N° 70 – ICA-AtoM, logiciel de gestion archivistique 3

Ayant découvert ce logiciel dès ses premières versions il y a 04 ans, je ne m’y suis pas trop intéressé depuis, peut-être parce qu’étant extérieur au corps de métier des archivistes et leurs règles de description spécifiques. Je ne sentais pas trop, en tant que bibliothécaire, la nécessité d’en faire un centre d’intérêt. Ajoutée à cela, une culture informatique très basique qui était un frein à toute initiative d’installation du logiciel (que je trouvais compliquée) et donc de découverte de ses potentialités. Alors qu’est-ce qui a bien pu changer fondamentalement pour que ce billet puisse voir le jour ?

  • Tout d’abord un intérêt professionnel, lorsqu’il m’a fallu trouver un outil capable de gérer un petit fonds d’archives institutionnelles et qui soit typiquement dédié à cela. Il est regrettable de constater la faiblesse de l’offre logicielle archivistique, comparée à celle bibliothéconomique qui foisonne de logiciels aussi bien libres que propriétaires.
  • Ensuite, un désir de partager avec des collègues archivistes ou assimilés, l’existence d’un outil capable d’améliorer le traitement descriptif de leurs fonds d’archives, avec la possibilité de les rendre accessibles en ligne à l’image des OPAC de bibliothèque.

Eh bien, ICA-AtoM, c’est exactement cela et c’est performant en plus.

En effet il permet d’informatiser un fond d’archives en prenant en charge toutes les opérations archivistiques traditionnellement effectuées en mode manuel et cela dans le strict respect des normes définies par le Conseil International des Archives (CIA), qui est partie prenante et partenaire dans son développement en cours. Avec une interface simple d’utilisation, où l’utilisateur final n’éprouve aucune difficulté à prendre l’outil en main, y saisir des données, personnaliser l’application, l’administrer, etc.. Un prérequis est peut-être de maîtriser effectivement, les règles normées  de la description archivistique (Le savoir-faire de base du métier). Cependant rien de vraiment compliqué, même pour un non-archiviste comme moi, étant donné que des infobulles indicatives sont prévues, pour beaucoup de zones et leurs formulaires de saisie respectifs, et renvoient aux normes à utiliser spécifiquement. Ces normes sont généralement accessibles et consultables en ligne (ISDA , ISAAR , ISDF, ISDIAH).

 L’autre bonne chose à souligner est l’intégration possible d’extensions (plugins) relatives aux standards de métadonnées. Cela permet l’interopérabilité d’une application ICA-AtoM avec d’autres applications utilisant des protocoles semblables. Concrètement, cela veut dire qui si un fonds d’archives est informatisé avec ICA-AtoM et que soit activé le plugin du Dublin Core (sfDcPlugin), il devient de ce fait moissonnable par un moissonneur OAI, tout en donnant la possibilité d’importer et exporter des données au format XML. D’autres standards de métadonnées sont également pris en compte comme EAD (format d’encodage des données archivistiques), MODS, mais aussi des standards de métadonnées issues des normes archivistiques du CIA citées supra. Cette possibilité d’interopérabilité offerte par les extensions de métadonnées crée par exemple, une passerelle entre les mondes archivistique et bibliothéconomique, qui peuvent ainsi communiquer en utilisant des protocoles d’échange de données, ce qui est impossible dans un environnement numérique inexistant ou classique.

L’objet de ce billet n’est pas de disserter sur les procédures d’installation et d’utilisation de l’application, je réserve cela à la présentation ci-dessous qui, je l’espère, pourra aider les intéressés à le faire. Néanmoins je voudrais juste dire quelques mots sur l’installation que j’ai faite. C’est une installation en local sous Windows 7 avec  Wampserver pour le serveur Web. A ce niveau je conseille de télécharger la version WampServer2.1e disponible dans Sourceforge. Mon installation initiale sur Wampserver2.2 n’ayant pas marché. La version téléchargée d’ICA-AtoM est la 1.2, la  version 1.3 étant prévue pour septembre prochain. Des ressources supplémentaires (démo en ligne, manuel d’utilisateur, lien de téléchargement,…) peuvent être eues sur le site du logiciel.

Ceci est juste une contribution qui vise à enrichir celles qui concernent l’informatisation des fonds d’archives et avec le souci de toujours inciter les collègues aux moyens limités, à découvrir pour certains, des solutions logicielles libres et les adopter pour mieux améliorer leur offre de services professionnels.

Au fait, vu que ICA-AtoM permet de disposer d’un instrument de recherche public accessible en ligne, quel pourrait être l’appellation consacrée pour faire OPAC à l’instar des bibliothèques, OPAF peut-être, pour Online Public Access Finding Aid ?

N° 65 – Calibre : logiciel de gestion de collection d’e-books 3

Une bibliothèque sans murs en béton, complètement numérique, c’est simple à réaliser de nos jours pour peu qu’on connaisse les solutions logicielles existantes et surtout qu’on puisse les installer et maîtriser leurs fonctionnalités. Il en existe actuellement une belle brochette de perles qui font le bonheur de tous les passionnés en la matière comme moi, mais dont le déploiement (ou l’installation) peut-être un vrai casse-tête et un facteur anesthésiant toute entreprise en ce sens. Eh bien ! voici un autre joyau qui permet de créer une bibliothèque d’e-books.

CALIBRE, c’est son nom, est une solution Open source multilingue qui s’installe facilement sur une machine Windows, Mac ou Linux. Pour mon installation Windows elle s’est faite aisément et j’ai pu aussitôt prendre l’outil en main.

Calibre offre une multitude de fonctions pour gérer, trier, visionner une collection. On peut convertir les formats de fichiers par lots, éditer les métadonnées, récupérer des informations complètes via Internet, synchroniser sa bibliothèque avec les lecteur populaires (Sony PRS, Cybook Gen, Kindle, iPhone, etc).

Une fois l’installation terminée, la langue de travail choisie (parmi une dizaine), on obtient au démarrage une interface en trois colonnes que surplombe un espace de navigation horizontale avec des icônes d’administration de l’application, voir figure ci-dessous.

Page d’accueil d’une collection

Le menu horizontal qui comporte 13 icônes (dans la version 0.8.21 que j’ai installée) avec lesquelles on peut administrer l’outil. Ce menu permet de créer une bibliothèque, d’ajouter/supprimer des livres, de les convertir en format EPUB (par exemple), de les sauvegarder sur un disque, d’éditer et/ou enrichir les métadonnées (manuellement ou par téléchargement), etc..

La colonne de gauche permet de faire des recherches sur les auteurs, éditeurs, types de format, collections, mots-clés (tags), langues de publications et notes. Celle du milieu affiche les livres présents dans la collection avec tous les champs de métadonnées prévues (Titre, Auteurs, Date d’enregistrement, Taille, Note, Tags, Collection, Editeur,  Date d’édition). Enfin la colonne de droite affiche la couverture cliquable de l’e-book et donc permet sa lecture (ça marche avec du PDF aussi :) )

La démo explicative (en anglais) est disponible à partir de ce lien. Après l’avoir visionné et si l’envie d’installer l’application devient une nécessité alors je conseille de la télécharger et d’avoir à portée de clic une bibliothèque électronique où on pourra stocker ses propres livres et les lire selon ses envies.

N° 60 – Invenio 2, Part two 3

Le temps est venu de reprendre mon activité normale de blogueur, (trop ?) laissé en suspens, absorbé que je suis par des activités non moins reluisantes et parmi lesquelles, la satisfaction de nouveaux challenges professionnels. Mais là n’est pas l’objet de ce post par lequel je veux seulement partager, les choses professionnellement vécues lors d’un récent séjour au pays de Guillaume Tell. En effet pendant trois semaines, sur invitation du CERN, l’occasion nous a été donnée, avec trois autres collègues africains, de parfaire notre connaissance du Logiciel Invenio, mais aussi de partager nos impressions et avis sur cet outil de création de bibliothèque numérique après que nous l’ayons découvert en novembre 2010 à Rabat et pratiqué ensuite dans nos structures respectives. Nul besoin de revenir sur la présentation de l’outil et ses performances remarquables comme je l’avais déjà d’ailleurs fait dans un billet antérieur (voir le 3eme hyperlien de ce texte), mais insister sur les améliorations en matière de développement qui sont entrain d’être faites par la géniale équipe des informaticiens du CERN et dont l’aboutissement est pour bientôt. Ce fut un bonheur d’être au coeur de ce travail en tant que collaborateur, avec notre vision de bibliothécaire pour les uns et de pur informaticien pour les autres, venant en plus d’un contexte africain forcément différent du berceau d’Invenio. Initialement développé pour le domaine de la physique et  plus spécialement celui des hautes énergies l’outil, d’une remarquable souplesse, s’adapte de plus en plus parfaitement à des secteurs qui sont aux antipodes des exigences de la Physique des particules, du moins dans sa composante Open Access (Dépôt institutionnel) et (Auto-archivage). D’aucuns diront peut-être que c’est un outil de plus qui vient rejoindre DSpace, Fedora, E-Prints voire Greenstone, ce qui est d’ailleurs vrai, mais adjoignez-y des modules purement bibliothéconomiques (catalogage MARC 21, exemplarisation des documents pour leur circulation, un OPAC personnalisable, etc.), ajoutez la possibilité de créer et gérer une base de documents multimedia, vous obtenez un véritable couteau Suisse (tiens, tiens) pour accomplir un maximum d’exigences et besoins documentaires.

Voici quelques captures d’écran tirées du catalogue du CERN (CDS), illustrant un tant soit peu tout cela.

OPAC avec Notices de livres abrégées

Notice détaillée

Notice en MARC 21

Gestion de Prêts

Notices de Vidéos

Comme autres exemples prouvant toutes les adaptations que l’on peut faire avec le logiciel, je peux citer INSPIRE la base de données de référence en Physique des hautes énergies et INFOSCIENCE élaborée par l’Ecole Polytechnique  Fédérale de Lausanne et son magnifique Rolex Learning Center qui abrite la Bibliothèque.

Pour terminer rappelons que le logiciel est téléchargeable gratuitement, il n’est déployable que sous Linux et que la 3e école sur les bibliothèques numériques organisée par le CERN et l’UNESCO et axée sur Invenio est prévue en Novembre 2011 à Dakar (après Kigali et Rabat).

Mon séjour Suisse m’a aussi permis de participer à l’atelier OAI7 "CERN Workshop on Innovations in Scholarly Communication" à l’Université de Genève, mais cela est une autre histoire… A suivre !

N° 57 – Découverte d’Invenio, système de gestion de bibliothèque numérique 8

Du 22 au 26 novembre 2010 j’ai participé à Rabat au Maroc, à la deuxième école sur les bibliothèques numériques organisée conjointement par le CERN et l’UNESCO et avec comme maître d’oeuvre le CNRST du Maroc. Lors de cet atelier, j’ai pu découvrir le logiciel de bibliothèque numérique Invenio développé et utilisé au CERN. Nous étions une trentaine de participants provenant de 05 pays africains : Bénin, Cameroun, Maroc, Sénégal et Tunisie.  Le format de ce cours alliait des exposés théoriques sur les concepts de bibliothèque numérique et d’Open Access, sur les langages Web et formats de métadonnées et des travaux pratiques sur Invenio, à savoir : son installation, son paramétrage et son utilisation.
Invenio est une suite logicielle gratuite qui permet de gérer sa propre bibliothèque numérique ou des documents référencés sur le web. La technologie offerte par le logiciel couvre tous les aspects de la gestion d’une bibliothèque numérique, de l’acquisition du document à sa diffusion en passant par à la classification, l’indexation et la conservation. Invenio est compatible  avec les standards tel que  le protocole de collecte de de métadonnées Open Archives Initiative  (OAI-PMH) et utilise MARC 21 comme format de base des données bibliographiques. La flexibilité et la performance de Invenio en font une solution complète pour la gestion de dépôts de documents de taille modérée ou grande (pouvant aller jusqu’à plusieurs millions d’enregistrements).

Invenio a été initialement développé au CERN pour être le serveur de documents de l’institution, avec la gestion de plus de 1.000.000 notices bibliographiques en Physique des hautes énergies depuis 2002, couvrant articles, livres, revues, photos, vidéos, etc.. Invenio est co-développé grâce une collaboration internationale comprenant des instituts comme le CERN, DESY, EPFL, FNAL, SLAC et est utilisé par une trentaine d’institutions scientifiques du monde entier (voir ici).

Il offre plusieurs fonctionnalités comme : la navigation par collections hiérarchisées ; un puissant moteur de recherche interne ; une flexibilité dans l’utilisation des métadonnées ; la personnalisation possible de l’interface utilisateur et plusieurs formats d’export.
Autant de possibilités offertes par beaucoup d’outils actuels, mais ce qui fait encore plus l’originalité d’Invenio est qu’il remplit les fonctions d’un SIGB classique (comme la gestion des emprunts, des statistiques, etc.) en sus de son option principale qu’est la gestion d’une bibliothèque numérique, voire au-delà, car il est fait aussi d’archive ouverte où l’auto-archivage par l’utilisateur est possible. Nous sommes bien en présence d’un SIGBN (Système intégré de gestion de bibliothèque numérique). Plus besoin avec cet outil d’avoir deux ou trois systèmes distincts, c’est-à-dire un SIGB pour les opérations bibliothéconomiques et documentaires classiques (par exemple, PMB ou Koha), un système de gestion de bibliothèque numérique (exemple, Greenstone) et un système de gestion dépôt institutionnel (exemple, DSpace)
Pour plus de détails voir la documentation en anglais en attendant une probable traduction en français.
Voici donc un autre outil qui vient enrichir la grande famille des systèmes de bibliothèque Open Source mais qui n’est cependant déployable que dans un environnement Linux.

Voici une démo pour découvrir l’outil et se familiariser avec son interface et ensuite si l’envie de le télécharger vous tente, alors foncez. :)

Pour les supports du cours de Rabat et les autres ressources associées, les obtenir ici.

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N° 50 – Découverte d’OpenFlora, SIGB libre 2

J’ai découvert il y a quelques jours un nouveau SIGB libre au doux nom d’OpenFlora, une « fleur ouverte » qui vient enrichir le beau décor du logiciel libre dans les bibliothèques. Eh oui les fleurs ont l’apanage de la beauté aussi bien visuelle qu’olfactive et la nature serait vraiment triste à vivre sans elles. La fleur que je vous propose et qui éclos dans la « nature virtuelle » ne déroge pas à cette règle.

J’en suis toujours au processus de découverte et il va sans dire que je ne prétends aucunement proposer un diagnostic exhaustif du logiciel, me concentrant pour le moment uniquement sur quelques taches bibliothéconomiques qu’il propose.

Toutes les étapes de la chaîne documentaire sont prises en compte, de l’acquisition des documents à leur communication sous forme de prêt ou autre (DSI, par exemple). En mode catalogage, il y est proposé pas moins de 20 grilles de saisie élaborées selon les types de document pris en compte (monographies, périodiques, documents cartographiques, etc.), avec possibilité de faire du pré-catalogage dès l’étape de création des listes de commande.

Choix d’une grille de saisie

Prise en compte d’UNIMARC pour tous les types de documents à cataloguer.

UNIMARC

Il est déployable dans tous les types de bibliothèques. Mon intérêt en tant que bibliothécaire universitaire se situe là. En effet, j’ai remarqué qu’OpenFlora prend en compte la procédure de catalogage du SU français (SUDOC), avec la possibilité pour une bibliothèque qui participe à ce système, d’alléger le temps de catalogage en allant puiser dans le réservoir de notices du SU et d’insérer le ppn (N° de la notice) dans le champ prévu à cet effet dans la grille de saisie d’OpenFlora.

PPN

Il reste à revoir et améliorer le format d’affichage dans l’interface utilisateur (OPAC), notamment pour l’ISBD où quelques ponctuations sont omises.

Voilà donc un premier compte rendu de mes observations en attendant des développements plus larges. Dans l’ensemble, l’appréciation est positive pour cette première version, qui avec la prise en compte d’UNIMARC apporte un plus par rapport à d’autres SIGB libres qui lui sont antérieurs. Encore une formidable opportunité pour les bibliothèques qui ont peu de sous (mon éternelle ritournelle). Un autre intérêt que je vois concerne ceux qui sont en phase d’apprentissage du catalogage (étudiants en bibliothéconomie) ou de renforcement de capacités dans ce domaine (formation continue de professionnels). OpenFlora est ainsi une excellente opportunité de toucher du doigt et/ou de comprendre ce qu’est UNIMARC (format pivot en matière d’échanges bibliographiques) et de voir comment il se présente en mode « description bibliographique ». D’autant plus qu’une fois téléchargée et installée sur un poste local, l’application peut être utilisée en mode Web via un navigateur (IE, Firefox, etc.) parce que tournant sur une machine virtuelle JAVA version 1.5 et un serveur d’applications Tomcat 5.0.28.

Voir ici le document d’installation, ensuite Télécharger et installer le produit, ou pendant le téléchargement qui peut être long en cas de connexion lente, voir la démo en ligne, et enfin prendre connaissance de l’importante documentation qui vous permettra de bien butiner OpenFlora et vous délecter de l’excellent nectar de cette « Fleur ouverte ».

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N° 49 – Un centre national Greenstone au Sénégal 3

Dakar a abrité du 22 au 25 février 2010 un atelier de formation à Greenstone. Cet événement marque le lancement du Centre national Greenstone et premier nœud francophone du SAGSN, un réseau de centres déjà fonctionnels au niveau de l’Afrique australe et orientale. Ce centre est abrité par la bibliothèque centrale de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et placé sous la responsabilité conjointe de cette institution et de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA). Organisé en partenariat avec le COBESS et eIFL-FOSS, il a regroupé une vingtaine de spécialistes de l’information documentaire nationaux et un du Mali, celui-ci intervenant dans le projet de création d’une « bibliothèque numérique pour la jeunesse francophone du sud » initiée par la Fondation pour une bibliothèque globale basée au Canada.

Bref historique du SAGSN

En 2007-2008, un projet pilote d’eIFL.net sur l’utilisation de Greenstone financé par la Koha Foundation forma des bibliothécaires et archivistes de 10 pays de l’Afrique australe (Botswana, Lesotho, Malawi, Ile Maurice, Mozambique, Namibie, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe). A la suite de cela fut lancé un réseau régional de soutien (Southern African Greenstone Support Network) composé de cinq centres nationaux logés dans des bibliothèques d’universités ou d’organismes situées au Lesotho, au Malawi, en Namibie, en Tanzanie et au Zimbabwe. À son tour, ce réseau de soutien a, en 2008, appuyé l’UNESCO dans l’organisation d’ateliers de formation sur le logiciel Greenstone aux Seychelles (Madagascar, Ile Maurice comme invités) et au Kenya. Ces différentes formations ont eu comme principal résultat, une prise de conscience de l’importance des collections de documents numérisés, stockés et diffusés dans des bibliothèques numériques élaborées par le biais du logiciel Greenstone. Les premières applications ont beaucoup bénéficié aux utilisateurs, aidés en cela par les centres nationaux dont l’appui et le suivi ont abouti sur des expériences positives.

Période 2009-2010 : extension du réseau et accroissement du nombre de collections opérationnelles.

Pour cette période eIFL-FOSS, programme d’eIFL.Net pour la promotion et l’utilisation des logiciels libres, appuie le projet  SAGSN, généreusement soutenu au début par la Koha Foundation, avec comme autres objectifs de :

* renforcer les centres et les réseaux nationaux existants en Afrique australe par des investissements et des appuis aux activités spécifiques de ces centres

* appuyer dans le long terme l’utilisation de Greenstone dans d’autres pays africains par la création de centres nationaux fournissant une expertise locale. Ces centres nationaux disposent d’un champ d’action totalement autonome pouvant aller d’une simple aide à distance, à l’organisation de séances de formation en passant par des interventions sur site pour assister des structures utilisant ou voulant utiliser Greenstone.

* promouvoir activement l’expertise et l’appui du réseau pour accroître les nombres de collections numériques opérationnelles, au bénéfice exclusif de la création et l’accès au contenu local africain

* travailler vers un réseau indépendant et autosuffisant de centres nationaux couvrant le large paysage des bibliothèques, des archives et des musées avant fin 2010

Un centre pour le Sénégal

Premier du genre en Afrique francophone dans le cadre du réseau, ses ambitions se déclinent comme suit :

-          Elaborer un répertoire national des structures documentaires utilisant Greenstone,

-          Elaborer un répertoire d’experts ou spécialistes locaux du logiciel

-          Créer une plateforme en ligne collective des collections numériques de ces structures

A la suite de cela, il s’agira de rendre visible les réalisations sus-citées, de promouvoir le centre et de se positionner sur le terrain de la formation sur le logiciel, l’assistance à l’installation et la maintenance des collections déjà créées.

Au niveau sous-régional, le centre se positionne déjà comme une tête de pont pour l’Afrique occidentale francophone, voire au-delà, avec  l’ambition de développer des activités promotionnelles et de soutien à l’installation et à la maintenance de Greenstone.

Un grand merci à messieurs Repke de Vries et Amos Kujenga, respectivement coordonnateur d’eIFL.Net Greenstone pour l’Afrique australe et coordonnateur régional du projet, dont les efforts non ménagés ont permis de concrétiser la mise en place de centre au Sénégal.

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