N° 90 – De la bibliothéconomie à la « Webibliothéconomie » : évolution ou révolution professionnelle ? 2

Voilà une question à poser à tous les « vieux » professionnels des bibliothèques qui ont passé en moyenne ou plus d’un quart de siècle à arpenter et arranger les rayonnages et autres espaces de conservation qui caractérisent la bibliothèque classique. Ces preux chevaliers d’un « moyen-âge » professionnel qui ont fait vivre les fichiers manuels qui décrivaient et donnaient accès aux trésors cachés dans les méandres rectilignes des magasins de conservation. Ceux-là qui ont donné à la Bibliothéconomie ses lettres de noblesse en la pratiquant aux seules force de leurs mains et de leur esprit, tout en satisfaisant tant bien que mal, et ce depuis l’Antiquité de Callimaque de Cyrène, des générations d’utilisateurs en quête d’informations, de connaissances mais aussi de loisirs pour l’esprit. Ils se sont appliqués la définition de la bibliothéconomie, telle qu’apprise à l’école du métier, et déclinée en ces termes : « Discipline groupant l’ensemble des connaissances et des techniques qu’exige la gestion d’une bibliothèque » (Ortolang : portail lexical /du CNRTL) et dont les bases ont été jetées dès 1627 par Gabriel Naudé et son « Advis pour dresser une bibliothèque« . Cette définition traverse l’histoire et s’applique partout où l’on trouve des collections organisées de livres sous toutes leurs formes. C’est donc un ensemble de pratiques, d’attitudes, mais aussi de réflexions théoriques qui ont fini de rendre la discipline bibliothéconomique digeste scientifiquement s’entend, à tel point qu’elle s’adapte naturellement aux mutations du monde, notamment technologiques. L’ordinateur sera passé par là, modifiant les compétences des bibliothécaires et leur rapport aux documents qu’ils gèrent et aux utilisateurs qu’ils servent. Ce passage à une bibliothéconomie technologique est devenu tellement banal pour les « jeunes » bibliothécaires qu’il leur est sans doute difficile de mesurer le cap franchi dans la praxis bibliothéconomique dont la figure principale est ce que j’appelle la « Webibliothéconomie ».

Catalogue manuel/Gabon.Bibliothèque nationale

Catalogue manuel/Gabon.Bibliothèque nationale

Qu’entends-je par-là ?

Une Bibliothéconomie adaptée, intégrée, appliquée au Web ou plus simplement utilisant et s’appropriant les usages et technologies du Web. Le Web est une émanation de l’informatique proprement dite qui est, elle, présente depuis assez longtemps dans les bibliothèques où on parlait déjà dans les années soixante  de l’informatique documentaire axée principalement sur la recherche de documents et évoluant au fil des ans vers leur gestion, leur organisation, leur production et leur diffusion.  Cette dernière tâche a été rendue optimale avec l’utilisation du Web, génialement inventé au début des années 90 dans un bureau situé sous la bibliothèque du CERN à Genève (lieu ne pouvait être mieux choisi). Du génie dans le Web c’est une lapalissade que de l’affirmer, ne serait-ce qu’en faisant référence à son déterminant essentiel qu’est l’HYPERTEXTE qui, bien que caractérisée par de la volatilité et de l’immatérialité, est pourvoyeur de spontanéité et de malléabilité dans la préhension des documents. Une aubaine qu’a saisie la bibliothéconomie pour se transformer en discipline plus attractive élargissant ses champs du possible et les frontières de sa réalité. Il y a donc une bibliothéconomie d’avant le Web, une avec le Web que nous vivons et peut-être en existera-t-il une autre « post-Web » mais nous n’en sommes pas encore là.

Ordinateur de création du Web

Ordinateur de création du Web

En quoi consiste ma vision de la Webibliothéconomie ?

L’exercice est plus simple à faire quand on compare les fondamentaux de la bibliothéconomie tels qu’appliqués SANS et AVEC le Web.

Une bibliothèque c’est avant tout des documents qu’il faut acquérir après les avoir repérés. Avant le Web, il fallait consulter des répertoires, des catalogues d’éditeurs imprimés et établir ses listes de commandes, ensuite les envoyer par courrier postal au fournisseur pour recevoir en retour et par le même canal une facture pro-forma indiquant les coûts des documents. Avec le Web le repérage se fait en consultant des sites Web d’éditeurs ou de fournisseurs qui proposent des formulaires de commandes au format feuille de calcul où on peut soi-même composer sa commande, avoir au fur et à mesure les coûts d’acquisition en temps réel et enfin passer commande par un simple clic.

Après acquisition et livraison de la commande vient l’étape du traitement matériel et intellectuel. S’il y a encore un bunker de l’activité bibliothéconomique non encore colonisé par le Web, c’est bien celui du traitement matériel ou équipement physique des documents. Il n’en est pas de même pour la description bibliographique, le bulletinage des périodiques et l’indexation qui ont fini de voir jetées aux oubliettes toutes les manifestations du traitement documentaire manuel (fiches en bristol dactylographiées avec ou sans vedettes et cotes, bordereaux de saisie manuelle des premiers logiciels documentaires, fiches Kardex, etc.). Avec le Web, les logiciels documentaires entretemps ayant évolué en SIGB, sont devenus des applications accessibles via les navigateurs. Le catalogage se fait désormais en ligne, il peut être partagé et génère des catalogues en ligne consultables à distance (OPAC), où la magie de l’hypertexte permet des parcours de recherches fluides et extensibles grâce aux liens existant entre les documents qu’ils soient du même catalogue ou de catalogues différents. Des catalogues qu’on peut fédérer à l’échelle d’un pays (Sudoc) ou à l’échelle d’une planète (Worldcat) permettant même par la même occasion l’automatisation des dispositifs d’échange de documents entre structures documentaires, exemple du prêt entre bibliothèques. Des catalogues où les notices peuvent s’enrichir de la version intégrale des documents qu’ils décrivent générant des bibliothèques numériques. Le document devenant téléchargeable et consultable à distance, annihile ainsi des barrières physiques qui ont sans doute causé plein de frustrations à des générations d’usagers des bibliothèques.  Des bibliothèques numériques qui donnent naissance au concept de l’accès libre accroissant notablement le taux de démocratisation du savoir. L’échange de données érigé en vœu pieux aux balbutiements de l’informatique documentaire avec les formats MARC, devient une réalité « palpable » avec des protocoles automatisés qui instaurent un système de vases communicants ou les bibliothèques deviennent en même temps fournisseurs et moissonneurs de données. L’exemple achevé est le protocole OAI-PMH dont l’épine dorsale est sans nul doute le protocole HTTP pour le transfert de l’hypertexte (niveau technique), auquel il faut associer deux autres standards du Web que sont le XML (niveau syntaxique) et le DUBLIN CORE (niveau sémantique). Cet échange de données préfigure l’évolution du Web de documents vers un Web de données (Web sémantique) où ces dernières sont liées entre elles. Une liaison rendant possible la confluence entre bibliothèques et autres disciplines proches dont la matérialisation serait l’intégration des notices bibliographiques avec celles produites par  ces autres disciplines qui créent également des métadonnées sur le Web. Une évolution du web qui impacte aussi la bibliothéconomie classique qui se met en conformité avec cette donne nouvelle en adoptant de nouvelles règles de catalogage (RDA) adaptées au numérique et cela après avoir anticipé par la modélisation conceptuelle dès le début des années 90 (FRBR)

Avec le Web est apparue une nouvelle manière de gérer les usagers et de leur rendre service. Les services de référence virtuels ont fini de prendre leur marque, venant compléter l’offre présentielle faite à ce niveau, avec en plus la possibilité de constituer au fur et à mesure des bases de connaissances (pouvant être collaboratives) alimentées par les réponses fournies aux requêtes adressées et interrogeables via le site Web de la bibliothèque. Vitrine de la bibliothèque, le site Web ou portail documentaire est l’outil de marketing par excellence que les bibliothécaires ont su adapter avec brio pour interagir avec des usagers anonymes ou inscrits à la bibliothèque. Mieux que ne le ferait une brochure classique, un guide de l’utilisateur, un avis placardé sur le tableau d’affichage de la bibliothèque, etc., cet outil Web permet d’atteindre des cibles insoupçonnées. On peut y partager tout un ensemble de services qui concourent à l’animation de la bibliothèque : formation des utilisateurs avec des tutoriels mis à disposition via des applications Web (YouTube, Vimeo,…), actualités de la bibliothèque (fil Twitter), promotion d’évènements (Facebook), liste de nouvelles acquisitions avec vignettes des couvertures des documents (Pinterest), espaces de blog interactifs (biblioblog), etc.. Plusieurs de ces services font référence au Web 2.0 et à la Bibliothèque 2.0 dont il en est l’adaptation au niveau des bibliothèques, un glissement subtil vers cette réalité professionnelle qui est aussi une composante de la Webibliothéconomie.

Alors évolution ou révolution ?

Cela dépend des aptitudes du professionnel selon qu’il soit de la génération dite des « Digital natives » ou celle des « Digital immigrants », car tout dépend de son rapport à l’outil informatique qui véhicule le Web. S’il en est un utilisateur averti et habituel, le passage à la Webibliothéconomie n’aura rien de « dérangeant », vu qu’il s’adaptera naturellement à une nouvelle manière de faire son travail. Une évolution en douceur qui ne serait pas forcément le cas d’un « ancien » de la profession qui tiendrait à ses fondamentaux professionnels teintés d’un certain immobilisme et qui éviterait les manifestations de l’évolution technologique même si celle qui nous concerne est marquée de l’irréversibilité.

“Souvent une évolution est une révolution sans en avoir l’R.” (Pierre-Henri Cami).

 

N° 78 – Mots sur la veille informationnelle, l’agrégation et la curation de contenus Réponse

Ce billet est le substitut d’un exercice plus vivant, et donc plus interactif, qui aurait dû se faire dans le cadre d’une séance d’échanges avec des étudiants en documentation. Une initiative que j’avais fortement voulu voir aboutir, dans le but de partager avec ces jeunes apprentis de la discipline Infodoc, des réalités professionnelles en cours, qu’il est important pour eux de pouvoir déjà mieux appréhender et d’avoir un peu plus de matière à faire valoir au seuil de leur entrée dans la vie active. Voici en substance ce que je disais dans la note introductive de cette conférence avortée pour cause d’indisponibilités dues au calendrier.

Titre : Veille informationnelle : agrégation et curation, autres tendances de la fonction Info-Doc

Note introductive

C’est une tautologie que d’affirmer l’ancrage du monde actuel dans la société de l’information, cette information qui est devenue, par la force des choses et depuis plusieurs années déjà, la matière première la plus universelle et la plus utilisée qui soit. La révolution numérique qui l’a rendue exponentielle, productivement parlant, en est aussi l’environnement de transformation, de diffusion et de partage sans lequel, toute tentative de sa gestion serait utopique. Aussi, faudrait-il donc avoir les moyens de maîtriser les sources de production des flux informationnels, savoir les filtrer pour recueillir l’information et les connaissances nécessaires et en faire l’usage adéquat. Une question qui interpelle particulièrement les acteurs des métiers de l’information documentaire classiques que sont la bibliothéconomie, la documentation et l’archivistique, tant leur activité se trouve ainsi résumée. Cette situation actuelle requiert de ces acteurs, et plus que jamais, une appropriation fonctionnelle de la réalité numérique. Une adaptation aux relents de métamorphoses qui définissent de nouveaux contours et entrelacs professionnels et élargissent les imaginaires de l’activité documentaire. En effet l’émergence de nouvelles manières d’agir et de penser concernant l’information présente sur les réseaux numériques, parmi lesquelles, l’autonomisation des internautes permise par le Web 2.0, et la multiplication de dispositifs logiciels permettant à ceux-ci de décrire, commenter, analyser, évaluer, critiquer les ressources documentaires du Web, rend vitale leur présence dans cet espace. Cette conférence se propose justement, d’exposer des pratiques du web devenues courantes et dont les professionnels que nous sommes, sont mieux outillés pour délivrer les meilleurs produits y résultant. Ces pratiques orientées vers le repérage, la capture et la diffusion de l’information peuvent être qualifiées de tendancielles, vu qu’au départ elles ne sont pas des tâches documentaires proprement dites, mais néanmoins en épousent parfaitement l’esprit et ouvrent des perspectives professionnelles, dont peuvent bénéficier aussi bien les professionnels en activité que ceux en devenir. Ma conviction est qu’une bonne maîtrise de ces pratiques, maintiendra et renforcera la place du professionnel de l’info-doc dans l’architecture fonctionnelle de son secteur d’activités et fournira aux futurs diplômés un surplus argumentatif en vue de leur insertion professionnelle.

Je partage donc ci-dessous la présentation qui était prévue à cet effet, mais sans les commentaires qui auraient mieux pu faire comprendre le fond de ma pensée sur ces fonctions et tendances de la fonction Infodoc. Ayant consacré beaucoup de temps et d’énergie à préparer cela, il m’est paru évident de la partager, d’autant plus que les pratiques et outils décrits et présentés ici connaissent une évolution continuelle. L’évitement du risque d’obsolescence est ainsi aussi une raison objective de vulgarisation de cette réflexion.

N° 48 – Mendeley : gestion bibliographique et réseautage social (fin) 6

Dans cette suite de la présentation de Mendeley je vais exposer  les autres fonctionnalités de l’application.

  • Synchronisation  de Zotero et CiteULike

Mendeley s’intègre entièrement  avec Zotero (une autre application gratuite de gestion bibliographique) et CiteULike (site 2.0 de partage de ressources pour scientifiques). Si vous utilisez déjà l’une ou l’autre de ces deux applications pour gérer vos références, vous pouvez configurer Mendeley afin d’y importer en permanence tous les documents que vous ajoutez à Zotero ou CiteULike,  économisant ainsi temps et effort. Cette synchronisation permet de gérer toutes vos données bibliographiques en un seul endroit. Sur la barre des menus cliquez sur « Tools » ensuite « Options » pour afficher l’écran de configuration de la synchronisation.

  • Importation à partir d’EndNote et RefWorks

Si vous utilisez  EndNote ™ ou RefWorks pour la gestion de vos références, vous pouvez facilement importer votre bibliothèque dans Mendeley utilisant  le Format XML  d’EndNote ou le format RIS disponible dans RefWorks.

  • Construire votre réseau de collègues chercheurs

Mendeley agit aussi comme un réseau social pour connecter des gens. Le réseau est composé de tous les autres utilisateurs de Mendeley. Vous constaterez sans doute que beaucoup ont des centres  d’intérêts similaires ou proches des vôtres. Vous pouvez vous connecter et partager des idées, des documents, des expériences. Avec un moteur de recherche dédié, vous pouvez effectuer une recherche sur des personnes et  trouver (à partir de votre carnet d’adresses e-mail) d’autres utilisateurs spécialisés dans votre domaine déjà inscrits dans Mendeley. Le cas échéant vous pouvez également inviter vos collègues et amis qui travaillent dans le même domaine que vous. Cette invitation peut se faire via l’application en ligne ou par le menu « Tools » du Mendeley Desktop.

  • Collaborer, partager et découvrir

En invitant vos amis ou même un groupe de recherche, vous pouvez utiliser l’outil « Shared Collections » pour disposer d’une plateforme permettant de partager facilement des informations. Après avoir créé la collection avec « Create collection » et invité des collègues ou amis (pas plus de 10 cependant pour la version de base 😦 ), vous pouvez y « glisser-déposer » tous les documents ayant un intérêt et ainsi les rendre disponibles pour la visualisation ou l’annotation collective de tous les membres de votre groupe.

Le réseau offre aussi l’accès à une vaste base de documents de recherche. Beaucoup d’entre eux sont téléchargeables librement de sorte que vous pourrez les ajouter à votre bibliothèque facilement. Enfin les documents trouvés dans les bibliothèques de vos collègues chercheurs peuvent être utiles pour vous. C’est un moyen formidable de connaître les nouvelles tendances et les évolutions de la recherche dans votre spécialité.

  • Explorer les tendances de recherche et élaborer des statistiques

A partir de son application en ligne, Mendeley permet enfin de découvrir et de compiler des statistiques générales sur les tendances de la recherche. Vous pouvez afficher les auteurs, les articles, les revues et les mots-clefs les plus populaires dans votre discipline et découvrir des statistiques intéressantes au sujet de votre propre bibliothèque de documents. Vous pouvez notamment afficher le nombre d’articles signés par des auteurs en particulier, les mots-clefs les plus souvent utilisés, le nombre d’articles dans votre bibliothèque, le nombre d’auteurs et le nombre de références cités par ces documents, etc. Ces statistiques vous permettent d’avoir un bon aperçu de l’état, à un moment donné, de ce que sont vos habitudes et priorités de recherche.

Dans un retweet (sur Twitter) du billet précédent n° 47, l’auteur du tweet en question posait la question à savoir si Mendeley était mieux que Zotero. Je réponds OUI à cette question et le principal argument pour justifier cette affirmation réside dans le fait qu’avec son option de réseautage social, Mendeley apporte un plus à la gestion des références bibliographiques, en outre il propose une interface en ligne synchronisable avec l’application installée en local…et avec Zotero lui-même. Aussi et enfin il est utilisable indépendamment d’un quelconque navigateur Web alors que Zotero ne s’arrime qu’avec Firefox et ses dérivés comme Flock. Un bémol tout de même, la taille maximale des fichiers PDF synchronisables est de 500 MB (largement suffisant pour moi cependant) pour la version de base, prévoir donc une souscription premium si vous voulez gérer un volume de documents plus gros.

Outre ces considérations purement personnelles je pense que la meilleure façon de comparer les deux applications, c’est justement de les essayer… et de les adopter 🙂 . A coup sûr.

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N° 47 – Mendeley : application gratuite de gestion bibliographique…et plus 8

J’utilise ce logiciel depuis peu, mais le trouve tellement utile et performant qu’il me paraît normal d’en faire une présentation (une de plus), en essayant de ressortir les avantages les plus significatifs que j’ai pu  en tirer. En effet, plus qu’un logiciel de gestion bibliographique, Mendeley agit aussi comme un réseau social avec tout ce que cela comporte comme idée de partage, de collaboration entre personnes du monde la recherche, ayant des centres d’intérêts communs ou voisins. Le logiciel est à télécharger et installer d’abord en local (Mendeley Desktop). Voyons les fonctionnalités remarquables qu’il propose, informations que j’ai tirées en majeure partie de la page de présentation du logiciel en anglais.

  • Créer votre propre bibliothèque de collections.

La première chose à faire après téléchargement, est d’importer vos documents de recherche ou autres dans Mendeley Desktop. Vous pouvez le faire manuellement en utilisant le bouton « Add a document » sur l’interface ou importer des références existant dans EndNote XML, RIS, ou des fichiers BibTex.
Vous pouvez également faire un « glisser-déposer » de vos fichiers PDF dans l’application Mendeley où  seront ensuite extraites les métadonnées du document (ou enrichies manuellement si elles sont incomplètes) et les références citées.
L’organisation dans votre bibliothèque de documents est intuitive avec possibilité de filtrer la recherche selon plusieurs paramètres (par auteur, titre de revue, mots-clés,…). Mendeley suggère même des documents absents de votre bibliothèque et qui présentent une similarité de contenu ou de contexte avec ceux qui y sont déjà présents.
Il propose également un outil de suivi de dossier, ce qui lui permet d’importer automatiquement les nouveaux fichiers et les placer dans le dossier que vous avez sélectionné.
Cette version en installation locale est synchronisable avec une version en ligne du logiciel qui vous permet d’accéder à vos bibliographies Mendeley depuis n’importe quel ordinateur, il suffit juste d’avoir un compte en ligne. Cela signifie qu’avec n’importe quel système d’exploitation que vous utilisez et où que vous soyez dans le monde, vous pouvez manipuler votre bibliographie en y accédant avec facilité.

  • Annoter des fichiers PDF

Ouvrir et lire des fichiers PDF dans le PDF Viewer  interne. Vous pouvez visualiser des fichiers PDF en mode plein écran et la fonction recherche plein-texte vous permet de découvrir immédiatement toutes les instances de votre terme de recherche. Vous pouvez surligner du texte avec l’outil marqueur de texte et y ajouter des notes pour capturer et fixer vos idées sur le document.
Vous pouvez, à partir d’un seul endroit tout gérer et visualiser : les données bibliographiques, les documents PDF ; faire des annotations sur ces documents PDF, les mettre en évidence ; citer des références ; consulter des documents en texte intégral ; gérer vos mots-clés, etc.

  • Générer des bibliographies dans Word et OpenOffice

En utilisant les plugins pour Word (Windows uniquement pour le moment) et OpenOffice (toutes plateformes) qui s’installent en même temps que  l’application,  vous pouvez générer automatiquement des listes de références dans plus de 100 styles de citations. Tous les styles les plus populaires sont inclus, par exemple ACM, American Chemical Society (ACS), l’American Medical Association (AMA), American Psychological Association (APA), Chicago Manual of Style, Elsevier, le format de référence de Harvard, Modern Language Association (MLA), National Library of Medicine, Nature, Public Library of Science (PLoS), … Tout ce que vous avez à faire est de cliquer sur « Insert citation » dans le plugin Word (sous l’onglet « Compléments » dans Word 2007) ou OpenOffice Writer, sélectionnez un ou plusieurs (en appuyant sur CTRL + sélection) documents dans le Mendeley Desktop et cliquez sur « Send Citation to Word / OpenOffice ». Les références seront ensuite insérées dans votre document. Enfin, cliquez sur « Insert Bibliography » et sélectionnez le style de citation dans la liste déroulante.

  • Rassembler des documents à partir de plusieurs sources

Glissez-déposez le Web Importer de Mendeley dans votre barre de navigation, puis l’utiliser chaque fois que vous voulez sauvegarder un document. Cela signifie que vous pouvez vous passer du téléchargement d’un document qui par la suite, sera manuellement inséré en ligne dans votre bibliothèque numérique. En un seul clic sur ce bouton, Mendeley importe automatiquement le document décrit en détails, les citations et les fichiers PDF, si disponibles. Toutes ces informations sont stockées directement dans votre bibliothèque Mendeley.
Ceci est particulièrement utile pour des moments où vous devez collecter très rapidement un masse importante de documents. Mendeley Desktop va également sauvegarder le tout dans votre bibliographie en ligne, à laquelle vous pouvez accéder et gérer à partir de n’importe où.
Vous pouvez importer des documents à partir d’un très grand nombre de services, dont voici quelques-uns :

Mendeley

A suivre…

Mendeley comme outil de collaboration et de réseautage social pour chercheurs.

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N° 46 – Pour une bibliothéconomie 2.0 plus « professionnelle » 2

Je poursuis mon plaidoyer pour que l’empreinte professionnelle soit de plus en plus marquée sur les plateformes Web 2.0, surtout ceux de partage de ressources Web. Outre le taggage fou qui y est constaté, j’y remarque souvent une autre forme de légèreté liée à la présentation de leurs références. Mon argumentation sera principalement axée sur Delicious, mais elle est tout aussi valable pour tout autre site de partage (type Connotea ou CiteULike).

Les « notices » descriptives de Delicious sont composées de 4 champs visibles (date de création, titre de la ressource, Notes, espace pour les tags). Delicious génère automatiquement le contenu de deux de ces champs : le titre, extrait de la balise <title> du code source de la page ou du site Web et la date, les autres étant renseignés par l’internaute qui propose le signet.  Le constat est que lors du processus de partage de la ressource :

  • nous nous contentons généralement du titre par défaut fourni par Delicious,
  • nous zappons le plus souvent la zone de notes sensée expliquer le contenu de la ressource signalée.
  • nos pratiques d’indexation (tagging) ne portent pas toujours le signe de la rigueur dans le choix des termes et leur transcription, (voir mon post précédent)

Devons–nous vraiment, en tant que professionnels de l’info-doc,  accepter d’être des adeptes de ce culte de l’amateurisme qui ne grandit pas notre rôle de médiateur d’information, d’être phagocytés par la grande masse  des internautes dont les pratiques spontanées contribuent à faire d’une partie du Web un grand capharnaum.

Je ne le pense pas.

L’idée véhiculée ici, est donc de professionnaliser les pratiques 2.0 des bibliothécaires et autres documentalistes sur les sites de partage des ressources web comme Delicious. Avoir le souci d’enrichir (ou embellir) ces notices comme nous le ferions pour une description bibliographique classique.

Comment arriver à accomplir cette exigence de professionnalisme ?

Voici quelques propositions personnelles

  • Choisir toujours, un titre explicite et concis. On peut toutefois se contenter de celui fourni par la plateforme, si celui-ci répond à ce désir de concision. Autrement, en fabriquer un (faut-il cependant le mettre en crochets carrés, pour suivre la logique de la norme ISBD ? 🙂 ). Aussi pourquoi, en suivant cette même logique, ne pas faire figurer dans ce champ titre une mention de responsabilité introduite par la barre oblique (Slash pour digital natives) pour identifier l’individu ou la collectivité créateur de la ressource ? Ceci permettrait d’un point de vue éthique, de mettre en avant leur travail et la compétence qui l’a sous-tendu.
  • Remplir systématiquement, la zone prévue pour la description de la ressource (Notes). Elle permet à l’internaute d’avoir un aperçu sur la nature, le contenu du site avant même de s’y rendre. Généralement toute page d’accueil d’un site propose un résumé de celui-ci et il suffit largement comme source d’information pour ce champ, sinon produire soi-même une brève description (genre analyse documentaire). Depuis quelques temps, j’insiste particulièrement sur cette pratique quand je signale des sites sur les différentes plateformes que j’utilise individuellement ou institutionnellement.
  • Mettre plus de rigueur dans le tagging en utilisant par exemple des taxonomies ou autres thésaurus. Et pour le cas spécial de Delicious, profiter de l’option « Tag Bundles » pour regrouper des mots-clefs sous une étiquette générique, équivalent ni plus ni moins, à créer des descripteurs maîtres comme dans un langage documentaire formel et hiérarchisé.
  • Enfin pourquoi ne pas « Labéliser » les ressources que nous partageons en tant que professionnels. J’aimerai bien faire le distinguo entre des ressources proposées par un professionnel et d’autres par  un internaute lambda. Ma « lubie » est d’imaginer un tag particulier (Doctag, Bibtag ?…) qui serait la marque par laquelle on pourrait savoir que telle ressource a été signalée par un bibliothécaire ou un documentaliste. Un narcissisme professionnel me fait croire que nos choix de ressources sont plus pertinents, parce que nous avons le meilleur profil de veilleur et de sélectionneur pour le Web 🙂 .

J’expérimente ces quelques idées sur mon compte personnel Delicious.

Les services de partage de ressources à orientation scientifique comme CiteULike ou Connotea, plus que Delicious, proposent des possibilités d’enrichissement de leurs notices par les champs de saisie qu’ils proposent, de même que LibraryThing dont le formulaire de saisie n’a rien à envier à un bordereau de SIGB. De tels outils nous permettent de  faire émerger notre expertise professionnelle en matière de description, tout en nous immergeant dans la dynamique participative et collaborative du Web.

La charge de travail occasionnée par un investissement dans l’espace partage des médias sociaux, surtout si on dispose de plusieurs comptes, peut être bien maîtrisée. En effet beaucoup d’extensions intégrables aux divers navigateurs (la palme à Firefox et filiale comme Flock) permettent d’alimenter semi-automatiquement ces plateformes. Si on utilise plusieurs de ces plateformes il est possible de les relier entre elles et réussir la « prouesse » d’être partout et nulle part en même temps : partager une ressource sur un outil principal et par un jeu de liaison (avec la technologie RSS) mettre à jour automatiquement les autres outils auxquels on a souscrits. Cette possibilité que j’appelle « transitivité 2.0 » doit être mise à profit pour tout bibliothécaire (2.0) utilisant plusieurs services.

Le web 2.0 en bibliothèques est loin d’être une corvée, il est aussi une histoire de passion. Passion due au fait que s’investir dedans permet de sortir d’un possible et probable train-train quotidien, de développer un esprit d’initiative, d’innovation et de faire de la bibliothéconomie ou de la documentation d’une autre façon et avec efficacité.

PS : Ce blog a aujourd’hui 2 ans d’existence, à cette occasion j’offre 20 invitations pour Google Wave. Un simple commentaire sur ce billet suffit en  n’oubliant  pas d’y faire figurer une adresse mail valide 😉 .

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N° 45 – Les Thésaurus sont aussi utiles pour le tagging 9

A l’heure de la taxonomie populaire, composante centrale du Web 2.0, les systèmes normalisés de description des ressources documentaires et d’organisation des connaissances restent toujours de vigueur.  C’est un moindre mal pour un spécialiste de l’info-doc que de faire un round-up de quelques outils de ce type, afin de rappeler que l’indexation sociale décrite comme « sagesse des foules », ne saurait être notre ultime état d’indexeurs formés à la dure école de l’analyse de contenu et de la classification des documents d’information. Voici donc mon choix de 10 thésaurus en ligne, pour ceux qui seraient tentés d’oublier que ces outils existent toujours.

  • Macrothésaurus de l’OCDE : Il fournit un ensemble de descripteurs (mots clés) pour l’indexation d’ouvrages et de documents traitant de questions relatives au développement économique et social. Il constitue également un outil d’aide en recherche documentaire pour les centres de documentation, les bibliothèques et les banques de données
  • Thésaurus Eurovoc : il est multilingue et couvre tous les domaines de l’activité de l’Union européenne, il permet d’indexer les documents dans les systèmes documentaires des institutions européennes et de leurs utilisateurs. Ce produit documentaire est actuellement utilisé par le Parlement européen, l’Office des publications des Communautés européennes, les parlements nationaux et régionaux en Europe, des administrations nationales et par certaines organisations européennes. Disponible en téléchargement au format PDF  et voir ici la liste alphabétique permutée de la version PDF en français
  • Thésaurus AGROVOC : thésaurus agricole multilingue de la FAO. AGROVOC comporte 16607 descripteurs et de nombreux non-descripteurs (synonymes). Il y a 9976 non-descripteurs en français. Le site web de la FAO peut être consulté en anglais, français, espagnol, arabe et portugais. Un grand nombre de versions, en d’autres langues, sont utilisées dans le monde entier. Liste alphabétique du Thésaurus.
  • Thésaurus UNESCO : Le Thésaurus de l’UNESCO est une liste de termes contrôlés et structurés pour l’analyse thématique et la recherche de documents et publications dans les domaines de l’éducation, la culture, les sciences naturelles, les sciences sociales et humaines, la communication et l’information. Continuellement enrichie et mise à jour, sa terminologie reflète l’évolution des programmes et des activités de l’Organisation. Le Thésaurus de l’UNESCO contient 7.000 termes en anglais et en russe et 8.600 en français et en espagnol.
  • Thésaurus UNBIS : UNBIS est élaboré, au sein du Département de l’information, par la Bibliothèque Dag Hammarskjöld. Il contient la terminologie utile pour l’analyse thématique des documents et autres publications relatifs aux programmes et activités de l’Organisation des Nations Unies. Il est utilisé comme le fichier d’autorité du Système d’information bibliographique de l’ONU (UNBIS) et a été incorporé en tant que liste de sujets du Système de diffusion électronique des documents de l’ONU (SEDOC). Le Thésaurus UNBIS est un outil multidisciplinaire, abordant l’ensemble des domaines d’action de l’Organisation. Les termes intégrés dans le Thésaurus UNBIS ont pour objectif de refléter de manière précise, claire et concise, et à un niveau de spécificité adéquat, tous les domaines d’importance et d’intérêt des Nations Unies.

En plus de ces cinq « grands » thésaurus généralement bien connus, j’ai découvert les cinq suivants qui ne manquent pas non plus d’intérêt.

  • Thésaurus de Santé publique : édité par la Banque de données en Santé publique (BDSP) qui est un réseau français de coopération pour la mise en ligne de sources d’information en santé publique. La quatrième édition présentée ici est constituée de 12825 termes : soit 7144 descripteurs, répartis en 57 sous-domaines (appelés également « champs » ou « micro-thesaurus ») et 5681 synonymes, ou « non-descripteurs », qui renvoient vers un descripteur valide.
  • Thésaurus d’éthique des sciences de la vie : consultable de façon autonome (indépendamment de l’interrogation d’une banque de données) et téléchargeable en PDF. Il est produit par Deutsches Referenzzentrum für Ethik in den Biowissenschaften de Bonn (éditeur principal), le Centre de documentation en éthique des sciences de la vie et de la santé de l’ INSERM/CCNE de Paris, Informations- und Dokumentationsstelle Ethik in der Medizin de Göttingen, Interfakultäres Zentrum für Ethik in den Wissenschaften de Tübingen et Library and Information Services of the Kennedy Institute of Ethics de Washington DC.  En 2005 il comptait 2 844 descripteurs, 889 non-descripteurs. Disponible en 3 versions linguistiques (allemand, anglais, français).  (source : http://dossierdoc.typepad.com/descripteurs/2006/03/thsaurus_dthiqu.html)
  • Thésaurus du BIT : ce Thésaurus du Bureau international du travail (BIT) est une compilation de plus de 4000 termes relatifs au monde du travail. Il contient des termes englobant un large éventail de sujets liés au développement économique et social. La priorité est donnée aux domaines d’intérêt principaux du BIT: le travail, la main-d’oeuvre et l’emploi, les normes du travail, l’administration du travail et les relations de travail, la formation professionnelle, la protection sociale, les conditions de travail, les salaires, la sécurité et la santé au travail, petite entreprise, le secteur informel et les droits de l’homme sur le lieu de travail. Chaque terme est présenté en anglais, français, et espagnol.
  • Thésaurus URBAMET : URBAMET couvre les champs thématiques de l’urbanisme, l’aménagement, l’habitat, la construction, l’architecture et les équipements. Le thésaurus présente aujourd’hui 4250 descripteurs répartis en 24 tableaux. Les synonymes et les renvois (« voir aussi ») facilitent la recherche. Chaque descripteur n’appartient qu’à un seul tableau sémantique et son acception découle de la place qui lui a été assignée dans cette organisation.

Après ce bref aperçu de quelques outils de classification, je voudrais juste souligner qu’il ne s’agit pas pour moi de remettre en cause le tagging (d’ailleurs nul ne peut arrêter la mer avec ses bras, encore moins le tag dans le contexte du Web social), mais de l’adapter à notre état professionnel. Lorsque nous taggons sur les différentes plateformes Web 2.0 auxquelles nous avons souscrites, de façon individuelle ou institutionnelle, pourquoi n’utiliserions-nous pas des descripteurs issus de ces langages documentaires formels pour harmoniser nos pratiques indexatoires ? Cela nous détacherait de l’amateurisme qui se manifeste généralement dans la liberté de description de contenu permise par les médias sociaux. Une sorte de « folksonomie assistée » qui nous permettrait, par exemple, d’uniformiser l’indexation dans des réseaux sociaux, de partage ou de collaboration documentaires.  Pour que vivent et survivent les thésaurus et autres répertoires et listes de vedettes-matières dont l’utilité pourrait être remise en cause.

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Macrothésaurus de l’OCDE
Thésaurus AGROVOC
Thésaurus de Santé publique
Thésaurus d’éthique des sciences de la vie
Thésaurus du BIT
Thésaurus Eurovoc
Thésaurus InterWater
Thésaurus UNBIS
Thésaurus UNESCO
Thésaurus URBAMET

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N° 44 – Web 2.0 pour la recherche collaborative et le réseautage 5

Tel est l’intitulé du cours de formation régionale s’étant déroulé du  16 au 20 novembre 2009 à Dakar. Ce cours organisé par le CTA et l’UCAD fait partie de la longue liste des formations  initiées par le CTA depuis une dizaine d’années. 26 auditeurs provenant d’instituts de recherche agronomique ou d’universités de 8 pays d’afrique francophone (Benin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Niger, Sénégal) ont eu le privilège d’être sélectionnés pour suivre ce cours. Les objectifs généraux tels que définis par les formateurs étaient de :

  • Favoriser les échanges d’information locale pour le développement agricole durable dans les pays ACP en utilisant les outils et stratégies 2.0 pour communiquer, échanger et diffuser de manière efficace
  • Améliorer la connaissance des technologies de l’information et de la communication, afin de renforcer les échanges et les diffusions entre les partenaires et d’accroître le rayonnement des produits et services d’information dans ce nouveau contexte en pleine mutation

Concernant les objectifs spécifiques, ils se déclinent en ces termes :

  • Définir ce qu’est le Web 2.0 : modèles de conception et d’affaires pour la prochaine génération de logiciels
  • Exploiter les différentes particularités du Web 2.0
  • Expliquer les caractéristiques technologiques du Web 2.0

La première journée a été consacrée à une introduction au Web 2.0 et l’utilisation de quelques services  comme Facebook pour la gestion d’un réseau social, Picasa pour le partage d’images et SurveyMonkey pour la création de sondage électronique. Les quatre autres journées ont été , tour à tour, consacrées aux espaces applicatifs de la galaxie Google avec des sessions sur la suite Google Docs, Google Agenda et une incursion dans la blogosphère pour une initiation à la création de blogs avec Blogger.  Des sessions sur les outils de veille que sont les flux RSS, les plateformes d’édition collaborative que sont les wikis avec le choix de l’outil WikiEducator, l’ espace de  messagerie instantanée qu’est Google talk, les licences Creative Commons qui sont la pierre angulaire de l’environnement juridique du Web social, la cartographie et la localisation en ligne avec Google maps et enfin les espaces ludiques pour créer des logos avec Logoease, des icônes avec Getfavicon et Convertico et enfin des podcasts avec Podomatic.

Les étapes finales de ce cours ont été d’initier des projets individuels ou collectifs et de définir des plans d’actions pour l’utilisation de ces différents outils collaboratifs dans un contexte professionnel local, voire externe. Ces deux sessions ont permis de mesurer le degré de compréhension et d’appropriation du concept Web 2.0 par les participants qui, par ailleurs, ont montré par leurs réalisations (blogs, pages de wikis, etc…) que les leçons ont été bien assimilées :-).

Saluons encore une fois de plus l’initiative du CTA de prendre en considération la réalité Web 2.0  et la formidable opportunité qu’elle offre, pour nos environnements technologiquement attardés,  de pouvoir produire des contenus, de les partager et de se forger des visibilité et identité numériques qui étaient utopiques en d’autres temps. Reste maintenant à faire vivre les embryons de produits ainsi créés et les pérenniser avec des contenus pertinents partagés (en consultation et en écriture si possible), pertinence qui commence le plus souvent par la simple relation de ce que l’on fait tous les jours, sans pour autant se soucier des canons scientifiques en matière de publication, la Science disposant d’espaces appropriés en la matière.

Alors, « De l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace » (Georges Jacques Danton)….pour que l’Afrique soit sauvée, car l’audace est la clé pour progresser, avancer, s’élever de la multitude et ouvrir la voie à ceux qui n’osent pas, car il y a toujours quelque  chose à trouver, à créer, ou à montrer.

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N° 42 – Echos de Milan : IFLA 2009 (III) 2

Ite missa est !

poland_iflaVoilà Milan c’est fini, l’heure est au bilan de 5 jours bibliothéconomiques les plus importants de l’année. Avant de tirer les conclusions de ces joutes auxquelles ont participé des bibliothécaires venus des quatre coins du monde, voyons les dernières activités vécues. Je finissais mon post précédent par l’annonce de la tenue d’une session sur les bibliothèques et le Web 2.0 et manifestais un enthousiasme non feint. Côté résultat tout a été positif dans le sens où, les présentations et discussions qui en ont découlées m’ont réconforté dans mes certitudes d’avoir pris le bon wagon du Web 2.0 en y embarquant mon âme de bibliothécaire. Sachant que j’avais des expériences à faire partager je ne me suis pas privé de l’occasion pour les exposer au coordonnateur du groupe d’intérêt spécial « Libraries and Web 2.0 » (émanation de la section « Information technology ») et participer ensuite à la réunion des administrateurs du groupe pour réfléchir sur les contenus de ses sessions prochaines lors des deux prochains congrès de l’IFLA. Je me suis aussi intéressé à la section « Périodiques et autres ressources continues » avec des présentations intéressantes. J’ai surtout retenu pour cette session, les ressources gratuites disponibles et qui ont été signalées par quelques orateurs. En voici quelques unes, qui sans doute seront d’un certain apport dans l’enrichissement de nos ressources électroniques en ligne et permettront d’avoir une vue d’ensemble, mise à jour, des archives ouvertes en service dans le monde : les projets OpenDOAR et ROAR (Registry of Open Access Repositories). Il a été   aussi question au cours de cette session des « Overlay journals » (si vous n’avez toujours pas compris…cliquez ici) et accédez à quelques exemples : Naboj, SIGMA (Symmetry, Integrability and Geometry: Methods and Applications), Interjournal et Philica.

La section « Information Literacy » a organisé un atelier sur l’utilisation et la promotion du logo dédié à cette discipline avec invitation faite à tous de le vulgariser. Pour se familiariser avec ce dernier je vous le présente ci-dessous et vous laisse admirer sa simplicité artistique et les nombreuses interprétations qu’il est susceptible de susciter (encore un bon exemple d’analyse pour étudiants en bibliothéconomie ?)

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Pour de plus amples informations sur cette session vous pouvez consulter le blog dédié à l’Information Literacy animé par Sheila Webber de l’Université de Sheffield et aussi visiter le site Web du logo pour le télécharger éventuellement.

Après un petit détour par la section Afrique, j’ai fini mon parcours IFLA 2009 par les ultimes réunions des comités permanents des sections « Information Literacy » et « Information Technology » où ont été tirés leurs bilans respectifs  et posés les jalons pour les congrès à venir, notamment en réfléchissant et adoptant les topics pour les réunions satellites préludes à la conférence de Göteborg en 2010.

Le bilan a donc été largement positif pour moi-même, j’ai pu enfin comprendre comment fonctionne réellement un congrès de l’IFLA et surtout comment en tirer largement et efficacement profit. J’ai pu rencontrer des personnes ressources sur différents domaines qui m’intéressent et ai surtout pu nouer contact avec eux. duomo

Un grand merci encore une fois au CFI qui nous a permis d’assister aux réunions des comités permanents des sections avant l’ouverture officielle du congrès, cela m’a permis de me faire connaître et même de déposer des candidatures pour être membre correspondant et/ou associé des deux sections ciblées et enfin de prendre langue avec le groupe d’intérêt spécial « Bibliothèques et Web 2.0 ».

A bientôt pour d’autres suites éventuelles de ce 75e congrès et assemblée générale de l’IFLA.

ADDIO Italia,

HEJ Sverige !

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N° 39 – Revues en version blog 1

Dans le post précédent je faisais part de l’initiative prise par M. Olivier Sagna du CODESRIA (et aussi enseignant à l’EBAD) au Sénégal, de mettre en version blog les revues de cette prestigieuse institution dont le but est d’appuyer le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique. Eh bien c’est fait grâce à WordPress ! Onze revues sont désormais « bloguées » avec pour chaque revue une version anglaise et une version française. Chaque blog se compose de 5 pages dont l’accueil où est présenté le sommaire du dernier numéro publié, la présentation qui définit la perspective éditoriale de la revue, la page des archives qui donnent accès au texte intégral des numéros antérieurs, le signalement des titres des autres revues de l’organisation et enfin la page des contacts. Ainsi par le biais de ce média qu’est le blog, les revues du CODESRIA ouvrent la porte aux commentaires des potentiels lecteurs.

Liste des revues avec une brève présentation de chacune d’elles.

  • Afrique et Développement : c’est une revue de sciences sociales consacrée pour l’essentiel aux problèmes de développement et de société. Son objectif fondamental est de créer un forum pour des échanges d’idées entre intellectuels africains partageant des convictions diverses et provenant de différentes disciplines .  Cette revue est également ouverte aux autres chercheurs travaillant sur l’Afrique et à ceux se consacrant à des études comparatives sur le tiers monde.
  • Le Bulletin du CODESRIA : il a pour objectif de stimuler la discussion, les échanges d’informations et d’encourager la coopération entre les chercheurs travaillant sur l’Afrique dans le domaine des sciences sociales et des humanités. Le Bulletin est trimestriel et distribué à titre gracieux aux  universités et instituts de recherche en Afrique. Il est publié en anglais, en français et en portugais.
  • Revue africaine de sociologie : dans cette publication semestrielle, les articles et autres communications scientifiques proviennent d’universitaires d’Afrique et d’ailleurs sur la problématique des analyses sociales ou d’ordre général. La vocation première de la Revue est de servir de support au développement de la pensée sociologique et anthropologique au sein de la communauté des chercheurs africains. Néanmoins, toute contribution pertinente venant de l’extérieur du continent est également prise en compte.
  • Identité, Culture et Politique : un dialogue Afro-asiatique : c’est une publication bi-annuelle du Conseil pour le Développement de le Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA) de Dakar (Sénégal) et de l’International Centre for Ethnic Studies (ICES) de Colombo (Sri Lanka). Son but est de favoriser la diffusion des connaissances et les échanges d’idées et de réflexions entre les chercheurs et militants africains et asiatiques.
  • Revue africaine des relations internationales : Publication bi-annuelle, elle offre une tribune pour l’analyse des questions contemporaines concernant les affaires internationales africaines, en relation avec les évènements mondiaux qui ont des répercussions sur le continent. La Revue sollicite des contributions, en anglais et en français, aussi bien d’ universitaires africains que d’universitaires d’autres continents travaillant sur l’Afrique.
  • Revue africaine des médias : Principale revue de communication en Afrique, elle sert de forum favorisant la recherche et les débats relatifs à la théorie, la pratique et la politique de communication au niveau du continent. Elle cherche à conscientiser les individus sur l’interaction entre les médias, la communication et le processus sociaux en Afrique, mais également sur la manière dont ceux-ci modèlent et sont modelés par les politiques et pratiques à l’échelle mondiale, régionale et locale. Cette Revue est ouverte aux contributions portant sur tous les aspects de la communication traitant de la condition africaine ou liés à l’Afrique et aux Africains. Elle accueille notamment des articles relevant des sciences de l’information.
  • Revue africaine des livres : Paraissant deux fois l’an en anglais et en français, elle est coéditée par le Forum des sciences sociales (FSS), basé à Addis-Abeba (Éthiopie) et le Centre  de recherche  en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), établi à Oran (Algérie). Le premier numéro a été lancé, en décembre 2003, lors de la Grande conférence organisée à Dakar (Sénégal) dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire du CODESRIA. Il est à noter que depuis cette date, de nombreuses contributions ont été apportées à la Revue africiane des livres par d’éminents universitaires et des personnes ressources provenant de tout le continent et de la diaspora.
  • Revue de l’enseignement supérieur en Afrique : Elle publie des analyses, de l’information et des approches critiques des défis actuels auxquels l’enseignement supérieur reste confronté à travers le continent tout en mettant un accent particulier sur la recherche et les politiques d’orientation en cours. La Revue de l’enseignement supérieur en Afrique publie des contributions de chercheurs, de professionnels et de décideurs politiques, en anglais et en français.
  • Sélection Afro-Arabe pour les Sciences sociales : Publication annuelle du Centre de recherche arabe du Caire (Egypte) et du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), elle contient une sélection d’articles publiés dans les revues du CODESRIA au cours de l’année ainsi que d’autres publications en provenance du monde arabe. Cette revue est publiée en arabe.
  • Afrika Zamani : Revue annuelle publiée par le CODESRIA pour le compte de l’Association des Historiens Africains (AHA), elle est consacrée à l’histoire de l’Afrique et couvre toutes les périodes. Elle sollicite des articles portant sur l’analyse des processus historiques et la réflexion critique sur les approches méthodologiques et l’historiographie. Les langues de publication de la revue sont l’Anglais, l’Arabe, le Français et le Portugais.

Voilà donc un florilège d’actions concrètes pouvant accroître la visibilité, des publications scientifiques initiés par les africains. Reste à bien vulgariser tout cela, ce qui est l’objet de ce post, pour que cela puisse profiter au plus grand nombre. L’institution a tout à gagner en s’appropriant ce mode de diffusion qu’est le blog, parce que les éventuels feedbacks (commentaires, rétroliens…) lui permettront de mieux évaluer son offre de publications scientifiques.

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N° 38 – Toujours du Web 2.0 3

Notre ancrage dans l’environnement des médias sociaux continue, causé par un heureux hasard qui s’est manifesté en un atelier interactif organisé à Dakar par le CODESRIA, dans le cadre du projet IKM Emergent. En effet en ce début de mois de juin on a encore parlé de Web 2.0 avec un panel composé essentiellement de bibliothécaires ou documentalistes intervenant dans des organisations internationales basées au Sénégal. Ce groupe de  « bibliodocaires » était complété par deux « intrus » dont moi-même, opérant dans la bibliothéconomie universitaire. Le but de cette rencontre animée par deux experts travaillant pour le projet IKM, était de permettre à IKM Emergent, qui s’intéresse à l’émergence de nouvelles manières de penser utilisables dans le monde du développement international, de faire une démonstration de nombre d’outils et techniques d’information, avec une réflexion collective de leur impact sur nos modèles et pratiques d’échange du savoir. En effet IKM Interactive concentre ses efforts sur le rôle de l’information et des outils d’information et plus particulièrement sur la manière dont ils affectent l’échange des connaissances. Ces outils et techniques dont il est question, sont pour la plupart ceux qui sont estampillés « 2.0 ». En effet on a beaucoup parlé de « social bookmarking » (Delicious), de microblogging (Twitter), de collaboration scientifique (Connotea), de flux RSS (Netvibes), de blogging (WordPress), de wikis (PbWorks) etc.. Donc autant de choses qui ne pouvaient qu’attiser mon intérêt et un désir largement assouvi, de partager mes expériences et celles de mon institution en la matière déjà visibles dans les billets N° 36 et N° 37, où tout cela est exposé en détail. Au fait, je profite de l’occasion pour signaler deux autres services que nous utilisons.  Cela concerne Connotea, où nous proposons une sélection d’articles scientifiques et CiteULike utilisé pour signaler des travaux académiques (thèses et mémoires), le tout en texte intégral.

Il a été aussi beaucoup question de Google, dans la séance consacrée aux biais de l’Internet.  Google et ses commandes générales comparées à celles des moteurs de recherche spécialisés,  démonstration du classement de ses pages (sans dévoiler l’algorithme de Larry Page 🙂 ), démonstration et pratique sur les ressources en IST sur Internet (Google Scholar Scirus, Google Books, blogs scientifiques) et enfin  d’une illustration de ces biais à travers l’utilisation de IKM Vines.

Une autre plage importante de l’atelier concernait la « science en ligne et le Sud » avec des démonstrations et discussions sur l’accès à la documentation scientifique avec les projets DOAJ, Agora, Hinari, Oare et Peri, sur le travail avec une bande passante limitée (qui est quelque part notre lot quotidien). Dans la pratique les participants ont aussi eu une idée de ce qu’est le travail collaboratif avec le wiki d’IKM interactive et ont pu voir en démonstration ce qu’est, l’extraction et l’utilisation de documents audiovisuels à partir du Web (iTunes), le géo-mapping, l’intégration des réseaux sociaux et la création de blog et de wikis.

J’en ai profité pour accroître mes connaissances sur Twitter, surtout l’utilisation de Twitterfeed pour signaler automatiquement (sur Twitter) des informations provenant de ses comptes sur d’autres plateformes 2.0. Aussi si vous voulez voir comment ça « gazouille » dans l’ensemble du globe terrestre, cliquez sur ce lien.

Après la séance sur la création d’un blog, M. Olivier Sagna, maître d’œuvre de cet atelier a eu l’ingénieuse idée de créer un blog pour une des revues du CODESRIA. Sur la page d’accueil il propose un accès au sommaire du dernier numéro, une deuxième page est consacrée à la présentation de la revue, avant d’accéder à une autre page qui présente, elle, les archives de la revue en texte intégral (le must pour moi), on peut aussi accéder au catalogue de l’organisme et à la liste de toutes les revues qu’il publie. Le graphisme, quant à lui est très proche du design de la version imprimée, pour vous faire une idée de tout cela, consultez le blog en question et sa version en langue anglaise. On attend vivement la suite pour les 11 autres revues du CODESRIA.

Voilà un moyen astucieux de vulgarisation et montre encore une fois de plus tout ce qu’on peut imaginer et faire avec les médias sociaux. Car tout l’enjeu est là pour nous, s’approprier ces médias gratuits, les adapter à notre contexte, collaborer entre nous et créer du contenu facilement accessible sur le web. Qui a dit que le Web 2.0 était aussi de l’intelligence…collective ?

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