N° 14 – RSS : agrégateurs en ligne 1

Suite et fin de ce mini dossier sur RSS par une présentation d’autres outils permettant de d’utiliser cette technologie PUSH. Pourquoi le choix des agrégateurs en ligne, parce que tout simplement ils ne nécessitent pas de téléchargement pour être utilisés, ce qui permet à tout un chacun de retrouver ses informations depuis n’importe quel ordinateur connecté à Internet. Dans mon premier post concernant ce dossier (billet n° 12) j’avais indiqué quelques lecteurs RSS hors-ligne (RSSReader et FeedReader,) qu’il fallait télécharger pour pouvoir les utiliser.

Après avoir défini ce qu’est un agrégateur avec les avantages que l’on peut en tirer, je vous proposerai une liste de quelques outils de ce type étant entendu que, leur maîtrise passera nécessairement par une pratique assidue.

Avantages :

  • centralisation de flux RSS d’origines très diverses : donc réduction du temps de consultation
  • proposition de résumés des informations reçues : donc aperçu du contenu des nouveautés apparaissant sur le site et tri possible avant la consultation de ces informations
  • facilité et simplicité dans l’utilisation : le processus d’abonnement et de désabonnement à des flux se fait de manière très rapide sans aucune contrainte technique particulière
  • possibilité de sauvegarder ses abonnements grâce au format OPML : cette capacité a son importance car la principale fragilité d’un agrégateur en ligne, est qu’il dépend de la plateforme mère (qui le produit et l’administre). Si par malheur cette « maison-mère » n’est plus accessible par Internet on risque de perdre tous les fils auxquels on s’est abonné.

Modus operandi :

En général, tous les agrégateurs en ligne ont des modes d’emploi semblables, en voici quelques caractéristiques communes :

  • étape 1 : inscription en donnant des informations personnelles pour obtenir un Login et un mot de passe qui permettront d’accéder à sa page personnelle de n’importe quel point du globe (forêt équatoriale africaine comprise)
  • étape 2 : repérer un onglet, ou bouton, ou un lien… ayant comme intitulé : « ajouter du contenu » ou « ajouter un flux » ou encore pour les anglophones « add… », cliquer dessus pour intégrer dans l’agrégateur, les fils RSS préalablement identifiés et choisis
  • étape 3 : ce fil vient s’afficher dans la page personnelle qu’on est entrain de créer ou d’enrichir avec possibilité d’afficher ce flux partout où on veut sur la page
  • étape 4 : la page est fonctionnelle depuis que l’on a agrégé le premier fil et les nouvelles informations apparaissent dans cet espace au fil (pardon pour la répétition) des mises à jour du « site-mère ».
  • étape 5 : on peut aller en Tasmanie en toute quiétude sans s’encombrer d’un laptop, seulement se souvenir de l’agrégateur utilisé, de son login et de son mot de passe pour avoir accès aux sites qu’on choisi de (sur)veiller.

Pour pratiquer et profiter de cette formidable technologie gratuite (pour combien de temps encore ?) voici une liste jamais exhaustive de quelques « joyaux »

Les cinq premiers sites, en plus des fils RSS, proposent des widgets de bureau qui permettent d’avoir accès à des informations particulières (courrier électronique, actualités, météo,…). Cette possibilité d’agréger une multiplicité de sites Internet dans un espace est offerte par XML. Les flux sont reçus et affichés sans l’aspect graphique des sites dont ils sont issus et les temps de chargement s’en trouvent forcément réduits. Voir cet exemple pour une meilleure compréhension de cela.

Pour nous professionnels de l’information documentaire, l’usage des agrégateurs en ligne trouve sa pertinence dans la possibilité qu’il nous offre de faire une veille documentaire efficace sur différentes sources d’information et fournir une qualité de service appréciée pour nos usagers.

Prochain wharf de mouillage : retour dans les eaux de la description bibliographique avec l’ISBD consolidé


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N° 13 – RSS : usages documentaires Réponse

L’usage des flux RSS dans le monde de l’information-documentation est plus facile à comprendre lorsqu’il est confronté à la mission essentielle qui est la nôtre, c’est-à-dire, la diffusion de l’information sous toutes ses formes. Depuis longtemps nous nous sommes appropriés les technologies informatiques pour donner une « nouvelle » identité à nos métiers, refondant nos manières d’être, d’agir et de SERVIR.

Il y a vingt ans, au moment de mes premiers « atomes crochus » avec l’ordinateur personnel (dans l’embryon de salle informatique d’alors à l’EBAD), m’amusant à créer de petits programmes en BASIC, beaucoup de bibliothécaires n’osaient même pas penser un jour, ranger le sacro- saint catalogue manuel aux oubliettes du château bibliothéconomique. Eh bien c’est fait (et bien fait ?), plus encore le « servir de la documentation » ne se fait plus seulement in Situ (rayons des bibliothèques et dépôts d’archives) mais « urbi et orbi » (pour reprendre une expression chère à un certain milieu). Dans tous les cas, qu’il se situât dans ou hors-les-murs du service d’information documentaire, l’utilisateur demeurait et demeure encore dans le schéma classique de la recherche d’informations (consultation des catalogues, même de l’OPAC à distance). Là nous lui proposons la méthode la plus courante pour accéder à nos trésors, celle du PULL.

Cependant avec les flux RSS la méthode change (radicalement ?) et se mue en PUSH où l’information est « poussée » vers l’utilisateur qui passe ainsi de consommateur actif à consommateur passif. L’enjeu pour nous est alors d’imaginer ce que nous pouvons faire de cette technologie RSS pour accroître la visibilité de nos produits et par ricochet leur valeur ajoutée, mais aussi de nous positionner dans le vaste bazar de l’infosphère virtuelle dont la majeure partie des éléments qui la constituent (masse documentaire) échappent au contrôle de nos structures. Cela ne remet-il pas en cause notre exclusivité en matière de diffusion de l’information-documentation ? Imaginons être à la place des usagers qui doivent certainement se poser la question de l’utilité d’une bibliothèque ou d’un centre de documentation au Sénégal, quand le Web hypertextuel foisonne de documents. Nous avons le devoir de leur répondre que oui, une bibliothèque, un centre d’archives… c’est toujours utile, voire indispensable dans les processus d’acquisition de Savoir. Que nous aussi, savons et pouvons user de RSS et autres technologies « nouvelles » pour les satisfaire et les aider à se retrouver dans le labyrinthe virtuel qu’ils investissent si souvent. 

Des utilisations possibles du RSS (liste non exhaustive) en voilà : veille sur les parutions pour booster la politique d’acquisition (Fils RSS des librairies, des éditeurs, des revues électroniques, des archives ouvertes, etc.) ; alerte sur les nouvelles acquisitions d’une bibliothèque (celles-ci pouvant être personnalisées selon le profil d’un utilisateur) ; informations événementielles ; bulletins de sommaires avec les fils RSS de chaque revue, etc..

Et voici un « florilège » de quelques usages réels pêchés dans les eaux pas troubles des espaces documentaires du Web.

  • Hennepin county library qui propose un large choix de fils RSS 
  • Pubmed : base de données de la National Library of Medicine dont l’interface Hubmed permet à l’usager d’y effectuer des recherches et de souscrire des abonnements aux fils RSS proposant des nouveautés issues des différents termes de recherche utilisés. Adaptée à un OPAC cette technologie permet de générer des flux RSS issus des termes de recherche entrés dans le catalogue.
  • University of Saskatchewan Library : propose la liste de toutes les revues électroniques auxquelles elle s’est abonnée et particulièrement celles qui ont des fils RSS. En s’abonnant aux flux qui l’intéressent, l’usager accède à la table des matières de chaque nouveau numéro reçu.
  • SCD de l’université Jean Moulin Lyon3 : RSS de nouvelles acquisitions
  • University of Warsaw Library : RSS d’actualités

 Le RSS s’est imposé dans les usages au point d’être incontournable pour qui veut s’informer, se documenter. C’est une technologie facile à mettre en place dès lors que l’on possède le « Know-how » de base en XML. Alors « XMLisons » nos espaces professionnels pour être plus performants dans nos missions, en alliant mimétisme technologique et utilitarisme professionnel.

Escale continue pour d’autres méthodes d’appropriation du RSS

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N° 12 – RSS : une introduction Réponse

Parmi les possibilités offertes par XML, figure celle de pouvoir diffuser l’information par le biais des fils RSS. Pour une compréhension très simple, posons-nous des questions et essayons d’y répondre.

  • C’est quoi, un fil RSS ?

Combien de fois, chaque jour, ouvrez-vous par exemple Seneweb (pub gratuite) pour avoir des nouvelles et combien de temps perdez-vous en attendant le chargement de sa page d’accueil pleine d’images, surtout que la plupart de nos réseaux n’ont pas le label « à grande vitesse » ? Eh bien les flux RSS ont été inventés, entre autres, pour rendre l’accès aux sites Web plus simple et plus efficace et permettent aux internautes que nous sommes d’être au courant de toutes les « news » ou nouveautés d’un site. Les fils RSS (pour Really Simple Syndication ou RDF Site Summary) sont donc des flux répertoriant des contenus mis à disposition par des sites Internet. Ils peuvent contenir des titres d’articles, de dépêches,… et permettent d’un simple clic d’afficher le texte correspondant. Ils s’actualisent automatiquement sur l’écran de votre ordinateur sans que vous ayez besoin de vous connecter au site web d’origine.

  • A quoi ça sert ?

Dès qu’une nouvelle information est publiée, votre ordinateur vous l’annonce. Ainsi, plutôt que de devoir vous connecter régulièrement à votre site Internet de (p)référence, vous pouvez consulter à tout moment les derniers titres mis à jour. Dès qu’un titre vous intéresse, il vous suffit de cliquer sur celui-ci, pour accéder directement à l’article correspondant.

  • Comment ça fonctionne ?

Pour pouvoir lire des fils d’information au format RSS, vous avez quelques possibilités :

1 – Télécharger un « lecteur de flux RSS »
Vous devez d’abord télécharger un logiciel spécifique, un « lecteur d’informations » (news reader) qui vous permet ensuite de recevoir les titres issus des sites que vous aurez présélectionnés. Il existe un très grand nombre de ces logiciels, comme RSSReader ou FeedReader, pour PC (gratuits tous les deux), ou RSSOwl (gratuit), pour Mac.

Par exemple pour se tenir au courant des différentes mises à jour intervenant sur ce blog : une fois le programme installé sur votre ordinateur, revenez sur cette page, copiez le lien affiché ci-dessous et collez-le dans votre logiciel de lecture de fils RSS. https://louisar.wordpress.com/feed/

2 – Avec le navigateur Firefox
Téléchargez et installez le navigateur Internet Firefox (pour PC, Mac ou Linux).

Après avoir installé Firefox, affichez la page d’accueil de SENBIBDOC. Une icône orange apparaît en bas à droite de la fenêtre du navigateur ou à droite dans la barre d’adresse. Cliquez dessus. Les articles apparaîtront dorénavant automatiquement dans les Favoris ou la Barre de favoris du navigateur, sans que vous ayez à vous connecter au site.

Voir, pour des cas pratiques, ces pages démonstratives, incluant le navigateur Internet Explorer.

Bonne lecture jusqu’au prochain chargement : RSS, usages documentaires

 

 

 

 

 

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N° 10 – XML et bibliothèques 1

A l’occasion des dix ans d’XML (10 février 2008), je profite de l’événement pour ancrer ma yole au port de cette syntaxe de balisage créée a l’initiative du consortium du Web  qu’est le W3C. Je ne m’appesentirai pas outre mesure sur l’historique de sa création, tant l’information sur la question est abondamment disponible sur l’incontournable Web. Soucions-nous plutôt de son utilisation et de son importance surtout dans l’environnement bibliothéconomique.

XML (Extensible markup language) est un langage de balisage générique dont le but est de permettre la fonctionnalité et l’interopérabilité du Web en permettant a plusieurs systèmes dinformation hétérogènes de communiquer et d’échanger. Autrement dit il repose sur des principes : c’est un langage de balisage extensible ; sa maintenance est assurée par le W3C ; les balises ne sont pas prédéfinies mais libres et précisent le sens ou la structure et non pas la présentation graphique (comme le fait HTML) ; le contenu, la structure et la présentation sont nettement dissociés ; la structure des informations est arborescente. 

Les raisons qui rendent intéressantes son utilisation sont que : c’est un format libre et ouvert ; il est indépendant de toute plateforme informatique ; il est promis à une certaine pérennité (il est répandu dans plusieurs domaines et bénéficie d’une solide structure de maintenance) ; il facilite l’interopérabilité. Pour de plus amples informations voir le dossier que j’avais indiqué sur un billet précédent. 

En bibliothèque son utilisation permet : d’afficher des notices bibliographiques sur le Web (MarcXML, MODS, BiblioML…) ; d’y échanger ces notices (OAI, Dublin Core…) ; d’y éditer des ressources (TEI, EAD…) ; d’y diffuser de l’information (RDF, RSS, Atom…). Pour mieux cerner les possibilités permises par XML, faisons une petite comparaison avec le format Marc que nous connaissons tous. Marc se matérialise sous la forme d’un format de saisie constitué de zones prédifinies et immuables, certaines de ces zones permettent de communiquer avec d’autres systèmes utilisant le même format ce qui permet à plusieurs bibliothèques d’échanger des notices bibliographiques par l’import ou l’export de celles-ci. Mais ces échanges ne concernent pas les usagers de nos bibliothèques qui sont dans l’impossibilité d’accéder aux notices via le Web (pour cela ils doivent préalablement passer par le site de la Bibliothèque pour accéder à son OPAC). Alors qu’avec XML, ces notices bibliographiques deviennent visibles à partir du Web parce qu’étant repérables par les différents outils de recherche qui le sillonnent. En d’autres termes nos OPAC sont mis en surface et accessibles, en principe, à tout internaute. Un autre avantage parmi d’autres est, par exemple, le changement de formats de notices de Marc à XML qui se fait sans perte de données, permettant ainsi une retroconversion « fidèle » de ces dernières… Ce souci de pallier l’incapacité du Marc à permettre les échanges sur le WEB,  sera à l’origine de la création du MarcXML par la Bibliothèque du Congrès en juin 2002. Je vous renvoie au billet N° 06 de ce blog où j’expose, dans la présentation en bas de page, les différentes insuffisances du format Marc face au Web et l’alternative offerte par les formats de métadonnées qui supportent, entre autres, un balisage en XML.

Cette visibilité de nos notices se manifeste aussi par l’utilisation des flux RSS, qui permettent de diffuser de l’information sous forme d’alerte. Un exemple tout simple est de créer un flux RSS de nouvelles acquisitions qui permet à tout utlisateur inscrit à ce flux d’être averti dès qu’il y a de nouvelles notices dans l’OPAC. Nous sommes là en présence d’un vraie application « bibliothèque 2.0 », ce qui montre qu’XML mérite toute notre attention et qu’il serait judicieux de l’intégrer dans nos pratiques présentes et futures.

Prochainement, XML : initiation à la pratique