N° 41 – Echos de Milan : IFLA 2009 (II) 4

session IL_iflaDéjà 4 jours révolus pour la grande messe des bibliothécaires en Lombardie et beaucoup de communications, c’est-à-dire beaucoup d’idées émises pour améliorer notre vécu entre salles de lecture, magasins et comptoirs de prêt. Au fait j’ai commis un grand péché que d’avoir omis de mentionner le thème du congrès de cette année : « Les Bibliothèques créent le futur : construire sur l’héritage culturel« , un véritable sujet de dissertation pour des apprentis bibliothécaires. Nous sommes donc pleinement entrés dans le vif du sujet et les réunions, communications, conciliabules formels et informels se succèdent en un ballet ininterrompu. J’aurais aimé être partout à la fois et entendre toutes les choses qui se disent dans les différentes salles consacrées aux sessions. Dommage que l’Homme soit dénué de la faculté de dédoublement. Alors ne pouvant être présent que là où c’est possible et « intéressant », je vais ravaler ma frustation de ne pouvoir dire plus que ce que j’ai vu et entendu.

Sur le sujet de l’information literacy (maîtrise de l’information) j’ai suivi la session du lundi qui a vu 8 orateurs exposer avec brio sur le thème. Ce qui a attiré mon attention c’est l’usage de concepts qui m’étaient complètement inconnus et que j’ai découverts. Dans l’ordre on a parlé de Transliteracy (Translittératie), de Media Literacy (Education aux médias), de Visual Literacy et de Cultural Literacy (Alphabétisation culturelle : traduction tirée de cette note de lecture lue sur le site de l’UNESCO). Je ne peux vous en dire plus concernant ces concepts car ne les ayant pas encore suffisamment étudiés et m’étant seulement borné à une recherche sur le Web pour prendre quelques définitions ou commentaires s’ils existent.

Après une quinzaine d’années passée à faire de la description bibliographique, je ne pouvais pas faire l’impasse sur les sessions sur le catalogage dont le sous-titre très évocateur était : « Nouveaux principes, nouvelles règles, nouveaux catalogues ». D’abord beaucoup de nouvelles sur l’ISBD (ce vieux machin qui a causé moult tortures quand il fallait nécessairement alimenter les fichiers manuels par des fiches cartonnées. Vive l’import de notices grâce à l’informatique). Ensuite un exposé sur les nouvelles règles de catalogage pour l’Italie et enfin une incursion dans l’univers bibliographique persan en passant par un très intéressant discours sur le catalogage des « objets culturels » (pour rester dans le thème du congrès).

J’ai aussi suivi une partie de la session sur UNIMARC, notamment les projets en cours pour modifier ce format en vue de le rendre conforme aux desiderata du Web sémantique et les connexions qu’il doit avoir avec les « nouveaux » machins qui vont bientôt être (ou qui sont déjà) le pain quotidien des bibliothécaires…d’un futur très proche (ou déjà là), à savoir : RDA, FRBR, FRAD, Dublin Core, etc.

Comme la lune, un congrès de l’IFLA à aussi une face cachée où le sujet bibliothéconomique devient accessoire. En effet l’AIFBD, après avoir organisé son assemblée générale et vue une inscription massive de nouveaux adhérents, nous a offert une soirée dans un jazz café de Milan où un banquet royal nous a été servi, je vous fais l’économie des détails subsidiaires. De même, le mardi était consacré « social events » avec un dîner gratuit pour tous les participants dans les différents restaurants situés tout autour de la place Duomo et la Galerie Victor Emmanuel II, suivi d’un concert de musique classique gratuit dans la magnifique Cathédrale Duomo et des expositions d’ouvrages rares comme l’ouvrage de Luca Pacioli De divina proportione illustré par Leonardo da Vinci lui-même, etc.

Il est temps de se dire au revoir et d’aller me blottir dans les bras de Morphée et de rêver à une séance du lendemain où l’on parlera de « Bibliothèques et Web 2.0 » tout un programme pour moi.

ARRIVEDERCI !

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