N° 86 – BiblYonthéconomie 2014 : dans le vif du sujet Réponse

Ce dimanche 17 aIMG_2148[1]out est marqué par le départ réel du semi-marathon qu’est le congrès de l’IFLA, non pas que je veuille sous-estimer les rencontres formelles et restreintes qui ont marqué le jour d’avant (réunions des comités permanents de section notamment), mais parce que la séance officielle d’ouverture a eu lieu ce « jour du soleil » pour reprendre le terme anglophone qui désigne le dimanche. Une grand-messe laïque dont la leçon inaugurale offerte à nous par le philosophe français Bernard Stiegler fut tout simplement sublime. Traitant du « Futur de la lecture et des bibliothèques à  l’heure du World Wide Web », la profondeur de son analyse, la hauteur de son discours et la largeur des illustrations utilisées ont parfaitement épousé les contours tridimensionnels de la communication déjà perceptibles dans les trois idées motrices de l’intitulé (Lecture-Bibliothèques-Web). Je ne prétends pas d’essayer de résumer la totalité de son intervention, mais seulement partager une toute petite chose que j’ai retenue de son argumentaire et ayant trait à une nécessaire transformation du Web actuel en un Web herméneutique où des annotations seront possibles et se feront par les bibliothèques, comme elles les permettent déjà dans le monde analogique. Un Web ou sera de mise la lecture hybride, le partage des notes de lecture via un protocole de réseau social. Je passe sur les jeux de mots subtils qui ont aussi participé à me le rendre captivant dont voici quelques morceaux choisis : l’allusion faite aux frères Lumière (cinéma) en invoquant les « Lumières numériques » qui sont attendues par les créateurs et militants du Web ; le bal des « nombres » comme des « ombres » dans le sérail informatique, etc. Ajoutons-y les concepts de haute portée philosophique que sont la « néguentropie » ou la « transindividuation« , le tout mariné à la sauce bibliothéconomique, produisant ainsi un cocktail de saveurs intellectuelles dont on se délecta assurément.

Malheureusement, j’ai dû quitter avant terme le grand amphithéâtre, théâtre de ce show de la Pensée pour déférer à ma tâche de traducteur pour l’IFLA Express, le journal multilingue du congrès. Ensuite cap sur la réunion 1 du comité permanent de la section « Afrique » marquée par une assistance record, preuve que la cause bibliothéconomique semble prise encore plus au sérieux au niveau du continent africain. J’ose espérer que cela n’est pas un épiphénomène, sinon ce serait vraiment désolant à une année du congrès prévu au Cap en Afrique du sud, congrès qui devra être l’occasion de consolider le sentiment d’enthousiasme général que j’ai remarqué et que je n’avais jamais vu en 5 participations.

La journée s’est achevée par ma visite de l’exposition-explication du projet Ideas-Box lancé par « Bibliothèques sans frontières » en faveur des populations réfugiées du Burundi (première phase). Une géniale initiative qui permet à des populations complètement déconnectées des sources de connaissance de pouvoir accéder a cette dernière par un procédé de « bibliothèque portable », composée de livres imprimés, électroniques, de matériel ludique et didactique et d’appareils connectables  à Internet. Un surplus d’informations peut être obtenu sur le site du projet.

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Le Lundi fut d’un réveil très matinal pour aller participer à la réunion du Groupe d’intérêt particulier ATINA/RAIA (Access To Information Network in Arica / Réseau d’Accès à l’information en Afrique) parrainé par la Section « Afrique ». Là aussi un enthousiasme réel s’est manifesté vu le nombre de participants et les engagements pris par la majorité des collègues pour assurer la durabilité et pérennité de ce groupe qui connait une relative léthargie depuis la retraite de son initiateur et animateur en 2012. L’organisateur de la réunion, à ce moment du congrès, a certainement été bien inspiré parce qu’elle coïncidait avec la Déclaration de Lyon sur l’accès à l’information et au développement qui se faisait officiellement lors de la deuxième séance plénière du congrès. L’opportunité de cette déclaration a été saisie pour penser à repositionner le Groupe d’intérêt et lui faire jouer un rôle encore plus palpable et plus visible dans ce vaste projet relatif à l’accès à l’information pour le développement.

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La suite fut marquée par un saut dans le bain de la session 86 organisée par la section « Catalogage » en collaboration avec le « Programme stratégique sur la Bibliographie, la Classification & Indexation et UNIMARC ». Un plongeon dans le bassin de mes premières et toujours amours professionnelles à savoir le Catalogage et la Description bibliographique. Une session constituée de sept (7) présentations de très haute facture sur les développements récents en la matière. Il a été ainsi question de modélisation (FRBR, FRAD), de Web sémantique, de données liées (Linked Data), de contrôle bibliographique universel (CBU), d’ontologies, etc., un certain nombre de notions constitutifs d’une prochaine communication que je devrai présenter, mais cela est une autre histoire… à raconter peut-être .

N° 85 – BiblYonthéconomie 2014 : prémices d’une conférence confluente Réponse

lyon2014C’est bel et bien parti pour le 80e congrès mondial de l’IFLA qui se déroule a la confluence du Rhône et de la Saône d’où s’inspire le thème choisi pour cette année, c’est-à-dire : « Bibliothèques, citoyenneté, société : une confluence vers la connaissance ». Un congrès qui est parti pour un battre un certain nombre de records en termes de participation et de propositions de communications reçues notamment, comme l’a affirmé Pascal Sanz Président du Comité d’organisation et par ailleurs président du Comité français international bibliothèques et documentation (Cfibd) qui a octroyé pas moins de 25 bourses a des délégués francophones non français. J’ai l’honneur de faire partie de cette cuvée 2014 remarquable en nombre (la aussi un record) et sans doute en qualité, M. Sanz intervenait lors du Caucus regroupant les pays d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, des Caraïbes et d’Amérique latine. Une rencontre formelle où tour à tour, chaque section de cet espace géographique cité fait un bref rapport de ces activités de l’année en cours et renseigne sur les perspectives et projets à venir. Tribune mise à profit pour d’autres d’informer aussi sur des activités menées au niveau national voire local. Cette session qui fut la première à laquelle j’ai participé a été suivie par celle regroupant tous les francophones avec le même souci de rendre compte des activités et projets menés par certaines entités francophones du sérail bibliothéconomique, telles que : l’AIFBD, le Cfibd, le Réseau francophone numérique, le centre francophone de l’IFLA de Dakar, Bibliothèques sans frontières, etc. Cette rencontre est aussi mise a profit pour présenter les collègues francophones qui assurent des fonctions officielles dans les sections (Présidence, secrétariat, coordination de l’information) qui sont autant de points d’appui pour aider à comprendre le fonctionnement des sections pour ceux qui seraient intéressés a intégrer l’une d’entre elles.

Ce fut une demi-journée assez riche en informations glanées et surtout en contacts professionnels nouveaux, mais aussi anciens par les retrouvailles avec des collègues déjà connus ou/et avec qui je collabore a l’international. Cependant, dû à des problèmes d’ordre logistique (transport) je n’ai malheureusement pas eu la possibilité d’assister à la première réunion du comité permanent de ma section « Maitrise de l’information » qui vient de clôturer une conférence satellite organisée a Limerick en Irlande, à laquelle j’ai modestement contribué, notamment en ayant évalué pas moins de 30 propositions de communications qui devaient y être présentées. Dans la même veine j’ai aussi dû manquer la réunion du comité permanent de la section « Afrique ». Ces deux sessions se déroulaient en début d’après-midi à l’heure où j’arrivais à notre lieu de résidence à Lyon.

lyo_palaisVoilà en quelques mots le vécu de ce premier contact avec le centre des congrès de Lyon, ville que je retrouve avec plaisir après mon passage à l’ENSSIB d’il y a 3 ans ou j’étais invité par la « Mission Relations Internationales » (merci Raphaëlle) à venir faire une présentation devant des élèves conservateurs de l’école. A l’époque j’avais apprécié la beauté et le charme de la ville qui est le point de convergence de deux cours d’eau, ce qui en fait naturellement à partir d’aujourd’hui et pour une semaine, celui des meilleurs diffuseurs de la connaissance, c’est-à-dire ceux qui mettent en scène au jour le jour et sur des prosceniums en forme de travées ou d’écrans, les objets du savoir indispensables au public de la Cité.

N° 63 – Caraïbibliothéconomies : Puerto Rico II Réponse

Comme je l’ai dit dans mon billet précédent, je me suis intéressé à la session organisée par le groupe d’intérêt particulier ATINA le 16 août 2011. Le titre en était : Accès à l’information : parallèles entre l’Afrique et les Antilles. Elle était entre autres consacrée à l’accès à l’information gouvernementale en Afrique et dans les Caraïbes/Antilles, les communications faites ont démontré de grandes similitudes entre les deux aires géographiques. Nous avons aussi eu droit à une présentation de l’accès aux archives coloniales sur l’esclavage en Jamaïque et j’ai aussi beaucoup apprécié la communication faite sur l’Open Access et les différentes initiatives entreprises en Afrique dans ce domaine. Les communications sont accessibles à partir de ce lien.

J’ai aussi, le même jour, suivi avec intérêt la session 149 organisée par la section « Classification et Indexation » et plus particulièrement la communication intitulée « Convergence et interopérabilité : l’apport du Web de données » faite par E. Bermès (accessible ici)

Cette journée s’est clôturée par une soirée culturelle « Cultural Event » dans le jargon de l’IFLA, où 2000 bibliothécaires se sont éclatés au son d’une musique  plus internationale que Porto-ricaine, sûrement pour correspondre à la diversité des nationalités et cultures qui rivalisaient d’ardeur sur la piste de danse au décor grandiose du « Centro de convenciones« .

La journée du Mercredi a déjà annoncé la fin de la grand-messe annuelle de la bibliothéconomie mondiale, avec les tenues des deuxièmes et dernières réunions des comités permanents des sections. Ces dernières sont l’occasion, la plupart du temps, de tirer un bilan du congrès pour chaque section mais aussi de définir les activités et préparer les prochaines manifestations de la section en responsabilisant les uns et les autres sur des projets bien identifiés. Concernant la section « Maîtrise de l’information » je voudrais juste rappeler l’une des conférences satellites de IFLA 2012 en Finlande, qu’elle co-organisera avec le groupe ATINA à Riga en Lettonie. Le thème et l’appel à communications seront très probablement disponibles dès le mois d’octobre 2011. Etant un des organisateurs désignés au niveau de la section, je promets de disséminer toute information relative à cette manifestation, surtout en direction de la communauté professionnelle africaine qui est particulièrement ciblée pour partager des expériences et points de vue sur le thème qui sera définitivement adopté.

La suivante session sur UNIMARC et FRBR était l’occasion pour moi de développer mes connaissances, même si je n’ai pas senti trop de nouveautés révolutionnaires en la matière. J’ai cependant plus particulièrement apprécié les communications : « Les FRBR en UNIMARC : Yes we can! » et « UNIMARC et Linked Data« .

Cette journée s’est achevée par l’Assemblée générale de l’IFLA dont vous pouvait lire l’ordre du jour. Elle a été surtout marquée par le discours de fin de mandat de la sud-africaine Elllen Tise, présidente sortante de l’IFLA. Les signes perceptibles de fin de congrès sont déjà là comme tantôt stipulé, pour preuve la fermeture aussi en cette journée, de l’espace exposition occupée par les éditeurs et autres fournisseurs de produits. En attendant la clôture officielle le jeudi 18 août, l’heure était venue de faire un détour vers Old San Juan, le coeur historique de la capitale de Puerto Rico peu distante, mais bien plus vivante que le Quartier des conventions qui abrite les travaux du Congrès. Je compte bien répéter l’opération mais avec, cette fois-ci, un objectif « emplettes » dans les boutiques de souvenirs. Mais comme le dit l’adage « à chaque jour suffit sa peine » et « demain est un autre jour ».

N° 62 – Caraïbibliothéconomies : Puerto Rico I 1

La deuxième étape du périple caribéen après Sainte Luce en Martinique, se situe à San Juan, capitale de l’Etat de Puerto Rico qui accueille le 77ème Congrès mondial des bibliothèques et de l’information (WLIC) de l’IFLA. Le thème retenu cette année est : « Les bibliothèques au-delà des bibliothèques : Intégration, innovation et information pour tous« . Le Convention center de Puerto Rico a refusé du monde lors de la cérémonie officielle d’ouverture tenue le 14  août 2011 devant plus de 2000 délégués de 200 nationalités différentes. Tour à tour la Présidente du comité local d’organisation et des notables de la ville de San Juan ont pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous les participants présents avant que la présidente de l’IFLA ne procède à l’ouverture officielle du congrès après son discours d’usage. Il revenait ensuite au Dr. Fernando Picó, SJ, historien portoricain reconnu, humaniste et professeur à l’Université de Puerto Rico, Campus Río Piedras, de prononcer le discours d’ouverture en guise de leçon inaugurale intitulée : « Les textes après leur mort : lorsque le paradis est un site Internet. »

L’autre fait important de cette journée a été l’inauguration de l’exposition dans le grand hall prévu à cet effet. Cette exposition est un de moments importants de chaque congrès, car il concerne l’espace aménagé pour les partenaires, les fournisseurs et autres structures travaillant pour, par ou dans les bibliothèques. On y retrouve pèle-mêle des éditeurs, des bibliothèques et autres services d’information, des prestataires de bureautique et d’informatique, etc.. C’est donc l’occasion de se renseigner sur les nouvelles offres technologiques intéressant les bibliothèques, de négocier des contrats avec les éditeurs surtout concernant les ressources électroniques, etc.. Ce même espace accueille aussi les posters proposés et sélectionnés pour le congrès et qui font l’objet d’un concours dont le but est d’élire le meilleur poster à la fin de celui-ci.

La journée du 15 août a été pour moi l’occasion de suivre la session 94 organisée conjointement par les sections « Maîtrise de l’Information » et « Bibliothèques pour populations multiculturelles » et le groupe d’intérêt particulier sur les problèmes indigènes. Cette session intitulée : « Importance de la maîtrise de l’information pour les besoins des populations multiculturelles, stratégies, programmes et le rôle des bibliothèques » était composée de huit (8) communications qui se sont étalés sur trois tours d’horloge devant un auditoire enthousiaste au vu des débats suscités par la quasi-totalité des présentations. Les communications sont disponibles sur le site du congrès (cliquer sur la session 94). Deux communications traduites en français sont disponibles sur le site de l’AIFBD, ce sont les suivantes en attendant que les autres soient faites par les volontaires qui se sont manifestés pour :

  • « Usted y Su Biblioteca (Vous et votre bibliothèque) : un programme d’aide a la maîtrise de l’information pour adultes en anglais langue seconde » (disponible ici) ;
  • « La maîtrise de l’information dans une société multiculturelle : le rôle des bibliothèques en Bulgarie actuelle«    (disponible ici)

Ces traductions sont faites par des bénévoles volontaires et sont précieuses pour la communauté professionnelle francophone qui peut ainsi avoir une idée des communications qui sont faites lors des congrès de l’IFLA et qui sont majoritairement en langue anglaise. C’est le lieu de lancer un appel à tous ceux qui liront ce billet et qui pensent pouvoir participer à l’effort de traduction de se manifester auprès de l’AIFBD, après avoir repéré une communication qu’ils désirent traduire, sur la page consacrée aux traductions.

Je souligne l’excellente organisation de cette session, avec un choix de communications pertinentes, un timing bien géré. Tout ceci a été orchestré par l’organisatrice désignée au niveau de la section « Maîtrise de l’information », notre collègue Zuza Wiorogorska et tous les autres qui ont aidé à la bonne réussite de ce forum.

Voilà le résumé que j’ai voulu faire pour les trois premiers jours du congrès, trois parce que le mien a débuté plus précisément le Samedi 13 août par les réunions des comités permanents des sections « Maîtrise de l’information » et « Technologies de l’information » dont je suis membre. J’entame cette année, avec la première, un mandat électif de  04 ans comme membre plein et poursuit celui de membre correspondant pour la deuxième section. Ma prochaine session dès le 16 août est consacrée à des questions purement africaines et est organisée par le Groupe d’intérêt particulier « Réseau d’accès à l’information en Afrique » (RAIA) ou Access to Information Network-Africa (ATINA) en anglais. Session d’autant plus importante qu’elle sera suivie par une rencontre de préparation d’un prochain congrès satellite à organiser en 2012, conjointement entre ce groupe et la section « Maîtrise de l’information » où je suis désigné pour être un des organisateurs de cette manifestation, mais ceci est une autre histoire…A suivre ! 🙂

N° 59 – Les Manifestes de l’IFLA Réponse

En m’adonnant ces jours-ci au périlleux exercice de traduction de l’anglais au français, d’une communication présentée lors du congrès 2010 de l’IFLA à Göteborg et qui fait référence à un des manifestes de l’IFLA,  l’inspiration m’est venue de revoir, relire tous ces manifestes, les rappeler à nos bons souvenirs et réaffirmer ainsi la noblesse de notre métier. En effet leur  dénominateur commun n’est-il pas l’objectif d’édifier un monde meilleur où chaque homme, grâce au savoir partagé et acquis, vivrait la plénitude (au sens le plus noble du terme) de sa condition ?

Ces proclamations émanant de l’organisation bibliothéconomique suprême, font référence aux bibliothèques plus particulièrement, mais aussi à ce que j’appellerais les sources d’information ou documentaires connexes, comme Internet et le Web. Un coup d’œil sur la liste les exposant ci-dessous est déjà informatif sur leur nature. Ces professions de foi sont autant de chapelets de principes qui, respectés, font de nous de parfaits bibliothécaires et bibliothèques tout en réalisant l’idéal qui les sous-tend.

  • Le Manifeste sur la bibliothèque publique : celui-ci date de 1994 et a été rédigé en collaboration avec l’UNESCO. Il souligne l’importance de «la capacité des citoyens bien informés d’exercer leurs droits démocratiques et de jouer un rôle actif dans la société»
  • Le Manifeste de la bibliothèque scolaire : adopté en 1999 et rédigé en collaboration avec l’UNESCO. Il affirme l’objectif de « définir et de développer le rôle que les bibliothèques scolaires et les centres de documentation jouent pour permettre aux élèves d’acquérir les outils d’apprentissage et les contenus éducatifs dont ils ont besoin pour survivre, pour développer toutes leurs facultés, pour continuer à apprendre tout au long de leur vie et pour prendre des décisions éclairées »
  • Le Manifeste pour Internet : préparé par IFLA/FAIFE et proclamé en 2002. Il affirme entre autres que « L’accès libre à l’Internet dans les bibliothèques et les services d’information garantit la liberté de l’individu et du groupe, sa prospérité et son développement » et que ces « bibliothèques et sources d’information sont les meilleurs points d’accès à Internet »
  • Manifeste d’Alexandrie sur les bibliothèques, la société de l’information en action : publié en 2005, il réaffirme le principe que «les bibliothèques et services d’information [sont] vitaux pour une société démocratique et une société de l’information ouverte» ; et ajoute que «les bibliothèques sont essentielles pour avoir une population bien informée et une gouvernance transparente».
  • Le Manifeste sur la bibliothèque multiculturelle : approuvé par l’IFLA en 2006. Il se veut  le complément des Manifestes sur la bibliothèque publique, celui sur la bibliothèque scolaire et celui sur Internet. Sous-titrée : « La bibliothèque multiculturelle – une porte d’entrée vers une société culturelle diversifiée en Dialogue ». Il définit très bien que «Diversité culturelle» ou «Multiculturalisme» renvoient tous deux  à la coexistence harmonieuse et l’interaction entre différentes cultures.
  • Le Manifeste pour les bibliothèques numériques : adopté en 2007. Il affirme la nécessité de créer et de favoriser la création de bibliothèques numériques, qui dépassent les frontières géographiques et sociales, pour « combler le fossé numérique et rendre l’héritage culturel et scientifique de l’humanité accessible à tous ». Cet héritage étant « le droit de tout individu et qui aide à l’avancement de la connaissance et de la compréhension de la richesse et de la diversité du monde, non seulement pour la génération actuelle, mais aussi pour les générations futures ».
  • Le Manifeste sur la transparence, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption : proclamé en 2008. Il affirme que  « les bibliothèques sont des institutions transparentes par essence, dédiées à la mise à disposition, de la manière la plus exacte et la plus impartiale, de l’information à caractère éducatif, scientifique et technique et socialement utiles à tout un chacun. Les outils d’information et d’accès fournis par les bibliothèques et les services d’information contribuent à la bonne gouvernance, en élargissant les connaissances des citoyens et enrichissant ainsi leurs discussions et débats ».

Cette liste aurait pu aussi faire de la place aux autres déclarations du même type comme celle de Glasgow sur Les bibliothèques, les services d’information et la liberté intellectuelle faite par IFLA/FAIFE. On pourrait aussi y adjoindre celles de l’UNESCO comme la Déclaration universelle sur la diversité culturelle et celle sur la Pluralité de l’alphabétisation et ses implications en termes de politiques et programmes qui sont autant de sources d’inspiration pour les manifestes de l’IFLA. Ceci ne ferait que renforcer l’idée que la Bibliothèque, s’inscrivant dans le mouvement mondial de conscience, est un passage obligé pour l’épanouissement intellectuel et social de l’humain. D’ailleurs, est-ce un hasard si là où la démocratie est absente ou commence à s’effondrer, les mesures de censure sont souvent dirigées contre les bibliothèques et les sources d’information ? Ou encore, est-ce un hasard si les parties du globe les moins prospères sont celles qui comptent le moins de bibliothèques et de sources d’information accessibles, s’enfermant dans un cercle vicieux qui fait du savoir un accessoire pourtant indispensable au progrès ?

Alors, faisons plus de bibliothèque pour être plus heureux, là est leitmotiv résumé de tous ces manifestes.

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N° 42 – Echos de Milan : IFLA 2009 (III) 2

Ite missa est !

poland_iflaVoilà Milan c’est fini, l’heure est au bilan de 5 jours bibliothéconomiques les plus importants de l’année. Avant de tirer les conclusions de ces joutes auxquelles ont participé des bibliothécaires venus des quatre coins du monde, voyons les dernières activités vécues. Je finissais mon post précédent par l’annonce de la tenue d’une session sur les bibliothèques et le Web 2.0 et manifestais un enthousiasme non feint. Côté résultat tout a été positif dans le sens où, les présentations et discussions qui en ont découlées m’ont réconforté dans mes certitudes d’avoir pris le bon wagon du Web 2.0 en y embarquant mon âme de bibliothécaire. Sachant que j’avais des expériences à faire partager je ne me suis pas privé de l’occasion pour les exposer au coordonnateur du groupe d’intérêt spécial « Libraries and Web 2.0 » (émanation de la section « Information technology ») et participer ensuite à la réunion des administrateurs du groupe pour réfléchir sur les contenus de ses sessions prochaines lors des deux prochains congrès de l’IFLA. Je me suis aussi intéressé à la section « Périodiques et autres ressources continues » avec des présentations intéressantes. J’ai surtout retenu pour cette session, les ressources gratuites disponibles et qui ont été signalées par quelques orateurs. En voici quelques unes, qui sans doute seront d’un certain apport dans l’enrichissement de nos ressources électroniques en ligne et permettront d’avoir une vue d’ensemble, mise à jour, des archives ouvertes en service dans le monde : les projets OpenDOAR et ROAR (Registry of Open Access Repositories). Il a été   aussi question au cours de cette session des « Overlay journals » (si vous n’avez toujours pas compris…cliquez ici) et accédez à quelques exemples : Naboj, SIGMA (Symmetry, Integrability and Geometry: Methods and Applications), Interjournal et Philica.

La section « Information Literacy » a organisé un atelier sur l’utilisation et la promotion du logo dédié à cette discipline avec invitation faite à tous de le vulgariser. Pour se familiariser avec ce dernier je vous le présente ci-dessous et vous laisse admirer sa simplicité artistique et les nombreuses interprétations qu’il est susceptible de susciter (encore un bon exemple d’analyse pour étudiants en bibliothéconomie ?)

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Pour de plus amples informations sur cette session vous pouvez consulter le blog dédié à l’Information Literacy animé par Sheila Webber de l’Université de Sheffield et aussi visiter le site Web du logo pour le télécharger éventuellement.

Après un petit détour par la section Afrique, j’ai fini mon parcours IFLA 2009 par les ultimes réunions des comités permanents des sections « Information Literacy » et « Information Technology » où ont été tirés leurs bilans respectifs  et posés les jalons pour les congrès à venir, notamment en réfléchissant et adoptant les topics pour les réunions satellites préludes à la conférence de Göteborg en 2010.

Le bilan a donc été largement positif pour moi-même, j’ai pu enfin comprendre comment fonctionne réellement un congrès de l’IFLA et surtout comment en tirer largement et efficacement profit. J’ai pu rencontrer des personnes ressources sur différents domaines qui m’intéressent et ai surtout pu nouer contact avec eux. duomo

Un grand merci encore une fois au CFI qui nous a permis d’assister aux réunions des comités permanents des sections avant l’ouverture officielle du congrès, cela m’a permis de me faire connaître et même de déposer des candidatures pour être membre correspondant et/ou associé des deux sections ciblées et enfin de prendre langue avec le groupe d’intérêt spécial « Bibliothèques et Web 2.0 ».

A bientôt pour d’autres suites éventuelles de ce 75e congrès et assemblée générale de l’IFLA.

ADDIO Italia,

HEJ Sverige !

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N° 41 – Echos de Milan : IFLA 2009 (II) 4

session IL_iflaDéjà 4 jours révolus pour la grande messe des bibliothécaires en Lombardie et beaucoup de communications, c’est-à-dire beaucoup d’idées émises pour améliorer notre vécu entre salles de lecture, magasins et comptoirs de prêt. Au fait j’ai commis un grand péché que d’avoir omis de mentionner le thème du congrès de cette année : « Les Bibliothèques créent le futur : construire sur l’héritage culturel« , un véritable sujet de dissertation pour des apprentis bibliothécaires. Nous sommes donc pleinement entrés dans le vif du sujet et les réunions, communications, conciliabules formels et informels se succèdent en un ballet ininterrompu. J’aurais aimé être partout à la fois et entendre toutes les choses qui se disent dans les différentes salles consacrées aux sessions. Dommage que l’Homme soit dénué de la faculté de dédoublement. Alors ne pouvant être présent que là où c’est possible et « intéressant », je vais ravaler ma frustation de ne pouvoir dire plus que ce que j’ai vu et entendu.

Sur le sujet de l’information literacy (maîtrise de l’information) j’ai suivi la session du lundi qui a vu 8 orateurs exposer avec brio sur le thème. Ce qui a attiré mon attention c’est l’usage de concepts qui m’étaient complètement inconnus et que j’ai découverts. Dans l’ordre on a parlé de Transliteracy (Translittératie), de Media Literacy (Education aux médias), de Visual Literacy et de Cultural Literacy (Alphabétisation culturelle : traduction tirée de cette note de lecture lue sur le site de l’UNESCO). Je ne peux vous en dire plus concernant ces concepts car ne les ayant pas encore suffisamment étudiés et m’étant seulement borné à une recherche sur le Web pour prendre quelques définitions ou commentaires s’ils existent.

Après une quinzaine d’années passée à faire de la description bibliographique, je ne pouvais pas faire l’impasse sur les sessions sur le catalogage dont le sous-titre très évocateur était : « Nouveaux principes, nouvelles règles, nouveaux catalogues ». D’abord beaucoup de nouvelles sur l’ISBD (ce vieux machin qui a causé moult tortures quand il fallait nécessairement alimenter les fichiers manuels par des fiches cartonnées. Vive l’import de notices grâce à l’informatique). Ensuite un exposé sur les nouvelles règles de catalogage pour l’Italie et enfin une incursion dans l’univers bibliographique persan en passant par un très intéressant discours sur le catalogage des « objets culturels » (pour rester dans le thème du congrès).

J’ai aussi suivi une partie de la session sur UNIMARC, notamment les projets en cours pour modifier ce format en vue de le rendre conforme aux desiderata du Web sémantique et les connexions qu’il doit avoir avec les « nouveaux » machins qui vont bientôt être (ou qui sont déjà) le pain quotidien des bibliothécaires…d’un futur très proche (ou déjà là), à savoir : RDA, FRBR, FRAD, Dublin Core, etc.

Comme la lune, un congrès de l’IFLA à aussi une face cachée où le sujet bibliothéconomique devient accessoire. En effet l’AIFBD, après avoir organisé son assemblée générale et vue une inscription massive de nouveaux adhérents, nous a offert une soirée dans un jazz café de Milan où un banquet royal nous a été servi, je vous fais l’économie des détails subsidiaires. De même, le mardi était consacré « social events » avec un dîner gratuit pour tous les participants dans les différents restaurants situés tout autour de la place Duomo et la Galerie Victor Emmanuel II, suivi d’un concert de musique classique gratuit dans la magnifique Cathédrale Duomo et des expositions d’ouvrages rares comme l’ouvrage de Luca Pacioli De divina proportione illustré par Leonardo da Vinci lui-même, etc.

Il est temps de se dire au revoir et d’aller me blottir dans les bras de Morphée et de rêver à une séance du lendemain où l’on parlera de « Bibliothèques et Web 2.0 » tout un programme pour moi.

ARRIVEDERCI !

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N° 40 – Echos de Milan : IFLA 2009 (I) 4

De retour, après un long break de deux mois, dont un dédié aux vacances, où j’ai eu le plaisir de faire des randonnées sur les pistes caillouteuses des Tatras, poussant même le culot jusqu’à gravir l’un de ses sommets les plus hauts et le plus populaire qu’est le  Kasprowy Wierch (1985 mètres) en… téléphérique mais avec une descente à pied, provoquant le plus grand étonnement de petits moutards slaves, rencontrés sur ses pentes vertigineuses et qui ont dû lire où apprendre quelque part que les nègres ne se rencontraient jamais en haute montagne. Bref je promets une page supplémentaire à ce blog pour y conter mes chroniques polonaises avec mention spéciale à la capitale des Tatras qu’est la ville de Zakopane que m’a fait découvrir mon amie (merci Zuza pour ce bonheur montagnard et complétement sportif).

milaniflaMon propos principal à partir de ce billet est de vulgariser toutes les réalités, par moi observées, durant le 75e congrès de l’IFLA qui se tient à Milan, capitale de la Lombardie. Première impression d’un « newcomer », le sentiment d’avoir atteint le graal du bibliothécaire. En effet comment ne pas s’enthousiasmer comme un bambin, quand des décennies de rêves viennent soudainement se transformer en minutes de réveil fantastique lorsque que l’on accroche au cou, le fameux badge floqué de son identité et sa nationalité. Le reste n’est que bonheur lorsqu’on éprouve le sentiment d’être membre d’une grande famille et de découvrir que bibliothécaire n’a jamais rimé avec solitaire, ni ordinaire. Ce bonheur a été possible grâce au concours du Comité français IFLA (CFI) qui m’a fait l’honneur de me coopter parmi ses boursiers de cette année.

En pratique, le premier jour a été un saut dans le grand bain avec la découverte des organes d’action de l’IFLA que sont les comités permanents des sections (standing committees) où les membres vous accueillent à bras ouverts et vous permettent de vous exprimer en vous présentant d’abord et éventuellement en donnant quelques avis sur les « topics » constituant l’agenda du jour. Il faut dire cette deuxième éventualité est la moins évidente à accomplir tant on est intimidé par l’auditoire, composé en général par les « gourous » d’un domaine donné de l’IFLA et dont on a souvent eu l’écho de leurs compétences au cours de son parcours professionnel et que l’on a le privilège de voir en chair et en os, voire discuter avec eux. Rien que pour cela un congrès de l’IFLA mérite d’être vécu.

Mes deux favoris pour ce congrès et auxquels j’ai participé sont les standing committees des sections « Information Literacy » et « Information Technology« . Choix difficile parmi une quarantaine de sections où il fallu nécessairement faire une croix sur des thèmes qui me tenaient à coeur. Là, est l’une de s premières leçons  apprises au cours du congrès et qui est d’être conscient que l’on ne peut pas tout suivre dans une rencontre de ce type et qu’il faut nécessairement bien choisir ses centres d’intérêt et tracer son parcours de congressiste autour de ces derniers. Cette exigence nous a été confirmée par les anciens bousiers, lors de la réunion de tous les boursiers du CFI tenue après les caucus « Afrique, Asie & Océanie et Amérique latine & Caraïbes » et « Francophone ». Le premier caucus que j’appellerais « reste du monde » a surtout eu pour objet de discourir sur l’annulation de la candidature de Brisbane (Australie) au profit de Göteborg (Suède) pour le congrès de 2010. La secrétaire générale de l’IFLA a procédé à une séance d’explication sur cet événement qui a dû être douloureusement ressenti par les collègues de la zone Océanie voire asiatique qui auraient eu un congrès tout près de chez eux. Le deuxième caucus qui a suscité mon intérêt était celui des francophones, où l’objectif de rendre la présence francophone au sein des organes et sections de l’IFLA ont été réaffirmés par le président du CFI et celui l’Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (AIFBD). Ces deux structures ont présenté leurs boursiers respectifs pour ce congrès, de même que tous les élus francophones dans les instances de décision de l’IFLA, soit une cinquantaine de collègues ce qui réellement est une performance très fort appréciable dans un environnement très fortement anglo-saxon et où la langue de Shakespeare s’impose à tous.

La deuxième journée a été consacrée à la session officielle d’ouverture, à un lunch offert par l’IFLA à tous les participants et enfin à une session dédiée à tous les « Newcommers » comme moi, en vue de nous expliquer, en résumé, comment réussir une participation à un congrès IFLA.

A bientôt pour la suite de mes aventures milanaises.

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N° 16 – RDA : quelques considérations générales Réponse

Dans le billet de la semaine dernière, mon intérêt s’est porté sur l’ISBD consolidé publié en août 2007. Parallèlement un autre travail est entrain d’être accompli dans la sphère bibliothéconomique nord-américaine, toujours dans le sillage des nouvelles orientations imaginées pour faire évoluer le catalogage. En terme plus précis, il s’agit de la mise en place d’un nouveau code de catalogage dénommé RDA (Resource Description and Access).

Historique

En 2003, l’organisme de maintenance des AACR (Anglo-American Cataloguing Rules), en l’occurrence le Joint Steering Committee for revision of AACR (JSC) décida de réviser profondément ces règles. La dernière publication officielle (AACR2) est la seconde édition révisée en 2002 et mise à jour en 2003, 2004 et 2005. A sa suite, le draft de la première partie des AACR3 fut publié en décembre 2004. En 2005 le JSC décida de changer l’intitulé des AACR en adoptant celui de RDA, dont le premier draft sera publié en décembre 2005, suivi de la publication d’autres moutures concernant ses différents chapitres en 2006 et 2007. Pour une présentation plus complète (sur les RDA et l’organisation fonctionnelle du JSC) ce site peut vous aider à y voir plus clair. Les travaux sont en cours et la publication définitive est prévue en 2009.

Présentation et objectifs

  • code de catalogage adapté au nouveau contexte des catalogues : publication des règles sous forme électronique, pour décrire tous les types de ressources (électroniques et autres) dans des notices utilisables dans l’environnement numérique (Internet, OPAC web…)
  • approche centrée sur l’utilisateur et l’information dont il a besoin : la « norme » est conçue pour être facilement utilisable et produire des notices dont les données seront appropriées et pertinentes pour l’utilisateur
  • les directives sont basées sur des principes et non sur des règles contraignantes ou restrictives, le but étant de faciliter le processus de description des ressources selon un plan logique.
  • référence aux modèles d’information bibliographique (FRBR et FRAD, je me propose de faire prochainement, un billet sur ce dernier modèle qui concerne les données d’autorité). Ces derniers étant les bases de la construction des directives des RDA. Le prochain post portera sur l’articulation entre les RDA et les FRBR.
  • vocation internationale
  • possibilité d’un contrôle bibliographique plus efficace
  • compatibilité avec des normes de description semblables
  • utilisation préconisée au-delà de la communauté des bibliothèques : compatibilité avec les normes nord-américaines d’archives et de gestion des objets muséographiques

RDA et les métadonnées

RDA est conçu pour être utilisable avec des schémas d’encodage de métadonnées. Les notices bibliographiques créées sous RDA peuvent être stockées et transmises sous format MARC et des formats de métadonnées, tels que le Dublin Core (Dublin Core working group for RDA) ou MODS (slide sur MODS et RDA). Parallèlement un travail de développement d’un profil d’application pour RDA est entrain d’être mené, ainsi que celui d’un vocabulaire d’éléments.

Pour finir

Parler de RDA en l’état actuel (travaux d’élaboration en cours) est un exercice difficile tant le deadline quant à sa finalisation (2009) est encore long. Ce que j’ai voulu faire ressortir dans ce mini-dossier, à compléter lors du prochain post, c’est son importance ultérieure dans la construction du Web sémantique où, nous bibliothécaires et autres acteurs de l’information documentaire, devront avoir le « beau rôle », avec les informations contenues dans nos catalogues et répertoires accessibles sur le Web. Pour permettre aux moteurs de recherche d’accéder à ces données, il faut revoir et continuer à améliorer les formats et structures des catalogues, mais aussi les règles de catalogage, c’est le souci des concepteurs des RDA. Souhaitons qu’ils atteignent les buts escomptés et que les espoirs pour la profession (annonce de l’IFLA) ne soient pas déçus.

Prochainement RDA et modèle FRBR


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N° 15 – Description bibliographique : ISBD consolidé Réponse

S’il est un environnement dans lequel se sont retrouvées des générations de bibliothécaires, c’est bien celui de l’ISBD (International Standard Bibliographic Description) format de description bibliographique dont l’objectif principal est de donner des directives permettant un catalogage descriptif compatible à l’échelle mondiale. Depuis une quarantaine d’années (réunion internationale des experts du catalogage à Copenhague en 1969, parrainée par le Comité de catalogage de l’IFLA) le programme ISBD a élaboré des normes pour décrire des ressources bibliographiques, les a maintenues par de nombreuses révisions et les a traduites en plus de 25 langues. L’ISBD devait être la pierre angulaire du programme de Contrôle bibliographique universel de l’IFLA. La liste des ISBD produits selon les différents types de documents débute en 1971 (voir cette liste ici) et trouve un aboutissement avec la création de ce qu’il est convenu d’appeler l’ISBD consolidé présenté en août 2007 au Congrès de l’IFLA à Durban.

En quoi consiste-t-il ?

Brièvement présenté, il s’agit de la fusion de tous les ISBD spécialisés (voir la liste indiquée supra) en un document unique. Ses principales caractéristiques se résument à :

  • une nouvelle organisation des règles à l’intérieur de chaque zone ou élément : règles générales (qui s’appliquent à tous les types de ressources) et règles spécifiques (ajouts et exceptions)
  • une harmonisation des règles, notamment dans la formulation et surtout dans la conformité avec les FRBR (publiés en 1998), le but n’étant pas cependant d’incorporer les termes utilisés dans le modèle FRBR (Oeuvre, Expression, Manifestation, Item) dans la terminologie de l’ISBD, celle-ci gardant sa spécificité en la matière, mais définissant de façon très précise la liaison conceptuelle existant entre chacun de ses éléments et les termes utilisés dans les FRBR
  • une mise à jour régulière, notamment par l’utilisation de feuillets mobiles pour la publication de la version imprimée

Pour plus de détails consulter la publication de l’IFLA sur la question.

La mise en place de cet ISBD consolidé et des initiatives parallèles qui sont en cours (RDA), entre dans un mouvement tendant à faire évoluer les règles de catalogage (vers un code unique de catalogage) pour que celles-ci obéissent à l’air du temps (technologique notamment). Les IME ICC (IFLA Meeting of Experts on an International Cataloguing Code) tenus entre 2003 et 2007 ont été très utiles pour tout ce travail de « consolidation » et il est apparu, à la suite de ces différentes rencontres , un certain nombre de suggestions à étudier dans l’avenir, de la part des différents continents (excepté l’Afrique ?). Certaines de ces suggestions ont été faites à partir de la reconnaissance de l’existence de langues et écritures différentes (notamment africaines) que le Groupe de révision des ISBD doit nécessairement prendre en compte en vue de son amélioration continue. Encore faut-il que nous (africains) soyons représentés au niveau de cette structure décisionnelle pour la défense de nos « intérêts légitimes »

Prochainement, régate continue au large des eaux de la description bibliographique où l’on fait évoluer les règles de catalogage avec RDA

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