N° 63 – Caraïbibliothéconomies : Puerto Rico II Réponse

Comme je l’ai dit dans mon billet précédent, je me suis intéressé à la session organisée par le groupe d’intérêt particulier ATINA le 16 août 2011. Le titre en était : Accès à l’information : parallèles entre l’Afrique et les Antilles. Elle était entre autres consacrée à l’accès à l’information gouvernementale en Afrique et dans les Caraïbes/Antilles, les communications faites ont démontré de grandes similitudes entre les deux aires géographiques. Nous avons aussi eu droit à une présentation de l’accès aux archives coloniales sur l’esclavage en Jamaïque et j’ai aussi beaucoup apprécié la communication faite sur l’Open Access et les différentes initiatives entreprises en Afrique dans ce domaine. Les communications sont accessibles à partir de ce lien.

J’ai aussi, le même jour, suivi avec intérêt la session 149 organisée par la section « Classification et Indexation » et plus particulièrement la communication intitulée « Convergence et interopérabilité : l’apport du Web de données » faite par E. Bermès (accessible ici)

Cette journée s’est clôturée par une soirée culturelle « Cultural Event » dans le jargon de l’IFLA, où 2000 bibliothécaires se sont éclatés au son d’une musique  plus internationale que Porto-ricaine, sûrement pour correspondre à la diversité des nationalités et cultures qui rivalisaient d’ardeur sur la piste de danse au décor grandiose du « Centro de convenciones« .

La journée du Mercredi a déjà annoncé la fin de la grand-messe annuelle de la bibliothéconomie mondiale, avec les tenues des deuxièmes et dernières réunions des comités permanents des sections. Ces dernières sont l’occasion, la plupart du temps, de tirer un bilan du congrès pour chaque section mais aussi de définir les activités et préparer les prochaines manifestations de la section en responsabilisant les uns et les autres sur des projets bien identifiés. Concernant la section « Maîtrise de l’information » je voudrais juste rappeler l’une des conférences satellites de IFLA 2012 en Finlande, qu’elle co-organisera avec le groupe ATINA à Riga en Lettonie. Le thème et l’appel à communications seront très probablement disponibles dès le mois d’octobre 2011. Etant un des organisateurs désignés au niveau de la section, je promets de disséminer toute information relative à cette manifestation, surtout en direction de la communauté professionnelle africaine qui est particulièrement ciblée pour partager des expériences et points de vue sur le thème qui sera définitivement adopté.

La suivante session sur UNIMARC et FRBR était l’occasion pour moi de développer mes connaissances, même si je n’ai pas senti trop de nouveautés révolutionnaires en la matière. J’ai cependant plus particulièrement apprécié les communications : « Les FRBR en UNIMARC : Yes we can! » et « UNIMARC et Linked Data« .

Cette journée s’est achevée par l’Assemblée générale de l’IFLA dont vous pouvait lire l’ordre du jour. Elle a été surtout marquée par le discours de fin de mandat de la sud-africaine Elllen Tise, présidente sortante de l’IFLA. Les signes perceptibles de fin de congrès sont déjà là comme tantôt stipulé, pour preuve la fermeture aussi en cette journée, de l’espace exposition occupée par les éditeurs et autres fournisseurs de produits. En attendant la clôture officielle le jeudi 18 août, l’heure était venue de faire un détour vers Old San Juan, le coeur historique de la capitale de Puerto Rico peu distante, mais bien plus vivante que le Quartier des conventions qui abrite les travaux du Congrès. Je compte bien répéter l’opération mais avec, cette fois-ci, un objectif « emplettes » dans les boutiques de souvenirs. Mais comme le dit l’adage « à chaque jour suffit sa peine » et « demain est un autre jour ».

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N° 62 – Caraïbibliothéconomies : Puerto Rico I 1

La deuxième étape du périple caribéen après Sainte Luce en Martinique, se situe à San Juan, capitale de l’Etat de Puerto Rico qui accueille le 77ème Congrès mondial des bibliothèques et de l’information (WLIC) de l’IFLA. Le thème retenu cette année est : « Les bibliothèques au-delà des bibliothèques : Intégration, innovation et information pour tous« . Le Convention center de Puerto Rico a refusé du monde lors de la cérémonie officielle d’ouverture tenue le 14  août 2011 devant plus de 2000 délégués de 200 nationalités différentes. Tour à tour la Présidente du comité local d’organisation et des notables de la ville de San Juan ont pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous les participants présents avant que la présidente de l’IFLA ne procède à l’ouverture officielle du congrès après son discours d’usage. Il revenait ensuite au Dr. Fernando Picó, SJ, historien portoricain reconnu, humaniste et professeur à l’Université de Puerto Rico, Campus Río Piedras, de prononcer le discours d’ouverture en guise de leçon inaugurale intitulée : « Les textes après leur mort : lorsque le paradis est un site Internet. »

L’autre fait important de cette journée a été l’inauguration de l’exposition dans le grand hall prévu à cet effet. Cette exposition est un de moments importants de chaque congrès, car il concerne l’espace aménagé pour les partenaires, les fournisseurs et autres structures travaillant pour, par ou dans les bibliothèques. On y retrouve pèle-mêle des éditeurs, des bibliothèques et autres services d’information, des prestataires de bureautique et d’informatique, etc.. C’est donc l’occasion de se renseigner sur les nouvelles offres technologiques intéressant les bibliothèques, de négocier des contrats avec les éditeurs surtout concernant les ressources électroniques, etc.. Ce même espace accueille aussi les posters proposés et sélectionnés pour le congrès et qui font l’objet d’un concours dont le but est d’élire le meilleur poster à la fin de celui-ci.

La journée du 15 août a été pour moi l’occasion de suivre la session 94 organisée conjointement par les sections « Maîtrise de l’Information » et « Bibliothèques pour populations multiculturelles » et le groupe d’intérêt particulier sur les problèmes indigènes. Cette session intitulée : « Importance de la maîtrise de l’information pour les besoins des populations multiculturelles, stratégies, programmes et le rôle des bibliothèques » était composée de huit (8) communications qui se sont étalés sur trois tours d’horloge devant un auditoire enthousiaste au vu des débats suscités par la quasi-totalité des présentations. Les communications sont disponibles sur le site du congrès (cliquer sur la session 94). Deux communications traduites en français sont disponibles sur le site de l’AIFBD, ce sont les suivantes en attendant que les autres soient faites par les volontaires qui se sont manifestés pour :

  • « Usted y Su Biblioteca (Vous et votre bibliothèque) : un programme d’aide a la maîtrise de l’information pour adultes en anglais langue seconde » (disponible ici) ;
  • « La maîtrise de l’information dans une société multiculturelle : le rôle des bibliothèques en Bulgarie actuelle«    (disponible ici)

Ces traductions sont faites par des bénévoles volontaires et sont précieuses pour la communauté professionnelle francophone qui peut ainsi avoir une idée des communications qui sont faites lors des congrès de l’IFLA et qui sont majoritairement en langue anglaise. C’est le lieu de lancer un appel à tous ceux qui liront ce billet et qui pensent pouvoir participer à l’effort de traduction de se manifester auprès de l’AIFBD, après avoir repéré une communication qu’ils désirent traduire, sur la page consacrée aux traductions.

Je souligne l’excellente organisation de cette session, avec un choix de communications pertinentes, un timing bien géré. Tout ceci a été orchestré par l’organisatrice désignée au niveau de la section « Maîtrise de l’information », notre collègue Zuza Wiorogorska et tous les autres qui ont aidé à la bonne réussite de ce forum.

Voilà le résumé que j’ai voulu faire pour les trois premiers jours du congrès, trois parce que le mien a débuté plus précisément le Samedi 13 août par les réunions des comités permanents des sections « Maîtrise de l’information » et « Technologies de l’information » dont je suis membre. J’entame cette année, avec la première, un mandat électif de  04 ans comme membre plein et poursuit celui de membre correspondant pour la deuxième section. Ma prochaine session dès le 16 août est consacrée à des questions purement africaines et est organisée par le Groupe d’intérêt particulier « Réseau d’accès à l’information en Afrique » (RAIA) ou Access to Information Network-Africa (ATINA) en anglais. Session d’autant plus importante qu’elle sera suivie par une rencontre de préparation d’un prochain congrès satellite à organiser en 2012, conjointement entre ce groupe et la section « Maîtrise de l’information » où je suis désigné pour être un des organisateurs de cette manifestation, mais ceci est une autre histoire…A suivre ! 🙂

N° 61 – Caraïbibliothéconomies : Martinique Réponse

Cela fait une semaine que les Caraïbes sont la capitale de bibliothéconomie mondiale, ce qui explique le choix du titre pour illustrer ce billet-ci, mais aussi tous les autres que j’aurais la possibilité et la joie d’écrire pour relater, comme de coutume, mon vécu de ces événements particuliers pour les bibliothécaires. En avant-première du Congrès mondial de l’information et des bibliothèques de l’IFLA, les bibliodocumentalistes francophones étaient à Sainte-Luce en Martinique pour débattre et échanger sur le thème du développement durable. Ce furent près de 33 pays représentés et une centaine de participants réunis pour communier lors du deuxième congrès de l’Association internationale francophone des bibliothécaires et des documentalistes. Ce congrès satellite de l’IFLA, étape charnière de l’association, a été l’occasion de renouveler son bureau et de proposer un programme riche et varié de communications sur tous les aspects relatifs au Développement durable. Thème ne pouvait être mieux choisi que celui-ci, tant les enjeux sont importants pour notre planète, d’où la pertinence de proposer au monde, la vision des acteurs de l’infodoc concernant cette question. En 9 sessions, deux tables rondes et une conférence inaugurale de très haute facture sur la « Francophonie à géométrie variable » proposée par l’éminent professeur Jean Bernabé de l’Université des Antilles et de la Guyane, des acteurs de la profession ont présenté leurs expériences, leurs visions, leurs réflexions visant toutes à une meilleure gestion des ressources de la planète pour que celle-ci puisse toujours servir aux générations futures. Voici les différents thèmes qui ont été abordés :

  • La place du papier face au développement durable

Cette session a permis de mettre en exergue et avec originalité, des stratégies de communication alternatives à une communication papier en bibliothèques universitaires et leurs effets bénéfiques pour un développement durable.

  • Santé, documentation et information dans le contexte du développement durable

Je voudrais particulièrement mettre l’accent sur la présentation ayant trait au programme TRAMIL et son prolongement documentaire, sous forme de base de données dédiée à l’ethnopharmacologie régionale des Caraïbes et développée par le SCD des Antilles et de la Guyane et dénommée Tramilothèque. Dans cette même session nous avons eu droit à un exposé concernant la base de données ROADIS et sa mise en place pour le développement durable de l’information de la santé dans l’espace CEDEAO.

  • Stratégies informationnelles pour le développement durable

Outre une présentation des bibliothèques dans le développement durable en Algérie, une sur les droits de l’homme a retenu mon attention, en s’attachant à démontrer que le développement durable n’est pas seulement une question d’environnement, mais qu’il a aussi pour socle le respect des droits de l’homme.

  • Les bibliothèques universitaires et le développement durable

J’y ai retenu une importante présentation dont l’objet était l’intégration des ressources électroniques de la bibliothèque dans l’environnement numérique d’apprentissage, avec notamment la mise en œuvre des cours sans papier dans une Haute Ecole de Montréal.

  • Lecture publique et développement durable dans les pays du sud

J’ai particulièrement suivi les exposés sur le développement durable basé sur l’intergénérationnel dans les bibliothèques et sur l’approche originale d’une promotion de la lecture publique en milieu rural en Africain à partir de documents récupérés.

  • La conservation en milieux extrêmes dans le contexte de développement durable

La communication à laquelle j’ai assisté a porté sur les impacts écologiques de Tombouctou et ses bibliothèques

  • Architecture et développement durable

Là aussi une communication a été privilégiée par rapport aux autres et concernait la dimension écologique dans les bibliothèques universitaires de l’Afrique noire francophone avec comme exemple la bibliothèque de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

  • Outils numériques et développement durable

Les bibliothèques numériques étant omniprésentes actuellement dans le paysage bibliothéconomique, il était naturel que ce sujet soit débattu avec comme exemple la bibliothèque numérique Manioc et son partenariat avec la BNF. Beau cas de coopération pour le développement durable entre cette dernière et l’université des Antilles et de  la Guyane (UAG). Aussi comment passer sous silence le sujet relatif au Cloud computing et l’autre présentation sur l’informatique durable et les bibliothèques.

  • Comment faire place au développement durable en bibliothèques ?

Cette session a tour à tour vu la présentation sur une initiative de mise en place d’un Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) à Yaoundé, sur des idées de stratégies de promotion de la culture environnementale pour le développement durable dans les bibliothèques francophones animées par votre serviteur (Article complet et Présentation ppt) et de BiblioVallais Excellence qui est une expérience suisse mettant la qualité au service de la durabilité.

  • Nouveaux outils pour les professionnels francophones

Le programme francophone d’échanges professionnels en bibliothéconomie et sciences de l’information Vice-Versa a été mis sur pied par l’AIFBD et présenté au cours de cette session, qui a vu aussi la présentation du nouveau site du CFIBD.

A ces thèmes  ont été adjointes deux tables-rondes sur les enjeux et perspectives des professionnels de la documentation scolaire et sa « durabilité » en tant que métier dans une société numérique et le développement durable et la documentation francophone avec l’exemple des livres et revues diffusés par CAIRN.

La totalité et les détails des communications sont disponibles sur le site de l’AIFBD.

Me voici donc arrivé à la fin de la narration de la première étape du périple bibliothéconomique caribéen agrémenté de découverte de paysages sublimes que les simples mots ne peuvent décrire. Cap maintenant sur Puerto Rico une autre perle des caraïbes