N° 01 – Un peu de tout sur le Web 2.0 Réponse

Jet d’ancre au premier port d’escale.

BONJOUR

C’est quoi ce Web 2.0 ?

C’est la question que je posai, pendant un stage international, à un de nos animateurs qui intervenait sur le sujet. Sa réponse ne vint pas automatiquement, après une brève hésitation il me dit : « monsieur, je vous renvoie à Google ». Sage précaution de sa part me dis-je après coup, car ayant appliqué son conseil, je me rendis compte de l’aporie d’une telle définition. Je suis tenté de vous donner le même conseil (et je ne m’en prive pas bien au contraire), même si cela me semble très simpliste comme démarche. Je vais donc, synthétiquement,  essayer de faire le tour de la question et dégager des pistes d’échanges qui viendront enrichir notre cargaison.

A l’origine fut Dale Dougherty suivi de John Battelle qui organisa la première conférence Web 2.0 en octobre 2004, suivie d’une deuxième en octobre 2005. Concrètement le Web 2.0 se démarque du web classique (Web 1.0, autre terminologie) par de nouvelles approches : un rapport modifié à l’écriture, à la lecture, au partage, au signalement, à la description de ressources (documentaires ou non). La chose la mieux partagée est la mise en commun d’informations où l’internaute n’est plus un consommateur mais un producteur d’information, jusqu’à en prendre le contrôle sur le Web classique grâce à des applications estampillées Web 2.0. Ce concept, qui se veut aussi « concept marketing », s’appuie ainsi sur des changements réels du web que sont : innovations techniques, modèle de participation sociale, changement dans les formes de valorisation économique, trois renouvellements dont  la conjonction fait le Web 2.0 (voir dossier dans Wikipédia pour lecture approfondie). Il ne s’agit pas ici d’investir le terrain technologique sur lequel s’appuient les applications du Web 2.0, la documentation en la matière foisonne sur le web pour tous ceux qui voudraient en savoir plus. Ma préoccupation est d’indiquer des services et ressources labélisés Web 2.0 (dont vous avez certainement connaissance) et les implications du concept sur l’environnement documentaire.

Commençons par un bref listing de quelques applications Web 2.0 assez familières : les alertes RSS, les blogs, les wikis, les tags, le mashup, etc. Toutes ces applications sont employables (et employées déjà), pour l’essentiel, en environnement documentaire (bibliothèques, centres de documentation) et impliquent pour nous une apparition de nouveaux concepts qui sont : « bibliothèque 2.0 », « OPAC 2.0 », « indexation sociale », « folksonomies » etc. que je vous propose de visiter lors de notre prochaine escale.

Quant aux ressources et aux services, la liste suivante (non exhaustive) en répertorie les plus courantes : Wikipédia (encyclopédie libre), YouTube (partage de vidéos), Picasa Web Album (partage de photos avec Google), Kartoo (métamoteur qui présente ses résultats sous forme de carte), Exalead (moteur de recherche nouvelle génération voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Exalead pour une description plus complète), Slideshare (partage de présentations powerpoint), Dailymotion (partage de vidéos), AdSense (gestion d’annonces sur le web avec Google), Del.icio.us (sauvegarde de favoris, propriété de Yahoo!), Flickr (partage de photos, propriété de Yahoo!), Pikeo (partage de photos), LinkedFeed (système de personnalisation de page d’accueil), Netvibes (portail personnalisable), StumbleUpon (outil de navigation et extension de Mozilla firefox, voir aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/StumbleUpon ),  Technorati (moteur de recherche spécialisé blogs), Last.fm (webradio), Wikio (moteur de recherche d’informations), AgoraVox (journalisme citoyen), Twitter (service de microblogging et sa version francophone Frazr), etc., etc..

Voilà en peu de mots (je l’espère) ce sur quoi je voulais discourir pour cette semaine et je voudrai terminer en vous donnant l’info suivante : les 11 et 12 décembre 2007, s’est tenu à Saint-Denis (Paris), le salon web 3.0 qui a réuni 2000 personnes (la crème du Net et du Web) provenant de 40 pays, pour réfléchir sur le web de demain. Comme quoi tout va très vite avec ces gens.

A huitaine pour la prochaine escale : Bibliothèque 2.0 ! Si Dieu le veut

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N° 00 – Discours liminaire 3

Bonjour

SENBIBDOC : petite pirogue qui se veut devenir grand paquebot. 

Pourquoi ce blog ?

Voilà la première question que je serai tenté de poser à son auteur si, au détour de pérégrinations sur la toile, j’accostais sur le quai où il alimente de combustible, la pirogue qu’il a décidé de faire naviguer (non à destination de Barzakh, je l’espère) sur le “6e” et vaste “océan” qu’est le Web. La réponse n’en est que plus aisée si, en en effet, l’auteur de l’éventuelle question se trouve être, en même temps, le destinataire de ladite interrogation.

Alors pourquoi un blog de plus ? Parce que je crois, en toute modestie, que le besoin est réel pour le monde de la documentation sénégalaise. En effet, au regard des mutations importantes apparues dans l’espace métiers de “l’information-documentation”, la réflexion, devient sine qua non pour nous professionnels du Sénégal afin d’éviter de nous faire “larguer” et de nous maintenir dans un “tiers-monde documentaire”. Ce à quoi je vous appelle, chers collègues, c’est à la réflexion sur notre état actuel et notre devenir. Ce futur se fera impérativement avec les technologies de l’information et de la communication et il n’y a pas d’autres alternatives. Il est vrai que des acquis ont été et continuent à être enregistrés, mais en l’état, un très gros travail reste à faire, surtout en ce qui concerne la formation continue et la “veille-métier”. Ce blog veut aussi contribuer à cela en indiquant des ressources hors ou en ligne (tutoriels, conférences, manifestations, articles, publications, etc.). Et puis cela étant dit, continuerons-nous toujours, sous nos latitudes, à nous croiser les bras en l’attitude stérile du spectateur(Césaire dixit) devant l’immensité du web qui s’offre à nous gratuitement et toujours en être des consommateurs passifs? Je crois sincèrement et d’autres avant moi que NON.

Cette pirogue qui est la nôtre largue les amarres avec ses imperfections, ses défaillances certaines et il s’agira de corriger ces dysfonctionnements, de colmater les voies d’eau source de naufrage qui pourraient apparaître au fil de notre voyage. Et le meilleur moyen pour y arriver et de participer à cette mise à flot pérenne, sera de l’alimenter par vos commentaires, vos critiques, vos contributions, vos propositions thématiques, en somme votre EXPERTISE en la matière que je sais réelle.

Pour ce qui est du modus operandi d’affrétement de votre pirogue, j’essaierai de procéder à une mise en ligne hebdomadaire avec, à la fin, une annonce de la thématique à venir pour vous permettre de préparer des commentaires et/ou articles sur la question.

Cette pirogue étant très petite dans l’immense océan où il veut naviguer, j’espère qu’il s’en construiront d’autres, sans doute plus belles, plus vigoureuses, plus ambitieuses dans l’intérêt de notre profession et de notre pays. Et c’est avec plaisir que j’appréhende les futures probables régates qui découleront de cette abondance de biens qui, du reste, n’a jamais nui.

Permettez-moi enfin d’expliquer en peu de mots le nom de cette pirogue. SENBIBDOC : réunion des trois premières lettres des mots “SENégal” “BIBliothéconomie” ”DOCumentation”. “Wolofisé” cela donne “votre BIBDOC” où les cousins archivistes ont toute leur place. Un souci de perception phonique ”harmonieuse” m’a poussé à “occulter” la dimension archive de l’intitulé SENBIBDOC mais dans l’esprit il n’y a aucun doute quant à l’intégration des aspirations archivistiques dans cet espace.

Bonne collaboration et vive SUNUGAL.

Prochaine thématique : “Un peu de tout sur le web 2.0