N° 21 – RFID pour les bibliothèques : quelques pistes pour bien choisir Réponse

A la suite de l’article N° 20, je propose quelques éléments à prendre en compte lors de la mise en place d’un système RFID pour bibliothèques (et pourquoi pas pour les archives aussi ?)

Etiquettes

Deux types d’étiquettes : Etiquettes actives VS Etiquettes passives

Choisir des étiquettes passives (généralement utilisées dans les bibliothèques et grandes surfaces) qui n’ont pas de source d’énergie interne (pas de batterie) celle-ci étant fournie grâce aux signaux émis par l’appareil de lecture. Elles ont l’avantage d’être moins chères, de plus petite taille et moins épaisses. L’absence de batterie augmente la durée d’utilisation des étiquettes.

Pour ce qui est de la qualité, veiller à choisir des étiquettes résistant aux fluctuations de température et l’humidité. Faire attention aux adhésifs et autres couches de protection qui recouvrent le circuit électronique des étiquettes et qui en assurent la protection contre des dommages environnementaux voire physiques. De toute façon au moment de choisir, veiller à ce que les étiquettes aient une durée de vie plus ou moins longue égale aux supports auxquels ils seront associés (livres, Cd, etc…). Une durée moyenne de 5 à 10 ans est à privilégier. Cette précaution est importante pour la traçabilité, car les produits qu’on trouve en bibliothèque y durent relativement longuement d’où la nécessité de choisir des équipements (étiquettes et matériaux connexes pouvant garantir la longévité de ceux-ci en adéquation avec la durée de vie des documents).

Les étiquettes se distinguent aussi par leur capacité : 1024 bits pour les bibliothèques, par leur système de lecture, en effet les systèmes usités dans les bibliothèques privilégient les étiquettes munis d’un champ antivol réinscriptible qui permet de le désactiver lors d’un emprunt et de le réactiver à la restitution du document.

Fréquence

La fréquence est la distance à laquelle une étiquette peut être lue par un lecteur. Pour les étiquettes passives : BF (basse fréquence), HF (haute fréquence) et UHF (Ultra haute fréquence), les bibliothèques utilisent des HF. A chaque fréquence est associée un champ de lecture.

Fréquence Basse Haute Ultra haute
128 KHz 13,56 MHz 915 MHz
Champ de lecture 0-15 cm 0-91 cm 0-4,57 m

Normes

Choisir une Norme actuelle : ISO 18000-3 Mode 1 (pour les bibliothèques) une norme à l’échelon mondiale qui prend en compte les normes nationales en vigueur, de ce fait les fabricants de technologie RFID peuvent proposer des équipements programmés pour pouvoir être exploités dans lesdites entités territoriales. Car il faut savoir qu’au début les fabricants proposaient des modèle propriétaires, ensuite des pays ont introduit leurs propres normes pour garantir l’interopérabilité des différents équipements à l’intérieur de leurs frontières, appelées cependant à être supplantées par des normes mondiales (dans ce cadre on peut placer l’ISO 18000-3 Mode 1)

Pour ce qui concerne les normes, il faut prendre en compte trois choses avant d’adopter une solution RFID :

– le système choisi doit pouvoir mettre à jour des normes futures (inéluctablement ces normes seront mises en place, désir d’interopérabilité oblige)

– le fabricant devra nécessairement fournir un chemin de migration à partir de son propre modèle, prioritaire ou pas, vers la norme mondiale qui sera édictée.

– ce chemin de migration doit permettre à la bibliothèque d’utiliser deux formats de données. Situation qui résultera du fait que quand de nouvelles étiquettes apparaîtront la bibliothèque sera obligée d’utiliser de façon transitoire deux types d’étiquettes en même temps : celles qui seront en service et les nouvelles qui les remplaceront.

Conclusion : choisir un fabricant qui propose un produit flexible qui pourra intégrer de nouvelles normes.

Intégrité des documents

Tous les systèmes RFID intègrent une fonction antivol qui protège les documents. Trois méthodes sont utilisées pour assurer cette fonction :

– la méthode « Database look-up » ou modèle de recherche de données qui se déclenche dès qu’un document franchit le portique, celui-ci identifie le document par une recherche automatique sur la base de données pour voir si c document a été vraiment prêté et enregistré comme tel (inconvénient : lenteur possible dans la réponse du serveur et fiable que quand l’usager ne sort qu’un petit lot de documents permettant aux lecteurs de lire toutes les étiquettes.)

– la méthode « Application family identifier (AFI) » : qui consiste à attribuer un code AFI à toute étiquette RFID selon un environnement d’application (Bibliothèques, grandes surfaces, pharmacies,…) Cela empêche par exemple un document de bibliothèques de déclencher l’alarme dans une pharmacie disposant d’un système de surveillance par RFID.

– La méthode « Electronic article surveillance (EAS) ». Même principe que pour le modèle AFI dans lequel le système ne détecte que les documents qui n’ont pas été prêtés. Cependant ce dernier modèle (qui est un modèle propriétaire donc non défini par l’ISO), ne fait pas la distinction entre les champs d’application, ce qui veut dire qu’un produit pharmaceutique équipé d’une puce RFID peut déclencher l’alarme du portique de la bibliothèque alors que l’usager (porteur de ce produit) est parfaitement en règle avec les procédures d’emprunt de la bibliothèque.

Entre les trois, le choix est vite fait

Pour finir

La technologie RFID évolue rapidement et s’oriente inexorablement vers la définition de normes mondiales qui pourront nous permettre de l’utiliser. Il nous faudra cependant nous assurer que le système que nous choisirons, sera empreint de flexibilité et de souplesse pour permettre la prise en compte des développements ultérieurs. Il nous faudra donc choisir des fournisseurs ou fabricants prenant en compte cela. Des fabricants qui ont de l’expérience, qui proposent des produits robustes, qui se soucient de la garantie de leurs produits et qui suivent le chemin de l’innovation.


Creative Commons License
Ce document est mis en ligne sous Licence Creative Commons.

Publicités

N° 20 – RFID pour les bibliothèques : identification et traçabilité 2

La cargaison que je vous propose d’embarquer cette semaine, à savoir la technologie RFID, en est à ses balbutiements au niveau des bibliothèques. La réflexion est donc en cours, concernant l’évolution des technologies de contrôle des documents (et des usagers) dont nous avons la charge. Cet article se veut juste une information de plus, sachant qu’elle intéresserait au plus, moins d’une dizaine de bibliothèques au Sénégal (optimisme exacerbé). Néanmoins même si l’affaire n’intéresserait qu’une entité, il ne serait pas inutile d’en discourir.

De quoi s’agit-il ?

Une technologie dénommée RFID (Radio Frequency IDentification) utilisée pour la traçabilité des documents de nos fonds (précieux pour nos modiques budgets sous-développés). Elle permet une autonomie accrue de l’usager dans l’espace documentaire, où le prêt s’automatise de plus en plus sans l’intervention d’un quelconque préposé à cette tâche de relation publique. Elle dépasse (technologiquement) le système magnétique actuellement en cours dans la quasi-totalité des bibliothèques et librairies.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Pour ceux qui utilisent déjà le système magnétique, la compréhension du mécanisme est plus aisée, néanmoins (n’ayant pas l’ambition de réinventer la poudre) je vous conseille vivement l’article de ce confrère que je trouve assez complet (ne pas exclure de lire le 2e commentaire en bas de l’article ainsi cité et daté du 15 mai 2008, c’est-à-dire la date de publication du post que vous êtes entrain de lire).

Combien ça coûte ?

De l’implantation, qui passe d’abord par le choix d’un fournisseur ès-qualité, à l’exploitation proprement dite, les dépenses dépendront :

de la taille du fonds documentaire (représentative de la « grandeur » de la bibliothèque)

de la situation géographique (l’Outre-mer paye traditionnellement une facture plus lourde, du fait de son éloignement, même si les prix sont en HT)

du contrat de maintenance régulière (à assurer impérativement pour pérenniser pareil investissement). Je pense à nos environnements poussiéreux qui ont torturé et anéanti plus d’un équipement technologique.

Etc.

Pour en savoir plus sur les coûts de déploiement et à titre indicatif je vous propose ce slideshow, présentant matériels et coûts, gracieusement mis à disposition par l’ADDNB.

Dans cette même mouvance, je vous invite à consulter celui présentant les enjeux et démarches de la mise en œuvre d’un tel projet et enfin un cas pratique d’une bibliothèque de Rennes. Enfin, un survol de texte réglementaire français sur la question me semble important à faire, vu qu’il expose un certain nombre de recommandations pour mieux mettre en oeuvre un projet de cette nature.

A huitaine pour la prochaine escale


Creative Commons License
Ce document est mis en ligne sous Licence Creative Commons.

N° 19 – Métavers & pratiques documentaires Réponse

La navigation continue au sein des univers virtuels à la recherche des îles où sont déclamées les notions qui nous sont familières. Cette quête s’est limitée à Second life seulement et le premier constat est la part infime de structures francophones ayant investi ce milieu. Il va donc falloir se coltiner toute une bonne dose de vocabulaire et syntaxe anglaise. L’endroit le plus « important » pour voir la présence de bibliothèques dans Second life est «Info island» qui fédère une quinzaine d’îles virtuelles regroupant plus de 500 bibliothécaires publics et universitaires. Quoi de plus parlant que l’image ? Je vous invite donc à parcourir cet archipel grâce à la magie « Youtubique ».

Si vous ne vous êtes pas ennuyés et que cette vidéo ait donc aiguisé votre appétit pour plus de découvertes, je vous invite à intégrer le réseau social des bibliothécaires de Second life et voir un exemple de job qui y est mené par une « collègue-avatar » dont voici l’interview en français).

Au cours de mon périple volant dans ce métavers j’ai atterri (presque amerri 🙂 ) sur l’île Riviera, où se trouve la Bibliothèque francophone de Second life (eh oui !) qui n’a rien (selon moi) d’une bibliothèque classique avec rayonnages de bouquins (fussent-ils virtuels) et classification systématique, mais un espace d’échanges. La consultation du blog qui lui est dédié vous en dira davantage. Quoiqu’il en soit on y organise de belles conférences à ce qu’il paraît (la Bibliothèque n’est-elle pas aussi lieu d’animation ?)

Si l’envie vous prend de vous inscrire à Second life et d’y venir vous promener (librarians area), vous rencontrerez peut-être un Tonyben Benoir, n’hésitez pas à lui parler Wolof ou Sereer et à débattre de la profession documentaire de Sunugal, de l’ASBAD (une île virtuelle à créer et à modeler parfaitement, comme on le ferait en rêve, dans Second life ?) et plein d’autres petites choses si affinités… 🙂 .

Ma navigation ne m’a pas fait découvrir des espaces archivistiques dans Second life (cependant je vous propose un slideshow d’archiviste sur la question, avec un titre assez évocateur). Quant aux espaces muséologiques, voir ce Google group sur l’usage de Second life pour les musées (en anglais).

Ressources pour toujours mieux s’imprégner (liste non exhaustive)

Fil RSS de Info Island, présentation Powerpoint sur Second life et Bibliothèques, présentation de la Bibliothèque francophone de Second life

A sous peu, pour un retour aux « affres » du monde réel


Creative Commons License
Ce document est mis en ligne sous Licence Creative Commons.

N° 18 – Le règne de l’avatar ? : Second life & compagnie Réponse

Voilà un titre qui peut paraître provocateur, d’autant plus qu’il s’agit pour moi d’insinuer que l’avenir de l’Homo internetus se confondra irrémédiablement avec son clone virtuel (avatar) né de la technologie en 3D. Mais pareille question est-elle aussi saugrenue que cela, quand depuis quelques années, il est possible de se créer une seconde vie où le rêve (longtemps confiné dans les lambris du sommeil paradoxal) se matérialise dans les métavers. Des cosmos virtuels où le corps de chair et d’os se dématérialise en figurines animées sans oxygène pour respirer, mais une succession de codes binaires qui prennent le pas sur tout fluide biologique, témoin de nos insatisfactions d’éternels mortels. Des figurines aussi « mortelles » mais régénérables à souhait pour combler ces insatisfactions du monde réel, créant des environnements imaginaires pour en faire des modèles parfaits tels que l’aurait souhaité leur double fait de nerfs et de sang.

L’un des plus célèbres et plus populaires est Second life, né de l’imagination de Linden Lab en 2003, il offre la possibilité de se payer des « Island » dans cet univers où les tractations financières se font en Linden dollar (L$), sésame nécessaire pour se payer le terrain « île » et les matériaux pour y construire sa tour d’ivoire ou son petit commerce (sur lequel ne cracherait sûrement pas le petit épicier de nos bidonvilles).

Nulle intention pour moi de commenter un quelconque succès ou échec de ces services (métavers) du Web (2.0) d’aujourd’hui, mais seulement entrouvrir des lucarnes pour voir les possibilités qu’ils peuvent offrir, économiquement, culturellement, socialement,…et professionnellement (documentation s’entend). Le format proposé par ces technologies se confond aux MMOG, espaces ludiques longtemps apanage de l’âge adolescent, peut freiner l’ardeur de tout adulte à qui l’on proposerait l’utilisation de l’univers virtuel pour y renaître. Eh bien ! Conseil : il n’est rien qui soit honteux pour un papy à la soixantaine bien entamée de voler d’île en île dans Second life. D’autant plus que les gros bras de la décision planétaire (banques, industries, politiques, informatique comme IBM…) y investissent proposant des espaces de travail, de présentation et/ou de consommation de leurs produits, innovants ou non.

Comme toujours, le hic sera technologique pour la majorité de nos congénères sous-développés (disposer d’un ordinateur assez puissant, d’une connexion Internet et d’une alimentation en énergie continue). Ces préalables remplis, il ne reste plus qu’à télécharger l’application cliente de l’univers souhaité (Second life, mon favori), se créer une nouvelle identité (numérique ?) par l’inscription (nouveau nom et nouvelle apparence : avatar) et atterrir sur l’île d’apprentissage pour se familiariser avec l’univers virtuel, passage obligé vers l’exploration des espaces publics et privés qui le composent. Le reste sera fonction de votre avoir financier, à changer en Linden dollar (pour Second life), qui vous permettra d’acheter votre propre île, de lui donner une identité par un nom et des services offerts.

Il est possible d’y construire des consciences et identités collectives virtuelles, celles-ci pouvant être à vocation corporatiste, religieuse, etc.., rejoignant ainsi les préoccupations réelles et toujours insatisfaites d’une « première vie ». Clin d’œil à tous les polygames secrets qui rêvent déjà de harem virtuel :-).

Le règne de l’avatar est-il envisageable dans l’espace numérique qui lui est dédié ? Difficile d’y répondre, encore faudrait-il qu’on lui construisît un empire et un trône et surtout qu’on lui donnât la force de régenter nos identités numériques (individuelles et collectives). Beaucoup de petits royaumes comme Second life émergent, grandissent, atteignent leur apogée et sont annexés par les uns ou en phagocytent d’autres. Quoiqu’il en soit tous les grands empires sont constitués par l’agrégat de petits royaumes, qu’en sera-t-il alors d’un super univers composé de petits univers virtuels ? Il sera peut-être dirigé par un super potentat-avatar qui ferait la promotion du double numérique au point de fragiliser nos identités réelles. 🙂 Là on entre dans le monde la science-fiction, mais les univers virtuels ne sont-ils pas en quelque sorte de la science-fiction matérialisée. Alors wait and see !

Autres métavers (liste non exhaustive) : Entropia Universe, Habbo Hotel, PlayStation Home, Red Light Center, RuneScape

Prochainement, exploration des îles virtuelles où on parle le langage documentaire


Creative Commons License

Ce document est mis en ligne sous Licence Creative Commons.

N° 17 – RDA & FRBR 3

Ce billet a pour objet de donner un aperçu de ce que représente le modèle FRBR dans la « philosophie » des RDA. Pour une meilleure compréhension du discours contenu dans ce post, un rappel des différentes caractéristiques du modèle FRBR s’impose, pour cela voir le billet N° 08 qui lui est consacré dans ce blog. Pour rappel ce modèle est un « cadre conceptuel permettant de comprendre clairement, sous une forme précisément exprimée et dans un langage qui soit parlant pour tout le monde, l’essence même de ce sur quoi la notice bibliographique est censée renseigner « . On retrouve ici l’un des objectifs de la norme RDA qui est de proposer des notices dont les données sont en adéquation avec les besoins de l’utilisateur. En d’autres termes les concepteurs des RDA ne pouvaient faire abstraction des possibilités offertes par les FRBR (modèle de référence à suivre pour le futur ?).

Les catalogueurs ont toujours consciemment ou inconsciemment voulu la simplification des règles de catalogage. Ainsi il fallait élaborer un schéma qui donnerait la possibilité de traiter toutes les ressources actuelles, mais aussi les nouvelles qui apparaitront (retour vers le futur ?) et d’appréhender la nouvelle logique de perception de l’entité ‘oeuvre’. Il apparaît en évidence que les modèles conceptuels d’information bibliographique FRBR et FRAD (Functional Requirements for Authority Data) ont inspiré l’élaboration des RDA qui, par ailleurs, vont encourager l’usage de ces modèles, d’où découlera probablement une interdépendance entre les deux, vu le niveau d’utilisation assez faible des modèles en question et le poids que vont prendre les RDA (en tant que nouveaux AACR) dans la sphère bibliothéconomique. Pour mieux comprendre cette norme, les concepteurs (Joint Steering Committe for Development of RDA) conseillent d’ailleurs de se familiariser d’abord avec la structure et le vocabulaire des FRBR.

Après analyse, on peut remarquer que les RDA intègrent la structure des FRBR :

  1. en reprenant leur terminologie (oeuvre, expression, manifestation et item).
  2. en rendant compte des attributs de leurs entités et des relations qu’elles peuvent avoir entre elles.
  3. en associant chaque élément de donnée (contenu de l’information bibliographique) à ces entités

 Est-ce que RDA va satisfaire les attentes ? Nous verrons à la publication officielle annoncée pour 2009 pour lever certains doutes (?). Quoiqu’il en soit, une réalité est là qui est l’existence de ce modèle (FRBR) et de cette norme future (RDA). Il est absolument nécessaire de maîtriser ce qui est là (formation continue ou académique) pour que nous soyons prêts, éventuellement, à les utiliser le moment venu. Nous ne pouvons pas nous permettre, nous professionnels sénégalais, une non-appropriation de tels savoirs bibliothéconomiques. Anticiper le savoir-faire, à ce que je sache, n’a jamais fait de mal à qui veut être au diapason des évolutions du métier qu’il a choisi. Donnons-nous les moyens de prendre en charge ces outils de description bibliographique, pour qu’au moment de mettre en place une structure bibliographique nationale digne de ce nom (toujours repoussée aux calendes grecques), nous ayions une matière première (synonyme aussi de « produit fini », donc prêt-à-l’emploi, dans le monde numérique) pour garnir la réflexion et agir.

Pour mieux comprendre RDA et le RDA/FRBR « mapping » je conseille la veille sur la page des FAQ (Foire aux questions / Frequently asked questions) du site de RDA JSC. Et encore, toujours pour en savoir plus : RDA to FRBR mapping document en pdf (English version), présentant les relations de concordance entre les deux. Le blog FRBR est aussi intéressant à consulter.


Creative Commons License
Ce document est mis en ligne sous Licence Creative Commons.

N° 16 – RDA : quelques considérations générales Réponse

Dans le billet de la semaine dernière, mon intérêt s’est porté sur l’ISBD consolidé publié en août 2007. Parallèlement un autre travail est entrain d’être accompli dans la sphère bibliothéconomique nord-américaine, toujours dans le sillage des nouvelles orientations imaginées pour faire évoluer le catalogage. En terme plus précis, il s’agit de la mise en place d’un nouveau code de catalogage dénommé RDA (Resource Description and Access).

Historique

En 2003, l’organisme de maintenance des AACR (Anglo-American Cataloguing Rules), en l’occurrence le Joint Steering Committee for revision of AACR (JSC) décida de réviser profondément ces règles. La dernière publication officielle (AACR2) est la seconde édition révisée en 2002 et mise à jour en 2003, 2004 et 2005. A sa suite, le draft de la première partie des AACR3 fut publié en décembre 2004. En 2005 le JSC décida de changer l’intitulé des AACR en adoptant celui de RDA, dont le premier draft sera publié en décembre 2005, suivi de la publication d’autres moutures concernant ses différents chapitres en 2006 et 2007. Pour une présentation plus complète (sur les RDA et l’organisation fonctionnelle du JSC) ce site peut vous aider à y voir plus clair. Les travaux sont en cours et la publication définitive est prévue en 2009.

Présentation et objectifs

  • code de catalogage adapté au nouveau contexte des catalogues : publication des règles sous forme électronique, pour décrire tous les types de ressources (électroniques et autres) dans des notices utilisables dans l’environnement numérique (Internet, OPAC web…)
  • approche centrée sur l’utilisateur et l’information dont il a besoin : la « norme » est conçue pour être facilement utilisable et produire des notices dont les données seront appropriées et pertinentes pour l’utilisateur
  • les directives sont basées sur des principes et non sur des règles contraignantes ou restrictives, le but étant de faciliter le processus de description des ressources selon un plan logique.
  • référence aux modèles d’information bibliographique (FRBR et FRAD, je me propose de faire prochainement, un billet sur ce dernier modèle qui concerne les données d’autorité). Ces derniers étant les bases de la construction des directives des RDA. Le prochain post portera sur l’articulation entre les RDA et les FRBR.
  • vocation internationale
  • possibilité d’un contrôle bibliographique plus efficace
  • compatibilité avec des normes de description semblables
  • utilisation préconisée au-delà de la communauté des bibliothèques : compatibilité avec les normes nord-américaines d’archives et de gestion des objets muséographiques

RDA et les métadonnées

RDA est conçu pour être utilisable avec des schémas d’encodage de métadonnées. Les notices bibliographiques créées sous RDA peuvent être stockées et transmises sous format MARC et des formats de métadonnées, tels que le Dublin Core (Dublin Core working group for RDA) ou MODS (slide sur MODS et RDA). Parallèlement un travail de développement d’un profil d’application pour RDA est entrain d’être mené, ainsi que celui d’un vocabulaire d’éléments.

Pour finir

Parler de RDA en l’état actuel (travaux d’élaboration en cours) est un exercice difficile tant le deadline quant à sa finalisation (2009) est encore long. Ce que j’ai voulu faire ressortir dans ce mini-dossier, à compléter lors du prochain post, c’est son importance ultérieure dans la construction du Web sémantique où, nous bibliothécaires et autres acteurs de l’information documentaire, devront avoir le « beau rôle », avec les informations contenues dans nos catalogues et répertoires accessibles sur le Web. Pour permettre aux moteurs de recherche d’accéder à ces données, il faut revoir et continuer à améliorer les formats et structures des catalogues, mais aussi les règles de catalogage, c’est le souci des concepteurs des RDA. Souhaitons qu’ils atteignent les buts escomptés et que les espoirs pour la profession (annonce de l’IFLA) ne soient pas déçus.

Prochainement RDA et modèle FRBR


Creative Commons License

Ce document est mis en ligne sous Licence Creative Commons.

N° 15 – Description bibliographique : ISBD consolidé Réponse

S’il est un environnement dans lequel se sont retrouvées des générations de bibliothécaires, c’est bien celui de l’ISBD (International Standard Bibliographic Description) format de description bibliographique dont l’objectif principal est de donner des directives permettant un catalogage descriptif compatible à l’échelle mondiale. Depuis une quarantaine d’années (réunion internationale des experts du catalogage à Copenhague en 1969, parrainée par le Comité de catalogage de l’IFLA) le programme ISBD a élaboré des normes pour décrire des ressources bibliographiques, les a maintenues par de nombreuses révisions et les a traduites en plus de 25 langues. L’ISBD devait être la pierre angulaire du programme de Contrôle bibliographique universel de l’IFLA. La liste des ISBD produits selon les différents types de documents débute en 1971 (voir cette liste ici) et trouve un aboutissement avec la création de ce qu’il est convenu d’appeler l’ISBD consolidé présenté en août 2007 au Congrès de l’IFLA à Durban.

En quoi consiste-t-il ?

Brièvement présenté, il s’agit de la fusion de tous les ISBD spécialisés (voir la liste indiquée supra) en un document unique. Ses principales caractéristiques se résument à :

  • une nouvelle organisation des règles à l’intérieur de chaque zone ou élément : règles générales (qui s’appliquent à tous les types de ressources) et règles spécifiques (ajouts et exceptions)
  • une harmonisation des règles, notamment dans la formulation et surtout dans la conformité avec les FRBR (publiés en 1998), le but n’étant pas cependant d’incorporer les termes utilisés dans le modèle FRBR (Oeuvre, Expression, Manifestation, Item) dans la terminologie de l’ISBD, celle-ci gardant sa spécificité en la matière, mais définissant de façon très précise la liaison conceptuelle existant entre chacun de ses éléments et les termes utilisés dans les FRBR
  • une mise à jour régulière, notamment par l’utilisation de feuillets mobiles pour la publication de la version imprimée

Pour plus de détails consulter la publication de l’IFLA sur la question.

La mise en place de cet ISBD consolidé et des initiatives parallèles qui sont en cours (RDA), entre dans un mouvement tendant à faire évoluer les règles de catalogage (vers un code unique de catalogage) pour que celles-ci obéissent à l’air du temps (technologique notamment). Les IME ICC (IFLA Meeting of Experts on an International Cataloguing Code) tenus entre 2003 et 2007 ont été très utiles pour tout ce travail de « consolidation » et il est apparu, à la suite de ces différentes rencontres , un certain nombre de suggestions à étudier dans l’avenir, de la part des différents continents (excepté l’Afrique ?). Certaines de ces suggestions ont été faites à partir de la reconnaissance de l’existence de langues et écritures différentes (notamment africaines) que le Groupe de révision des ISBD doit nécessairement prendre en compte en vue de son amélioration continue. Encore faut-il que nous (africains) soyons représentés au niveau de cette structure décisionnelle pour la défense de nos « intérêts légitimes »

Prochainement, régate continue au large des eaux de la description bibliographique où l’on fait évoluer les règles de catalogage avec RDA

Creative Commons License
Ce document est mis en ligne sous Licence Creative Commons.

N° 14 – RSS : agrégateurs en ligne 1

Suite et fin de ce mini dossier sur RSS par une présentation d’autres outils permettant de d’utiliser cette technologie PUSH. Pourquoi le choix des agrégateurs en ligne, parce que tout simplement ils ne nécessitent pas de téléchargement pour être utilisés, ce qui permet à tout un chacun de retrouver ses informations depuis n’importe quel ordinateur connecté à Internet. Dans mon premier post concernant ce dossier (billet n° 12) j’avais indiqué quelques lecteurs RSS hors-ligne (RSSReader et FeedReader,) qu’il fallait télécharger pour pouvoir les utiliser.

Après avoir défini ce qu’est un agrégateur avec les avantages que l’on peut en tirer, je vous proposerai une liste de quelques outils de ce type étant entendu que, leur maîtrise passera nécessairement par une pratique assidue.

Avantages :

  • centralisation de flux RSS d’origines très diverses : donc réduction du temps de consultation
  • proposition de résumés des informations reçues : donc aperçu du contenu des nouveautés apparaissant sur le site et tri possible avant la consultation de ces informations
  • facilité et simplicité dans l’utilisation : le processus d’abonnement et de désabonnement à des flux se fait de manière très rapide sans aucune contrainte technique particulière
  • possibilité de sauvegarder ses abonnements grâce au format OPML : cette capacité a son importance car la principale fragilité d’un agrégateur en ligne, est qu’il dépend de la plateforme mère (qui le produit et l’administre). Si par malheur cette « maison-mère » n’est plus accessible par Internet on risque de perdre tous les fils auxquels on s’est abonné.

Modus operandi :

En général, tous les agrégateurs en ligne ont des modes d’emploi semblables, en voici quelques caractéristiques communes :

  • étape 1 : inscription en donnant des informations personnelles pour obtenir un Login et un mot de passe qui permettront d’accéder à sa page personnelle de n’importe quel point du globe (forêt équatoriale africaine comprise)
  • étape 2 : repérer un onglet, ou bouton, ou un lien… ayant comme intitulé : « ajouter du contenu » ou « ajouter un flux » ou encore pour les anglophones « add… », cliquer dessus pour intégrer dans l’agrégateur, les fils RSS préalablement identifiés et choisis
  • étape 3 : ce fil vient s’afficher dans la page personnelle qu’on est entrain de créer ou d’enrichir avec possibilité d’afficher ce flux partout où on veut sur la page
  • étape 4 : la page est fonctionnelle depuis que l’on a agrégé le premier fil et les nouvelles informations apparaissent dans cet espace au fil (pardon pour la répétition) des mises à jour du « site-mère ».
  • étape 5 : on peut aller en Tasmanie en toute quiétude sans s’encombrer d’un laptop, seulement se souvenir de l’agrégateur utilisé, de son login et de son mot de passe pour avoir accès aux sites qu’on choisi de (sur)veiller.

Pour pratiquer et profiter de cette formidable technologie gratuite (pour combien de temps encore ?) voici une liste jamais exhaustive de quelques « joyaux »

Les cinq premiers sites, en plus des fils RSS, proposent des widgets de bureau qui permettent d’avoir accès à des informations particulières (courrier électronique, actualités, météo,…). Cette possibilité d’agréger une multiplicité de sites Internet dans un espace est offerte par XML. Les flux sont reçus et affichés sans l’aspect graphique des sites dont ils sont issus et les temps de chargement s’en trouvent forcément réduits. Voir cet exemple pour une meilleure compréhension de cela.

Pour nous professionnels de l’information documentaire, l’usage des agrégateurs en ligne trouve sa pertinence dans la possibilité qu’il nous offre de faire une veille documentaire efficace sur différentes sources d’information et fournir une qualité de service appréciée pour nos usagers.

Prochain wharf de mouillage : retour dans les eaux de la description bibliographique avec l’ISBD consolidé


Creative Commons LicenseCe document est mis en ligne sous Licence Creative Commons.

N° 13 – RSS : usages documentaires Réponse

L’usage des flux RSS dans le monde de l’information-documentation est plus facile à comprendre lorsqu’il est confronté à la mission essentielle qui est la nôtre, c’est-à-dire, la diffusion de l’information sous toutes ses formes. Depuis longtemps nous nous sommes appropriés les technologies informatiques pour donner une « nouvelle » identité à nos métiers, refondant nos manières d’être, d’agir et de SERVIR.

Il y a vingt ans, au moment de mes premiers « atomes crochus » avec l’ordinateur personnel (dans l’embryon de salle informatique d’alors à l’EBAD), m’amusant à créer de petits programmes en BASIC, beaucoup de bibliothécaires n’osaient même pas penser un jour, ranger le sacro- saint catalogue manuel aux oubliettes du château bibliothéconomique. Eh bien c’est fait (et bien fait ?), plus encore le « servir de la documentation » ne se fait plus seulement in Situ (rayons des bibliothèques et dépôts d’archives) mais « urbi et orbi » (pour reprendre une expression chère à un certain milieu). Dans tous les cas, qu’il se situât dans ou hors-les-murs du service d’information documentaire, l’utilisateur demeurait et demeure encore dans le schéma classique de la recherche d’informations (consultation des catalogues, même de l’OPAC à distance). Là nous lui proposons la méthode la plus courante pour accéder à nos trésors, celle du PULL.

Cependant avec les flux RSS la méthode change (radicalement ?) et se mue en PUSH où l’information est « poussée » vers l’utilisateur qui passe ainsi de consommateur actif à consommateur passif. L’enjeu pour nous est alors d’imaginer ce que nous pouvons faire de cette technologie RSS pour accroître la visibilité de nos produits et par ricochet leur valeur ajoutée, mais aussi de nous positionner dans le vaste bazar de l’infosphère virtuelle dont la majeure partie des éléments qui la constituent (masse documentaire) échappent au contrôle de nos structures. Cela ne remet-il pas en cause notre exclusivité en matière de diffusion de l’information-documentation ? Imaginons être à la place des usagers qui doivent certainement se poser la question de l’utilité d’une bibliothèque ou d’un centre de documentation au Sénégal, quand le Web hypertextuel foisonne de documents. Nous avons le devoir de leur répondre que oui, une bibliothèque, un centre d’archives… c’est toujours utile, voire indispensable dans les processus d’acquisition de Savoir. Que nous aussi, savons et pouvons user de RSS et autres technologies « nouvelles » pour les satisfaire et les aider à se retrouver dans le labyrinthe virtuel qu’ils investissent si souvent. 

Des utilisations possibles du RSS (liste non exhaustive) en voilà : veille sur les parutions pour booster la politique d’acquisition (Fils RSS des librairies, des éditeurs, des revues électroniques, des archives ouvertes, etc.) ; alerte sur les nouvelles acquisitions d’une bibliothèque (celles-ci pouvant être personnalisées selon le profil d’un utilisateur) ; informations événementielles ; bulletins de sommaires avec les fils RSS de chaque revue, etc..

Et voici un « florilège » de quelques usages réels pêchés dans les eaux pas troubles des espaces documentaires du Web.

  • Hennepin county library qui propose un large choix de fils RSS 
  • Pubmed : base de données de la National Library of Medicine dont l’interface Hubmed permet à l’usager d’y effectuer des recherches et de souscrire des abonnements aux fils RSS proposant des nouveautés issues des différents termes de recherche utilisés. Adaptée à un OPAC cette technologie permet de générer des flux RSS issus des termes de recherche entrés dans le catalogue.
  • University of Saskatchewan Library : propose la liste de toutes les revues électroniques auxquelles elle s’est abonnée et particulièrement celles qui ont des fils RSS. En s’abonnant aux flux qui l’intéressent, l’usager accède à la table des matières de chaque nouveau numéro reçu.
  • SCD de l’université Jean Moulin Lyon3 : RSS de nouvelles acquisitions
  • University of Warsaw Library : RSS d’actualités

 Le RSS s’est imposé dans les usages au point d’être incontournable pour qui veut s’informer, se documenter. C’est une technologie facile à mettre en place dès lors que l’on possède le « Know-how » de base en XML. Alors « XMLisons » nos espaces professionnels pour être plus performants dans nos missions, en alliant mimétisme technologique et utilitarisme professionnel.

Escale continue pour d’autres méthodes d’appropriation du RSS

Creative Commons License

Ce document est mis en ligne sous Licence Creative Commons.

N° 12 – RSS : une introduction Réponse

Parmi les possibilités offertes par XML, figure celle de pouvoir diffuser l’information par le biais des fils RSS. Pour une compréhension très simple, posons-nous des questions et essayons d’y répondre.

  • C’est quoi, un fil RSS ?

Combien de fois, chaque jour, ouvrez-vous par exemple Seneweb (pub gratuite) pour avoir des nouvelles et combien de temps perdez-vous en attendant le chargement de sa page d’accueil pleine d’images, surtout que la plupart de nos réseaux n’ont pas le label « à grande vitesse » ? Eh bien les flux RSS ont été inventés, entre autres, pour rendre l’accès aux sites Web plus simple et plus efficace et permettent aux internautes que nous sommes d’être au courant de toutes les « news » ou nouveautés d’un site. Les fils RSS (pour Really Simple Syndication ou RDF Site Summary) sont donc des flux répertoriant des contenus mis à disposition par des sites Internet. Ils peuvent contenir des titres d’articles, de dépêches,… et permettent d’un simple clic d’afficher le texte correspondant. Ils s’actualisent automatiquement sur l’écran de votre ordinateur sans que vous ayez besoin de vous connecter au site web d’origine.

  • A quoi ça sert ?

Dès qu’une nouvelle information est publiée, votre ordinateur vous l’annonce. Ainsi, plutôt que de devoir vous connecter régulièrement à votre site Internet de (p)référence, vous pouvez consulter à tout moment les derniers titres mis à jour. Dès qu’un titre vous intéresse, il vous suffit de cliquer sur celui-ci, pour accéder directement à l’article correspondant.

  • Comment ça fonctionne ?

Pour pouvoir lire des fils d’information au format RSS, vous avez quelques possibilités :

1 – Télécharger un « lecteur de flux RSS »
Vous devez d’abord télécharger un logiciel spécifique, un « lecteur d’informations » (news reader) qui vous permet ensuite de recevoir les titres issus des sites que vous aurez présélectionnés. Il existe un très grand nombre de ces logiciels, comme RSSReader ou FeedReader, pour PC (gratuits tous les deux), ou RSSOwl (gratuit), pour Mac.

Par exemple pour se tenir au courant des différentes mises à jour intervenant sur ce blog : une fois le programme installé sur votre ordinateur, revenez sur cette page, copiez le lien affiché ci-dessous et collez-le dans votre logiciel de lecture de fils RSS. https://louisar.wordpress.com/feed/

2 – Avec le navigateur Firefox
Téléchargez et installez le navigateur Internet Firefox (pour PC, Mac ou Linux).

Après avoir installé Firefox, affichez la page d’accueil de SENBIBDOC. Une icône orange apparaît en bas à droite de la fenêtre du navigateur ou à droite dans la barre d’adresse. Cliquez dessus. Les articles apparaîtront dorénavant automatiquement dans les Favoris ou la Barre de favoris du navigateur, sans que vous ayez à vous connecter au site.

Voir, pour des cas pratiques, ces pages démonstratives, incluant le navigateur Internet Explorer.

Bonne lecture jusqu’au prochain chargement : RSS, usages documentaires

 

 

 

 

 

Creative Commons License
Cet article est mis en ligne sous une licence Creative Commons.