doc

Note introductive

C’est une tautologie que d’affirmer l’ancrage du monde actuel dans la société de l’information, cette information qui est devenue, par la force des choses et depuis plusieurs années déjà, la matière première la plus universelle et la plus utilisée qui soit. La révolution numérique qui l’a rendue exponentielle, productivement parlant, en est aussi l’environnement de transformation, de diffusion et de partage sans lequel, toute tentative de sa gestion serait utopique. Aussi, faudrait-il donc avoir les moyens de maîtriser les sources de production des flux informationnels, savoir les filtrer pour recueillir l’information et les connaissances nécessaires et en faire l’usage adéquat. Une question qui interpelle particulièrement les acteurs des métiers de l’information documentaire classiques que sont la bibliothéconomie, la documentation et l’archivistique, tant leur activité se trouve ainsi résumée. Cette situation actuelle requiert de ces acteurs, et plus que jamais, une appropriation fonctionnelle de la réalité numérique. Une adaptation aux relents de métamorphoses qui définissent de nouveaux contours et entrelacs professionnels et élargissent les imaginaires de l’activité documentaire. En effet l’émergence de nouvelles manières d’agir et de penser concernant l’information présente sur les réseaux numériques, parmi lesquelles, l’autonomisation des internautes permise par le Web 2.0, et la multiplication de dispositifs logiciels permettant à ceux-ci de décrire, commenter, analyser, évaluer, critiquer les ressources documentaires du Web, rend vitale leur présence dans cet espace. Cette conférence se propose justement, d’exposer des pratiques du web devenues courantes et dont les professionnels que nous sommes, sont mieux outillés pour délivrer les meilleurs produits y résultant. Ces pratiques orientées vers le repérage, la capture et la diffusion de l’information peuvent être qualifiées de tendancielles, vu qu’au départ elles ne sont pas des tâches documentaires proprement dites, mais néanmoins en épousent parfaitement l’esprit et ouvrent des perspectives professionnelles, dont peuvent bénéficier aussi bien les professionnels en activité que ceux en devenir. Ma conviction est qu’une bonne maîtrise de ces pratiques, maintiendra et renforcera la place du professionnel de l’info-doc dans l’architecture fonctionnelle de son secteur d’activités et fournira aux futurs diplômés un surplus argumentatif en vue de leur insertion professionnelle.

Je partage donc ci-dessous la présentation qui était prévue à cet effet, mais sans les commentaires qui auraient mieux pu faire comprendre le fond de ma pensée sur ces fonctions et tendances de la fonction Infodoc. Ayant consacré beaucoup de temps et d’énergie à préparer cela, il m’est paru évident de la partager, d’autant plus que les pratiques et outils décrits et présentés ici connaissent une évolution continuelle. L’évitement du risque d’obsolescence est ainsi aussi une raison objective de vulgarisation de cette réflexion.

N° 77 – CollectiveAccess : un outil pour gérer des collections patrimoniales 2

Comme le suggère le titre de ce billet, mon but est de présenter le logiciel CollectiveAccess, qui est un outil est un "outil de catalogage et une application web pour les musées, les archives et les collections numériques". Il est développé par la société Whirl-i-Gig et est disponible gratuitement sous licence Opensource GPL. Pour une fois in ne sera pas nécessaire de trop s’épancher sur les fonctionnalités proposées par le logiciel tant le site qui lui est dédié en français est tout particulièrement exhaustif en la matière. Il suffit juste d’y accéder et découvrir déjà sur la page "A propos " ou "Découvrir" une description détaillée de l’application.

CAlogo

Je me permettrai seulement d’exprimer mon enthousiasme en découvrant cet outil (qui est là depuis un certain moment soit-dit en passant) qui établit un vrai pont entre gestion informatisée des objets muséographiques et informatique documentaire (archives surtout). Car si l’application répond bien à ce qu’il prétend être et pouvoir faire, cela voudrait simplement dire que le vœu pieux de rendre interopérable les standards de description muséographique à celle documentaire, se trouverait ainsi exaucé (enfin pour certains) et de la plus simple des manières. Il serait donc tout à fait possible d’avoir accès, sur et à partir  d’un même espace en ligne, à des contenus que rien, de par les nombreux standards de description qui leur sont propres, ne destinait à se côtoyer ainsi. Le "rêve parfait" de tout professionnel actif dans la valorisation des patrimoines documentaires et un outil de gestion à proposer dans tous les processus éducatifs relatifs à ce domaine. Car la valorisation des patrimoines documentaires ne saurait se passer du formidable médium qu’est le web, qui se nourrit lui-même des produits issus des applications métiers, tel que CollectiveAccess qui propose une interface Web de consultation. CollectiveAccess est ainsi composé actuellement de deux applications, une application centrale et de gestion des données appelée Providence (nécessaire pour créer une collection) et d’une application pour l’accès public web (optionnelle) appelée Pawtucket. Si vous désirez installer CollectiveAccess sur un serveur de production,  il vous faut installer ces deux applications séparément.

Sur mon installation locale de découverte, j’ai aimé la simplicité de la saisie des données grâce à un bordereau de saisie qui reprend, dans le libellé de ces champs, les éléments du Dublin Core. J’aime tout autant l’intégration des vedettes-matières de la Bibliothèque du Congrès (LCSH), proposées pendant l’indexation des documents et qui garantit une cohérence des termes dans le schéma général de l’indexation. Comment passer sous silence les options d’utilisation de GoogleMaps, GoogleEarth ou Geonames pour le géoréférencement et la localisation du lieu de conservation de l’objet ou du document ?

Pour cette installation en local (localhost), il est préférable de choisir l’option des packages QuickStart. "Ces packages incluent les prérequis basiques et une installation pré-configurée basée sur DublinCore. Ceci inclut à la fois Providence l’application de catalogage, Pawtucket l’interface de publication et XAMPP qui fait office de serveur Web. Téléchargez le package sur votre ordinateur, décompressez, copiez le dossier XAMPP sur votre votre disque dur C et ouvrez l’application « START COLLECTIVEACCESS » dans XAMPP et démarrez les services Apache et MySQL. Ensuite saisissez l’adresse
http://localhost/providence
sur votre navigateur et commencez à découvrir l’outil et saisir vos données (à cette étape un login et un mot de passe vous sont fournis pour démarrer). Simple comme Bonjour :) ! Toutefois, XAMPP utilisant le même que port que certaines applications comme Skype, vous ne pouvez le lancer que quand Skype est fermé, démarrez donc d’abord XAMPP et ses services Apache et MySQL avant de vous connecter à Skype.

Note : Les packages QuickStart sont destinés à l’évaluation en monoposte, pour un seul utilisateur. Si vous prévoyez d’utiliser CollectiveAccess pour un vrai projet, il est recommandé voire impératif d’installer les packages d’installation standard sur un serveur adéquat. 

Voir ci-dessous le petit tutoriel que j’ai élaboré expliquant l’installation et présentant certaines fonctionnalités.

N° 72 – Il était une fois la "LibraryBox" Réponse

Tel pourrait être, dans un futur plus ou moins lointain, le titre de légende pour une "invention", qui de par ses promesses utilitaires, renforcera les mécanismes en cours et établis pour permettre un accès libre à l’information pour le plus grand nombre de personnes. Le projet LibraryBox repose sur une technologie Open Source permettant de stocker des fichiers numériques (ebooks, des œuvres musicales, etc.) sur un lecteur Flash (clef USB) et de les diffuser grâce à un routeur de poche. Dirigé par Jason Griffey, le projet a pris racine dans le département informatique de la bibliothèque de l’Université du Tennessee à Chattanooga et est utilisé depuis par des bibliothèques pour partager des ressources d’information, notamment des livres électroniques disponibles dans leur catalogue.

Le principe de fonctionnement emprunté au Projet PirateBox, repose sur la technologie Wi-Fi tout en étant indépendant du réseau Internet. En effet, LibraryBox ne permet pas de se connecter à Internet mais peut-être découvert et accessible comme un réseau sans fil standard, par n’importe quelle personne disposant d’un Smartphone ou tout autre appareil doté de la technologie Wi-Fi. De ce fait, toute bibliothèque disposant d’une LibraryBox peut stocker des documents électroniques et les rendre accessibles à des utilisateurs détenant des appareils dotés de cette technologie sans fil. Cela accroît et diversifie, sans nul doute, l’offre de services documentaires au public de la bibliothèque, où conceptuellement on passerait de la notion de catalogue (en ligne) à celle de serveur de documents (expression que j’emprunte à la bibliothèque du CERN qui présente son OPAC en ces termes et que nous avons-nous-mêmes repris pour le nôtre encore en cours de finalisation).

En reprenant la philosophie du projet PirateBox  du professeur David Darts de l’Université de New York et qui permet à quiconque, au sein de l’univers du sans fil, de télécharger des images, musiques, documents, vidéos, et autres types de fichiers et cela dans un anonymat total,  Griffey a cependant modifié le code source initial et modifié certains paramètres de l’application pour le rendre plus conforme aux réalités des bibliothèques, par exemple, celles liées aux droits de diffusion et distribution de certaines œuvres.

Pour ce qui est du matériel technique, il faut savoir que les LibraryBox pré-faites ne sont pas disponibles à l’achat, il faut acheter les composants qui sont peu coûteux et les assembler plus ou moins facilement. Les instructions sont disponibles sur le Web, notamment sur comment configurer le routeur étape par étape. Le modèle de Griffey utilise un routeur portable TP-Link TL-MR3020 dont le prix est d’environ 40 $, les autres composants sont le lecteur flash dont le prix dépend de la capacité de stockage et éventuellement une batterie USB pour l’autonomie électrique.

Rêvons et imaginons-nous dans quelques années en Afrique, avec une généralisation croissante de l’utilisation des Smartphones et des liseuses électroniques, couplée aux possibilités offertes par cette boîte de diffusion numérique, d’avoir la formidable opportunité de servir la documentation à des publics se trouvant dans les zones où la connectivité Internet est défaillante voire inexistante. En lieu et place d’un bibliobus par exemple, le bibliothécaire se déplacerait avec une toute petite boîte pleine de trésors,  une bibliothèque ambulante et discrète aussi fournie qu’une bibliothèque numérique classique, mais sans les pesanteurs d’accès inhérents au protocole Internet et ses adresses physiques, qui continuent d’exclure un très grand nombre de l’accès aux connaissances.

N° 71 – C’est quoi un "Subject Librarian" ? Réponse

Cette question m’est venue à l’esprit il y a un an (en 2011) quand j’ai eu l’opportunité de participer à l’assemblée générale d’EIFL tenue à Minsk (Biélorussie). La session de présentation du logiciel SubjectsPlus, qui permet d’élaborer des guides de recherche sur des ressources en ligne m’avait permis de redécouvrir le concept de Subject Librarian découvert avec intérêt plutôt en 2008. Mais le peu de littérature qui lui est consacré sur la toile francophone, avait fini de plomber mon enthousiasme et ma curiosité d’en savoir un peu plus sur ce que pouvaient être les attributions de ce type « particulier » de bibliothécaire.  Je me suis donc, ces jours-ci, remis en selle en quête de plus de certitude vis-à-vis de cette culture professionnelle née et développée dans les sphères anglo-saxonne et germanique. J’ai voulu tout d’abord trouver un équivalent sémantique dans la langue française avec un maigre espoir de tomber sur une expression qui fait l’unanimité entre la Francophonie française et la Francophonie canadienne, en passant par celles suisse et belge, voire africaine. Que Nenni, pas une expression consacrée, mais des constructions de mots diverses pour définir un état professionnel à plusieurs ramifications. En naviguant donc sur le Web francophone, je suis néanmoins tombé sur un excellent article du professeur Derek Law de l’Université de Strathclyde, datant de novembre 2010 et traduit en français par Bertrand Calenge, qui m’a permis un passage de l’ombre de l’appréhension à la lumière de la compréhension. Dans les notes de cet article hautement instructif, Calenge dit en effet ce qui suit :

Dans la pluralité des métiers de bibliothécaire, le monde anglo-saxon distingue en particulier le « reference librarian », le « subject bibliographer » et le « subject librarian ». Ces appellations diverses recouvrent en fait deux réalités aux frontières mouvantes : l’écoute des demandes d’information des usagers, associée à une manipulation experte des outils de recherche documentaires, notamment informatiques (reference librarian) ; la compétence experte dans une discipline ou un ensemble de disciplines, et bien sûr la gestion des collections correspondantes (subject bibliographer, ainsi nommé parce qu’une de ses fonctions est d’établir des bibliographies hautement spécialisées) ; le « subject librarian » peut être vu comme un hybride de ces deux types de bibliothécaires : spécialisé dans une discipline ou un sujet, il gère la collection et est également personne-ressource pour les utilisateurs. Dans les faits, l’appellation varie selon les établissements (par exemple, mais sans que cela soit une règle absolue, les bibliothèques anciennes, aux collections prestigieuses, parleront souvent de « subject bibliographers », les universités plus récentes signaleront des « subject librarians »)".

Cela a le mérite d’être clair et de surtout circonscrire l’activité du Subject Librarian au monde des bibliothèques universitaires et de recherche. Outre les tâches classiques dévolues à tout bibliothécaire, il lui assigné un rôle d’accompagnement actif et constant des enseignants, chercheurs, étudiants et autres acteurs du domaine universitaire dans lequel il se meut, avec une maîtrise convenable de l’outillage informatique et de ses services dérivés.

Il lui est demandé plus concrètement : de contribuer à l’amélioration des enseignements académiques en liaison avec les départements universitaires ; de créer, mettre à jour et gérer des ressources d’information, à la fois électroniques et imprimées ; de sélectionner, d’acquérir et de cataloguer des ressources d’information en utilisant des logiciels documentaires ; d’aider les chercheurs en situation de recherche documentaire à utiliser les bases de données, les ressources imprimées et le Web ; d’assurer des séances de formation pour accroître les compétences des étudiants à la maîtrise de l’information ; de traiter les demandes de tout utilisateur et de prodiguer des conseils personnalisés s’il y a lieu ; etc.. Tout cela, bien entendu, ne pouvant se faire efficacement sans une bonne tenue à jour concernant les développements professionnels dans le secteur des bibliothèques, (cela passant par la mise en place de dispositifs de veille) et sans une participation effective à des groupes ou réseaux professionnels plus ou moins formels.

Le poste de Subject Librarian doit surtout être réservé à un spécialiste avéré d’un domaine ou discipline, d’où l’exigence d’une formation de haut niveau pour le préposé à cette tâche. Un cas "idéal" serait d’avoir d’abord une licence dans le domaine concerné, poursuivie d’une formation "Masterisante" dans ce même domaine et entrecoupée par l’obtention d’un diplôme bibliothéconomique. Ce qui signifie que les Subjects Librarians soient des professionnels avec un niveau d’éducation au-dessus de la moyenne, une sorte d’ « élite » bibliothéconomique, ayant une position de premier ordre dans l’architecture fonctionnelle d’une université ou structure assimilée, surtout dans un contexte d’éducation à la maîtrise de l’information et de coopération avec les facultés. Bon là c’est pour l’idéal, mais à défaut de cela, une bonne culture du domaine et un solide bagage bibliothéconomique pourraient bien faire l’affaire, étant entendu que c’est aussi par la pratique que l’on cultive le savoir-faire.

Dans l’entame de billet j’ai fait référence à SubjectPlus un logiciel gratuit qui assurément peut-être un compagnon idéal du Subject Librarian, car lui permettant d’élaborer des guides de recherche pour les ressources électroniques proposées par sa bibliothèque et permettre facilement leur accès aux utilisateurs.

Voici quelques exemples de bibliothèques l’utilisant déjà et deux captures d’écran de notre propre installation locale.

Liste Bases de données

N° 70 – ICA-AtoM, logiciel de gestion archivistique 3

Ayant découvert ce logiciel dès ses premières versions il y a 04 ans, je ne m’y suis pas trop intéressé depuis, peut-être parce qu’étant extérieur au corps de métier des archivistes et leurs règles de description spécifiques. Je ne sentais pas trop, en tant que bibliothécaire, la nécessité d’en faire un centre d’intérêt. Ajoutée à cela, une culture informatique très basique qui était un frein à toute initiative d’installation du logiciel (que je trouvais compliquée) et donc de découverte de ses potentialités. Alors qu’est-ce qui a bien pu changer fondamentalement pour que ce billet puisse voir le jour ?

  • Tout d’abord un intérêt professionnel, lorsqu’il m’a fallu trouver un outil capable de gérer un petit fonds d’archives institutionnelles et qui soit typiquement dédié à cela. Il est regrettable de constater la faiblesse de l’offre logicielle archivistique, comparée à celle bibliothéconomique qui foisonne de logiciels aussi bien libres que propriétaires.
  • Ensuite, un désir de partager avec des collègues archivistes ou assimilés, l’existence d’un outil capable d’améliorer le traitement descriptif de leurs fonds d’archives, avec la possibilité de les rendre accessibles en ligne à l’image des OPAC de bibliothèque.

Eh bien, ICA-AtoM, c’est exactement cela et c’est performant en plus.

En effet il permet d’informatiser un fond d’archives en prenant en charge toutes les opérations archivistiques traditionnellement effectuées en mode manuel et cela dans le strict respect des normes définies par le Conseil International des Archives (CIA), qui est partie prenante et partenaire dans son développement en cours. Avec une interface simple d’utilisation, où l’utilisateur final n’éprouve aucune difficulté à prendre l’outil en main, y saisir des données, personnaliser l’application, l’administrer, etc.. Un prérequis est peut-être de maîtriser effectivement, les règles normées  de la description archivistique (Le savoir-faire de base du métier). Cependant rien de vraiment compliqué, même pour un non-archiviste comme moi, étant donné que des infobulles indicatives sont prévues, pour beaucoup de zones et leurs formulaires de saisie respectifs, et renvoient aux normes à utiliser spécifiquement. Ces normes sont généralement accessibles et consultables en ligne (ISDA , ISAAR , ISDF, ISDIAH).

 L’autre bonne chose à souligner est l’intégration possible d’extensions (plugins) relatives aux standards de métadonnées. Cela permet l’interopérabilité d’une application ICA-AtoM avec d’autres applications utilisant des protocoles semblables. Concrètement, cela veut dire qui si un fonds d’archives est informatisé avec ICA-AtoM et que soit activé le plugin du Dublin Core (sfDcPlugin), il devient de ce fait moissonnable par un moissonneur OAI, tout en donnant la possibilité d’importer et exporter des données au format XML. D’autres standards de métadonnées sont également pris en compte comme EAD (format d’encodage des données archivistiques), MODS, mais aussi des standards de métadonnées issues des normes archivistiques du CIA citées supra. Cette possibilité d’interopérabilité offerte par les extensions de métadonnées crée par exemple, une passerelle entre les mondes archivistique et bibliothéconomique, qui peuvent ainsi communiquer en utilisant des protocoles d’échange de données, ce qui est impossible dans un environnement numérique inexistant ou classique.

L’objet de ce billet n’est pas de disserter sur les procédures d’installation et d’utilisation de l’application, je réserve cela à la présentation ci-dessous qui, je l’espère, pourra aider les intéressés à le faire. Néanmoins je voudrais juste dire quelques mots sur l’installation que j’ai faite. C’est une installation en local sous Windows 7 avec  Wampserver pour le serveur Web. A ce niveau je conseille de télécharger la version WampServer2.1e disponible dans Sourceforge. Mon installation initiale sur Wampserver2.2 n’ayant pas marché. La version téléchargée d’ICA-AtoM est la 1.2, la  version 1.3 étant prévue pour septembre prochain. Des ressources supplémentaires (démo en ligne, manuel d’utilisateur, lien de téléchargement,…) peuvent être eues sur le site du logiciel.

Ceci est juste une contribution qui vise à enrichir celles qui concernent l’informatisation des fonds d’archives et avec le souci de toujours inciter les collègues aux moyens limités, à découvrir pour certains, des solutions logicielles libres et les adopter pour mieux améliorer leur offre de services professionnels.

Au fait, vu que ICA-AtoM permet de disposer d’un instrument de recherche public accessible en ligne, quel pourrait être l’appellation consacrée pour faire OPAC à l’instar des bibliothèques, OPAF peut-être, pour Online Public Access Finding Aid ?

N° 66 – Droits d’auteur et bibliothécaires Réponse

Un cours en ligne complet sur le droit d’auteur pour les bibliothèques, sous forme de Wiki, est disponible en anglais depuis mars 2010, grâce aux volontés combinées du Berkman Center for Internet and Society de la faculté de Droit de Harvard et EIFL.

La version française traduite par EIFL et pour qui j’ai assuré l’édition sur le Wiki dédié (utilisant MediaWiki), est elle aussi dorénavant disponible depuis quelques jours.

Ce cours, outre l’introduction générale, est articulé en 9 modules d’apprentissage, organisés en cinq niveaux différents, riches en contenu, pédagogiquement bien pensés et surtout très bien documentés. Ce cours peut être utilisé comme un cours d’autoformation, un cours traditionnel en classe, ou encore un cours d’apprentissage à distance

  • L’introduction est un exposé sur la théorie générale du droit d’auteur et ses principes fondamentaux, plus précisément une revue des quatre théories que sont celles liées à : l’équité, le bien-être, l’identité individuelle et la culture.
  • Le module 1 titré, Droit d’Auteur et Domaine Public, a pour objectif "d’explorer les concepts de base de la Loi sur le droit d’auteur" et en même temps d’être "introduction générale aux éléments du droit d’auteur d’importance pour les bibliothécaires"
  • Le module 2 titré Cadre international aborde la question du droit d’auteur sous l’angle du droit international et "traite également de son impact sur les pays en développement et l’influence des pays développés dans l’application des lois y relatives".
  • Le module 3, intitulé, Champ d’application de la loi sur le droit d’auteur, traite des genres de créations et d’activités couverts ou non couverts par le droit d’auteur
  • Le module 4, traite des Droits, Exceptions et Limitations, d’un détenteur de droits d’auteur. Dans ce module, sont abordées les clauses d’exceptions et de limitations conçues pour permettre aux bibliothécaires d’utiliser les œuvres protégées dans le cadre de la réalisation de leurs missions
  • Le module 5, intitulé Gestion des droits, "décrit les règles juridiques qui affectent la capacité des titulaires de droits d’auteur à percevoir des revenus auprès des utilisateurs de leurs œuvres et comment les bibliothécaires peuvent, utiliser ces règles à leur meilleur avantage ou chercher à les modifier".
  • Le module 6, intitulé Approches Créatives et Alternatives, expose les modèles autres que celui courant pour les droits traditionnels ou, par exemple, les droits associés au droit d’auteur sont affectés à un éditeur qui fait des copies de l’œuvre et les distribuent à titre onéreux. Ce module expose donc les modèles d’accès gratuit et libre sans frais à la charge de l’usager, avec un accent particulier mis sur les licences Creative Commons et le mouvement Open Access entre autres.
  • Le module 7, Application, traite de la violation du droit d’auteur, des questions liées à un éventuel traitement judiciaire survenant quand un détenteur de droit décide de saisir un tribunal quand il s’estime lésé et aussi des "rôles appropriés des bibliothécaires eu égard au droit d’auteur et à  son application".
  • Le module 8, intitulé Savoirs traditionnels, explore la "complexité et l’évolution rapide des règles juridiques relatives aux savoirs traditionnels (endogènes) et explore ensuite le débat houleux qui demeure quant à la portée de la protection appropriée pour ce "nouveau" sujet". Y est exposée la situation de nombreux pays par rapport à ces savoirs
  • Le module 9, Activisme, "tente de venir en aide aux bibliothécaires des pays en voie de développement qui cherchent à s’organiser pour influencer la forme des lois sur le droit d’auteur". Pour ce faire, il examine, avec 4 études de cas "comment des groupes ont envisagé, par le passé, de modifier (ou de résister aux modifications) des systèmes de droit d’auteur" (par exemple le cas Pirate Bay en Suède).

Un glossaire est aussi disponible sur le Wiki en question, fort utile que l’on soit formateur ou "potache".

Le cours est aussi enrichi par un module pratique en direction des probables formateurs et leurs apprenants. Il s’agit d’une plateforme de discussion en ligne, dénommée Rôtisserie, qui permet une interaction entre différents acteurs d’une classe, travaillant sur un même projet pédagogique. Voir plus d’informations à ce sujet.

Une autre ressource émanant d’EIFL et pouvant intéresser d’aucuns est le Manuel de droit d’auteur et de droits voisins à l’usage des bibliothèques traduit en français.

Enfin et toujours sur le même sujet et pour complément d’information, lire l’excellent article sur le blog S.I. Lex  qui présentait déjà la ressource alors qu’elle n’était disponible qu’en anglais et la Déclaration de principes sur les exceptions et limitations du droit d’auteur pour les bibliothèques et les archives, faite en 2009 par l’IFLA, EIFL et la Library copyright Alliance.

Cliquez sur ce lien pour accéder au cours et contribuer à son amélioration et son enrichissement éventuel. Par exemple, ayant remarqué que l’approche anglo-saxonne y est privilégiée, aussi avons-nous essayé de mettre le maximum de liens en français s’ils existent. Cependant la communauté francophone étant vaste et diverse en nationalités, il serait bien que des textes législatifs nationaux soient proposés par ceux qui en ont connaissance dans leur pays.

N° 65 – Calibre : logiciel de gestion de collection d’e-books 3

Une bibliothèque sans murs en béton, complètement numérique, c’est simple à réaliser de nos jours pour peu qu’on connaisse les solutions logicielles existantes et surtout qu’on puisse les installer et maîtriser leurs fonctionnalités. Il en existe actuellement une belle brochette de perles qui font le bonheur de tous les passionnés en la matière comme moi, mais dont le déploiement (ou l’installation) peut-être un vrai casse-tête et un facteur anesthésiant toute entreprise en ce sens. Eh bien ! voici un autre joyau qui permet de créer une bibliothèque d’e-books.

CALIBRE, c’est son nom, est une solution Open source multilingue qui s’installe facilement sur une machine Windows, Mac ou Linux. Pour mon installation Windows elle s’est faite aisément et j’ai pu aussitôt prendre l’outil en main.

Calibre offre une multitude de fonctions pour gérer, trier, visionner une collection. On peut convertir les formats de fichiers par lots, éditer les métadonnées, récupérer des informations complètes via Internet, synchroniser sa bibliothèque avec les lecteur populaires (Sony PRS, Cybook Gen, Kindle, iPhone, etc).

Une fois l’installation terminée, la langue de travail choisie (parmi une dizaine), on obtient au démarrage une interface en trois colonnes que surplombe un espace de navigation horizontale avec des icônes d’administration de l’application, voir figure ci-dessous.

Page d’accueil d’une collection

Le menu horizontal qui comporte 13 icônes (dans la version 0.8.21 que j’ai installée) avec lesquelles on peut administrer l’outil. Ce menu permet de créer une bibliothèque, d’ajouter/supprimer des livres, de les convertir en format EPUB (par exemple), de les sauvegarder sur un disque, d’éditer et/ou enrichir les métadonnées (manuellement ou par téléchargement), etc..

La colonne de gauche permet de faire des recherches sur les auteurs, éditeurs, types de format, collections, mots-clés (tags), langues de publications et notes. Celle du milieu affiche les livres présents dans la collection avec tous les champs de métadonnées prévues (Titre, Auteurs, Date d’enregistrement, Taille, Note, Tags, Collection, Editeur,  Date d’édition). Enfin la colonne de droite affiche la couverture cliquable de l’e-book et donc permet sa lecture (ça marche avec du PDF aussi :) )

La démo explicative (en anglais) est disponible à partir de ce lien. Après l’avoir visionné et si l’envie d’installer l’application devient une nécessité alors je conseille de la télécharger et d’avoir à portée de clic une bibliothèque électronique où on pourra stocker ses propres livres et les lire selon ses envies.

N° 64 – L’Open Access en bref Réponse

S’il est un domaine qui n’a pas fait l’objet d’un traitement particulier dans ce blog, c’est bien celui relatif au libre accès aux publications scientifiques, plus connu sous le vocable anglais "Open Access". En lieu et place d’une description détaillée du mouvement (le stade de concept ayant été dépassé depuis longtemps) qui est en pleine expansion avec des réalisations concrètes, je propose quelques tutoriels en ligne et autres liens facilitant sa compréhension. Pour les détails un détour par ce lien sera fort utile.

Tutoriels

  • Une vidéo réalisée par SPARC (Scholarly Publishing & Academic Resources Coalition) présentant le mouvement du libre accès à l’Information Scientifique et Technique (IST) et les avantages de cette démarche.

  • Un tutoriel qui présente l’outil en ligne Roméo conçu par Sherpa (Securing a Hybrid Environment for Research Preservation and Access). L’objectif est d’apprendre à interroger cet outil pour connaître et comprendre les politiques des éditeurs scientifiques vis-à-vis du libre accès à l’information scientifique et technique. Accéder au tutoriel

Ces deux tutoriels sont aussi disponibles à partir du site Web de l’Université Bordeaux-Segalen, plus précisément sur l’espace "Autoformation".

Quelques liens

Pour ce qui concerne plus particulièrement l’Afrique, pour une fois elle n’est pas en reste, même si beaucoup reste encore à faire pour intéresser la globalité du continent à cette question. Pour illustrer cette implication dans le mouvement, je vous propose de découvrir la communication faite par Denise Rosemary Nicholson durant le dernier congrès de l’IFLA à Puerto Rico et intitulée "Open Access: benefits for Africa". Avec en fin d’article une liste par pays des initiatives de Libre accès en cours (à partir de la page 19). Elle affirme dans cette communication que l’Open Access est la seule voie pour l’Afrique, assertion que je partage pleinement. Ce mouvement permet au continent d’avoir un raccourci vers la production scientifique externe nécessaire à son développement. De plus il se donne les moyens de diffuser, promouvoir et préserver à long terme sa propre production scientifique, ce qu’elle n’a pu vraiment réaliser tout au long de siècles  marqués par une oralité dominante. Voilà où se situe l’enjeu stratégique de l’Open Access et qui doit pousser le monde scientifique africain, les médiateurs de l’IST que nous sommes, à nous investir pleinement dedans pour que, par exemple, le modèle économique en cours concernant l’accès payant à la production scientifique africaine, soit plus empreint du sceau de la justice. En effet, est-il normal que les éditeurs qui publient les travaux de nos chercheurs formés par nos pays avec leurs maigres ressources, fassent payer à ces mêmes pays, l’accès aux résultats de recherches qu’ils ont contribué à mener par l’investissement sur l’éducation de ces "élites" ou même le financement direct de ces recherches ?

Investir dans le Libre accès pour la recherche scientifique africaine, c’est donc quelque part casser ce modèle d’échange inégal qui nous appauvrit plus qu’il ne nous enrichit. Grâce à ce mouvement il est possible de penser et de mettre en place un "Marché commun" de la production scientifique africaine, où les fruits de nos travaux de recherche seront d’abord partagés entre nous, favorisant ainsi le décloisonnement de notre recherche qui reste confinée, le plus souvent, dans les frontières terrestres de nos pays respectifs.

N° 60 – Invenio 2, Part two 3

Le temps est venu de reprendre mon activité normale de blogueur, (trop ?) laissé en suspens, absorbé que je suis par des activités non moins reluisantes et parmi lesquelles, la satisfaction de nouveaux challenges professionnels. Mais là n’est pas l’objet de ce post par lequel je veux seulement partager, les choses professionnellement vécues lors d’un récent séjour au pays de Guillaume Tell. En effet pendant trois semaines, sur invitation du CERN, l’occasion nous a été donnée, avec trois autres collègues africains, de parfaire notre connaissance du Logiciel Invenio, mais aussi de partager nos impressions et avis sur cet outil de création de bibliothèque numérique après que nous l’ayons découvert en novembre 2010 à Rabat et pratiqué ensuite dans nos structures respectives. Nul besoin de revenir sur la présentation de l’outil et ses performances remarquables comme je l’avais déjà d’ailleurs fait dans un billet antérieur (voir le 3eme hyperlien de ce texte), mais insister sur les améliorations en matière de développement qui sont entrain d’être faites par la géniale équipe des informaticiens du CERN et dont l’aboutissement est pour bientôt. Ce fut un bonheur d’être au coeur de ce travail en tant que collaborateur, avec notre vision de bibliothécaire pour les uns et de pur informaticien pour les autres, venant en plus d’un contexte africain forcément différent du berceau d’Invenio. Initialement développé pour le domaine de la physique et  plus spécialement celui des hautes énergies l’outil, d’une remarquable souplesse, s’adapte de plus en plus parfaitement à des secteurs qui sont aux antipodes des exigences de la Physique des particules, du moins dans sa composante Open Access (Dépôt institutionnel) et (Auto-archivage). D’aucuns diront peut-être que c’est un outil de plus qui vient rejoindre DSpace, Fedora, E-Prints voire Greenstone, ce qui est d’ailleurs vrai, mais adjoignez-y des modules purement bibliothéconomiques (catalogage MARC 21, exemplarisation des documents pour leur circulation, un OPAC personnalisable, etc.), ajoutez la possibilité de créer et gérer une base de documents multimedia, vous obtenez un véritable couteau Suisse (tiens, tiens) pour accomplir un maximum d’exigences et besoins documentaires.

Voici quelques captures d’écran tirées du catalogue du CERN (CDS), illustrant un tant soit peu tout cela.

OPAC avec Notices de livres abrégées

Notice détaillée

Notice en MARC 21

Gestion de Prêts

Notices de Vidéos

Comme autres exemples prouvant toutes les adaptations que l’on peut faire avec le logiciel, je peux citer INSPIRE la base de données de référence en Physique des hautes énergies et INFOSCIENCE élaborée par l’Ecole Polytechnique  Fédérale de Lausanne et son magnifique Rolex Learning Center qui abrite la Bibliothèque.

Pour terminer rappelons que le logiciel est téléchargeable gratuitement, il n’est déployable que sous Linux et que la 3e école sur les bibliothèques numériques organisée par le CERN et l’UNESCO et axée sur Invenio est prévue en Novembre 2011 à Dakar (après Kigali et Rabat).

Mon séjour Suisse m’a aussi permis de participer à l’atelier OAI7 "CERN Workshop on Innovations in Scholarly Communication" à l’Université de Genève, mais cela est une autre histoire… A suivre !

N° 57 – Découverte d’Invenio, système de gestion de bibliothèque numérique 8

Du 22 au 26 novembre 2010 j’ai participé à Rabat au Maroc, à la deuxième école sur les bibliothèques numériques organisée conjointement par le CERN et l’UNESCO et avec comme maître d’oeuvre le CNRST du Maroc. Lors de cet atelier, j’ai pu découvrir le logiciel de bibliothèque numérique Invenio développé et utilisé au CERN. Nous étions une trentaine de participants provenant de 05 pays africains : Bénin, Cameroun, Maroc, Sénégal et Tunisie.  Le format de ce cours alliait des exposés théoriques sur les concepts de bibliothèque numérique et d’Open Access, sur les langages Web et formats de métadonnées et des travaux pratiques sur Invenio, à savoir : son installation, son paramétrage et son utilisation.
Invenio est une suite logicielle gratuite qui permet de gérer sa propre bibliothèque numérique ou des documents référencés sur le web. La technologie offerte par le logiciel couvre tous les aspects de la gestion d’une bibliothèque numérique, de l’acquisition du document à sa diffusion en passant par à la classification, l’indexation et la conservation. Invenio est compatible  avec les standards tel que  le protocole de collecte de de métadonnées Open Archives Initiative  (OAI-PMH) et utilise MARC 21 comme format de base des données bibliographiques. La flexibilité et la performance de Invenio en font une solution complète pour la gestion de dépôts de documents de taille modérée ou grande (pouvant aller jusqu’à plusieurs millions d’enregistrements).

Invenio a été initialement développé au CERN pour être le serveur de documents de l’institution, avec la gestion de plus de 1.000.000 notices bibliographiques en Physique des hautes énergies depuis 2002, couvrant articles, livres, revues, photos, vidéos, etc.. Invenio est co-développé grâce une collaboration internationale comprenant des instituts comme le CERN, DESY, EPFL, FNAL, SLAC et est utilisé par une trentaine d’institutions scientifiques du monde entier (voir ici).

Il offre plusieurs fonctionnalités comme : la navigation par collections hiérarchisées ; un puissant moteur de recherche interne ; une flexibilité dans l’utilisation des métadonnées ; la personnalisation possible de l’interface utilisateur et plusieurs formats d’export.
Autant de possibilités offertes par beaucoup d’outils actuels, mais ce qui fait encore plus l’originalité d’Invenio est qu’il remplit les fonctions d’un SIGB classique (comme la gestion des emprunts, des statistiques, etc.) en sus de son option principale qu’est la gestion d’une bibliothèque numérique, voire au-delà, car il est fait aussi d’archive ouverte où l’auto-archivage par l’utilisateur est possible. Nous sommes bien en présence d’un SIGBN (Système intégré de gestion de bibliothèque numérique). Plus besoin avec cet outil d’avoir deux ou trois systèmes distincts, c’est-à-dire un SIGB pour les opérations bibliothéconomiques et documentaires classiques (par exemple, PMB ou Koha), un système de gestion de bibliothèque numérique (exemple, Greenstone) et un système de gestion dépôt institutionnel (exemple, DSpace)
Pour plus de détails voir la documentation en anglais en attendant une probable traduction en français.
Voici donc un autre outil qui vient enrichir la grande famille des systèmes de bibliothèque Open Source mais qui n’est cependant déployable que dans un environnement Linux.

Voici une démo pour découvrir l’outil et se familiariser avec son interface et ensuite si l’envie de le télécharger vous tente, alors foncez. :)

Pour les supports du cours de Rabat et les autres ressources associées, les obtenir ici.

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