N° 39 – Revues en version blog 1

Dans le post précédent je faisais part de l’initiative prise par M. Olivier Sagna du CODESRIA (et aussi enseignant à l’EBAD) au Sénégal, de mettre en version blog les revues de cette prestigieuse institution dont le but est d’appuyer le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique. Eh bien c’est fait grâce à WordPress ! Onze revues sont désormais « bloguées » avec pour chaque revue une version anglaise et une version française. Chaque blog se compose de 5 pages dont l’accueil où est présenté le sommaire du dernier numéro publié, la présentation qui définit la perspective éditoriale de la revue, la page des archives qui donnent accès au texte intégral des numéros antérieurs, le signalement des titres des autres revues de l’organisation et enfin la page des contacts. Ainsi par le biais de ce média qu’est le blog, les revues du CODESRIA ouvrent la porte aux commentaires des potentiels lecteurs.

Liste des revues avec une brève présentation de chacune d’elles.

  • Afrique et Développement : c’est une revue de sciences sociales consacrée pour l’essentiel aux problèmes de développement et de société. Son objectif fondamental est de créer un forum pour des échanges d’idées entre intellectuels africains partageant des convictions diverses et provenant de différentes disciplines .  Cette revue est également ouverte aux autres chercheurs travaillant sur l’Afrique et à ceux se consacrant à des études comparatives sur le tiers monde.
  • Le Bulletin du CODESRIA : il a pour objectif de stimuler la discussion, les échanges d’informations et d’encourager la coopération entre les chercheurs travaillant sur l’Afrique dans le domaine des sciences sociales et des humanités. Le Bulletin est trimestriel et distribué à titre gracieux aux  universités et instituts de recherche en Afrique. Il est publié en anglais, en français et en portugais.
  • Revue africaine de sociologie : dans cette publication semestrielle, les articles et autres communications scientifiques proviennent d’universitaires d’Afrique et d’ailleurs sur la problématique des analyses sociales ou d’ordre général. La vocation première de la Revue est de servir de support au développement de la pensée sociologique et anthropologique au sein de la communauté des chercheurs africains. Néanmoins, toute contribution pertinente venant de l’extérieur du continent est également prise en compte.
  • Identité, Culture et Politique : un dialogue Afro-asiatique : c’est une publication bi-annuelle du Conseil pour le Développement de le Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA) de Dakar (Sénégal) et de l’International Centre for Ethnic Studies (ICES) de Colombo (Sri Lanka). Son but est de favoriser la diffusion des connaissances et les échanges d’idées et de réflexions entre les chercheurs et militants africains et asiatiques.
  • Revue africaine des relations internationales : Publication bi-annuelle, elle offre une tribune pour l’analyse des questions contemporaines concernant les affaires internationales africaines, en relation avec les évènements mondiaux qui ont des répercussions sur le continent. La Revue sollicite des contributions, en anglais et en français, aussi bien d’ universitaires africains que d’universitaires d’autres continents travaillant sur l’Afrique.
  • Revue africaine des médias : Principale revue de communication en Afrique, elle sert de forum favorisant la recherche et les débats relatifs à la théorie, la pratique et la politique de communication au niveau du continent. Elle cherche à conscientiser les individus sur l’interaction entre les médias, la communication et le processus sociaux en Afrique, mais également sur la manière dont ceux-ci modèlent et sont modelés par les politiques et pratiques à l’échelle mondiale, régionale et locale. Cette Revue est ouverte aux contributions portant sur tous les aspects de la communication traitant de la condition africaine ou liés à l’Afrique et aux Africains. Elle accueille notamment des articles relevant des sciences de l’information.
  • Revue africaine des livres : Paraissant deux fois l’an en anglais et en français, elle est coéditée par le Forum des sciences sociales (FSS), basé à Addis-Abeba (Éthiopie) et le Centre  de recherche  en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), établi à Oran (Algérie). Le premier numéro a été lancé, en décembre 2003, lors de la Grande conférence organisée à Dakar (Sénégal) dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire du CODESRIA. Il est à noter que depuis cette date, de nombreuses contributions ont été apportées à la Revue africiane des livres par d’éminents universitaires et des personnes ressources provenant de tout le continent et de la diaspora.
  • Revue de l’enseignement supérieur en Afrique : Elle publie des analyses, de l’information et des approches critiques des défis actuels auxquels l’enseignement supérieur reste confronté à travers le continent tout en mettant un accent particulier sur la recherche et les politiques d’orientation en cours. La Revue de l’enseignement supérieur en Afrique publie des contributions de chercheurs, de professionnels et de décideurs politiques, en anglais et en français.
  • Sélection Afro-Arabe pour les Sciences sociales : Publication annuelle du Centre de recherche arabe du Caire (Egypte) et du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), elle contient une sélection d’articles publiés dans les revues du CODESRIA au cours de l’année ainsi que d’autres publications en provenance du monde arabe. Cette revue est publiée en arabe.
  • Afrika Zamani : Revue annuelle publiée par le CODESRIA pour le compte de l’Association des Historiens Africains (AHA), elle est consacrée à l’histoire de l’Afrique et couvre toutes les périodes. Elle sollicite des articles portant sur l’analyse des processus historiques et la réflexion critique sur les approches méthodologiques et l’historiographie. Les langues de publication de la revue sont l’Anglais, l’Arabe, le Français et le Portugais.

Voilà donc un florilège d’actions concrètes pouvant accroître la visibilité, des publications scientifiques initiés par les africains. Reste à bien vulgariser tout cela, ce qui est l’objet de ce post, pour que cela puisse profiter au plus grand nombre. L’institution a tout à gagner en s’appropriant ce mode de diffusion qu’est le blog, parce que les éventuels feedbacks (commentaires, rétroliens…) lui permettront de mieux évaluer son offre de publications scientifiques.

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N° 32 – Une bougie 2

Il y a tout juste un an venait au cybermonde, cet espace dans lequel je décidais d’exposer mes impressions sur la profession documentaire. Après 32 billets, 79 de vos commentaires, 110 tags créés et 7900 hits, j’ai vécu tous les états du blogueur et pense ainsi pouvoir en discourir.

Au moment de me lancer dans les tumultes de la « mer de liens » qu’est l’hypertexte, il fallait une sacrée dose de courage. Affronter l’inconnu, s’immiscer dans un milieu où des « mastodontes » et autres « dinosaures » avaient déjà investi le lieu et presque tout écrit sur la profession, prendre le risque de se mettre à nu en confrontant ses connaissances à la critique des collègues (experts ou pas), s’exposer dans un univers sans frontières où chacune des idées exprimées en mots se retrouve dans des archives indexées par les fureteurs du Web, en un mot, dévoiler pleinement savoir et savoir-faire.

Quel but pour tout ça ? Partager, partager, partager. C’était et cela demeure le leitmotiv principal et le Web 2.0, étant créé pour le partage, fournit des outils gratuits pour y parvenir. Alors pourquoi fallait-il s’en priver ?

Il fallait donc partager, mais quoi et avec qui ? Toutes les connaissances acquises sur la profession documentaire et surtout les nouvelles orientations du métier dont la prise en compte n’est pas toujours évidente sous nos chaudes latitudes. Donc je me suis adressé à ceux avec qui je partage un commun état de ressources et moyens d’action (africains du Sénégal plus particulièrement). Le message fondamental est de leur dire que TOUT est accessible maintenant, qu’il n’y a rien qui demeure ésotérique dans notre corporation. Il faut de la volonté, une connaissance des outils (surtout gratuits) pour s’épanouir pleinement dans cette profession et par ricochet, régler beaucoup de problèmes qui nous semblent insurmontables dans nos espaces de travail.

Comment pouvais-je transmettre tout cela, pour que le schéma communicationnel (émetteur-message-récepteur) soit opérant ? Etre le plus didactique possible tout en n’ayant pas la science des pédagogues et là est l’une des choses les plus difficiles de mon expérience de blogueur.

Avoir aussi le temps de concilier moult sollicitations éparses entre boulot, famille, social, etc. et trouver le temps (toujours) pour pondre un billet sur un sujet, qu’il faut au préalable définir comme pertinent pour soi mais surtout pour les autres. Gérer aussi ce que l’on appelle stress du blogueur, qui pour moi se résume à être à l’affût de toute information ou matière, susceptible d’être source pour un billet à publier.

Cependant, beaucoup de satisfactions au bout, comme celui de se sentir utile dans ce monde où la quête de sens vital est une chose largement partagée, mais surtout de sentir son expertise augmenter au fur et à mesure qu’on émet des connaissances et qu’on cherche partout des  éléments pour les illustrer et c’est là, fondamentalement, ma plus-value  de blogueur : apprendre en partageant. L’autre satisfaction et non des moindres, est l’auto-promotion quasi gratuite qu’on en tire et le fait de se faire connaître dans son environnement d’évolution professionnelle sans frontières physiques, se forgeant une identité numérique, dont la possession doit être nécessaire comme l’identité physique qui nous est indispensable dans la vie de tous les jours (il y a beaucoup d’inconvénients à être un « sans-papiers numérique » 🙂 ). Alors camarades régularisons-nous.

Cette embarcation vogue donc depuis un an au gré du vent cybernétique accostant aux ports et quais de marchandises documentaires, souhaitons qu’elle ne se transforme pas en galère , mais qu’elle soit toujours un cargo à remplir de connaissances. Tel est mon voeu avant de souffler sur cette première bougie.  Bougie


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