N° 86 – BiblYonthéconomie 2014 : dans le vif du sujet Réponse

Ce dimanche 17 aIMG_2148[1]out est marqué par le départ réel du semi-marathon qu’est le congrès de l’IFLA, non pas que je veuille sous-estimer les rencontres formelles et restreintes qui ont marqué le jour d’avant (réunions des comités permanents de section notamment), mais parce que la séance officielle d’ouverture a eu lieu ce « jour du soleil » pour reprendre le terme anglophone qui désigne le dimanche. Une grand-messe laïque dont la leçon inaugurale offerte à nous par le philosophe français Bernard Stiegler fut tout simplement sublime. Traitant du « Futur de la lecture et des bibliothèques à  l’heure du World Wide Web », la profondeur de son analyse, la hauteur de son discours et la largeur des illustrations utilisées ont parfaitement épousé les contours tridimensionnels de la communication déjà perceptibles dans les trois idées motrices de l’intitulé (Lecture-Bibliothèques-Web). Je ne prétends pas d’essayer de résumer la totalité de son intervention, mais seulement partager une toute petite chose que j’ai retenue de son argumentaire et ayant trait à une nécessaire transformation du Web actuel en un Web herméneutique où des annotations seront possibles et se feront par les bibliothèques, comme elles les permettent déjà dans le monde analogique. Un Web ou sera de mise la lecture hybride, le partage des notes de lecture via un protocole de réseau social. Je passe sur les jeux de mots subtils qui ont aussi participé à me le rendre captivant dont voici quelques morceaux choisis : l’allusion faite aux frères Lumière (cinéma) en invoquant les « Lumières numériques » qui sont attendues par les créateurs et militants du Web ; le bal des « nombres » comme des « ombres » dans le sérail informatique, etc. Ajoutons-y les concepts de haute portée philosophique que sont la « néguentropie » ou la « transindividuation« , le tout mariné à la sauce bibliothéconomique, produisant ainsi un cocktail de saveurs intellectuelles dont on se délecta assurément.

Malheureusement, j’ai dû quitter avant terme le grand amphithéâtre, théâtre de ce show de la Pensée pour déférer à ma tâche de traducteur pour l’IFLA Express, le journal multilingue du congrès. Ensuite cap sur la réunion 1 du comité permanent de la section « Afrique » marquée par une assistance record, preuve que la cause bibliothéconomique semble prise encore plus au sérieux au niveau du continent africain. J’ose espérer que cela n’est pas un épiphénomène, sinon ce serait vraiment désolant à une année du congrès prévu au Cap en Afrique du sud, congrès qui devra être l’occasion de consolider le sentiment d’enthousiasme général que j’ai remarqué et que je n’avais jamais vu en 5 participations.

La journée s’est achevée par ma visite de l’exposition-explication du projet Ideas-Box lancé par « Bibliothèques sans frontières » en faveur des populations réfugiées du Burundi (première phase). Une géniale initiative qui permet à des populations complètement déconnectées des sources de connaissance de pouvoir accéder a cette dernière par un procédé de « bibliothèque portable », composée de livres imprimés, électroniques, de matériel ludique et didactique et d’appareils connectables  à Internet. Un surplus d’informations peut être obtenu sur le site du projet.

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Le Lundi fut d’un réveil très matinal pour aller participer à la réunion du Groupe d’intérêt particulier ATINA/RAIA (Access To Information Network in Arica / Réseau d’Accès à l’information en Afrique) parrainé par la Section « Afrique ». Là aussi un enthousiasme réel s’est manifesté vu le nombre de participants et les engagements pris par la majorité des collègues pour assurer la durabilité et pérennité de ce groupe qui connait une relative léthargie depuis la retraite de son initiateur et animateur en 2012. L’organisateur de la réunion, à ce moment du congrès, a certainement été bien inspiré parce qu’elle coïncidait avec la Déclaration de Lyon sur l’accès à l’information et au développement qui se faisait officiellement lors de la deuxième séance plénière du congrès. L’opportunité de cette déclaration a été saisie pour penser à repositionner le Groupe d’intérêt et lui faire jouer un rôle encore plus palpable et plus visible dans ce vaste projet relatif à l’accès à l’information pour le développement.

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La suite fut marquée par un saut dans le bain de la session 86 organisée par la section « Catalogage » en collaboration avec le « Programme stratégique sur la Bibliographie, la Classification & Indexation et UNIMARC ». Un plongeon dans le bassin de mes premières et toujours amours professionnelles à savoir le Catalogage et la Description bibliographique. Une session constituée de sept (7) présentations de très haute facture sur les développements récents en la matière. Il a été ainsi question de modélisation (FRBR, FRAD), de Web sémantique, de données liées (Linked Data), de contrôle bibliographique universel (CBU), d’ontologies, etc., un certain nombre de notions constitutifs d’une prochaine communication que je devrai présenter, mais cela est une autre histoire… à raconter peut-être .

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N° 85 – BiblYonthéconomie 2014 : prémices d’une conférence confluente Réponse

lyon2014C’est bel et bien parti pour le 80e congrès mondial de l’IFLA qui se déroule a la confluence du Rhône et de la Saône d’où s’inspire le thème choisi pour cette année, c’est-à-dire : « Bibliothèques, citoyenneté, société : une confluence vers la connaissance ». Un congrès qui est parti pour un battre un certain nombre de records en termes de participation et de propositions de communications reçues notamment, comme l’a affirmé Pascal Sanz Président du Comité d’organisation et par ailleurs président du Comité français international bibliothèques et documentation (Cfibd) qui a octroyé pas moins de 25 bourses a des délégués francophones non français. J’ai l’honneur de faire partie de cette cuvée 2014 remarquable en nombre (la aussi un record) et sans doute en qualité, M. Sanz intervenait lors du Caucus regroupant les pays d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, des Caraïbes et d’Amérique latine. Une rencontre formelle où tour à tour, chaque section de cet espace géographique cité fait un bref rapport de ces activités de l’année en cours et renseigne sur les perspectives et projets à venir. Tribune mise à profit pour d’autres d’informer aussi sur des activités menées au niveau national voire local. Cette session qui fut la première à laquelle j’ai participé a été suivie par celle regroupant tous les francophones avec le même souci de rendre compte des activités et projets menés par certaines entités francophones du sérail bibliothéconomique, telles que : l’AIFBD, le Cfibd, le Réseau francophone numérique, le centre francophone de l’IFLA de Dakar, Bibliothèques sans frontières, etc. Cette rencontre est aussi mise a profit pour présenter les collègues francophones qui assurent des fonctions officielles dans les sections (Présidence, secrétariat, coordination de l’information) qui sont autant de points d’appui pour aider à comprendre le fonctionnement des sections pour ceux qui seraient intéressés a intégrer l’une d’entre elles.

Ce fut une demi-journée assez riche en informations glanées et surtout en contacts professionnels nouveaux, mais aussi anciens par les retrouvailles avec des collègues déjà connus ou/et avec qui je collabore a l’international. Cependant, dû à des problèmes d’ordre logistique (transport) je n’ai malheureusement pas eu la possibilité d’assister à la première réunion du comité permanent de ma section « Maitrise de l’information » qui vient de clôturer une conférence satellite organisée a Limerick en Irlande, à laquelle j’ai modestement contribué, notamment en ayant évalué pas moins de 30 propositions de communications qui devaient y être présentées. Dans la même veine j’ai aussi dû manquer la réunion du comité permanent de la section « Afrique ». Ces deux sessions se déroulaient en début d’après-midi à l’heure où j’arrivais à notre lieu de résidence à Lyon.

lyo_palaisVoilà en quelques mots le vécu de ce premier contact avec le centre des congrès de Lyon, ville que je retrouve avec plaisir après mon passage à l’ENSSIB d’il y a 3 ans ou j’étais invité par la « Mission Relations Internationales » (merci Raphaëlle) à venir faire une présentation devant des élèves conservateurs de l’école. A l’époque j’avais apprécié la beauté et le charme de la ville qui est le point de convergence de deux cours d’eau, ce qui en fait naturellement à partir d’aujourd’hui et pour une semaine, celui des meilleurs diffuseurs de la connaissance, c’est-à-dire ceux qui mettent en scène au jour le jour et sur des prosceniums en forme de travées ou d’écrans, les objets du savoir indispensables au public de la Cité.

N° 82 – Comparatif de logiciels de dépôts institutionnels Réponse

L’UNESCO vient de publier un guide de comparaison des cinq logiciels de dépôt institutionnels les plus couramment utilisés que sont : Digital InstitutionalRep_comparisonCommons, Dspace, Eprints, Fedora et Islandora. Ce guide est un des éléments de la stratégie d’Accès ouvert de l’organisation.

Depuis 2000, un certain nombre de plateformes dédiées aux dépôts institutionnels ont été développées, chacune avec son propre ensemble d’avantages et de caractéristiques techniques. Ce guide aidera sûrement les gestionnaires de projets de dépôts et les dirigeants d’institutions dans leur choix de logiciel à utiliser. De même, ce guide permet aux bibliothécaires d’être vraiment autonomes en termes de possibilités de comparaison des plateformes, en mettant l’accent sur ​​les caractéristiques essentielles qui permettront de répondre à leurs besoins et ainsi faire de leur dépôt des réussites en la matière.

Les catégories de comparaison.

Onze catégories comparatives ont été choisies pour aider les pilotes de projet de dépôt institutionnel dans leur choix, en leur permettant notamment d’identifier les caractéristiques les plus importantes dans l’élaboration d’un programme de dépôt institutionnel réussi au sein de leur établissement. Ces catégories sont :

  • l’infrastructure : où sont énumérées les caractéristiques fondamentales des plateformes. La section concernant l’infrastructure englobe l’installation, l’hébergement et les options de support à la clientèle.
  • la conception en mode utilisateur : il s’agit de l’interface lecteur qui reflète l’image de marque institutionnelle ainsi que la façon dont le lecteur interagit avec le dépôt. Les formats personnalisables, les pages mobiles optimisés doivent permettre de garantir une expérience de navigation optimale (HTML 5,..)
  • le contrôle et l’organisation de contenu : les bibliothécaires intéressés par la façon dont chaque plateforme prend en charge le contenu, les contrôles d’accès, et la structure du dépôt trouveront dans cette catégorie des informations pertinentes. (Outils de visualisation PDF, Galerie d’images, Licences Creative Commons, etc.)
  • la découverte de contenu : concerne les principales caractéristiques qui augmentent la visibilité du contenu du dépôt (recherche avancée, par facettes, navigation graphique, géolocalisation, PURL, indexation dans Google Scholar, etc.)
  • les outils de publication : les bibliothécaires et les rédacteurs en évaluant des options d’édition pourront découvrir et comparer des outils nécessaires à la publication, tels que la revue par les pairs, l’importation par lots, les options de métadonnées et les flux de travail rédactionnels. Ceci dans le but de publier un savoir de haute qualité directement dans le dépôt (par exemple, dans le cas de soumission volontaire d’articles ou autres travaux par des auteurs)
  • les rapports: fournir un feedback aux administrateurs rédacteurs, auteurs et parties prenantes est un aspect crucial dans la mesure du succès d’un programme de dépôt institutionnel. Cette catégorie décrit les rapports disponibles sur chaque plateforme (statistiques, Google analytics, etc.)
  • le multimédia : une caractéristique moderne du dépôt, la catégorie Multimédia compare la façon dont chaque plateforme gère les images, la vidéo et les services de streaming qui ajoutent une plus grande profondeur aux collections (vidéo, audio, diaporama, etc.)
  • les caractéristiques sociales et notifications : s’appuyant sur la possibilité de découvrir et l’optimisation des moteurs de recherche, les caractéristiques sociales du dépôt favorisent une approche moderne d’engagement des lecteurs en fournissant des outils pour suivre, partager et mettre en favori une ressource savante dans le dépôt (utilisation des médias sociaux, des flux RSS, etc.)
  • l’interopérabilité : s’appuyant sur l’initiative des archives ouvertes-protocole de moissonnage de métadonnées (OAI-PMH), tout dépôt se construit dans un but de diffusion. La catégorie interopérabilité examine comment chaque plateforme s’intègre avec les services de recherche, les profils de chercheurs et d’autres dépôts hébergés sur la même plateforme installée.
  • l’authentification : bien que la majorité du contenu d’un dépôt soit en accès libre, les identifiants de connexion institutionnels demeurent un aspect important dans la façon dont les lecteurs et les chercheurs accèdent à des contenus à travers les systèmes informatiques du  campus et le dépôt (annuaire LDAP, Shibboleth, etc.)
  • l’accessibilité : la capacité d’offrir l’accès à un plus grand nombre de lecteurs et chercheurs possibles, y compris surtout ceux qui ont des handicaps, est un élément fondamental du dépôt. (Conformité aux modèles VPAT, à l’article 508 et les normes du gouvernement américain en matière d’accessibilité)
  • la préservation : la capacité de pouvoir préserver à long terme des ressources savantes numériques pour les générations futures est une donnée fondamentale à prendre en compte. Pouvoir rendre des contenus disponibles dans le futur même si les formats changent, permettre leur émulation et leur migration d’un format à un autre si nécessaire. (Sauvegarde de contenu, Export XML, Conformité avec LOCKSS, etc.)

Bien que le guide soit en anglais sa lecture est aisée même si vous n’êtes pas érudit dans la langue de Shakespeare. La subdivision en catégories, elles-mêmes présentant les éléments de comparaison sous forme de tableaux, rend très facile la compréhension des données.

Le guide est accessible ici ou en cliquant sur l’image illustrative en haut à droite. Bonne lecture !

N° 79 – Virée printanière sur les bords du Gudenå Réponse

newpub_logo En cette mi-Juin 2013, j’étais invité par le ministère danois des affaires étrangères, à assister à la conférence sur l’avenir de l’édition et l’accessibilité pour les déficients visuels et autres personnes empêchées de lire des livres imprimés, organisée par la Bibliothèque nationale danoise spécialisée dans la fourniture de services aux personnes victimes de ces handicaps et du Consortium DAISY (actif depuis 1996 dans l’action pour un égal accès à la connaissance et l’information pour tout le monde surtout les personnes empêchées de lire les imprimés). Deux jours de conférence, à Copenhague,  chapeautée par le ministère danois de la culture pour débattre des problèmes liés à l’accessibilité. Un moment bien choisi et fort opportun, parce qu’il s’est tenu à quelques jours de la « Conférence diplomatique pour la conclusion d’un traité visant à faciliter l’accès des déficients visuels et des personnes ayant des difficultés de lecture des textes imprimés aux œuvres publiées« , se tenant à Marrakech du 17 au 28 juin 2013, sous l’égide de l’OMPI.

Cette rencontre de Copenhague est intéressante, à plus d’un titre pour moi, tant cette question du point de vue documentaire et bibliothéconomique, est loin d’être prise en compte au Sénégal. L’occasion était donc de profiter de cette invitation, certes pour présenter (et représenter) la profession documentaire telle qu’elle se vit localement, mais plus pour apprendre et découvrir ce qui se fait dans des pays, qui depuis longtemps ont fait de cette question intéressant le handicap visuel, une préoccupation fut-elle mineure.

Le concept « information pour tous » est souvent très limitatif dans ses applications et tentatives d’application, car il ne prend pas toujours en compte les personnes victimes de handicap, qui sont très souvent « oubliées ». Ce constat est flagrant pour mon pays (l’exemple que je connais le plus), pour preuve, il est difficile d’attester de l’existence de sections pour handicapés visuels dans les bibliothèques publiques et autres centre de lecture et d’animation culturelle, encore moins dans les bibliothèques universitaires. Hormis peut-être au sein de l’Institut National d’Education et de Formation des Jeunes Aveugles de Thiès (INEFJA) qui est le seul établissement spécialisé public du Sénégal, où l’on est en droit d’attendre ce type de service d’appui documentaire.

Les retours d’expériences reçus pendant ces deux jours, interpellent ma conscience d’acteur documentaire sur la nécessité de faire quelque chose, pour que la mission qui est nôtre, prenne une autre dimension qui soit en adéquation avec (1) la générosité qui est l’étoffe de notre métier et (2) l’extensivité de nos services aux usagers. Une tâche difficile certes, mais loin d’être impossible, il suffira avant tout d’acquérir ou développer des compétences professionnelles en adéquation avec  cet environnement d’usagers particuliers. Acquérir, puis gérer documentairement d’autres supports d’information, sous d’autres formats de type audio (Documents DAISY) ou tactile (Braille) ; des dispositifs matériels et/ou logiciels (lecteurs DAISY) permettant de lire des livres à la norme DAISY. Mais aussi proposer des catalogues adaptés pour que ces usagers puissent rechercher et identifier les documents voulus, exemple de La Bibliothèque Numérique Francophone Accessible, ou de la Bibliothèque Braille romande et livre parlé (Suisse). Une tâche qui nécessitera aussi la mobilisation de plusieurs entités, à commencer par les organisations représentatives de ces personnes handicapées, celle représentative des professionnels de l’information documentaire (ASBAD), etc., qui pourraient dans une conjugaison d’efforts, asseoir une bonne politique de lobbying pour influer sur les acteurs gouvernementaux ; aller à la recherche de potentiels partenaires ; conscientiser les responsables de la structure de formation professionnelle principale du pays (EBAD), sur la nécessité d’inclure dans ses curricula des modules pour l’acquisition de compétences idoines.

Pour revenir à la conférence proprement dite, le programme proposé atteste de la richesse des débats

et de la valeur des communicateurs, aussi kurzweilbien pour les séances plénières que pour les sessions spécifiques. Comment passer sous silence les interventions en plénière de Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia ; de Ray Kurzweil directeur de l’ingénierie à Google ou encore de Michael Seadle, directeur de la prestigieuse Ecole de bibliothéconomie et Sciences de l’information de l’université Humboldt de Berlin. Mon intérêt a été plus marqué pour la présentation de Kurzweil qui, fidèle à ses théories futurologistes, prédit une hybridation prochaine entre intelligence artificielle et intelligence humaine. Tout un programme qu’il est difficile de relater fidèlement ici 🙂 !

N° 76 – ICADLA3 : baisse de rideau Réponse

BHL Session

BHL Session

 Nous voilà arrivés au terme de deux jours de  cogitations sur les bibliothèques et archives numériques en Afrique. Deux jours intensifs d’échanges qui ont vu se succéder des panélistes aux expériences diverses, aux parcours et réalisations professionnelles différentes, mais qui ont tous contribué à la richesse des débats et la floraison des idées nécessaires à l’épanouissement des dispositifs d’accès aux contenus déjà fonctionnels. Parmi ce florilège de discours et présentations, j’ai retenu plus particulièrement ceux tenus par les représentants de la Biodiversity Heritage Library (BHL) et de la Bibliothèque nationale du royaume du Maroc.

Ils n’étaient pas moins de 06 représentants de la BHL à se succéder pour présenter cette œuvre ambitieuse de catalogage et diffusion en ligne de la faune et flore constitutive de notre bonne vielle planète terre. Ce consortium de bibliothèques d’histoire naturelle et de botanique, qui depuis 2005 coopèrent pour numériser le patrimoine littéraire sur la biodiversité présente dans leurs collections, a réussi cette ambition en partenariat avec l’Internet Archive. La documentation ainsi produite est disponible en accès libre. Ces 06 représentations de BHL en sont autant de déclinaisons géographiques, nativement et historiquement située à la fois aux USA (08 institutions) et en grande Bretagne (02 institutions) qui en sont les fondateurs, et actuellement présente en Chine, au Brésil, en Australie et en Afrique tout dernièrement depuis avril 2013. Il a été tout à fait intéressant de découvrir les différents portails créés au niveau de ces différentes réalités géographiques et donnant accès à la connaissance des diverses formes connues du vivant sur terre. A côté de celles-ci figure l’Encyclopedia of life dont la BHL constitue la pierre angulaire. Du point de vue technologique j’ai été principalement intéressé par l’outil de gestion de collection de métadonnées MACAW développé et utilisé par les bibliothèques du Simthonian Institution de Washington.

J’ai tout autant apprécié l’intervention éloquente et passionnée du directeur de la Bibliothèque nationale du royaume du Maroc, qui avec verve a exposé sur les réalisations et progrès accomplis par sa structure en terme de numérisation du fonds patrimonial national et de sa mise en ligne, mais aussi ceux accomplis dans l’acquisition de compétences en restauration de manuscrits, qui fait que ce pays dispose maintenant de professionnels aguerris en la matière, permettant ainsi au Maroc de pouvoir préserver ses manuscrits, voire proposer son assistance à toute autre nation qui en exprimerait le besoin en Afrique noire par exemple.

Concernant les sessions parallèles qui étaient au nombre de trois, je ne peux écrire que sur la session qui m’a concerné (désolé, défaut de don d’ubiquité 🙂 ), session qui concernait les expériences institutionnelles, où nous étions quatre « mousquetaires » à vouloir épater, à tour de rôle, l’auditoire par nos différentes réalisations en terme de mise à disposition de contenus numériques en ligne. Voire à ce propos mes slides en fin d’article.

Enfin je finis par les « breakout sessions » qui étaient aussi au nombre de trois et dont le but était de réfléchir sur le présent et le futur d’ICADLA qui en est à sa 4ème année d’existence. L’exercice de réflexion sur les possibles orientations futures de l’organisation et surtout la pérennisation de son action, a produit des éléments dont la prise en compte pourrait aider à accomplir bien des vœux.

Une chose est cependant sûre, pour qu’ICADLA se pérennise il faut que la mise en ligne de contenus africains aille grandissant et qu’il y ait à chaque fois beaucoup de pratiques et réalisations à partager et que cela vienne de toutes les régions géographiques du continent, sans limite linguistique aussi bien du point de vue des participants que des portails et contenus présentés. Personnellement, j’aurai bien aimé rencontrer des participants lusophones, hispanophones,… découvrir des bibliothèques numériques en Swahili, Amharique, Xhosa, Wolof, etc. à l’exemple du projet ASK-DL de l’Université de Harvard. Celles qui existent n’ont pas la visibilité souhaitée parce que n’ayant pas d’espace de vulgarisation pour se faire connaître. Ce qu’ICADLA pourrait bien être et devrait être : rendre réelle une diversité culturelle africaine…numérique, passage obligé aussi pour une résorption graduelle du fossé numérique.

N° 75 – Des bibliothèques numériques en Afrique Réponse

alakhaywaynLa 3ème Conférence sur les bibliothèques numériques et archives africaines ICADLA3 se tient cette année au Maroc, plus précisément dans les locaux de la magnifique Université Al Akhawayn. Dans l’Atlas marocain où est située la ville d’Ifrane qui abrite cette université, des praticiens, et autres spécialistes de la production et de la misE en ligne de contenus numériques sont appelés à échanger leurs idées, leurs réalisations, leurs visions de ce que devrait être l’avenir des dispositifs d’accès à la documentation numérique en Afrique. Tel est résumé le credo d’ICADLA, qui avec ce cadre de réflexion et d’échanges intra-africain, vient quelque part combler un vide immense en la matière, c’est-à-dire une absence de contacts réguliers qui n’est pas pour favoriser les développements de projets africains, perpétuant ainsi l’enlisement du continent noir à la périphérie des « normalités » numériques depuis longtemps éprouvées dans les autres continents. Je suis donc ici pour partager une expérience institutionnelle, mais aussi rencontrer des acteurs avérés, provenant des différentes régions géographiques d’Afrique et d’autre parties du monde, un total de 26 pays représentés dont 16 africains. En attendant d’exposer ultérieurement les détails des activités de la conférence, je partage les motivations qui m’ont poussé à proposer une communication dans ce cadre et qui sont exposées dans le résumé que voici :

Il est maintenant établi que la mise à disposition et l’accès à des contenus numériques sont une réalité palpable de nos jours, à tel point qu’il paraît exceptionnel d’être en dehors de ce mouvement embrassant toutes les zones géographiques de la planète. L’Afrique, pour une fois, n’échappe pas à cela tant les exemples de bibliothèques numériques y « foisonnent » même s’il y a beaucoup à redire sur la fonctionnalité et la pérennité de certains dispositifs. Car construire une bibliothèque numérique est une chose, la maintenir et la rendre disponible en ligne en est une toute autre. Dans un contexte de pauvreté économique où les priorités semblent être ailleurs, il est tout à fait facile de comprendre de pareils dysfonctionnements qui cependant, n’enlèvent en rien le mérite des acteurs africains qui se sont lancés dans ces entreprises dantesques, souvent avec le soutien de partenaires de pays plus nantis. Cette coopération se matérialise à plusieurs niveaux : assistance technique à la numérisation, formation à la maîtrise logicielle, hébergement des collections, etc. A cela s’ajoute une disponibilité de logiciels libres qui n’attendent que d’être découverts et maîtrisés pour mettre en place ces bibliothèques numériques. Mon propos au travers de cette communication est de partager l’expérience de la bibliothèque de l’Institut africain de développement économique et de planification des Nations Unies (IDEP) avec l’utilisation du logiciel Invenio développé par l’organisation européenne de recherche nucléaire (CERN) et initialement dédié au domaine hautement scientifique de la physique des particules. Exponentiellement pourvoyeuse de documents issus de la recherche, ce domaine particulier de la physique, le CERN en est l’organisation la plus en vue au niveau mondial, a eu besoin d’un outil capable de rassembler, décrire, cataloguer, présenter et diffuser en ligne une documentation multiforme. Devant le succès du logiciel, un désir de le vulgariser a pris forme et avec comme principale cible l’Afrique où le besoin en la matière se fait le plus sentir. Avec l’appui financier de l’UNESCO, le CERN a organisé depuis 2009 une série d’ateliers de formation sur les bibliothèques numériques avec un focus sur la découverte, l’installation et la mise en route d’Invenio. Notre bibliothèque à la suite d’une de ces écoles organisée en novembre 2011 à Dakar, a décidé d’adopter le logiciel en tant que système intégré de gestion de bibliothèque (SIGB), donnant en même temps accès à sa documentation numérique. C’est cette expérience de déploiement que nous avons décidé de partager, en partant de toutes les procédures mises en œuvre pour rendre l’application fonctionnelle et en insistant sur fonctionnalités disponibles et que nous avons adaptées à notre propre environnement. Dans sa conception Invenio prend en compte et propose un certain nombre de choses, parmi lesquelles on peut citer pêle-mêle : l’utilisation du MARC 21, les formats d’exports de métadonnées du Dublin Core, BibTex, Endnote, etc., des fonctions d’OPAC social ou Web 2.0. entre autres. L’autre intérêt qui motive cet article est de partager nos réflexions sur un projet de création d’une bibliothèque numérique collective entre toutes les institutions africaines ayant bénéficié des formations du CERN, avec pour but à la longue de lui donner une dimension continentale.

Exposer de vive voix les détails suggérés dans ce résumé à été facilité par ma sponsorisation émanant du Goethe Institut de Johannesburg. Ce rappel est un exercice de gratitude auquel je devais me soumettre tout en appréciant à sa juste valeur ce geste, d’une institution qui, depuis quelques années déjà, soutient les échange et reseautage professionnels dans le domaine des sciences de l’information et des bibliothèques en Afrique.

N° 74 – Ressources mondiales en Maîtrise de l’information 3

infolit-logoL’UNESCO vient de publier un Panorama des ressources en Maîtrise de l’information dans le monde. Ce guide à l’intention des étudiants, professionnels de l’information, enseignants, chercheurs, etc., a nécessité la collaboration de pas moins de 93 spécialistes du domaine et locuteurs de 42 langues dans lesquelles sont déclinées les différentes ressources proposées. L’intégralité du document est accessible ici avec possibilité de le lire en PDF ou en ePub pour les détenteurs de d’appareils mobiles ou de Logiciels de lecture pour PC tel que Calibre.

Cet outil vient compléter tout le travail accompli depuis plus d’une décennie pour promouvoir le concept de « Maîtrise de l’information » en vue de son adoption et opérationnalisation dans les différents contextes éducationnels de la planète. En effet le guide a pour but de fournir une approche inclusive et multilingue, en rassemblant les contributions de ces spécialistes d’origine diverse, permettant ainsi aux potentiels utilisateurs de divers horizons et nationalités d’accéder à des informations pertinentes dans leur langue maternelle. Il se veut être un outil didactique de base à l’intention des enseignants et bibliothécaires des cycles d’enseignement primaire, secondaire et supérieur, pour formater des plans de cours et autres tutoriels dédiés à la formation à la maîtrise de l’information, en direction des élèves et étudiants. Il va sans dire que la pertinence de ce guide multilingue réside surtout dans le fait que les communautés, quelles qu’elles soient, sont mieux en mesure d’identifier leurs besoins d’information, d’accéder à cette information, l’évaluer, l’utiliser, ou la créer et la partager, si elles sont aidées en cela, par des outils propres à leur langue maternelle. Ceci entre en droite de ligne avec l’idéal poursuivi par l’UNESCO (Déclaration de Moscou de juin 2012) ou encore l’IFLA (Recommandations de décembre 2011), qui reconnaissent le rôle primordial de l’information et des médias dans nos vies de tous les jours, car il se trouve au cœur de la liberté d’expression et l’accès à l’information, nécessaires pour la construction et l’application de nouvelles connaissances,  qui elles-mêmes font progresser le monde et par conséquent le bien-être de chaque individu.

Pour la partie purement francophone du document, il fait un focus sur trois pays : la France, le Canada et la Belgique. Une liste de ressources très appréciable pour qui les connaît et les a déjà utilisées D’ailleurs, je recommande vivement l’outil de formation InfoSphère développé par l’UQAM (Québec) qui a été adopté et adapté par les services de bibliothèque d’autres universités francophones du Canada (Montréal et Laval) et de Belgique (Louvain). Je l’utilisais moi-même comme source d’inspiration, lorsque j’enseignais la maîtrise de l’information aux étudiants en Sciences de la santé de l’UGB durant une vie professionnelle antérieure.

Il est aussi louable de noter la prise en compte de deux langues typiquement africaines dans le guide : l’Amharique d’Ethiopie et le Shona du Zimbabwe, mais tout aussi déplorable l’absence de langues comme le Swahili et pourquoi pas le Wolof (un peu de chauvinisme 🙂 ) dont la présence sur Internet et le Web est de plus en plus visible depuis quelques années avec, par exemple, des versions « wolofisées » de Google ; Wikipédia  et même du navigateur Mozilla Aurora. Il ne reste qu’à produire des contenus et des ressources en maîtrise de l’information pour les intégrer dans le guide, d’autant plus que celui-ci est évolutif selon les mots même de l’auteur, ce qui est une excellente chose pour la prise en  compte future de toutes les autres langues qui ne manqueront pas de  se manifester en vue d’être partie intégrante de ce document de référence.

Je voudrai pour terminer, féliciter mes quelques collègues du Comité permanent de la Section Maîtrise de l’information de l’IFLA qui ont eu collaborer dans le cadre de cette publication, pour le compte de leur propre pays et/ou groupe linguistique dans lequel s’exerce leur activité professionnelle.

N° 67 – Copyright et bibliothèques (suite) Réponse

Dans le billet précédent je faisais état de la disponibilité du cours en ligne « Droits d’auteur pour bibliothécaires » et essayais d’en faire une description, la plus claire possible, de ses modules. Dans la même veine, je viens partager la présentation que j’en ai aussi faite lors de la 3e Ecole CERN-UNESCO sur les bibliothèques numériques qui vient de se tenir à Dakar, du 21au 26 novembre 2011, où 7 pays africains étaient représentés. Etant donné  l’extrême importance de la gestion des droits numériques, il était pertinent pour les organisateurs, de vulgariser cette ressource dans le cadre de l’Ecole en question.

Voici ci-dessous la présentation

Pour ce qui est de l’évènement proprement dit qui a motivé cette présentation, il est la suite des deux ateliers tenus successivement à Kigali en 2009 et Rabat en 2010 et dont j’ai fait état, pour ce dernier, dans ce blog. Une occasion de plus donc, pour accompagner les projets de bibliothèques numériques africaines en gestation et surtout poursuivre la vulgarisation du logiciel Invenio sur le continent. Pour de plus amples informations sur cet atelier consulter le site qui lui est consacré.

N° 63 – Caraïbibliothéconomies : Puerto Rico II Réponse

Comme je l’ai dit dans mon billet précédent, je me suis intéressé à la session organisée par le groupe d’intérêt particulier ATINA le 16 août 2011. Le titre en était : Accès à l’information : parallèles entre l’Afrique et les Antilles. Elle était entre autres consacrée à l’accès à l’information gouvernementale en Afrique et dans les Caraïbes/Antilles, les communications faites ont démontré de grandes similitudes entre les deux aires géographiques. Nous avons aussi eu droit à une présentation de l’accès aux archives coloniales sur l’esclavage en Jamaïque et j’ai aussi beaucoup apprécié la communication faite sur l’Open Access et les différentes initiatives entreprises en Afrique dans ce domaine. Les communications sont accessibles à partir de ce lien.

J’ai aussi, le même jour, suivi avec intérêt la session 149 organisée par la section « Classification et Indexation » et plus particulièrement la communication intitulée « Convergence et interopérabilité : l’apport du Web de données » faite par E. Bermès (accessible ici)

Cette journée s’est clôturée par une soirée culturelle « Cultural Event » dans le jargon de l’IFLA, où 2000 bibliothécaires se sont éclatés au son d’une musique  plus internationale que Porto-ricaine, sûrement pour correspondre à la diversité des nationalités et cultures qui rivalisaient d’ardeur sur la piste de danse au décor grandiose du « Centro de convenciones« .

La journée du Mercredi a déjà annoncé la fin de la grand-messe annuelle de la bibliothéconomie mondiale, avec les tenues des deuxièmes et dernières réunions des comités permanents des sections. Ces dernières sont l’occasion, la plupart du temps, de tirer un bilan du congrès pour chaque section mais aussi de définir les activités et préparer les prochaines manifestations de la section en responsabilisant les uns et les autres sur des projets bien identifiés. Concernant la section « Maîtrise de l’information » je voudrais juste rappeler l’une des conférences satellites de IFLA 2012 en Finlande, qu’elle co-organisera avec le groupe ATINA à Riga en Lettonie. Le thème et l’appel à communications seront très probablement disponibles dès le mois d’octobre 2011. Etant un des organisateurs désignés au niveau de la section, je promets de disséminer toute information relative à cette manifestation, surtout en direction de la communauté professionnelle africaine qui est particulièrement ciblée pour partager des expériences et points de vue sur le thème qui sera définitivement adopté.

La suivante session sur UNIMARC et FRBR était l’occasion pour moi de développer mes connaissances, même si je n’ai pas senti trop de nouveautés révolutionnaires en la matière. J’ai cependant plus particulièrement apprécié les communications : « Les FRBR en UNIMARC : Yes we can! » et « UNIMARC et Linked Data« .

Cette journée s’est achevée par l’Assemblée générale de l’IFLA dont vous pouvait lire l’ordre du jour. Elle a été surtout marquée par le discours de fin de mandat de la sud-africaine Elllen Tise, présidente sortante de l’IFLA. Les signes perceptibles de fin de congrès sont déjà là comme tantôt stipulé, pour preuve la fermeture aussi en cette journée, de l’espace exposition occupée par les éditeurs et autres fournisseurs de produits. En attendant la clôture officielle le jeudi 18 août, l’heure était venue de faire un détour vers Old San Juan, le coeur historique de la capitale de Puerto Rico peu distante, mais bien plus vivante que le Quartier des conventions qui abrite les travaux du Congrès. Je compte bien répéter l’opération mais avec, cette fois-ci, un objectif « emplettes » dans les boutiques de souvenirs. Mais comme le dit l’adage « à chaque jour suffit sa peine » et « demain est un autre jour ».

N° 62 – Caraïbibliothéconomies : Puerto Rico I 1

La deuxième étape du périple caribéen après Sainte Luce en Martinique, se situe à San Juan, capitale de l’Etat de Puerto Rico qui accueille le 77ème Congrès mondial des bibliothèques et de l’information (WLIC) de l’IFLA. Le thème retenu cette année est : « Les bibliothèques au-delà des bibliothèques : Intégration, innovation et information pour tous« . Le Convention center de Puerto Rico a refusé du monde lors de la cérémonie officielle d’ouverture tenue le 14  août 2011 devant plus de 2000 délégués de 200 nationalités différentes. Tour à tour la Présidente du comité local d’organisation et des notables de la ville de San Juan ont pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous les participants présents avant que la présidente de l’IFLA ne procède à l’ouverture officielle du congrès après son discours d’usage. Il revenait ensuite au Dr. Fernando Picó, SJ, historien portoricain reconnu, humaniste et professeur à l’Université de Puerto Rico, Campus Río Piedras, de prononcer le discours d’ouverture en guise de leçon inaugurale intitulée : « Les textes après leur mort : lorsque le paradis est un site Internet. »

L’autre fait important de cette journée a été l’inauguration de l’exposition dans le grand hall prévu à cet effet. Cette exposition est un de moments importants de chaque congrès, car il concerne l’espace aménagé pour les partenaires, les fournisseurs et autres structures travaillant pour, par ou dans les bibliothèques. On y retrouve pèle-mêle des éditeurs, des bibliothèques et autres services d’information, des prestataires de bureautique et d’informatique, etc.. C’est donc l’occasion de se renseigner sur les nouvelles offres technologiques intéressant les bibliothèques, de négocier des contrats avec les éditeurs surtout concernant les ressources électroniques, etc.. Ce même espace accueille aussi les posters proposés et sélectionnés pour le congrès et qui font l’objet d’un concours dont le but est d’élire le meilleur poster à la fin de celui-ci.

La journée du 15 août a été pour moi l’occasion de suivre la session 94 organisée conjointement par les sections « Maîtrise de l’Information » et « Bibliothèques pour populations multiculturelles » et le groupe d’intérêt particulier sur les problèmes indigènes. Cette session intitulée : « Importance de la maîtrise de l’information pour les besoins des populations multiculturelles, stratégies, programmes et le rôle des bibliothèques » était composée de huit (8) communications qui se sont étalés sur trois tours d’horloge devant un auditoire enthousiaste au vu des débats suscités par la quasi-totalité des présentations. Les communications sont disponibles sur le site du congrès (cliquer sur la session 94). Deux communications traduites en français sont disponibles sur le site de l’AIFBD, ce sont les suivantes en attendant que les autres soient faites par les volontaires qui se sont manifestés pour :

  • « Usted y Su Biblioteca (Vous et votre bibliothèque) : un programme d’aide a la maîtrise de l’information pour adultes en anglais langue seconde » (disponible ici) ;
  • « La maîtrise de l’information dans une société multiculturelle : le rôle des bibliothèques en Bulgarie actuelle«    (disponible ici)

Ces traductions sont faites par des bénévoles volontaires et sont précieuses pour la communauté professionnelle francophone qui peut ainsi avoir une idée des communications qui sont faites lors des congrès de l’IFLA et qui sont majoritairement en langue anglaise. C’est le lieu de lancer un appel à tous ceux qui liront ce billet et qui pensent pouvoir participer à l’effort de traduction de se manifester auprès de l’AIFBD, après avoir repéré une communication qu’ils désirent traduire, sur la page consacrée aux traductions.

Je souligne l’excellente organisation de cette session, avec un choix de communications pertinentes, un timing bien géré. Tout ceci a été orchestré par l’organisatrice désignée au niveau de la section « Maîtrise de l’information », notre collègue Zuza Wiorogorska et tous les autres qui ont aidé à la bonne réussite de ce forum.

Voilà le résumé que j’ai voulu faire pour les trois premiers jours du congrès, trois parce que le mien a débuté plus précisément le Samedi 13 août par les réunions des comités permanents des sections « Maîtrise de l’information » et « Technologies de l’information » dont je suis membre. J’entame cette année, avec la première, un mandat électif de  04 ans comme membre plein et poursuit celui de membre correspondant pour la deuxième section. Ma prochaine session dès le 16 août est consacrée à des questions purement africaines et est organisée par le Groupe d’intérêt particulier « Réseau d’accès à l’information en Afrique » (RAIA) ou Access to Information Network-Africa (ATINA) en anglais. Session d’autant plus importante qu’elle sera suivie par une rencontre de préparation d’un prochain congrès satellite à organiser en 2012, conjointement entre ce groupe et la section « Maîtrise de l’information » où je suis désigné pour être un des organisateurs de cette manifestation, mais ceci est une autre histoire…A suivre ! 🙂