N° 88 – Librarika est aussi dans le Cloud 1

librarika_logo Nous restons dans le même sillage que le post précédent, c’est-à-dire le domaine des SIGB en ligne. Je présente cette fois-ci un autre logiciel dénommé Librarika qui, à l’image de WaterBear, est aussi un système intégré de gestion de bibliothèque disponible dans le Cloud et qui offre quasiment les mêmes fonctionnalités.

Librarika peut être utilisé par tous les types de bibliothèques : bibliothèques universitaires, scolaires, publiques ou privées (familiale, personnelle, etc.). Le souci de la simplicité et de la convivialité dans la gestion de l’application en mode administrateur (backend) est vraiment pris en compte par les développeurs, ce qui rend ladite gestion accessible à tous indépendamment d’une qualification bibliothéconomique poussée. Il en est de même de la partie utilisateur en référence à l’OPAC intégré au produit. Un OPAC pouvant être fédérateur si l’utilisation de Librarika est faite dans le cadre d’un réseau de bibliothèques même géographiquement dispersées. Les utilisateurs peuvent être inscrits sans limite de nombre et leur gestion se fait de façon intuitive alliant intelligence et facilité.

Côté coûts, Librarika est certes gratuit mais seulement pour une collection de moins de dix mille (10.000) notices. Au-delà de ce chiffre, des frais sont requis en fonction de fourchettes quantitatives de notices supplémentaires voulues et aussi en cas de projet de gestion bibliothéconomique d’Ebooks. C’est un outil parfait donc pour les petites et moyennes bibliothèques pas très riches et qui ne disposent pas de collections gargantuesques.

Librarika donne la possibilité d’établir divers types de rapports de l’activité quotidienne de la bibliothèque : mouvement des documents, statistiques concernant les utilisateurs etc.. ces derniers une fois inscrits peuvent accéder aux informations les concernant, recevoir des notifications et alertes entre autres..

Enfin durant le processus de création des notices et de traitement des données en mode « Smart », certains éléments provenant d’autres sources sont intégrées automatiquement, notamment des métadonnées descriptives, des vignettes de livres tirées du projet Open Library, grâce à son API des photos de couverture des ouvrages qui y sont catalogués, etc..

Pour créer sa bibliothèque il faut d’abord s’’inscrire en remplissant au moins 8 des champs proposés et allant du nom de la bibliothèque au numéro de téléphone personnel ou institutionnel, en passant par une description de l’objet de la bibliothèque etc. Ensuite il vous sera envoyé un email de validation de l’inscription pour activer la création de la bibliothèque et commencer à saisir les données. Le mail de validation comprend un Identifiant (adresse email) et mot de passe temporaire à changer une fois la connexion faite (Onglet : SETTINGS). A ce niveau j’ai eu des problèmes de connexion avec Internet Explorer mais en utilisant Firefox ça a marché. Toutefois je n’ai pas testé la connexion avec les autres navigateurs que sont : Chrome, Safari ou Opera. Une fois que la connexion établie l’écran d’accueil s’affiche avec toutes les fonctionnalités proposées par le logiciel et qui sont presque communs à tous les SIGB :

librarika_home_admin

Le catalogage se fait de deux manières, soit par une « Saisie intelligente ou Smart Add » ou par saisie manuelle. Pour la saisie intelligente elle se fait en recourant à l’ISBN de l’ouvrage. Cependant concernant ce type de saisie, il sera toujours requis un enrichissement manuel des notices pour les métadonnées qui ne pourront pas être automatiquement aspirées d’autres sources. Au contraire de WaterBear, il n’est pas proposé de champs de saisie en MARC (Unimarc). Ceci, du point de vue du bibliothécaire, peut être une faiblesse, mais du point de vue du profane qui veut créer et mettre en ligne sa bibliothèque, cela peut être pertinent d’avoir des masques de saisie où les champs sont libellés en langage naturel fut-il de… l’anglais, car c’est là aussi une particularité de Librarika qui est exclusivement en Anglais.

librarika_catalogage

A titre d’illustration, j’ai utilisé la bibliothèque-test spécialisée dans l’écologie et l’environnement que j’ai dénommée « bibliothèque verte » accessible ici. Imaginons toutes les possibilités offertes par ce type de SIGB, déjà en partageant l’adresse URL de son OPAC, on donne à des utilisateurs l’accès à un catalogue bien fait de ressources générales ou spécialisées en fonction de leurs centres d’intérêt. C’est déjà possible avec les sites de partage de livres en ligne (LibraryThing, Babelio,…) ou même les OPAC des SIGB « hors-cloud », sauf que pour les exemples de WaterBear et Librarika, il n’y a rien à installer, l’OPAC est en ligne…et on peut gérer des utilisateurs en même temps qu’un système de prêt de documents avec toutes ses spécificités. Il faudrait juste que les propriétaires garantissent une pérennisation de leur plateforme, mais cela est une toute autre histoire. librarika_logo1

N° 87 – Waterbear : un SIGB libre dans le Cloud 2

logoCe logiciel est sûrement fait pour tous les gestionnaires ou responsables de bibliothèque ou centre documentation souhaitant  l’informatiser mais ne disposant pas des ressources aussi bien financières que matérielles (équipements informatiques) pour y parvenir. Il est vrai que depuis une dizaine d’années les Systèmes Intégrés de Gestion de Bibliothèque (SIGB) libres ont fini de s’imposer et d’être accessibles pour le plus grand bonheur des actifs de la profession, mais certains en sont encore à la gestion analogique de leur fonds documentaire, nonobstant la possibilité offerte à eux d’investir dans le Libre. En effet il n’est pas toujours donné à tout le monde de disposer d’un serveur et de le mettre en ligne avec toutes les exigences de gestion requises notamment en ce qui concerne la maintenance, la sécurité de l’application et des données, entre autres.

Waterbear vient à la rescousse en se posant comme alternative notable qui peut faire le bonheur de n’importe quel bibliothécaire et documentaliste disposant un appareil informatique (PC, Tablette, Laptop,…) connecté à Internet. Un investissement minimum à la portée de toute structure quelle que soit sa taille et son portefeuille budgétaire.

Le principe est tout simple : le logiciel qui remplit suffisamment les fonctions d’un SIGB classique est totalement libre, gratuit et…accessible en ligne. Cela veut dire qu’il suffit d’un ordinateur connecté au Web pour s’inscrire et disposer en quelques minutes d’un logiciel de bibliothèque proposant toutes les fonctionnalités dont on a besoin : catalogage, prêt, retours, réservations, import/export unimarc, gestion des revues (périodiques), acquisitions, statistiques, etc.. Selon moi cela constitue une autre évolution, en termes de valeur ajoutée, des logiciels libres et gratuits de bibliothèque. Il n’y a rien à télécharger, rien à installer… tout se passe en ligne. Il n’y a pas non plus besoin de gérer des sauvegardes et des mises à jour.

Au premier contact on peut être pessimiste à la lecture de toutes ces affirmations, mais une fois franchi le seuil de l’inscription, étape préalable et facile à gérer, on mesure à sa juste valeur tout ce que promet le logiciel en terme de simplicité dans la pratique des opérations bibliothéconomiques courantes (catalogage, gestion des prêts, acquisitions, etc.). Par exemple pour le catalogage, il se fait en UNIMARC avec des masques de saisie libellés et combinant les numéros de zones et leur équivalent dans le langage humain, pas besoin donc de maîtriser à priori la nomenclature chiffrée d’UNIMARC qui s’acquièrera forcément au fur et à mesure que le catalogage se fera (très pratique pour apprendre et se familiariser avec le MARC universel).

catalogage

Cerise sur ce gâteau documentaire : la possibilité offerte gratuitement d’avoir un OPAC (interface utilisateur) pour sa bibliothèque créée avec Waterbear.

Imaginons quels avantages peuvent en tirer toutes les bibliothèques pauvres en ressources comme il y en a en nombre sous nos tropiques. Elles peuvent adopter l’outil pour gérer et rendre visibles leurs ressources documentaires. Même si la conception du logiciel s’inspire de l’environnement de la France, il est parfaitement adaptable au contexte sénégalais, voire africain. La preuve j’y ai créé ma propre bibliothèque (virtuelle 🙂 ) en guise de test et dans l’optique d’en partager les subtilités par ce canal-ci et une présentation à venir avec pas mal de printscreens.En attendant il est possible d’en savoir un peu plus sur Waterbear grâce à la documentation sous forme de vidéos explicatives.

Alors, pour tous ceux que ça intéresse, tous ceux qui sont déçus par l’anonymat de leur œuvre professionnelle au quotidien, ceux qui sont angoissés par les processus d’installation des SIGB classiques, etc., découvrez Waterbear et forgez-vous un une armure de « bibliothécaire-documentaliste dans les nuages » qui fait pleuvoir un peu plus de connaissances sur Terre surtout d’Afrique.

N° 50 – Découverte d’OpenFlora, SIGB libre 2

J’ai découvert il y a quelques jours un nouveau SIGB libre au doux nom d’OpenFlora, une « fleur ouverte » qui vient enrichir le beau décor du logiciel libre dans les bibliothèques. Eh oui les fleurs ont l’apanage de la beauté aussi bien visuelle qu’olfactive et la nature serait vraiment triste à vivre sans elles. La fleur que je vous propose et qui éclos dans la « nature virtuelle » ne déroge pas à cette règle.

J’en suis toujours au processus de découverte et il va sans dire que je ne prétends aucunement proposer un diagnostic exhaustif du logiciel, me concentrant pour le moment uniquement sur quelques taches bibliothéconomiques qu’il propose.

Toutes les étapes de la chaîne documentaire sont prises en compte, de l’acquisition des documents à leur communication sous forme de prêt ou autre (DSI, par exemple). En mode catalogage, il y est proposé pas moins de 20 grilles de saisie élaborées selon les types de document pris en compte (monographies, périodiques, documents cartographiques, etc.), avec possibilité de faire du pré-catalogage dès l’étape de création des listes de commande.

Choix d’une grille de saisie

Prise en compte d’UNIMARC pour tous les types de documents à cataloguer.

UNIMARC

Il est déployable dans tous les types de bibliothèques. Mon intérêt en tant que bibliothécaire universitaire se situe là. En effet, j’ai remarqué qu’OpenFlora prend en compte la procédure de catalogage du SU français (SUDOC), avec la possibilité pour une bibliothèque qui participe à ce système, d’alléger le temps de catalogage en allant puiser dans le réservoir de notices du SU et d’insérer le ppn (N° de la notice) dans le champ prévu à cet effet dans la grille de saisie d’OpenFlora.

PPN

Il reste à revoir et améliorer le format d’affichage dans l’interface utilisateur (OPAC), notamment pour l’ISBD où quelques ponctuations sont omises.

Voilà donc un premier compte rendu de mes observations en attendant des développements plus larges. Dans l’ensemble, l’appréciation est positive pour cette première version, qui avec la prise en compte d’UNIMARC apporte un plus par rapport à d’autres SIGB libres qui lui sont antérieurs. Encore une formidable opportunité pour les bibliothèques qui ont peu de sous (mon éternelle ritournelle). Un autre intérêt que je vois concerne ceux qui sont en phase d’apprentissage du catalogage (étudiants en bibliothéconomie) ou de renforcement de capacités dans ce domaine (formation continue de professionnels). OpenFlora est ainsi une excellente opportunité de toucher du doigt et/ou de comprendre ce qu’est UNIMARC (format pivot en matière d’échanges bibliographiques) et de voir comment il se présente en mode « description bibliographique ». D’autant plus qu’une fois téléchargée et installée sur un poste local, l’application peut être utilisée en mode Web via un navigateur (IE, Firefox, etc.) parce que tournant sur une machine virtuelle JAVA version 1.5 et un serveur d’applications Tomcat 5.0.28.

Voir ici le document d’installation, ensuite Télécharger et installer le produit, ou pendant le téléchargement qui peut être long en cas de connexion lente, voir la démo en ligne, et enfin prendre connaissance de l’importante documentation qui vous permettra de bien butiner OpenFlora et vous délecter de l’excellent nectar de cette « Fleur ouverte ».

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N° 26 – PMB refreshed Réponse

PMB s’est remis au goût du jour lors du séminaire sous-régional sur les SIGB libres organisé par notre association professionnelle l’ASBAD du 18 au 21 août 2008. Nous avons eu le plaisir de partager beaucoup de bonnes choses ensemble, humainement et professionnellement. A l’heure du bilan force est de constater la pertinence du thème (formation à un logiciel libre) et du choix du SIGB en question qui se trouve être une alternative crédible à beaucoup de logiciels propriétaires, non pas que ces derniers ne soient pas performants (loin de là), mais ils se disqualifient par leur coût d’acquisition et surtout de maintenance. Le contexte africain n’a jamais pu supporter de tels investissements en raison des budgets modiques de nos institutions fussent-elles importantes (je pense aux bibliothèques universitaires). Alors l’avenir n’est-il pas dans le libre, une fois que soit réglé le problème de la maintenance continue des applications adoptées et utilisées ? Une fois que soit réglé le souci de la pérennité (qui semble être le talon d’Achille des logiciels libres), de la sécurité des données (enjeu fondamental) ? Voilà autant de choses à prendre en compte au moment de se lancer dans pareille aventure et je crois que l’un des enjeux du séminaire de l’ASBAD était moins de maîtriser les fonctionnalités de PMB (maîtrise qui s’acquiert plus par la pratique quotidienne), mais surtout de se rassurer par rapport aux interrogations soulignées plus haut. L’application présente-t-elle toutes les garanties : robustesse, sécurisation des données, helpdesk accessible, forte communauté d’utilisateurs (qui en fait, est un gage de pérennité) etc. ? Les réponses fournies par les formateurs de Libre-TIC (pub gratuite) sont rassurantes, même si on ne peut écarter un certain esprit mercantile sous-jacent:-).

C’est donc avec beaucoup de questions et d’interrogations (pour ne pas dire de l’appréhension) que je me suis rendu à ce séminaire, armé que j’étais, d’un rapport de l’Observatoire des technologies libres (un programme de la Fondation pour une bibliothèque globale) publié en début août 2008 et qui exposait une comparaison des principaux logiciels libres (Koha, Evergreen et…PMB), texte que je vous livre volontiers en cliquant sur ce lien. Vous comprendrez mieux cette appréhension en lisant les résultats de cette comparaison qui classe PMB derrière ses deux aînés, ce qui me semble tout à fait logique en l’état actuel (Koha et Evergreen étant sur le « marché » depuis plus longtemps et ayant donc eu à fédérer beaucoup de compétences en développement et une forte communauté d’utilisateurs, nul doute que PMB atteindra ce degré de développement dans quelques années, avec les bibliothèques africaines pourquoi pas ?). Autre variable à prendre en compte et non des moindres, c’est l’environnement où cette étude a été faite qui se trouve être un contexte anglo-saxon (Canada), où Koha et Evergreen sont très usités (ceci expliquant peut-être cela). Ceci étant dit, confronté aux réalités fonctionnelles de PMB, en toute honnêteté je ne trouve pas beaucoup de choses à redire quant à sa qualité, sa souplesse d’utilisation et les nombreuses opérations bibliothéconomiques qu’il permet de réaliser. Nous avons là, nous bibliothèques sous développées, un formidable outil de travail qui nous change enfin du « suffixe » ISIS (qui nous a beaucoup rendu service soit-dit en passant, mais qui semble un peu dépassé vu les mutations de l’heure induites par l’émergence web 2.0 entre autres et qui sont prises en compte dans PMB).

Il est cependant dommage que cet aspect (web 2.0) n’ait pas été soulevé au cours du séminaire, néanmoins je vous renvoie au billet N° 05 où j’avais déjà  fait état de PMB comme pourvoyeuse de solutions web 2.0 (OPAC social, où il est possible d’évaluer les notices par les utilisateurs, de les tagguer, etc.). Dans ce même billet je faisais état de l’existence d’un plugin SPIP pour PMB et qui permet d’intégrer certaines fonctionnalités de PMB dans un site web créé sous le CMS SPIP. Ces plugins permettent entre autres de « fondre » graphiquement un OPAC PMB dans l’interface de ces CMS. Qu’est-ce que cela veut dire ? Imaginons que votre bibliothèque ait un site web créé sous SPIP, vous intégrez l’OPAC de votre base de données PMB sur ce site pour qu’il soit accessible depuis Internet, vous pouvez faire de telle sorte que les deux interfaces (du site web et de l’OPAC) soient « parfaitement » identiques graphiquement et qu’un internaute accédant à votre site web, puisse aussi accéder à votre OPAC en ayant l’impression d’être toujours dans une seule et même interface. Enfin dans ce même billet je proposais aussi un tutoriel pour apprendre à installer un serveur web, démarche qui au finish s’est révélée judicieuse (petite autoglorification 🙂 ), car cette opération a constitué la première partie du contenu du séminaire.

En conclusion je réitère mon satisfecit aux gestionnaires de l’ASBAD qui ont pu faire participer sept autres confrères de la sous-région Afrique occidentale francophone et lusophone, c’est un grand pas qui a été fait dans la mise en œuvre de l’intégration des structures documentaires sous-régionales. Alors mention « Très-bien » chers collègues et vivement d’autres formations de ce type, surtout en direction de mes cousins archivistes que j’ai senti un peu perdus 🙂 dans l’univers des normes, formats et protocoles bibliothéconomiques (ISBD, UNIMARC, Z39-50,…). Pour cela je vous suggère déjà le nouveau logiciel de gestion d’archives ICA-Atom (en version Beta) récemment mis en œuvre par le Conseil international des archives et qui se trouve être aussi un FOSS (logiciel libre). Ce logiciel permet la gestion de fonds d’archives avec possibilité de liens vers tous types de documents numériques (images, sons, vidéos, …) et export au format EAD.

Enfin, en ma qualité de coordinateur d’eIFL-FOSS pour le Sénégal, je me propose de soumettre à l’eIFL-FOSS program manager, l’intégration de PMB dans la liste des SIGB libres (Koha et Evergreen) dont nous faisons la promotion. Si une telle initiative aboutissait nul doute que nous aurions plus d’opportunités de nous retrouver pour renforcer notre expertise dans la prise en main continue de ce logiciel.


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N° 22 – Evergreen refreshed 1

En tant que coordonnateur d’eIFL-FOSS pour le Sénégal, je vous apporte quelques nouvelles très fraîches concernant le SIGB (système intégré de gestion de bibliothèque) Evergreen. Dans le billet N° 05, j’avais écrit quelques mots sur ce logiciel libre, surtout présent dans l’univers des bibliothèques nord-américaines (USA principalement), ce qui n’enlève pas l’intérêt que peuvent y trouver nos institutions et nous-mêmes par ricochet (acquisition et renforcement de savoir-faire).

Ce billet est donc une actualisation d’informations, comme on le ferait à l’aide du bouton correspondant et se trouvant dans la barre de navigation de tout browser Web.

eIfl-FOSS, qui promeut ce SIGB (en plus de Koha), a tenu son premier atelier sur les SIGB libres à Yerevan, capitale de l’Arménie les 10 et 11 juin 2008. Cet atelier était destiné aux bibliothèques pilotes chargées d’installer et d’évaluer les performances de ces deux systèmes. Je vous propose de télécharger la présentation d’Evergreen (Powerpoint ou OpenOffice ) faite à cette occasion par Dan Scott, un de ses développeurs.

Par la même occasion, si l’envie vous prend de savoir comment installer un serveur Evergreen vous pouvez cliquer sur ce lien et télécharger la dernière version de son application cliente sous windows pour ceux qui utilisent cet Operating System (c’est-à-dire presque tout le monde 😉 ).

Pour de plus amples connaissances visiter le site officiel qui propose des démonstrations en ligne etc..

A l’heure où les logiciels libres foisonnent, deviennent de plus en plus performants et disposent de développeurs en nombre et qualité, il serait avantageux d’en connaître, voire maîtriser un grand nombre. Cela permet de comparer est de faire le meilleur choix si besoin en est. Une des missions de eIFL-FOSS est de promouvoir Evergreen et Koha comme alternatives viables aux SIGB propriétaires, mais aussi de signaler tout autre logiciel répondant aux mêmes critères de gratuité, de performance et de maintenance. Nous devons porter un intérêt à ces deux produits, en les testant au besoin (grâce aux démo en ligne) et nous départir de tout jugement de valeur qui tendrait à en faire des produits inadaptés (surtout pour les petites structures documentaires). Ne perdons pas, non plus, de vue, tous les avantages que nous pouvons tirer de la participation dans les réseaux d’utilisateurs de ces produits (ateliers internationaux qui permettent les échanges et accroissent l’expertise, listes de discussion permettant de s’informer sur tout ce qui gravite autour de ces logiciels, bases de connaissances…).


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N° 05 – Open source : suite et fin Réponse

La semaine dernière je vous ai présenté quelques ressources libres et donné quelques indications sur comment aborder la prise en compte éventuelle de ces ressources. Mon propos d’aujourd’hui se veut être complémentaire, par la présentation d’autres logiciels susceptibles de nous intéresser. Pour les SIGB, deux applications retiennent mon attention, il s’agit de Evergreen et de PMB.

  • Evergreen : il est adopté par un nombre assez important de bibliothèques et dispose d’un staff de développeurs compétents. Il dispose d’un wiki qui lui est dédié où peuvent ête retrouvées beaucoup d’informations relatives à son fonctionnement et développement. Une version démonstration en ligne du catalogue est disponible ici. Il est avec Koha (dont la version 3.0 en anglais est disponible) l’un des logiciels préconisé par eIFL-FOSS.
  • PMB : sans doute le plus connu des deux parce qu’étant déjà utilisé par des bibliothèques sénégalaises. Ce qui est intéressant avec ce logiciel, c’est la prise en charge d’applications Web 2.0 dans sa version 3. En effet ce SIGB qui en est à la version 3.1 (novembre 2007) propose un OPAC social depuis la version 3.0 (possibilité de laisser des avis, tags, des mots-clefs sur les notices et pouvant être gérés par le bibliothécaire dans le module catalogue). En outre un Plugin proposant une interface entre SPIP (CMS libre) et PMB est disponible voir les détails ici. Le conseil que je donne est de faire appel à votre « informaticien-maison » pour vous aider à mieux comprendre les mécanismes de mise en oeuvre de ces fonctionnalités (migration vers une nouvelle version, adoption de plugin, etc.) pour en tirer le meilleur profit au besoin.

Cette association entre PMB et SPIP montre l’importance des outils que sont les CMS, notamment dans la création de sites web dynamiques et l’utilisation que nous pouvons en faire dans un environnement d’information documentaire. Ces CMS peuvent nous aider à améliorer nos sites, mais surtout nous faire prendre conscience que l’ère des sites web statiques et révolue et qu’en fin de compte savoir créer un site web ne se limite plus à uniquement maîtriser Frontpage ou Dreamweaver, mais aussi à pouvoir adjoindre à tout outil de création de site, des CMS pour « contôler » et « entretenir » celui-ci (le site web). Voici donc quelques uns de ces outils libres, liste loin d’être exhaustive.

  • SPIP : projet né en 2001 et traduit en une vingtaine de langues. On dénombre plus de 6000 sites web sous SPIP, une grande communauté d’utilisateurs qui implique une base de connaissances pouvant profiter à tout utilisateur ou futur utilisateur.
  • Joomla : CMS orienté Web 2.0 (inclusion des fonctionnalités suivantes : des flux RSS, des news, une version imprimable des pages, des blogs, des sondages, des recherches) dont la présentation donne des informations très complètes.
  • Drupal : CMS qui permet de créer une grande variété de sites Internet (blogs, sites Internet institutionnels, sites communautaires, sites d’informations, boutiques en ligne). Voir le site Drupalsites pour avoir un aperçu des différentes possibiltés offertes et surtout rejoindre la communauté d’utilisateurs du monde entier.

L’utilisation de tels outils peut être pertinente pour nous et porteuse de valeur ajoutée si elle se couple d’une connaissance de base (même théorique) des technologies informatiques sur lesquelles ils reposent (PHP, MySQL, Apache server, etc.). Des ressources pour se former sont disponibles en ligne, comme le site du CRDP de Bourgogne. Je vous conseille plus particulièrement ce lien pour installer un serveur Web étape par étape.

Pour finir mon propos, il faut savoir que tout ce qui est gratuit n’est pas Libre et tout ce qui est Libre n’est pas gratuit, cette confusion découle de la compréhension du terme « free » qui est utilisé en anglais pour les deux notions. D’où, actuellement, l’apellation consacrée et généralement admise de FOSS (free and open source software) pour désigner les logiciels libres et gratuits. Voir pour plus de précisions ce dernier lien

Semaine prochaine intrusion dans la baie des métadonnées

N° 04 – De l’Open Source pour espaces documentaires 1

Nous commençons cette année par une escale au port de l’Open Source, plus particulièrement du FOSS (Free and Open Source Software), véritable mine gratuite et libre de logiciels. L’espace documentaire en est pourvu en quantité et le défi est de pouvoir y trouver la qualité mais aussi d’adopter des méthodes de travail rationnelles pour une prise en main optimum de ces ressources (j’y reviendrai plus loin). J’aurai voulu que ce post soit une vaste recueil de   « Know-how » ou « Savoir-faire », c’est-à-dire comment gérer les différentes ressources qui seront exposées ici. Vous conviendrez avec moi que c’est une entreprise difficile à réaliser dans cet article qui doit répondre aux desiderata du format d’édition qu’est un blog. Je vous propose donc une liste de quelques ressources libres dédiées à l’environnement documentaire et exclusivement consacrée, pour cette semaine, aux systèmes intégrés de gestion de bibliothèque (SIGB ou ILS en anglais) ou d’archives.  

  • GNUTECA : logiciel de bibliothèque proposant une interface web et graphique GTK.
  • Koha Open Source Library System : je vous propose une présentation en ligne faite par un chef de projet Koha.
  • Archimede : Logiciel de dépôt institutionnel, qui permet de stocker et de gérer les archives électroniques. Il permet aussi de verser plusieurs documents à la fois, avec les formulaires pour entrer les métadonnées.
  • Museolog : logiciel de catalogage d’information muséologique

Les ressources citées ici ne sont pas les plus importantes, ni même les plus populaires, le débat que je veux soulever concerne le choix et la gestion de ces outils libres. Adopter de tels logiciels peut être pertinent pour nos structures sous-développées mais il faut savoir que ce n’est pas la panacée et qu’il faut beaucoup de choses pour accompagner un tel choix. Par exemple :

         prévoir un plan de formation initiale pour les utilisateurs en vue de prendre en compte les fonctionnalités du logiciel

         prévoir un plan de formation continue pour les versions futures qui ne sont pas aussi automatiques que dans le monde des logiciels payants. D’où la nécessité de faire une veille logicielle pour s’encquérir des nouveaux développements

         prévoir un service de maintenance physique et logique. En d’autres termes un Help desk qualifié pour résoudre les problèmes de fonctionnement et de développement. Cette dernière exigence montre la nécessité de la formation solide en informatique des bibliothécaires, archivistes et documentalistes. L’heure est venue de disposer de vrais informaticiens-bibliothécaires ou de documentalistes-informaticiens pour prendre en charge les enjeux et challenges des TIC dans nos structures et ne plus dépendre de « l’extérieur ». 

Semaine prochaine : Open Source suite et fin