N° 88 – Librarika est aussi dans le Cloud 1

librarika_logo Nous restons dans le même sillage que le post précédent, c’est-à-dire le domaine des SIGB en ligne. Je présente cette fois-ci un autre logiciel dénommé Librarika qui, à l’image de WaterBear, est aussi un système intégré de gestion de bibliothèque disponible dans le Cloud et qui offre quasiment les mêmes fonctionnalités.

Librarika peut être utilisé par tous les types de bibliothèques : bibliothèques universitaires, scolaires, publiques ou privées (familiale, personnelle, etc.). Le souci de la simplicité et de la convivialité dans la gestion de l’application en mode administrateur (backend) est vraiment pris en compte par les développeurs, ce qui rend ladite gestion accessible à tous indépendamment d’une qualification bibliothéconomique poussée. Il en est de même de la partie utilisateur en référence à l’OPAC intégré au produit. Un OPAC pouvant être fédérateur si l’utilisation de Librarika est faite dans le cadre d’un réseau de bibliothèques même géographiquement dispersées. Les utilisateurs peuvent être inscrits sans limite de nombre et leur gestion se fait de façon intuitive alliant intelligence et facilité.

Côté coûts, Librarika est certes gratuit mais seulement pour une collection de moins de dix mille (10.000) notices. Au-delà de ce chiffre, des frais sont requis en fonction de fourchettes quantitatives de notices supplémentaires voulues et aussi en cas de projet de gestion bibliothéconomique d’Ebooks. C’est un outil parfait donc pour les petites et moyennes bibliothèques pas très riches et qui ne disposent pas de collections gargantuesques.

Librarika donne la possibilité d’établir divers types de rapports de l’activité quotidienne de la bibliothèque : mouvement des documents, statistiques concernant les utilisateurs etc.. ces derniers une fois inscrits peuvent accéder aux informations les concernant, recevoir des notifications et alertes entre autres..

Enfin durant le processus de création des notices et de traitement des données en mode « Smart », certains éléments provenant d’autres sources sont intégrées automatiquement, notamment des métadonnées descriptives, des vignettes de livres tirées du projet Open Library, grâce à son API des photos de couverture des ouvrages qui y sont catalogués, etc..

Pour créer sa bibliothèque il faut d’abord s’’inscrire en remplissant au moins 8 des champs proposés et allant du nom de la bibliothèque au numéro de téléphone personnel ou institutionnel, en passant par une description de l’objet de la bibliothèque etc. Ensuite il vous sera envoyé un email de validation de l’inscription pour activer la création de la bibliothèque et commencer à saisir les données. Le mail de validation comprend un Identifiant (adresse email) et mot de passe temporaire à changer une fois la connexion faite (Onglet : SETTINGS). A ce niveau j’ai eu des problèmes de connexion avec Internet Explorer mais en utilisant Firefox ça a marché. Toutefois je n’ai pas testé la connexion avec les autres navigateurs que sont : Chrome, Safari ou Opera. Une fois que la connexion établie l’écran d’accueil s’affiche avec toutes les fonctionnalités proposées par le logiciel et qui sont presque communs à tous les SIGB :

librarika_home_admin

Le catalogage se fait de deux manières, soit par une « Saisie intelligente ou Smart Add » ou par saisie manuelle. Pour la saisie intelligente elle se fait en recourant à l’ISBN de l’ouvrage. Cependant concernant ce type de saisie, il sera toujours requis un enrichissement manuel des notices pour les métadonnées qui ne pourront pas être automatiquement aspirées d’autres sources. Au contraire de WaterBear, il n’est pas proposé de champs de saisie en MARC (Unimarc). Ceci, du point de vue du bibliothécaire, peut être une faiblesse, mais du point de vue du profane qui veut créer et mettre en ligne sa bibliothèque, cela peut être pertinent d’avoir des masques de saisie où les champs sont libellés en langage naturel fut-il de… l’anglais, car c’est là aussi une particularité de Librarika qui est exclusivement en Anglais.

librarika_catalogage

A titre d’illustration, j’ai utilisé la bibliothèque-test spécialisée dans l’écologie et l’environnement que j’ai dénommée « bibliothèque verte » accessible ici. Imaginons toutes les possibilités offertes par ce type de SIGB, déjà en partageant l’adresse URL de son OPAC, on donne à des utilisateurs l’accès à un catalogue bien fait de ressources générales ou spécialisées en fonction de leurs centres d’intérêt. C’est déjà possible avec les sites de partage de livres en ligne (LibraryThing, Babelio,…) ou même les OPAC des SIGB « hors-cloud », sauf que pour les exemples de WaterBear et Librarika, il n’y a rien à installer, l’OPAC est en ligne…et on peut gérer des utilisateurs en même temps qu’un système de prêt de documents avec toutes ses spécificités. Il faudrait juste que les propriétaires garantissent une pérennisation de leur plateforme, mais cela est une toute autre histoire. librarika_logo1

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N° 87 – Waterbear : un SIGB libre dans le Cloud 2

logoCe logiciel est sûrement fait pour tous les gestionnaires ou responsables de bibliothèque ou centre documentation souhaitant  l’informatiser mais ne disposant pas des ressources aussi bien financières que matérielles (équipements informatiques) pour y parvenir. Il est vrai que depuis une dizaine d’années les Systèmes Intégrés de Gestion de Bibliothèque (SIGB) libres ont fini de s’imposer et d’être accessibles pour le plus grand bonheur des actifs de la profession, mais certains en sont encore à la gestion analogique de leur fonds documentaire, nonobstant la possibilité offerte à eux d’investir dans le Libre. En effet il n’est pas toujours donné à tout le monde de disposer d’un serveur et de le mettre en ligne avec toutes les exigences de gestion requises notamment en ce qui concerne la maintenance, la sécurité de l’application et des données, entre autres.

Waterbear vient à la rescousse en se posant comme alternative notable qui peut faire le bonheur de n’importe quel bibliothécaire et documentaliste disposant un appareil informatique (PC, Tablette, Laptop,…) connecté à Internet. Un investissement minimum à la portée de toute structure quelle que soit sa taille et son portefeuille budgétaire.

Le principe est tout simple : le logiciel qui remplit suffisamment les fonctions d’un SIGB classique est totalement libre, gratuit et…accessible en ligne. Cela veut dire qu’il suffit d’un ordinateur connecté au Web pour s’inscrire et disposer en quelques minutes d’un logiciel de bibliothèque proposant toutes les fonctionnalités dont on a besoin : catalogage, prêt, retours, réservations, import/export unimarc, gestion des revues (périodiques), acquisitions, statistiques, etc.. Selon moi cela constitue une autre évolution, en termes de valeur ajoutée, des logiciels libres et gratuits de bibliothèque. Il n’y a rien à télécharger, rien à installer… tout se passe en ligne. Il n’y a pas non plus besoin de gérer des sauvegardes et des mises à jour.

Au premier contact on peut être pessimiste à la lecture de toutes ces affirmations, mais une fois franchi le seuil de l’inscription, étape préalable et facile à gérer, on mesure à sa juste valeur tout ce que promet le logiciel en terme de simplicité dans la pratique des opérations bibliothéconomiques courantes (catalogage, gestion des prêts, acquisitions, etc.). Par exemple pour le catalogage, il se fait en UNIMARC avec des masques de saisie libellés et combinant les numéros de zones et leur équivalent dans le langage humain, pas besoin donc de maîtriser à priori la nomenclature chiffrée d’UNIMARC qui s’acquièrera forcément au fur et à mesure que le catalogage se fera (très pratique pour apprendre et se familiariser avec le MARC universel).

catalogage

Cerise sur ce gâteau documentaire : la possibilité offerte gratuitement d’avoir un OPAC (interface utilisateur) pour sa bibliothèque créée avec Waterbear.

Imaginons quels avantages peuvent en tirer toutes les bibliothèques pauvres en ressources comme il y en a en nombre sous nos tropiques. Elles peuvent adopter l’outil pour gérer et rendre visibles leurs ressources documentaires. Même si la conception du logiciel s’inspire de l’environnement de la France, il est parfaitement adaptable au contexte sénégalais, voire africain. La preuve j’y ai créé ma propre bibliothèque (virtuelle 🙂 ) en guise de test et dans l’optique d’en partager les subtilités par ce canal-ci et une présentation à venir avec pas mal de printscreens.En attendant il est possible d’en savoir un peu plus sur Waterbear grâce à la documentation sous forme de vidéos explicatives.

Alors, pour tous ceux que ça intéresse, tous ceux qui sont déçus par l’anonymat de leur œuvre professionnelle au quotidien, ceux qui sont angoissés par les processus d’installation des SIGB classiques, etc., découvrez Waterbear et forgez-vous un une armure de « bibliothécaire-documentaliste dans les nuages » qui fait pleuvoir un peu plus de connaissances sur Terre surtout d’Afrique.

N° 82 – Comparatif de logiciels de dépôts institutionnels Réponse

L’UNESCO vient de publier un guide de comparaison des cinq logiciels de dépôt institutionnels les plus couramment utilisés que sont : Digital InstitutionalRep_comparisonCommons, Dspace, Eprints, Fedora et Islandora. Ce guide est un des éléments de la stratégie d’Accès ouvert de l’organisation.

Depuis 2000, un certain nombre de plateformes dédiées aux dépôts institutionnels ont été développées, chacune avec son propre ensemble d’avantages et de caractéristiques techniques. Ce guide aidera sûrement les gestionnaires de projets de dépôts et les dirigeants d’institutions dans leur choix de logiciel à utiliser. De même, ce guide permet aux bibliothécaires d’être vraiment autonomes en termes de possibilités de comparaison des plateformes, en mettant l’accent sur ​​les caractéristiques essentielles qui permettront de répondre à leurs besoins et ainsi faire de leur dépôt des réussites en la matière.

Les catégories de comparaison.

Onze catégories comparatives ont été choisies pour aider les pilotes de projet de dépôt institutionnel dans leur choix, en leur permettant notamment d’identifier les caractéristiques les plus importantes dans l’élaboration d’un programme de dépôt institutionnel réussi au sein de leur établissement. Ces catégories sont :

  • l’infrastructure : où sont énumérées les caractéristiques fondamentales des plateformes. La section concernant l’infrastructure englobe l’installation, l’hébergement et les options de support à la clientèle.
  • la conception en mode utilisateur : il s’agit de l’interface lecteur qui reflète l’image de marque institutionnelle ainsi que la façon dont le lecteur interagit avec le dépôt. Les formats personnalisables, les pages mobiles optimisés doivent permettre de garantir une expérience de navigation optimale (HTML 5,..)
  • le contrôle et l’organisation de contenu : les bibliothécaires intéressés par la façon dont chaque plateforme prend en charge le contenu, les contrôles d’accès, et la structure du dépôt trouveront dans cette catégorie des informations pertinentes. (Outils de visualisation PDF, Galerie d’images, Licences Creative Commons, etc.)
  • la découverte de contenu : concerne les principales caractéristiques qui augmentent la visibilité du contenu du dépôt (recherche avancée, par facettes, navigation graphique, géolocalisation, PURL, indexation dans Google Scholar, etc.)
  • les outils de publication : les bibliothécaires et les rédacteurs en évaluant des options d’édition pourront découvrir et comparer des outils nécessaires à la publication, tels que la revue par les pairs, l’importation par lots, les options de métadonnées et les flux de travail rédactionnels. Ceci dans le but de publier un savoir de haute qualité directement dans le dépôt (par exemple, dans le cas de soumission volontaire d’articles ou autres travaux par des auteurs)
  • les rapports: fournir un feedback aux administrateurs rédacteurs, auteurs et parties prenantes est un aspect crucial dans la mesure du succès d’un programme de dépôt institutionnel. Cette catégorie décrit les rapports disponibles sur chaque plateforme (statistiques, Google analytics, etc.)
  • le multimédia : une caractéristique moderne du dépôt, la catégorie Multimédia compare la façon dont chaque plateforme gère les images, la vidéo et les services de streaming qui ajoutent une plus grande profondeur aux collections (vidéo, audio, diaporama, etc.)
  • les caractéristiques sociales et notifications : s’appuyant sur la possibilité de découvrir et l’optimisation des moteurs de recherche, les caractéristiques sociales du dépôt favorisent une approche moderne d’engagement des lecteurs en fournissant des outils pour suivre, partager et mettre en favori une ressource savante dans le dépôt (utilisation des médias sociaux, des flux RSS, etc.)
  • l’interopérabilité : s’appuyant sur l’initiative des archives ouvertes-protocole de moissonnage de métadonnées (OAI-PMH), tout dépôt se construit dans un but de diffusion. La catégorie interopérabilité examine comment chaque plateforme s’intègre avec les services de recherche, les profils de chercheurs et d’autres dépôts hébergés sur la même plateforme installée.
  • l’authentification : bien que la majorité du contenu d’un dépôt soit en accès libre, les identifiants de connexion institutionnels demeurent un aspect important dans la façon dont les lecteurs et les chercheurs accèdent à des contenus à travers les systèmes informatiques du  campus et le dépôt (annuaire LDAP, Shibboleth, etc.)
  • l’accessibilité : la capacité d’offrir l’accès à un plus grand nombre de lecteurs et chercheurs possibles, y compris surtout ceux qui ont des handicaps, est un élément fondamental du dépôt. (Conformité aux modèles VPAT, à l’article 508 et les normes du gouvernement américain en matière d’accessibilité)
  • la préservation : la capacité de pouvoir préserver à long terme des ressources savantes numériques pour les générations futures est une donnée fondamentale à prendre en compte. Pouvoir rendre des contenus disponibles dans le futur même si les formats changent, permettre leur émulation et leur migration d’un format à un autre si nécessaire. (Sauvegarde de contenu, Export XML, Conformité avec LOCKSS, etc.)

Bien que le guide soit en anglais sa lecture est aisée même si vous n’êtes pas érudit dans la langue de Shakespeare. La subdivision en catégories, elles-mêmes présentant les éléments de comparaison sous forme de tableaux, rend très facile la compréhension des données.

Le guide est accessible ici ou en cliquant sur l’image illustrative en haut à droite. Bonne lecture !

N° 77 – CollectiveAccess : un outil pour gérer des collections patrimoniales 2

Comme le suggère le titre de ce billet, mon but est de présenter le logiciel CollectiveAccess, qui est un outil est un « outil de catalogage et une application web pour les musées, les archives et les collections numériques ». Il est développé par la société Whirl-i-Gig et est disponible gratuitement sous licence Opensource GPL. Pour une fois in ne sera pas nécessaire de trop s’épancher sur les fonctionnalités proposées par le logiciel tant le site qui lui est dédié en français est tout particulièrement exhaustif en la matière. Il suffit juste d’y accéder et découvrir déjà sur la page « A propos  » ou « Découvrir » une description détaillée de l’application.

CAlogo

Je me permettrai seulement d’exprimer mon enthousiasme en découvrant cet outil (qui est là depuis un certain moment soit-dit en passant) qui établit un vrai pont entre gestion informatisée des objets muséographiques et informatique documentaire (archives surtout). Car si l’application répond bien à ce qu’il prétend être et pouvoir faire, cela voudrait simplement dire que le vœu pieux de rendre interopérable les standards de description muséographique à celle documentaire, se trouverait ainsi exaucé (enfin pour certains) et de la plus simple des manières. Il serait donc tout à fait possible d’avoir accès, sur et à partir  d’un même espace en ligne, à des contenus que rien, de par les nombreux standards de description qui leur sont propres, ne destinait à se côtoyer ainsi. Le « rêve parfait » de tout professionnel actif dans la valorisation des patrimoines documentaires et un outil de gestion à proposer dans tous les processus éducatifs relatifs à ce domaine. Car la valorisation des patrimoines documentaires ne saurait se passer du formidable médium qu’est le web, qui se nourrit lui-même des produits issus des applications métiers, tel que CollectiveAccess qui propose une interface Web de consultation. CollectiveAccess est ainsi composé actuellement de deux applications, une application centrale et de gestion des données appelée Providence (nécessaire pour créer une collection) et d’une application pour l’accès public web (optionnelle) appelée Pawtucket. Si vous désirez installer CollectiveAccess sur un serveur de production,  il vous faut installer ces deux applications séparément.

Sur mon installation locale de découverte, j’ai aimé la simplicité de la saisie des données grâce à un bordereau de saisie qui reprend, dans le libellé de ces champs, les éléments du Dublin Core. J’aime tout autant l’intégration des vedettes-matières de la Bibliothèque du Congrès (LCSH), proposées pendant l’indexation des documents et qui garantit une cohérence des termes dans le schéma général de l’indexation. Comment passer sous silence les options d’utilisation de GoogleMaps, GoogleEarth ou Geonames pour le géoréférencement et la localisation du lieu de conservation de l’objet ou du document ?

Pour cette installation en local (localhost), il est préférable de choisir l’option des packages QuickStart. « Ces packages incluent les prérequis basiques et une installation pré-configurée basée sur DublinCore. Ceci inclut à la fois Providence l’application de catalogage, Pawtucket l’interface de publication et XAMPP qui fait office de serveur Web. Téléchargez le package sur votre ordinateur, décompressez, copiez le dossier XAMPP sur votre votre disque dur C et ouvrez l’application « START COLLECTIVEACCESS » dans XAMPP et démarrez les services Apache et MySQL. Ensuite saisissez l’adresse http://localhost/providence sur votre navigateur et commencez à découvrir l’outil et saisir vos données (à cette étape un login et un mot de passe vous sont fournis pour démarrer). Simple comme Bonjour 🙂 ! Toutefois, XAMPP utilisant le même que port que certaines applications comme Skype, vous ne pouvez le lancer que quand Skype est fermé, démarrez donc d’abord XAMPP et ses services Apache et MySQL avant de vous connecter à Skype.

Note : Les packages QuickStart sont destinés à l’évaluation en monoposte, pour un seul utilisateur. Si vous prévoyez d’utiliser CollectiveAccess pour un vrai projet, il est recommandé voire impératif d’installer les packages d’installation standard sur un serveur adéquat. 

Voir ci-dessous le petit tutoriel que j’ai élaboré expliquant l’installation et présentant certaines fonctionnalités.

N° 70 – ICA-AtoM, logiciel de gestion archivistique 4

Ayant découvert ce logiciel dès ses premières versions il y a 04 ans, je ne m’y suis pas trop intéressé depuis, peut-être parce qu’étant extérieur au corps de métier des archivistes et leurs règles de description spécifiques. Je ne sentais pas trop, en tant que bibliothécaire, la nécessité d’en faire un centre d’intérêt. Ajoutée à cela, une culture informatique très basique qui était un frein à toute initiative d’installation du logiciel (que je trouvais compliquée) et donc de découverte de ses potentialités. Alors qu’est-ce qui a bien pu changer fondamentalement pour que ce billet puisse voir le jour ?

  • Tout d’abord un intérêt professionnel, lorsqu’il m’a fallu trouver un outil capable de gérer un petit fonds d’archives institutionnelles et qui soit typiquement dédié à cela. Il est regrettable de constater la faiblesse de l’offre logicielle archivistique, comparée à celle bibliothéconomique qui foisonne de logiciels aussi bien libres que propriétaires.
  • Ensuite, un désir de partager avec des collègues archivistes ou assimilés, l’existence d’un outil capable d’améliorer le traitement descriptif de leurs fonds d’archives, avec la possibilité de les rendre accessibles en ligne à l’image des OPAC de bibliothèque.

Eh bien, ICA-AtoM, c’est exactement cela et c’est performant en plus.

En effet il permet d’informatiser un fond d’archives en prenant en charge toutes les opérations archivistiques traditionnellement effectuées en mode manuel et cela dans le strict respect des normes définies par le Conseil International des Archives (CIA), qui est partie prenante et partenaire dans son développement en cours. Avec une interface simple d’utilisation, où l’utilisateur final n’éprouve aucune difficulté à prendre l’outil en main, y saisir des données, personnaliser l’application, l’administrer, etc.. Un prérequis est peut-être de maîtriser effectivement, les règles normées  de la description archivistique (Le savoir-faire de base du métier). Cependant rien de vraiment compliqué, même pour un non-archiviste comme moi, étant donné que des infobulles indicatives sont prévues, pour beaucoup de zones et leurs formulaires de saisie respectifs, et renvoient aux normes à utiliser spécifiquement. Ces normes sont généralement accessibles et consultables en ligne (ISDA , ISAAR , ISDF, ISDIAH).

 L’autre bonne chose à souligner est l’intégration possible d’extensions (plugins) relatives aux standards de métadonnées. Cela permet l’interopérabilité d’une application ICA-AtoM avec d’autres applications utilisant des protocoles semblables. Concrètement, cela veut dire qui si un fonds d’archives est informatisé avec ICA-AtoM et que soit activé le plugin du Dublin Core (sfDcPlugin), il devient de ce fait moissonnable par un moissonneur OAI, tout en donnant la possibilité d’importer et exporter des données au format XML. D’autres standards de métadonnées sont également pris en compte comme EAD (format d’encodage des données archivistiques), MODS, mais aussi des standards de métadonnées issues des normes archivistiques du CIA citées supra. Cette possibilité d’interopérabilité offerte par les extensions de métadonnées crée par exemple, une passerelle entre les mondes archivistique et bibliothéconomique, qui peuvent ainsi communiquer en utilisant des protocoles d’échange de données, ce qui est impossible dans un environnement numérique inexistant ou classique.

L’objet de ce billet n’est pas de disserter sur les procédures d’installation et d’utilisation de l’application, je réserve cela à la présentation ci-dessous qui, je l’espère, pourra aider les intéressés à le faire. Néanmoins je voudrais juste dire quelques mots sur l’installation que j’ai faite. C’est une installation en local sous Windows 7 avec  Wampserver pour le serveur Web. A ce niveau je conseille de télécharger la version WampServer2.1e disponible dans Sourceforge. Mon installation initiale sur Wampserver2.2 n’ayant pas marché. La version téléchargée d’ICA-AtoM est la 1.2, la  version 1.3 étant prévue pour septembre prochain. Des ressources supplémentaires (démo en ligne, manuel d’utilisateur, lien de téléchargement,…) peuvent être eues sur le site du logiciel.

Ceci est juste une contribution qui vise à enrichir celles qui concernent l’informatisation des fonds d’archives et avec le souci de toujours inciter les collègues aux moyens limités, à découvrir pour certains, des solutions logicielles libres et les adopter pour mieux améliorer leur offre de services professionnels.

Au fait, vu que ICA-AtoM permet de disposer d’un instrument de recherche public accessible en ligne, quel pourrait être l’appellation consacrée pour faire OPAC à l’instar des bibliothèques, OPAF peut-être, pour Online Public Access Finding Aid ?

N° 65 – Calibre : logiciel de gestion de collection d’e-books 3

Une bibliothèque sans murs en béton, complètement numérique, c’est simple à réaliser de nos jours pour peu qu’on connaisse les solutions logicielles existantes et surtout qu’on puisse les installer et maîtriser leurs fonctionnalités. Il en existe actuellement une belle brochette de perles qui font le bonheur de tous les passionnés en la matière comme moi, mais dont le déploiement (ou l’installation) peut-être un vrai casse-tête et un facteur anesthésiant toute entreprise en ce sens. Eh bien ! voici un autre joyau qui permet de créer une bibliothèque d’e-books.

CALIBRE, c’est son nom, est une solution Open source multilingue qui s’installe facilement sur une machine Windows, Mac ou Linux. Pour mon installation Windows elle s’est faite aisément et j’ai pu aussitôt prendre l’outil en main.

Calibre offre une multitude de fonctions pour gérer, trier, visionner une collection. On peut convertir les formats de fichiers par lots, éditer les métadonnées, récupérer des informations complètes via Internet, synchroniser sa bibliothèque avec les lecteur populaires (Sony PRS, Cybook Gen, Kindle, iPhone, etc).

Une fois l’installation terminée, la langue de travail choisie (parmi une dizaine), on obtient au démarrage une interface en trois colonnes que surplombe un espace de navigation horizontale avec des icônes d’administration de l’application, voir figure ci-dessous.

Page d’accueil d’une collection

Le menu horizontal qui comporte 13 icônes (dans la version 0.8.21 que j’ai installée) avec lesquelles on peut administrer l’outil. Ce menu permet de créer une bibliothèque, d’ajouter/supprimer des livres, de les convertir en format EPUB (par exemple), de les sauvegarder sur un disque, d’éditer et/ou enrichir les métadonnées (manuellement ou par téléchargement), etc..

La colonne de gauche permet de faire des recherches sur les auteurs, éditeurs, types de format, collections, mots-clés (tags), langues de publications et notes. Celle du milieu affiche les livres présents dans la collection avec tous les champs de métadonnées prévues (Titre, Auteurs, Date d’enregistrement, Taille, Note, Tags, Collection, Editeur,  Date d’édition). Enfin la colonne de droite affiche la couverture cliquable de l’e-book et donc permet sa lecture (ça marche avec du PDF aussi 🙂 )

La démo explicative (en anglais) est disponible à partir de ce lien. Après l’avoir visionné et si l’envie d’installer l’application devient une nécessité alors je conseille de la télécharger et d’avoir à portée de clic une bibliothèque électronique où on pourra stocker ses propres livres et les lire selon ses envies.

N° 60 – Invenio 2, Part two 3

Le temps est venu de reprendre mon activité normale de blogueur, (trop ?) laissé en suspens, absorbé que je suis par des activités non moins reluisantes et parmi lesquelles, la satisfaction de nouveaux challenges professionnels. Mais là n’est pas l’objet de ce post par lequel je veux seulement partager, les choses professionnellement vécues lors d’un récent séjour au pays de Guillaume Tell. En effet pendant trois semaines, sur invitation du CERN, l’occasion nous a été donnée, avec trois autres collègues africains, de parfaire notre connaissance du Logiciel Invenio, mais aussi de partager nos impressions et avis sur cet outil de création de bibliothèque numérique après que nous l’ayons découvert en novembre 2010 à Rabat et pratiqué ensuite dans nos structures respectives. Nul besoin de revenir sur la présentation de l’outil et ses performances remarquables comme je l’avais déjà d’ailleurs fait dans un billet antérieur (voir le 3eme hyperlien de ce texte), mais insister sur les améliorations en matière de développement qui sont entrain d’être faites par la géniale équipe des informaticiens du CERN et dont l’aboutissement est pour bientôt. Ce fut un bonheur d’être au coeur de ce travail en tant que collaborateur, avec notre vision de bibliothécaire pour les uns et de pur informaticien pour les autres, venant en plus d’un contexte africain forcément différent du berceau d’Invenio. Initialement développé pour le domaine de la physique et  plus spécialement celui des hautes énergies l’outil, d’une remarquable souplesse, s’adapte de plus en plus parfaitement à des secteurs qui sont aux antipodes des exigences de la Physique des particules, du moins dans sa composante Open Access (Dépôt institutionnel) et (Auto-archivage). D’aucuns diront peut-être que c’est un outil de plus qui vient rejoindre DSpace, Fedora, E-Prints voire Greenstone, ce qui est d’ailleurs vrai, mais adjoignez-y des modules purement bibliothéconomiques (catalogage MARC 21, exemplarisation des documents pour leur circulation, un OPAC personnalisable, etc.), ajoutez la possibilité de créer et gérer une base de documents multimedia, vous obtenez un véritable couteau Suisse (tiens, tiens) pour accomplir un maximum d’exigences et besoins documentaires.

Voici quelques captures d’écran tirées du catalogue du CERN (CDS), illustrant un tant soit peu tout cela.

OPAC avec Notices de livres abrégées

Notice détaillée

Notice en MARC 21

Gestion de Prêts

Notices de Vidéos

Comme autres exemples prouvant toutes les adaptations que l’on peut faire avec le logiciel, je peux citer INSPIRE la base de données de référence en Physique des hautes énergies et INFOSCIENCE élaborée par l’Ecole Polytechnique  Fédérale de Lausanne et son magnifique Rolex Learning Center qui abrite la Bibliothèque.

Pour terminer rappelons que le logiciel est téléchargeable gratuitement, il n’est déployable que sous Linux et que la 3e école sur les bibliothèques numériques organisée par le CERN et l’UNESCO et axée sur Invenio est prévue en Novembre 2011 à Dakar (après Kigali et Rabat).

Mon séjour Suisse m’a aussi permis de participer à l’atelier OAI7 « CERN Workshop on Innovations in Scholarly Communication » à l’Université de Genève, mais cela est une autre histoire… A suivre !

N° 57 – Découverte d’Invenio, système de gestion de bibliothèque numérique 8

Du 22 au 26 novembre 2010 j’ai participé à Rabat au Maroc, à la deuxième école sur les bibliothèques numériques organisée conjointement par le CERN et l’UNESCO et avec comme maître d’oeuvre le CNRST du Maroc. Lors de cet atelier, j’ai pu découvrir le logiciel de bibliothèque numérique Invenio développé et utilisé au CERN. Nous étions une trentaine de participants provenant de 05 pays africains : Bénin, Cameroun, Maroc, Sénégal et Tunisie.  Le format de ce cours alliait des exposés théoriques sur les concepts de bibliothèque numérique et d’Open Access, sur les langages Web et formats de métadonnées et des travaux pratiques sur Invenio, à savoir : son installation, son paramétrage et son utilisation.
Invenio est une suite logicielle gratuite qui permet de gérer sa propre bibliothèque numérique ou des documents référencés sur le web. La technologie offerte par le logiciel couvre tous les aspects de la gestion d’une bibliothèque numérique, de l’acquisition du document à sa diffusion en passant par à la classification, l’indexation et la conservation. Invenio est compatible  avec les standards tel que  le protocole de collecte de de métadonnées Open Archives Initiative  (OAI-PMH) et utilise MARC 21 comme format de base des données bibliographiques. La flexibilité et la performance de Invenio en font une solution complète pour la gestion de dépôts de documents de taille modérée ou grande (pouvant aller jusqu’à plusieurs millions d’enregistrements).

Invenio a été initialement développé au CERN pour être le serveur de documents de l’institution, avec la gestion de plus de 1.000.000 notices bibliographiques en Physique des hautes énergies depuis 2002, couvrant articles, livres, revues, photos, vidéos, etc.. Invenio est co-développé grâce une collaboration internationale comprenant des instituts comme le CERN, DESY, EPFL, FNAL, SLAC et est utilisé par une trentaine d’institutions scientifiques du monde entier (voir ici).

Il offre plusieurs fonctionnalités comme : la navigation par collections hiérarchisées ; un puissant moteur de recherche interne ; une flexibilité dans l’utilisation des métadonnées ; la personnalisation possible de l’interface utilisateur et plusieurs formats d’export.
Autant de possibilités offertes par beaucoup d’outils actuels, mais ce qui fait encore plus l’originalité d’Invenio est qu’il remplit les fonctions d’un SIGB classique (comme la gestion des emprunts, des statistiques, etc.) en sus de son option principale qu’est la gestion d’une bibliothèque numérique, voire au-delà, car il est fait aussi d’archive ouverte où l’auto-archivage par l’utilisateur est possible. Nous sommes bien en présence d’un SIGBN (Système intégré de gestion de bibliothèque numérique). Plus besoin avec cet outil d’avoir deux ou trois systèmes distincts, c’est-à-dire un SIGB pour les opérations bibliothéconomiques et documentaires classiques (par exemple, PMB ou Koha), un système de gestion de bibliothèque numérique (exemple, Greenstone) et un système de gestion dépôt institutionnel (exemple, DSpace)
Pour plus de détails voir la documentation en anglais en attendant une probable traduction en français.
Voici donc un autre outil qui vient enrichir la grande famille des systèmes de bibliothèque Open Source mais qui n’est cependant déployable que dans un environnement Linux.

Voici une démo pour découvrir l’outil et se familiariser avec son interface et ensuite si l’envie de le télécharger vous tente, alors foncez. 🙂

Pour les supports du cours de Rabat et les autres ressources associées, les obtenir ici.

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N° 50 – Découverte d’OpenFlora, SIGB libre 2

J’ai découvert il y a quelques jours un nouveau SIGB libre au doux nom d’OpenFlora, une « fleur ouverte » qui vient enrichir le beau décor du logiciel libre dans les bibliothèques. Eh oui les fleurs ont l’apanage de la beauté aussi bien visuelle qu’olfactive et la nature serait vraiment triste à vivre sans elles. La fleur que je vous propose et qui éclos dans la « nature virtuelle » ne déroge pas à cette règle.

J’en suis toujours au processus de découverte et il va sans dire que je ne prétends aucunement proposer un diagnostic exhaustif du logiciel, me concentrant pour le moment uniquement sur quelques taches bibliothéconomiques qu’il propose.

Toutes les étapes de la chaîne documentaire sont prises en compte, de l’acquisition des documents à leur communication sous forme de prêt ou autre (DSI, par exemple). En mode catalogage, il y est proposé pas moins de 20 grilles de saisie élaborées selon les types de document pris en compte (monographies, périodiques, documents cartographiques, etc.), avec possibilité de faire du pré-catalogage dès l’étape de création des listes de commande.

Choix d’une grille de saisie

Prise en compte d’UNIMARC pour tous les types de documents à cataloguer.

UNIMARC

Il est déployable dans tous les types de bibliothèques. Mon intérêt en tant que bibliothécaire universitaire se situe là. En effet, j’ai remarqué qu’OpenFlora prend en compte la procédure de catalogage du SU français (SUDOC), avec la possibilité pour une bibliothèque qui participe à ce système, d’alléger le temps de catalogage en allant puiser dans le réservoir de notices du SU et d’insérer le ppn (N° de la notice) dans le champ prévu à cet effet dans la grille de saisie d’OpenFlora.

PPN

Il reste à revoir et améliorer le format d’affichage dans l’interface utilisateur (OPAC), notamment pour l’ISBD où quelques ponctuations sont omises.

Voilà donc un premier compte rendu de mes observations en attendant des développements plus larges. Dans l’ensemble, l’appréciation est positive pour cette première version, qui avec la prise en compte d’UNIMARC apporte un plus par rapport à d’autres SIGB libres qui lui sont antérieurs. Encore une formidable opportunité pour les bibliothèques qui ont peu de sous (mon éternelle ritournelle). Un autre intérêt que je vois concerne ceux qui sont en phase d’apprentissage du catalogage (étudiants en bibliothéconomie) ou de renforcement de capacités dans ce domaine (formation continue de professionnels). OpenFlora est ainsi une excellente opportunité de toucher du doigt et/ou de comprendre ce qu’est UNIMARC (format pivot en matière d’échanges bibliographiques) et de voir comment il se présente en mode « description bibliographique ». D’autant plus qu’une fois téléchargée et installée sur un poste local, l’application peut être utilisée en mode Web via un navigateur (IE, Firefox, etc.) parce que tournant sur une machine virtuelle JAVA version 1.5 et un serveur d’applications Tomcat 5.0.28.

Voir ici le document d’installation, ensuite Télécharger et installer le produit, ou pendant le téléchargement qui peut être long en cas de connexion lente, voir la démo en ligne, et enfin prendre connaissance de l’importante documentation qui vous permettra de bien butiner OpenFlora et vous délecter de l’excellent nectar de cette « Fleur ouverte ».

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N° 49 – Un centre national Greenstone au Sénégal 3

Dakar a abrité du 22 au 25 février 2010 un atelier de formation à Greenstone. Cet événement marque le lancement du Centre national Greenstone et premier nœud francophone du SAGSN, un réseau de centres déjà fonctionnels au niveau de l’Afrique australe et orientale. Ce centre est abrité par la bibliothèque centrale de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et placé sous la responsabilité conjointe de cette institution et de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA). Organisé en partenariat avec le COBESS et eIFL-FOSS, il a regroupé une vingtaine de spécialistes de l’information documentaire nationaux et un du Mali, celui-ci intervenant dans le projet de création d’une « bibliothèque numérique pour la jeunesse francophone du sud » initiée par la Fondation pour une bibliothèque globale basée au Canada.

Bref historique du SAGSN

En 2007-2008, un projet pilote d’eIFL.net sur l’utilisation de Greenstone financé par la Koha Foundation forma des bibliothécaires et archivistes de 10 pays de l’Afrique australe (Botswana, Lesotho, Malawi, Ile Maurice, Mozambique, Namibie, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe). A la suite de cela fut lancé un réseau régional de soutien (Southern African Greenstone Support Network) composé de cinq centres nationaux logés dans des bibliothèques d’universités ou d’organismes situées au Lesotho, au Malawi, en Namibie, en Tanzanie et au Zimbabwe. À son tour, ce réseau de soutien a, en 2008, appuyé l’UNESCO dans l’organisation d’ateliers de formation sur le logiciel Greenstone aux Seychelles (Madagascar, Ile Maurice comme invités) et au Kenya. Ces différentes formations ont eu comme principal résultat, une prise de conscience de l’importance des collections de documents numérisés, stockés et diffusés dans des bibliothèques numériques élaborées par le biais du logiciel Greenstone. Les premières applications ont beaucoup bénéficié aux utilisateurs, aidés en cela par les centres nationaux dont l’appui et le suivi ont abouti sur des expériences positives.

Période 2009-2010 : extension du réseau et accroissement du nombre de collections opérationnelles.

Pour cette période eIFL-FOSS, programme d’eIFL.Net pour la promotion et l’utilisation des logiciels libres, appuie le projet  SAGSN, généreusement soutenu au début par la Koha Foundation, avec comme autres objectifs de :

* renforcer les centres et les réseaux nationaux existants en Afrique australe par des investissements et des appuis aux activités spécifiques de ces centres

* appuyer dans le long terme l’utilisation de Greenstone dans d’autres pays africains par la création de centres nationaux fournissant une expertise locale. Ces centres nationaux disposent d’un champ d’action totalement autonome pouvant aller d’une simple aide à distance, à l’organisation de séances de formation en passant par des interventions sur site pour assister des structures utilisant ou voulant utiliser Greenstone.

* promouvoir activement l’expertise et l’appui du réseau pour accroître les nombres de collections numériques opérationnelles, au bénéfice exclusif de la création et l’accès au contenu local africain

* travailler vers un réseau indépendant et autosuffisant de centres nationaux couvrant le large paysage des bibliothèques, des archives et des musées avant fin 2010

Un centre pour le Sénégal

Premier du genre en Afrique francophone dans le cadre du réseau, ses ambitions se déclinent comme suit :

–          Elaborer un répertoire national des structures documentaires utilisant Greenstone,

–          Elaborer un répertoire d’experts ou spécialistes locaux du logiciel

–          Créer une plateforme en ligne collective des collections numériques de ces structures

A la suite de cela, il s’agira de rendre visible les réalisations sus-citées, de promouvoir le centre et de se positionner sur le terrain de la formation sur le logiciel, l’assistance à l’installation et la maintenance des collections déjà créées.

Au niveau sous-régional, le centre se positionne déjà comme une tête de pont pour l’Afrique occidentale francophone, voire au-delà, avec  l’ambition de développer des activités promotionnelles et de soutien à l’installation et à la maintenance de Greenstone.

Un grand merci à messieurs Repke de Vries et Amos Kujenga, respectivement coordonnateur d’eIFL.Net Greenstone pour l’Afrique australe et coordonnateur régional du projet, dont les efforts non ménagés ont permis de concrétiser la mise en place de centre au Sénégal.

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