N° 74 – Ressources mondiales en Maîtrise de l’information 3

infolit-logoL’UNESCO vient de publier un Panorama des ressources en Maîtrise de l’information dans le monde. Ce guide à l’intention des étudiants, professionnels de l’information, enseignants, chercheurs, etc., a nécessité la collaboration de pas moins de 93 spécialistes du domaine et locuteurs de 42 langues dans lesquelles sont déclinées les différentes ressources proposées. L’intégralité du document est accessible ici avec possibilité de le lire en PDF ou en ePub pour les détenteurs de d’appareils mobiles ou de Logiciels de lecture pour PC tel que Calibre.

Cet outil vient compléter tout le travail accompli depuis plus d’une décennie pour promouvoir le concept de « Maîtrise de l’information » en vue de son adoption et opérationnalisation dans les différents contextes éducationnels de la planète. En effet le guide a pour but de fournir une approche inclusive et multilingue, en rassemblant les contributions de ces spécialistes d’origine diverse, permettant ainsi aux potentiels utilisateurs de divers horizons et nationalités d’accéder à des informations pertinentes dans leur langue maternelle. Il se veut être un outil didactique de base à l’intention des enseignants et bibliothécaires des cycles d’enseignement primaire, secondaire et supérieur, pour formater des plans de cours et autres tutoriels dédiés à la formation à la maîtrise de l’information, en direction des élèves et étudiants. Il va sans dire que la pertinence de ce guide multilingue réside surtout dans le fait que les communautés, quelles qu’elles soient, sont mieux en mesure d’identifier leurs besoins d’information, d’accéder à cette information, l’évaluer, l’utiliser, ou la créer et la partager, si elles sont aidées en cela, par des outils propres à leur langue maternelle. Ceci entre en droite de ligne avec l’idéal poursuivi par l’UNESCO (Déclaration de Moscou de juin 2012) ou encore l’IFLA (Recommandations de décembre 2011), qui reconnaissent le rôle primordial de l’information et des médias dans nos vies de tous les jours, car il se trouve au cœur de la liberté d’expression et l’accès à l’information, nécessaires pour la construction et l’application de nouvelles connaissances,  qui elles-mêmes font progresser le monde et par conséquent le bien-être de chaque individu.

Pour la partie purement francophone du document, il fait un focus sur trois pays : la France, le Canada et la Belgique. Une liste de ressources très appréciable pour qui les connaît et les a déjà utilisées D’ailleurs, je recommande vivement l’outil de formation InfoSphère développé par l’UQAM (Québec) qui a été adopté et adapté par les services de bibliothèque d’autres universités francophones du Canada (Montréal et Laval) et de Belgique (Louvain). Je l’utilisais moi-même comme source d’inspiration, lorsque j’enseignais la maîtrise de l’information aux étudiants en Sciences de la santé de l’UGB durant une vie professionnelle antérieure.

Il est aussi louable de noter la prise en compte de deux langues typiquement africaines dans le guide : l’Amharique d’Ethiopie et le Shona du Zimbabwe, mais tout aussi déplorable l’absence de langues comme le Swahili et pourquoi pas le Wolof (un peu de chauvinisme 🙂 ) dont la présence sur Internet et le Web est de plus en plus visible depuis quelques années avec, par exemple, des versions « wolofisées » de Google ; Wikipédia  et même du navigateur Mozilla Aurora. Il ne reste qu’à produire des contenus et des ressources en maîtrise de l’information pour les intégrer dans le guide, d’autant plus que celui-ci est évolutif selon les mots même de l’auteur, ce qui est une excellente chose pour la prise en  compte future de toutes les autres langues qui ne manqueront pas de  se manifester en vue d’être partie intégrante de ce document de référence.

Je voudrai pour terminer, féliciter mes quelques collègues du Comité permanent de la Section Maîtrise de l’information de l’IFLA qui ont eu collaborer dans le cadre de cette publication, pour le compte de leur propre pays et/ou groupe linguistique dans lequel s’exerce leur activité professionnelle.

N° 54 – Echos de Göteborg : dans le vif du sujet 1

La note d’espoir quant à un congrès prometteur en terme de succès se confirme avec les deux jours suivants et qui ont été marqués, pour le mercredi 11 août, par la cérémonie officielle d’ouverture du Congrès relayée sur mon compte Twitter (#ifla2010). Le comité local d’organisation suédois a parfaitement réussi le coup de cette grand-messe ou trois sermons de haute facture, nous ont été tour à tour servis par Agneta Olsson, Ellen R. Tise, Jan Eliasson respectivement Présidente du Comité national d’organisation suédois, Présidente de l’IFLA et Ancien Président de la 60ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette session grandiose par le nombre de délégués présents, par les discours pertinents des intervenants a connu une apothéose sous forme de show parodique du mythique groupe suédois « ABBA » et qui a réveillé les ardeurs « seventies et eighties » de certains congressistes.

A la fin de cette cérémonie d’ouverture, les sessions organisées par les sections ont pris le relais et je me suis naturellement intéressé à celle organisée conjointement par les sections « Information Literacy » et « Reference and Information Services » dont le slogan était : « N’attendez pas qu’on vous demande – vers le renseignement de prochaine génération et maîtrise de l’information« . Cinq communications, au contenu à majorité pratique, s’appuyant sur des actions professionnelles vécues, ont hissé cette session à un niveau de débat professionnel très élevé. les textes des communications sont accessibles sur le site des traductions de l’AIFBD.

Un des faits marquants d’un congrès de l’IFLA est l’espace « Exposition », où des exposants (éditeurs, fabricants, institutions, etc., œuvrant dans le secteur des bibliothèques et disciplines connexes) animent des stands et présentent les nouvelles évolutions technologiques intéressant notre secteur d’activité. Cet espace a été officiellement ouvert ce 11 août, ainsi que l’espace « Posters », constitué d’affiches sélectionnées, généralement axés sur des projets et réalisations bibliothéconomiques qui se voient ainsi vulgarisés. Chaque année est désigné un lauréat du meilleur poster.

La journée du 11 août s’est achevée pour moi par la traditionnelle réunion et dîner des boursiers organisés par le Comité Français IFLA (CFI). L’occasion a été saisie pour accueillir les nouveaux boursiers, exposer sur les missions actuelles et futures du CFI entre autres.

Hier jeudi 12 août, la session 86 organisée par les sections  » Social Science Libraries » et « Information Literacy » ont eu toute mon attention. Cette session avait comme slogan : « Faire que cela compte, maîtrise des données en sciences sociales » où 6 communications ont été faites et portant généralement sur l’utilisation et l’analyse des données statistiques dans les bibliothèques.

J’ai suivi aussi une présentation sur le CS Library une solution « Bibliothèque 2.0 » indépendante et Open source. Je projette de faire un billet spécial sur cet outil qui propose des fonctionnalités intéressantes qu’il ne serait pas superflues de découvrir. Pour le moment je signale la page Facebook du produit qui permettra dès à présent d’en savoir un peu plus.

Trois journées de congrès déjà achevées et aucun couac majeur décelé pour le moment. Il faut vraiment souligner ce fait et tirer bas le chapeau à cette magnifique organisation, où la signalisation est parfaite (donc aucun moyen de se perdre dans ce labyrinthe), les volontaires toujours disponibles pour aider, les postes informatiques à profusion et une connexion Wi-Fi gratuite, des espaces-détentes nombreux et tranquilles, des collations et buffets à profusion quand ils sont de mise, etc.. Aussi, suis-je tenté de dire, « Vraiment les suédois savent recevoir« 

N° 53 – Echos de Göteborg : un congrès qui promet 1

C’est sous le soleil (une vraie éclaircie-miracle dans la grisaille froide qui m’a accueilli à Göteborg) qu’a débuté ce 76e Congrès et Assemblée générale de l’IFLA. Autant dire que les organismes tropicaux sont soumis à rude épreuve avec ce changement brusque dans l’échelle des températures. Mais les différents documents reçus et relatifs au programme de ce congrès, prévoient plusieurs occasions de s’échauffer et de se réchauffer, sans compter l’usage intempestif qu’il est prévu de faire du Sauna, cette autre particularité purement scandinave.

Concernant le Congrès proprement dit, une innovation m’a profondément plu avec l’initiative d’officialiser encore plus le « Blogging » effectué au cours de la manifestation. A l’initiative du New Professionals Special  Interest Group qui a créé un espace de blog collectif avec WordPress, avec un pool de 16 rédacteurs, dont l’auteur de cet article. Dans ce même prolongement, tous les biblioblogueurs du congrès ont droit à un ruban spécial distinctif sur leur badge de délégué et enfin la possibilité d’ajouter le logo de « IFLA Blogger » sur leur blog personnel. Quoi de plus pour être heureux suis-je tenté de dire.

En attendant l’ouverture officielle du Congrès ce 11 août, hier  10 août était réservé aux réunions des comités permanents des sections, l’occasion qu’il ne fallait pas manquer pour être au cœur du dispositif d’actions de l’IFLA. C’est l’un des moments importants de tout boursier du CFI et je n’ai pas dérogé à la règle bien au contraire. Et c’est tout naturellement que j’ai participé respectivement aux sessions de mes deux sections favorites : Technologie de l’information (Information Technology) et Maîtrise de l’information (Information Literacy). Ces premières réunions de comités permanents présentent la plupart du temps un ordre du jour identique, mis à part quelques points toujours particuliers à chaque comité.

Ainsi pour la section IT je tiens à souligner la part particulière accordée : à la promotion de l’usage des logiciels libres dans les bibliothèques, à la réflexion sur l’appropriation des concepts Web sémantique et Linked Data et le développement d’applications mobiles dans l’univers bibliothéconomique. Je reviendrai plus en détail au moment de relater les prochaines sessions et les présentations qui seront faites autour de ces questions.

Pour la section IL, il nous a été présenté un compte-rendu de la satellite tenue les 08 et 09 août qui a présenté 39 communications avec 17 pays représentés, un compendium de cette manifestation est disponible sur le blog qui lui est dédié. L’autre grand moment a été la présentation du programme UNESCO/IFAP (PIPT en français) qui a suscité l’intérêt du comité permanent de part la pertinence de sa mission qui rejoint foncièrement la vision de la section. Enfin l’autre fait important a trait à la présentation des communications choisies pour la session 74 organisée conjointement avec la section « Référence et Services d’information » et dont j’ai fait partie du comité d’évaluation des résumés desdites communications. Un compte-rendu de cette session est prévu dans cet espace prochainement.

Cette journée inaugurale, qui a d’ailleurs débuté par une surprise personnelle de taille (qu’aime bien faire une certaine bibliothécaire « scénariste » varsovienne) s’est terminée par la rencontre du Caucus francophone qui regroupe tous les délégués parlant cette langue. Et qui a été l’occasion de nous fournir un certain nombre d’informations importantes, nécessaires pour mieux comprendre ce Congrès 2010 et réussir notre participation.

Mon sentiment après cette journée est que ce Congrès 2010 débute sous de bons auspices et promet un enrichissement professionnel certain et en ajoutant au programme certaines festivités comme le premier IFLA Night Spot d’hier, il y a des raisons d’espérer que l’ennui ne sera pas de la partie.

N° 42 – Echos de Milan : IFLA 2009 (III) 2

Ite missa est !

poland_iflaVoilà Milan c’est fini, l’heure est au bilan de 5 jours bibliothéconomiques les plus importants de l’année. Avant de tirer les conclusions de ces joutes auxquelles ont participé des bibliothécaires venus des quatre coins du monde, voyons les dernières activités vécues. Je finissais mon post précédent par l’annonce de la tenue d’une session sur les bibliothèques et le Web 2.0 et manifestais un enthousiasme non feint. Côté résultat tout a été positif dans le sens où, les présentations et discussions qui en ont découlées m’ont réconforté dans mes certitudes d’avoir pris le bon wagon du Web 2.0 en y embarquant mon âme de bibliothécaire. Sachant que j’avais des expériences à faire partager je ne me suis pas privé de l’occasion pour les exposer au coordonnateur du groupe d’intérêt spécial « Libraries and Web 2.0 » (émanation de la section « Information technology ») et participer ensuite à la réunion des administrateurs du groupe pour réfléchir sur les contenus de ses sessions prochaines lors des deux prochains congrès de l’IFLA. Je me suis aussi intéressé à la section « Périodiques et autres ressources continues » avec des présentations intéressantes. J’ai surtout retenu pour cette session, les ressources gratuites disponibles et qui ont été signalées par quelques orateurs. En voici quelques unes, qui sans doute seront d’un certain apport dans l’enrichissement de nos ressources électroniques en ligne et permettront d’avoir une vue d’ensemble, mise à jour, des archives ouvertes en service dans le monde : les projets OpenDOAR et ROAR (Registry of Open Access Repositories). Il a été   aussi question au cours de cette session des « Overlay journals » (si vous n’avez toujours pas compris…cliquez ici) et accédez à quelques exemples : Naboj, SIGMA (Symmetry, Integrability and Geometry: Methods and Applications), Interjournal et Philica.

La section « Information Literacy » a organisé un atelier sur l’utilisation et la promotion du logo dédié à cette discipline avec invitation faite à tous de le vulgariser. Pour se familiariser avec ce dernier je vous le présente ci-dessous et vous laisse admirer sa simplicité artistique et les nombreuses interprétations qu’il est susceptible de susciter (encore un bon exemple d’analyse pour étudiants en bibliothéconomie ?)

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Pour de plus amples informations sur cette session vous pouvez consulter le blog dédié à l’Information Literacy animé par Sheila Webber de l’Université de Sheffield et aussi visiter le site Web du logo pour le télécharger éventuellement.

Après un petit détour par la section Afrique, j’ai fini mon parcours IFLA 2009 par les ultimes réunions des comités permanents des sections « Information Literacy » et « Information Technology » où ont été tirés leurs bilans respectifs  et posés les jalons pour les congrès à venir, notamment en réfléchissant et adoptant les topics pour les réunions satellites préludes à la conférence de Göteborg en 2010.

Le bilan a donc été largement positif pour moi-même, j’ai pu enfin comprendre comment fonctionne réellement un congrès de l’IFLA et surtout comment en tirer largement et efficacement profit. J’ai pu rencontrer des personnes ressources sur différents domaines qui m’intéressent et ai surtout pu nouer contact avec eux. duomo

Un grand merci encore une fois au CFI qui nous a permis d’assister aux réunions des comités permanents des sections avant l’ouverture officielle du congrès, cela m’a permis de me faire connaître et même de déposer des candidatures pour être membre correspondant et/ou associé des deux sections ciblées et enfin de prendre langue avec le groupe d’intérêt spécial « Bibliothèques et Web 2.0 ».

A bientôt pour d’autres suites éventuelles de ce 75e congrès et assemblée générale de l’IFLA.

ADDIO Italia,

HEJ Sverige !

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N° 30 – Information literacy, un concept pour nous Réponse

Qui sommes-nous ?

Des spécialistes de l’information, d’autres diront professionnels de l’information dans un acte d’affirmation qui ne doit souffrir d’aucune contestation, ni même d’aucun doute. Cependant pour qu’un tel acte soit protégé de toute remise en cause, il nous faut nécessairement nous donner les moyens d’être de vrais spécialistes. En d’autres termes notre devoir est de tout connaître concernant la dynamique de l’information.

L’Information literacy (IL) figure en bonne place dans cette dynamique est n’est pas un concept nouveau, car dès 1974, il a été mentionné par Paul Zurkowski. Je ne vais pas revenir sur la dizaine de définitions qui concerne le concept, là n’est pas mon propos, mais sur ce qu’il induit, à savoir que tout homme, tout au long de sa vie, doit arriver à une réelle maîtrise de l’information dans un but de développement personnel et cela par l’acquisition de compétences informationnelles. Celles-ci peuvent se résumer à :

  • savoir identifier ses besoins en information
  • savoir formuler les bonnes requêtes ou équations de recherche
  • connaître les sources d’information et les moyens de les interroger
  • savoir évaluer ou critiquer l’information acquise
  • savoir l’organiser pour mieux l’utiliser dans la vie quotidienne

Rien d’extraordinaire pour les spécialistes que nous-sommes, ce qui explique le titre choisi pour ce billet, alors faisons-en un concept-nôtre comme le suggère cette étude sur la maîtrise de l’information publiée par l’UNESCO sur le sujet. Cependant il ne s’agit plus pour nous d’être des pourvoyeurs au sens classique du terme, où nous allions chercher l’information et la communiquer à l’usager, mais bien de donner à ce dernier les moyens d’être autonome dans sa quête informationnelle. Changement radical de cap donc et nouvelle vision de nos rapports avec l’usager, celui-ci devenant de fait un élève à éduquer (nous ne lui donnons plus l’information, nous lui apprenons à l’acquérir). Peut-être que spontanément ou ponctuellement, au cours de nos pérégrinations professionnelles, avons-nous appris à quelques carabins comment faire une recherche dans un catalogue matières ou auteurs ? Eh bien il s’agit de dépasser ces gestes conjoncturels pour mettre en place des canaux structurels par lesquels, l’accès à la maîtrise de l’information sera une réalité au sein de nos espaces documentaires.

Mais quels espaces documentaires ?

Tous sont concernés, du plus petit centre de documentation à la plus grande bibliothèque qui puisse exister, en fait partout où nous rencontrerons des individus intéressés par une quête de savoir. Les structures les plus évidentes pour remarquer cette quête de savoir sont, sans aucun doute, les espaces d’éducation (écoles, lycées, universités,…) et les efforts de mise en pratique du concept de l’IL s’y rencontrent le plus souvent (dans l’hémisphère nord notamment). Pour ce qui est des possibilités d’application dans l’espace universitaire, je vous propose ci-dessous (en fin d’article) une présentation faite à l’EBAD en octobre 2008, par Zuza Wiorogorska, une collègue de l’Université de Varsovie. Je voudrai par contre suggérer quelques comportements en direction des parents pauvres de la bibliothéconomie sénégalaise (ou africaine généralement) que sont les bibliothèques publiques et scolaires. On pourrait faire évoluer ces espaces en des lieux d’apprentissage à la maîtrise de l’information, où les usagers (pour la plupart des élèves) seraient initiés au processus de recherche d’information : quelles sont les principales sources d’information (y inclus pour le numérique), comment les utiliser, quelle attitude adopter devant la quête d’information, comment éviter « bruit » et « silence », comment exploiter des résultats de recherche, etc. ? Au bout du compte, ils seront très tôt familiarisés aux techniques d’acquisition du savoir qui leur seront utiles pour l’avenir. D’un autre côté la visibilité sera accrue du côté des collègues qui interviennent dans ces environnements documentaires, espaces qui cesseront d’être uniquement des dépôt de manuels scolaires ou autres lieux de stockage de romans à l’eau de rose. Ces espaces seront perçus comme des lieux d’éducation en même temps les salles de classe et leurs animateurs  comme des éducateurs au même titre que les enseignants et professeurs. Cela supposera cependant que les moyens soient mis à disposition (parmi autres, une connexion Internet et les PC qui vont avec, un minimum), que les objectifs et programmes de formation soient bien pensés et définis, mais surtout que les spécialistes de l’information ainsi ciblés soient eux aussi capables de maîtriser l’information par l’acquisition des compétences informationnelles (on ne peut transmettre que ce que l’on a parfaitement maîtrisé) et affirmer ainsi leur professionnalisme. Nous rejoindrions ainsi les préoccupations de l’IFLA qui, en 2004 à Buenos Aires, avait choisi l’IL comme un des thèmes du congrès et a créé une « section IL » dès 2002.

Il ne s’agit pas ici de révolution mais d’évolution qui fait de nous, non plus les derniers maillons du processus d’accès au savoir, mais les pourvoyeurs des clés qui ouvrent les portes de la connaissance. Evolution nécessaire pour faire de nous des acteurs essentiels de la Société de l’information qui présuppose, pour « boucler la boucle », que nous soyons nous aussi inscrit à l’école de l’apprentissage tout au long de la vie.

Je suggère la lecture de cet article très bien fait et un rappel du dossier de l’UNESCO sur la maîtrise de l’information.

Enfin, ci-dessous, la présentation tantôt évoquée et disponible en téléchargement sur slideshare.


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