N° 66 – Droits d’auteur et bibliothécaires Réponse

Un cours en ligne complet sur le droit d’auteur pour les bibliothèques, sous forme de Wiki, est disponible en anglais depuis mars 2010, grâce aux volontés combinées du Berkman Center for Internet and Society de la faculté de Droit de Harvard et EIFL.

La version française traduite par EIFL et pour qui j’ai assuré l’édition sur le Wiki dédié (utilisant MediaWiki), est elle aussi dorénavant disponible depuis quelques jours.

Ce cours, outre l’introduction générale, est articulé en 9 modules d’apprentissage, organisés en cinq niveaux différents, riches en contenu, pédagogiquement bien pensés et surtout très bien documentés. Ce cours peut être utilisé comme un cours d’autoformation, un cours traditionnel en classe, ou encore un cours d’apprentissage à distance

  • L’introduction est un exposé sur la théorie générale du droit d’auteur et ses principes fondamentaux, plus précisément une revue des quatre théories que sont celles liées à : l’équité, le bien-être, l’identité individuelle et la culture.
  • Le module 1 titré, Droit d’Auteur et Domaine Public, a pour objectif « d’explorer les concepts de base de la Loi sur le droit d’auteur » et en même temps d’être « introduction générale aux éléments du droit d’auteur d’importance pour les bibliothécaires »
  • Le module 2 titré Cadre international aborde la question du droit d’auteur sous l’angle du droit international et « traite également de son impact sur les pays en développement et l’influence des pays développés dans l’application des lois y relatives ».
  • Le module 3, intitulé, Champ d’application de la loi sur le droit d’auteur, traite des genres de créations et d’activités couverts ou non couverts par le droit d’auteur
  • Le module 4, traite des Droits, Exceptions et Limitations, d’un détenteur de droits d’auteur. Dans ce module, sont abordées les clauses d’exceptions et de limitations conçues pour permettre aux bibliothécaires d’utiliser les œuvres protégées dans le cadre de la réalisation de leurs missions
  • Le module 5, intitulé Gestion des droits, « décrit les règles juridiques qui affectent la capacité des titulaires de droits d’auteur à percevoir des revenus auprès des utilisateurs de leurs œuvres et comment les bibliothécaires peuvent, utiliser ces règles à leur meilleur avantage ou chercher à les modifier ».
  • Le module 6, intitulé Approches Créatives et Alternatives, expose les modèles autres que celui courant pour les droits traditionnels ou, par exemple, les droits associés au droit d’auteur sont affectés à un éditeur qui fait des copies de l’œuvre et les distribuent à titre onéreux. Ce module expose donc les modèles d’accès gratuit et libre sans frais à la charge de l’usager, avec un accent particulier mis sur les licences Creative Commons et le mouvement Open Access entre autres.
  • Le module 7, Application, traite de la violation du droit d’auteur, des questions liées à un éventuel traitement judiciaire survenant quand un détenteur de droit décide de saisir un tribunal quand il s’estime lésé et aussi des « rôles appropriés des bibliothécaires eu égard au droit d’auteur et à  son application ».
  • Le module 8, intitulé Savoirs traditionnels, explore la « complexité et l’évolution rapide des règles juridiques relatives aux savoirs traditionnels (endogènes) et explore ensuite le débat houleux qui demeure quant à la portée de la protection appropriée pour ce « nouveau » sujet ». Y est exposée la situation de nombreux pays par rapport à ces savoirs
  • Le module 9, Activisme, « tente de venir en aide aux bibliothécaires des pays en voie de développement qui cherchent à s’organiser pour influencer la forme des lois sur le droit d’auteur ». Pour ce faire, il examine, avec 4 études de cas « comment des groupes ont envisagé, par le passé, de modifier (ou de résister aux modifications) des systèmes de droit d’auteur » (par exemple le cas Pirate Bay en Suède).

Un glossaire est aussi disponible sur le Wiki en question, fort utile que l’on soit formateur ou « potache ».

Le cours est aussi enrichi par un module pratique en direction des probables formateurs et leurs apprenants. Il s’agit d’une plateforme de discussion en ligne, dénommée Rôtisserie, qui permet une interaction entre différents acteurs d’une classe, travaillant sur un même projet pédagogique. Voir plus d’informations à ce sujet.

Une autre ressource émanant d’EIFL et pouvant intéresser d’aucuns est le Manuel de droit d’auteur et de droits voisins à l’usage des bibliothèques traduit en français.

Enfin et toujours sur le même sujet et pour complément d’information, lire l’excellent article sur le blog S.I. Lex  qui présentait déjà la ressource alors qu’elle n’était disponible qu’en anglais et la Déclaration de principes sur les exceptions et limitations du droit d’auteur pour les bibliothèques et les archives, faite en 2009 par l’IFLA, EIFL et la Library copyright Alliance.

Cliquez sur ce lien pour accéder au cours et contribuer à son amélioration et son enrichissement éventuel. Par exemple, ayant remarqué que l’approche anglo-saxonne y est privilégiée, aussi avons-nous essayé de mettre le maximum de liens en français s’ils existent. Cependant la communauté francophone étant vaste et diverse en nationalités, il serait bien que des textes législatifs nationaux soient proposés par ceux qui en ont connaissance dans leur pays.

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N° 49 – Un centre national Greenstone au Sénégal 3

Dakar a abrité du 22 au 25 février 2010 un atelier de formation à Greenstone. Cet événement marque le lancement du Centre national Greenstone et premier nœud francophone du SAGSN, un réseau de centres déjà fonctionnels au niveau de l’Afrique australe et orientale. Ce centre est abrité par la bibliothèque centrale de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et placé sous la responsabilité conjointe de cette institution et de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA). Organisé en partenariat avec le COBESS et eIFL-FOSS, il a regroupé une vingtaine de spécialistes de l’information documentaire nationaux et un du Mali, celui-ci intervenant dans le projet de création d’une « bibliothèque numérique pour la jeunesse francophone du sud » initiée par la Fondation pour une bibliothèque globale basée au Canada.

Bref historique du SAGSN

En 2007-2008, un projet pilote d’eIFL.net sur l’utilisation de Greenstone financé par la Koha Foundation forma des bibliothécaires et archivistes de 10 pays de l’Afrique australe (Botswana, Lesotho, Malawi, Ile Maurice, Mozambique, Namibie, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe). A la suite de cela fut lancé un réseau régional de soutien (Southern African Greenstone Support Network) composé de cinq centres nationaux logés dans des bibliothèques d’universités ou d’organismes situées au Lesotho, au Malawi, en Namibie, en Tanzanie et au Zimbabwe. À son tour, ce réseau de soutien a, en 2008, appuyé l’UNESCO dans l’organisation d’ateliers de formation sur le logiciel Greenstone aux Seychelles (Madagascar, Ile Maurice comme invités) et au Kenya. Ces différentes formations ont eu comme principal résultat, une prise de conscience de l’importance des collections de documents numérisés, stockés et diffusés dans des bibliothèques numériques élaborées par le biais du logiciel Greenstone. Les premières applications ont beaucoup bénéficié aux utilisateurs, aidés en cela par les centres nationaux dont l’appui et le suivi ont abouti sur des expériences positives.

Période 2009-2010 : extension du réseau et accroissement du nombre de collections opérationnelles.

Pour cette période eIFL-FOSS, programme d’eIFL.Net pour la promotion et l’utilisation des logiciels libres, appuie le projet  SAGSN, généreusement soutenu au début par la Koha Foundation, avec comme autres objectifs de :

* renforcer les centres et les réseaux nationaux existants en Afrique australe par des investissements et des appuis aux activités spécifiques de ces centres

* appuyer dans le long terme l’utilisation de Greenstone dans d’autres pays africains par la création de centres nationaux fournissant une expertise locale. Ces centres nationaux disposent d’un champ d’action totalement autonome pouvant aller d’une simple aide à distance, à l’organisation de séances de formation en passant par des interventions sur site pour assister des structures utilisant ou voulant utiliser Greenstone.

* promouvoir activement l’expertise et l’appui du réseau pour accroître les nombres de collections numériques opérationnelles, au bénéfice exclusif de la création et l’accès au contenu local africain

* travailler vers un réseau indépendant et autosuffisant de centres nationaux couvrant le large paysage des bibliothèques, des archives et des musées avant fin 2010

Un centre pour le Sénégal

Premier du genre en Afrique francophone dans le cadre du réseau, ses ambitions se déclinent comme suit :

–          Elaborer un répertoire national des structures documentaires utilisant Greenstone,

–          Elaborer un répertoire d’experts ou spécialistes locaux du logiciel

–          Créer une plateforme en ligne collective des collections numériques de ces structures

A la suite de cela, il s’agira de rendre visible les réalisations sus-citées, de promouvoir le centre et de se positionner sur le terrain de la formation sur le logiciel, l’assistance à l’installation et la maintenance des collections déjà créées.

Au niveau sous-régional, le centre se positionne déjà comme une tête de pont pour l’Afrique occidentale francophone, voire au-delà, avec  l’ambition de développer des activités promotionnelles et de soutien à l’installation et à la maintenance de Greenstone.

Un grand merci à messieurs Repke de Vries et Amos Kujenga, respectivement coordonnateur d’eIFL.Net Greenstone pour l’Afrique australe et coordonnateur régional du projet, dont les efforts non ménagés ont permis de concrétiser la mise en place de centre au Sénégal.

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N° 44 – Web 2.0 pour la recherche collaborative et le réseautage 5

Tel est l’intitulé du cours de formation régionale s’étant déroulé du  16 au 20 novembre 2009 à Dakar. Ce cours organisé par le CTA et l’UCAD fait partie de la longue liste des formations  initiées par le CTA depuis une dizaine d’années. 26 auditeurs provenant d’instituts de recherche agronomique ou d’universités de 8 pays d’afrique francophone (Benin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Niger, Sénégal) ont eu le privilège d’être sélectionnés pour suivre ce cours. Les objectifs généraux tels que définis par les formateurs étaient de :

  • Favoriser les échanges d’information locale pour le développement agricole durable dans les pays ACP en utilisant les outils et stratégies 2.0 pour communiquer, échanger et diffuser de manière efficace
  • Améliorer la connaissance des technologies de l’information et de la communication, afin de renforcer les échanges et les diffusions entre les partenaires et d’accroître le rayonnement des produits et services d’information dans ce nouveau contexte en pleine mutation

Concernant les objectifs spécifiques, ils se déclinent en ces termes :

  • Définir ce qu’est le Web 2.0 : modèles de conception et d’affaires pour la prochaine génération de logiciels
  • Exploiter les différentes particularités du Web 2.0
  • Expliquer les caractéristiques technologiques du Web 2.0

La première journée a été consacrée à une introduction au Web 2.0 et l’utilisation de quelques services  comme Facebook pour la gestion d’un réseau social, Picasa pour le partage d’images et SurveyMonkey pour la création de sondage électronique. Les quatre autres journées ont été , tour à tour, consacrées aux espaces applicatifs de la galaxie Google avec des sessions sur la suite Google Docs, Google Agenda et une incursion dans la blogosphère pour une initiation à la création de blogs avec Blogger.  Des sessions sur les outils de veille que sont les flux RSS, les plateformes d’édition collaborative que sont les wikis avec le choix de l’outil WikiEducator, l’ espace de  messagerie instantanée qu’est Google talk, les licences Creative Commons qui sont la pierre angulaire de l’environnement juridique du Web social, la cartographie et la localisation en ligne avec Google maps et enfin les espaces ludiques pour créer des logos avec Logoease, des icônes avec Getfavicon et Convertico et enfin des podcasts avec Podomatic.

Les étapes finales de ce cours ont été d’initier des projets individuels ou collectifs et de définir des plans d’actions pour l’utilisation de ces différents outils collaboratifs dans un contexte professionnel local, voire externe. Ces deux sessions ont permis de mesurer le degré de compréhension et d’appropriation du concept Web 2.0 par les participants qui, par ailleurs, ont montré par leurs réalisations (blogs, pages de wikis, etc…) que les leçons ont été bien assimilées :-).

Saluons encore une fois de plus l’initiative du CTA de prendre en considération la réalité Web 2.0  et la formidable opportunité qu’elle offre, pour nos environnements technologiquement attardés,  de pouvoir produire des contenus, de les partager et de se forger des visibilité et identité numériques qui étaient utopiques en d’autres temps. Reste maintenant à faire vivre les embryons de produits ainsi créés et les pérenniser avec des contenus pertinents partagés (en consultation et en écriture si possible), pertinence qui commence le plus souvent par la simple relation de ce que l’on fait tous les jours, sans pour autant se soucier des canons scientifiques en matière de publication, la Science disposant d’espaces appropriés en la matière.

Alors, « De l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace » (Georges Jacques Danton)….pour que l’Afrique soit sauvée, car l’audace est la clé pour progresser, avancer, s’élever de la multitude et ouvrir la voie à ceux qui n’osent pas, car il y a toujours quelque  chose à trouver, à créer, ou à montrer.

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N° 35 – Greenstone, logiciel de bibliothèques numériques 3

J’ai toujours eu envie d’écrire un billet sur la gestion des documents numériques. L’occasion se présente suite à l’atelier de formation sur l’utilisation du logiciel Greenstone dédié à la création de collections électroniques, organisé conjointement par l’IRD, l’ASBAD, le COBESS (Consortium des bibliothèques de l’enseignement supérieur du Sénégal) et l’EBAD. Animée par M. Pier Luigi Rossi, cette manifestation, tenue les 5 et 6 février 2009 à Dakar, a pu permettre à une trentaine de collègues nationaux de renforcer leurs capacités professionnelles en se familiarisant avec cet outil, à tout point de vue, remarquable. Je trouve un autre leitmotiv à parler de Greenstone, parce que cela me permet d’être toujours dans la logique de promotion des logiciels libres que je trouve salutaires (et je ne dirai jamais assez) pour tous ceux qui ont des budgets modiques et qui ont envie de toujours demeurer dans les wagons des TIC, fussent-ils les « derniers ».

Que dire de cet outil libre et gratuit produit par le New Zealand Digital Library Project à l’Université de Waikato développé distribué par l’UNESCO et l’ONG Human info ?

Beaucoup de choses qui ont trait à ces performances remarquables et… remarqués par ceux qui ont eu  à travailler avec. Une visite du site dédié aux utilisateurs francophones permettra de connaître tout ce qui tourne autour de l’outil plus et mieux que ne pourrai le faire.

Mon propos s’oriente plus vers les enjeux de notre utilisation de Greenstone, en ce sens qu’il peut nous permettre de satisfaire un souhait qui est celui de renforcer la présence de  nos contenus documentaires sur le Web. Cela est d’autant plus possible que l’investissement financier pour un tel projet se trouve amoindri, eu égard à la gratuité de Greenstone. Hormis les frais d’acquisition d’un serveur, d’hébergement de la collection numérique, rien d’onéreux ne viendra alourdir la facture, mis à part peut-être à part les coûts d’électricité (rien d’extraordinaire que nous ne sachions faire 🙂 ). Pensons aussi et surtout, au gigantesque réseau de données numériques national qui peut résulter de l’agrégation de bibliothèques électroniques locales (Universités, Instituts de recherche, institutions de service public, etc.). Peut-être que pourrions-nous nous inspirer du Réseau francophone des bibliothèques nationales numériques.

Je voudrai aussi préciser que Greenstone ne s’occupe pas de numérisation de documents, son rôle est de rassembler des documents déjà numérisés (par scanner) ou natifs (déjà sur support numérique) pour en faire des collections et les diffuser. Ce qui veut dire qu’on peut se passer de numérisation si on peut acquérir les versions électroniques des documents à traiter (par exemple pour une bibliothèque universitaire il est impératif de réclamer les versions électroniques des mémoires et thèses au moment du dépôt des versions en papier, pour éviter à cette bibliothèque de recourir à une éventuelle et coûteuse numérisation ultérieure).

Voici enfin une présentation montrant la démarche de création d’une collection électronique avec Greenstone, réalisée pour les collègues de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal).

Vous pouvez accéder à la version originale de la présentation pour une meilleure lisibilité.

Et plus de liens sur le sujet notamment, le guide d’utilisation et le guide du développeur de Greenstone.

Une petite explication du choix de cette nouvelle image d’entête. Il s’agit de greniers sur pilotis jouxtant l’île de Fadiouth au Sénégal (visible sur Google Earth 🙂), en hommage à toutes les générations de travailleurs de la terre dont la sueur a nourri les plus grands scientifiques.


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N° 34 – Naviguer avec Firefox : un plaisir pour moi bibliothécaire 2

Je voulais depuis longtemps partager avec vous, chers « co-religionnaires » en profession et autres sympathisants, ma passion du navigateur Firefox. Vous savez, ce bijou de la fondation Mozilla, dont je suis si accroc qu’il m’est impensable de vivre le Web sans le panda rouge pour me mener à tous ses ports. Dans la grande famille du libre et gratuit, il est un des outils les mieux entretenus, raison pour laquelle il offre des fonctionnalités couvrant à peu près tous les besoins de tout internaute qui sait l’utiliser. Reposant sur le noyau de base (version native du navigateur) il peut être personnalisé, selon ses propres besoins,  en utilisant une centaine d’extensions. Ce sont quelques-unes de ces extensions que je me propose de vous présenter spécialement celles qui peuvent présenter un intérêt non négligeable pour un chercheur d’information.

Avant toute chose, il faut que vous téléchargiez Firefox pour pouvoir l’utiliser, ensuite l’installation des extensions est un jeu d’enfant, il suffit de les télécharger à leur tour et de redémarrer Firefox pour qu’elles soient prêtes à l’utilisation et vous facilitent la vie sur le Web 🙂

L’essentiel de notre travail (en information-documentation) est la gestion de l’information (recherche, présentation, structuration, etc.), en utilisant les 04 extensions suivantes vous apprécierez un peu plus quelques facettes du processus de la gestion informationnelle.

  • OutWit Hub : avec cet outil vous pouvez trouver, saisir et organiser toutes sortes de données et médias provenant de sources en ligne. Explorez le contenu de pages Web ou des résultats de moteurs de recherche pour extraire des contacts, des liens, des images, des données textuelles (Word ou PDF), des nouvelles d’actualité, etc.. En effet avec cet outil vous pouvez, par exemple, extraire et enregistrer uniquement les documents PDF ou Word se trouvant dans les différents sites et pages Web affichés par un moteur de recherche et faire ainsi l’économie de consulter une longue liste de résultats sur plusieurs pages’ Vous pouvez télécharger OutWit et pour comprendre son utilisation, voir le tutoriel ci-dessous qui explique comment utiliser OutWit Hub.

  • Ubiquity : La première version, encore à l’état de prototype, a été mise en ligne en août 2008. Elle a pour but de réduire les interactions entre l’utilisateur et son navigateur, grâce à une collection de commandes rapides et faciles en langage quasi-naturel (source Wikipedia), voir la suite et la façon dont l’outil s’installe et fonctionne

  • Hyperwords : sans doute l’une des meilleures extensions de Firefox pour ce qui est de la recherche d’informations. Avec Hyperwords vous pouvez choisir n’importe quel mot sur n’importe quelle page Web et faire des choses utiles comme : faire de la recherche sur ce mot, le définir, le traduire, etc.. Après l’avoir installé, il vous suffit de sélectionner (avec votre curseur) un mot sur une page Web en cours pour voir apparaître un menu contextuel avec lequel vous pouvez presque tout faire avec ce mot. Tout simplement magique et l’essayer c’est ne plus s’en passer. A télécharger ici et voir le film suivant  qui présente ses fonctionnalités :

  • Zotero : pour construire des références bibliographiques sans bourse délier (ce qui n’est pas le cas pour Refworks ou Endnote). Voici le logiciel bibliographique libre et facile à utiliser pour vous aider à rassembler, contrôler, et citer vos sources de recherches. Consultez le guide de démarrage rapide pour apprendre à l’apprivoiser, ou encore regarder la démo ci-dessous.

Il existe d’autres extensions utiles à des gestionnaires de l’information, comme Downloadhelper pour captuere et convertir des vidéos et images, Foxlingo pour traduire tous types de documents (pages Web, documents textuels, mots, …) etc. Ils peuvent être découverts à condition de s’intéresser à l’environnement de Firefox et en étant conscient qu’il y a une vie après Internet Explorer, l’ogre de Microsoft.

Une fois que vous avez installé Firefox et lancé le navigateur, amusez-vous à sélectionner n’importe quel mot d’une page Web en cours et cliquez dessus avec le bouton droit de votre souris, vous aurez droit à un menu contextuel où figurent les extensions que vous avez installées, libre à vous de donner le traitement voulu au mot sélectionné selon les fonctionnalités de l’extension choisie. Un vrai outil donc, pour qui veut se faire plaisir.

Bonne navigation.

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N° 33 – Formation de nos praticiens documentaires Réponse

Depuis quelques semaines on débat intensément sur la liste de discussion de la Fondation pour une bibliothèque globale, sous l’instigation d’un collègue qui se plaignait du peu de considération accordée à notre profession quant aux offres de stage proposées par certains organismes ou pays développés.

La majorité des discussions a tourné autour du constat du retard que nous avons par rapport aux développements actuels de nos métiers et de la nécessaire revue de la formation des bibliothécaires, archivistes et documentalistes des pays d’Afrique. Je me propose de transposer ce débat ici, espérant recueillir un maximum d’avis.

Pour bien poser le problème rappelons les constats soulevés par les différents confrères

  • stagnation du niveau des connaissances des professionnels pratiquants
  • insuffisance des structures formelles de formation de niveau académique
  • problèmes de débouchés pour pour les diplômés en sciences de l’information documentaire
  • etc.

Ces problèmes ont assurément des effets induits dont j’énumère quelques-uns ci-dessous.

  • les professionnels non recyclés sont confinés dans des pratiques professionnelles classiques qui sont un frein à tout esprit d’innovation et de changement. Ils restent perçus par les autres comme des garde-documents sans plus.
  • les étudiants qui choisissent ce métier ne se sentent pas prêts à s’insérer dans un monde du travail qui a  cependant besoin d’eux. Ils doivent être assurés sur le fait qu’ils sont incontournables dans la société de l’information actuelle.
  • les programmes des écoles ou départements de sciences de l’information ne suivent pas toujours l’évolution mondiale de nos métiers,  qui s’oriente vers de nouveaux paradigmes.
  • notre relation par rapport à notre matière-première qu’est l’information n’est pas repensée.  Cette dernière devant être bien maîtrisée pour bien gouverner, promouvoir la citoyenneté, mieux vendre et acheter, mieux produire, prendre les bonnes décisions dans l’entreprise, mieux se soigner, mieux se loger, etc.

Il est nécessaire donc, d’avoir des professionnels bien formés et constamment renforcés en capacité, pour s’approprier  cette  maîtrise de l’information au moment où cette dernière est la denrée la plus répandue sur terre. Il apparaîtra alors, par exemple, que :

  • ce sont les archivistes (records managers) qui peuvent dire aux gouvernants que moderniser un Etat ce n’est pas seulement de l’informatiser, mais de bien gérer les documents administratifs pour une meilleure célérité dans la conduite des affaires de la Cité (dossiers de justice, d’état-civil et autres).
  • ce sont les documentalistes (knowledge managers) qui peuvent dire à un chef d’entreprise que la première richesse de sa structure est la somme des expériences, des connaissances internes et externes accumulée par ses employés, que réduire l’espace de stockage des dossiers de l’entreprise par une bonne politique de gestion de ces dossiers, c’est aussi réduire les coûts d’entretien de cet espace et donc accroître la positivité du bilan de fin d’exercice
  • ce sont les bibliothécaires qui peuvent dérouler le fil d’Ariane au bout duquel est accroché l’aiguille à trouver dans la botte de foin qu’est le Web et sa partie « invisible ».

Voilà quelques arguments, parmi tant d’autres, à prendre en compte dans nos processus de formation initiale et continue. Cela revient à dire qu’enseigner ou vivre notre métier aujourd’hui, c’est dépasser nos attitudes et aptitudes traditionnelles, c’est nous muer en »cyborg documentaire », mais c’est surtout abolir nos limites d’action et de pensée pour prévoir l’imprévisible qui est déjà en cours.


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N° 05 – Open source : suite et fin Réponse

La semaine dernière je vous ai présenté quelques ressources libres et donné quelques indications sur comment aborder la prise en compte éventuelle de ces ressources. Mon propos d’aujourd’hui se veut être complémentaire, par la présentation d’autres logiciels susceptibles de nous intéresser. Pour les SIGB, deux applications retiennent mon attention, il s’agit de Evergreen et de PMB.

  • Evergreen : il est adopté par un nombre assez important de bibliothèques et dispose d’un staff de développeurs compétents. Il dispose d’un wiki qui lui est dédié où peuvent ête retrouvées beaucoup d’informations relatives à son fonctionnement et développement. Une version démonstration en ligne du catalogue est disponible ici. Il est avec Koha (dont la version 3.0 en anglais est disponible) l’un des logiciels préconisé par eIFL-FOSS.
  • PMB : sans doute le plus connu des deux parce qu’étant déjà utilisé par des bibliothèques sénégalaises. Ce qui est intéressant avec ce logiciel, c’est la prise en charge d’applications Web 2.0 dans sa version 3. En effet ce SIGB qui en est à la version 3.1 (novembre 2007) propose un OPAC social depuis la version 3.0 (possibilité de laisser des avis, tags, des mots-clefs sur les notices et pouvant être gérés par le bibliothécaire dans le module catalogue). En outre un Plugin proposant une interface entre SPIP (CMS libre) et PMB est disponible voir les détails ici. Le conseil que je donne est de faire appel à votre « informaticien-maison » pour vous aider à mieux comprendre les mécanismes de mise en oeuvre de ces fonctionnalités (migration vers une nouvelle version, adoption de plugin, etc.) pour en tirer le meilleur profit au besoin.

Cette association entre PMB et SPIP montre l’importance des outils que sont les CMS, notamment dans la création de sites web dynamiques et l’utilisation que nous pouvons en faire dans un environnement d’information documentaire. Ces CMS peuvent nous aider à améliorer nos sites, mais surtout nous faire prendre conscience que l’ère des sites web statiques et révolue et qu’en fin de compte savoir créer un site web ne se limite plus à uniquement maîtriser Frontpage ou Dreamweaver, mais aussi à pouvoir adjoindre à tout outil de création de site, des CMS pour « contôler » et « entretenir » celui-ci (le site web). Voici donc quelques uns de ces outils libres, liste loin d’être exhaustive.

  • SPIP : projet né en 2001 et traduit en une vingtaine de langues. On dénombre plus de 6000 sites web sous SPIP, une grande communauté d’utilisateurs qui implique une base de connaissances pouvant profiter à tout utilisateur ou futur utilisateur.
  • Joomla : CMS orienté Web 2.0 (inclusion des fonctionnalités suivantes : des flux RSS, des news, une version imprimable des pages, des blogs, des sondages, des recherches) dont la présentation donne des informations très complètes.
  • Drupal : CMS qui permet de créer une grande variété de sites Internet (blogs, sites Internet institutionnels, sites communautaires, sites d’informations, boutiques en ligne). Voir le site Drupalsites pour avoir un aperçu des différentes possibiltés offertes et surtout rejoindre la communauté d’utilisateurs du monde entier.

L’utilisation de tels outils peut être pertinente pour nous et porteuse de valeur ajoutée si elle se couple d’une connaissance de base (même théorique) des technologies informatiques sur lesquelles ils reposent (PHP, MySQL, Apache server, etc.). Des ressources pour se former sont disponibles en ligne, comme le site du CRDP de Bourgogne. Je vous conseille plus particulièrement ce lien pour installer un serveur Web étape par étape.

Pour finir mon propos, il faut savoir que tout ce qui est gratuit n’est pas Libre et tout ce qui est Libre n’est pas gratuit, cette confusion découle de la compréhension du terme « free » qui est utilisé en anglais pour les deux notions. D’où, actuellement, l’apellation consacrée et généralement admise de FOSS (free and open source software) pour désigner les logiciels libres et gratuits. Voir pour plus de précisions ce dernier lien

Semaine prochaine intrusion dans la baie des métadonnées