N° 47 – Mendeley : application gratuite de gestion bibliographique…et plus 8

J’utilise ce logiciel depuis peu, mais le trouve tellement utile et performant qu’il me paraît normal d’en faire une présentation (une de plus), en essayant de ressortir les avantages les plus significatifs que j’ai pu  en tirer. En effet, plus qu’un logiciel de gestion bibliographique, Mendeley agit aussi comme un réseau social avec tout ce que cela comporte comme idée de partage, de collaboration entre personnes du monde la recherche, ayant des centres d’intérêts communs ou voisins. Le logiciel est à télécharger et installer d’abord en local (Mendeley Desktop). Voyons les fonctionnalités remarquables qu’il propose, informations que j’ai tirées en majeure partie de la page de présentation du logiciel en anglais.

  • Créer votre propre bibliothèque de collections.

La première chose à faire après téléchargement, est d’importer vos documents de recherche ou autres dans Mendeley Desktop. Vous pouvez le faire manuellement en utilisant le bouton « Add a document » sur l’interface ou importer des références existant dans EndNote XML, RIS, ou des fichiers BibTex.
Vous pouvez également faire un « glisser-déposer » de vos fichiers PDF dans l’application Mendeley où  seront ensuite extraites les métadonnées du document (ou enrichies manuellement si elles sont incomplètes) et les références citées.
L’organisation dans votre bibliothèque de documents est intuitive avec possibilité de filtrer la recherche selon plusieurs paramètres (par auteur, titre de revue, mots-clés,…). Mendeley suggère même des documents absents de votre bibliothèque et qui présentent une similarité de contenu ou de contexte avec ceux qui y sont déjà présents.
Il propose également un outil de suivi de dossier, ce qui lui permet d’importer automatiquement les nouveaux fichiers et les placer dans le dossier que vous avez sélectionné.
Cette version en installation locale est synchronisable avec une version en ligne du logiciel qui vous permet d’accéder à vos bibliographies Mendeley depuis n’importe quel ordinateur, il suffit juste d’avoir un compte en ligne. Cela signifie qu’avec n’importe quel système d’exploitation que vous utilisez et où que vous soyez dans le monde, vous pouvez manipuler votre bibliographie en y accédant avec facilité.

  • Annoter des fichiers PDF

Ouvrir et lire des fichiers PDF dans le PDF Viewer  interne. Vous pouvez visualiser des fichiers PDF en mode plein écran et la fonction recherche plein-texte vous permet de découvrir immédiatement toutes les instances de votre terme de recherche. Vous pouvez surligner du texte avec l’outil marqueur de texte et y ajouter des notes pour capturer et fixer vos idées sur le document.
Vous pouvez, à partir d’un seul endroit tout gérer et visualiser : les données bibliographiques, les documents PDF ; faire des annotations sur ces documents PDF, les mettre en évidence ; citer des références ; consulter des documents en texte intégral ; gérer vos mots-clés, etc.

  • Générer des bibliographies dans Word et OpenOffice

En utilisant les plugins pour Word (Windows uniquement pour le moment) et OpenOffice (toutes plateformes) qui s’installent en même temps que  l’application,  vous pouvez générer automatiquement des listes de références dans plus de 100 styles de citations. Tous les styles les plus populaires sont inclus, par exemple ACM, American Chemical Society (ACS), l’American Medical Association (AMA), American Psychological Association (APA), Chicago Manual of Style, Elsevier, le format de référence de Harvard, Modern Language Association (MLA), National Library of Medicine, Nature, Public Library of Science (PLoS), … Tout ce que vous avez à faire est de cliquer sur « Insert citation » dans le plugin Word (sous l’onglet « Compléments » dans Word 2007) ou OpenOffice Writer, sélectionnez un ou plusieurs (en appuyant sur CTRL + sélection) documents dans le Mendeley Desktop et cliquez sur « Send Citation to Word / OpenOffice ». Les références seront ensuite insérées dans votre document. Enfin, cliquez sur « Insert Bibliography » et sélectionnez le style de citation dans la liste déroulante.

  • Rassembler des documents à partir de plusieurs sources

Glissez-déposez le Web Importer de Mendeley dans votre barre de navigation, puis l’utiliser chaque fois que vous voulez sauvegarder un document. Cela signifie que vous pouvez vous passer du téléchargement d’un document qui par la suite, sera manuellement inséré en ligne dans votre bibliothèque numérique. En un seul clic sur ce bouton, Mendeley importe automatiquement le document décrit en détails, les citations et les fichiers PDF, si disponibles. Toutes ces informations sont stockées directement dans votre bibliothèque Mendeley.
Ceci est particulièrement utile pour des moments où vous devez collecter très rapidement un masse importante de documents. Mendeley Desktop va également sauvegarder le tout dans votre bibliographie en ligne, à laquelle vous pouvez accéder et gérer à partir de n’importe où.
Vous pouvez importer des documents à partir d’un très grand nombre de services, dont voici quelques-uns :

Mendeley

A suivre…

Mendeley comme outil de collaboration et de réseautage social pour chercheurs.

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N° 38 – Toujours du Web 2.0 3

Notre ancrage dans l’environnement des médias sociaux continue, causé par un heureux hasard qui s’est manifesté en un atelier interactif organisé à Dakar par le CODESRIA, dans le cadre du projet IKM Emergent. En effet en ce début de mois de juin on a encore parlé de Web 2.0 avec un panel composé essentiellement de bibliothécaires ou documentalistes intervenant dans des organisations internationales basées au Sénégal. Ce groupe de  « bibliodocaires » était complété par deux « intrus » dont moi-même, opérant dans la bibliothéconomie universitaire. Le but de cette rencontre animée par deux experts travaillant pour le projet IKM, était de permettre à IKM Emergent, qui s’intéresse à l’émergence de nouvelles manières de penser utilisables dans le monde du développement international, de faire une démonstration de nombre d’outils et techniques d’information, avec une réflexion collective de leur impact sur nos modèles et pratiques d’échange du savoir. En effet IKM Interactive concentre ses efforts sur le rôle de l’information et des outils d’information et plus particulièrement sur la manière dont ils affectent l’échange des connaissances. Ces outils et techniques dont il est question, sont pour la plupart ceux qui sont estampillés « 2.0 ». En effet on a beaucoup parlé de « social bookmarking » (Delicious), de microblogging (Twitter), de collaboration scientifique (Connotea), de flux RSS (Netvibes), de blogging (WordPress), de wikis (PbWorks) etc.. Donc autant de choses qui ne pouvaient qu’attiser mon intérêt et un désir largement assouvi, de partager mes expériences et celles de mon institution en la matière déjà visibles dans les billets N° 36 et N° 37, où tout cela est exposé en détail. Au fait, je profite de l’occasion pour signaler deux autres services que nous utilisons.  Cela concerne Connotea, où nous proposons une sélection d’articles scientifiques et CiteULike utilisé pour signaler des travaux académiques (thèses et mémoires), le tout en texte intégral.

Il a été aussi beaucoup question de Google, dans la séance consacrée aux biais de l’Internet.  Google et ses commandes générales comparées à celles des moteurs de recherche spécialisés,  démonstration du classement de ses pages (sans dévoiler l’algorithme de Larry Page 🙂 ), démonstration et pratique sur les ressources en IST sur Internet (Google Scholar Scirus, Google Books, blogs scientifiques) et enfin  d’une illustration de ces biais à travers l’utilisation de IKM Vines.

Une autre plage importante de l’atelier concernait la « science en ligne et le Sud » avec des démonstrations et discussions sur l’accès à la documentation scientifique avec les projets DOAJ, Agora, Hinari, Oare et Peri, sur le travail avec une bande passante limitée (qui est quelque part notre lot quotidien). Dans la pratique les participants ont aussi eu une idée de ce qu’est le travail collaboratif avec le wiki d’IKM interactive et ont pu voir en démonstration ce qu’est, l’extraction et l’utilisation de documents audiovisuels à partir du Web (iTunes), le géo-mapping, l’intégration des réseaux sociaux et la création de blog et de wikis.

J’en ai profité pour accroître mes connaissances sur Twitter, surtout l’utilisation de Twitterfeed pour signaler automatiquement (sur Twitter) des informations provenant de ses comptes sur d’autres plateformes 2.0. Aussi si vous voulez voir comment ça « gazouille » dans l’ensemble du globe terrestre, cliquez sur ce lien.

Après la séance sur la création d’un blog, M. Olivier Sagna, maître d’œuvre de cet atelier a eu l’ingénieuse idée de créer un blog pour une des revues du CODESRIA. Sur la page d’accueil il propose un accès au sommaire du dernier numéro, une deuxième page est consacrée à la présentation de la revue, avant d’accéder à une autre page qui présente, elle, les archives de la revue en texte intégral (le must pour moi), on peut aussi accéder au catalogue de l’organisme et à la liste de toutes les revues qu’il publie. Le graphisme, quant à lui est très proche du design de la version imprimée, pour vous faire une idée de tout cela, consultez le blog en question et sa version en langue anglaise. On attend vivement la suite pour les 11 autres revues du CODESRIA.

Voilà un moyen astucieux de vulgarisation et montre encore une fois de plus tout ce qu’on peut imaginer et faire avec les médias sociaux. Car tout l’enjeu est là pour nous, s’approprier ces médias gratuits, les adapter à notre contexte, collaborer entre nous et créer du contenu facilement accessible sur le web. Qui a dit que le Web 2.0 était aussi de l’intelligence…collective ?

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N° 37 – Encore du Web 2.0 6

« Notre bibliothèque fait du web 2.0 ».

Tel est le titre du post précédent et les échos, comme celui-ci, reçus d’un peu partout nous confortent dans l’idée d’avoir eu raison de le faire .  Alors insistons pour que nos « entreprises » documentaires s’y essayent, il sera toujours temps d’évaluer les résultats après. Ne perdons pas de vue que nos utilisateurs actuels et futurs contrairement à ceux d’il y a quelques années sont des « Digital natives » (il n’y a qu’à voir le nombre d’étudiants utilisant des ordinateurs portables dans notre campus) et fortement impliqués dans la mouvance des Médias sociaux. Cela implique une nouvelle attitude concernant le marketing de nos systèmes d’information documentaire, marketing qui doit nécessairement passer par l’usage du canal numérique. Alors ne nous privons pas de cette formidable possibilité de créer du contenu sur le Web (sans pouvoir écrire une seule ligne de code) qui nous est offerte par le monde du Web 2.0.

Pour appuyer tout ce prosélytisme en faveur de la « religion » 2.0… qui relie les gens, j’ai animé une petite communication sur le sujet dans notre bibliothèque (qui fait du Web 2.0 🙂 ). Voir la (longue) présentation ci-dessous.

Pour finir, petit jeu de synonymie : Médias sociaux = Web 2.0 et le premier terme est de plus en plus à la mode .

Les navigateurs se mettent aussi dans la socialisation, exemple de Flock un petit bijou à découvrir et télécharger …absolument génial.

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