N° 37 – Encore du Web 2.0 6

« Notre bibliothèque fait du web 2.0 ».

Tel est le titre du post précédent et les échos, comme celui-ci, reçus d’un peu partout nous confortent dans l’idée d’avoir eu raison de le faire .  Alors insistons pour que nos « entreprises » documentaires s’y essayent, il sera toujours temps d’évaluer les résultats après. Ne perdons pas de vue que nos utilisateurs actuels et futurs contrairement à ceux d’il y a quelques années sont des « Digital natives » (il n’y a qu’à voir le nombre d’étudiants utilisant des ordinateurs portables dans notre campus) et fortement impliqués dans la mouvance des Médias sociaux. Cela implique une nouvelle attitude concernant le marketing de nos systèmes d’information documentaire, marketing qui doit nécessairement passer par l’usage du canal numérique. Alors ne nous privons pas de cette formidable possibilité de créer du contenu sur le Web (sans pouvoir écrire une seule ligne de code) qui nous est offerte par le monde du Web 2.0.

Pour appuyer tout ce prosélytisme en faveur de la « religion » 2.0… qui relie les gens, j’ai animé une petite communication sur le sujet dans notre bibliothèque (qui fait du Web 2.0 🙂 ). Voir la (longue) présentation ci-dessous.

Pour finir, petit jeu de synonymie : Médias sociaux = Web 2.0 et le premier terme est de plus en plus à la mode .

Les navigateurs se mettent aussi dans la socialisation, exemple de Flock un petit bijou à découvrir et télécharger …absolument génial.

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N° 36 – Notre bibliothèque fait du Web 2.0 10

Il était temps de trouver du temps pour renflouer cette embarcation longtemps échouée au quai de la gestion des bibliothèques numériques. Beaucoup d’obligations professionnelles et autres réalités personnelles pas très gaies sont passées par là. Surmontant donc cette apathie assez longue, je veux partager avec le commun des bibliothécaires, les actions de ma bibliothèque orientées vers l’utilisation des services et applications du Web 2.0. Rien de vraiment original dans la démarche, mais toujours le souci de rappeler que, satisfaire le désir de visibilité n’a jamais été aussi facile que maintenant. Alors « biblioprolétaires » de tout bord, sachez que vous avez la possibilité d’exister, de dire qui vous êtes, ce que vous faites, même sans disposer de budgets astronomiques ou de budgets tout court.

Comment ?

Voici notre expérience en 6 points non exhaustifs et susceptibles (voire sûrs) d’être renforcés.

  • Longtemps aphone virtuellement, notre bibliothèque gazouille continuellement maintenant depuis que Twitter, le site de microblogging, lui a offert une branche sur laquelle accrocher un  nid douillet. Mélant sa voix aux millions de tweets quotidiens, elle parle de ses activités, de son fonctionnement, de ses perspectives immédiates en temps réel. Ce nid est accessible en cliquant sur ce lien.
  • Une des missions de la bibliothèque est de fournir des ressources additionnelles externes et fiables. La sélection de signets dont elle dispose devant être accessible, il fallait un outil dédié au partage de signets comme Delicious pour remplir ce rôle. Le souci de collaborer avec d’autres bibliothèques a été primordial dans le choix de souscrire à pareille application, cette collaboration pouvant se manifester par la création de réseaux de partage de favoris. Aussi l’autre intérêt latent est de pouvoir, un tant soit peu, réguler le tagging (indexation spontanée) des ressources signalées dans Delicious, voire former les usagers à la création des tags. Qui de mieux qu’une bibliothèque peut remplir ce rôle vis-à-vis de l’indexation ?  Invitation à découvrir cet espace.
  • La visibilité du fonds documentaire n’est pas en reste, plus particulièrement celui qui est nouvellement acquis (à l’échelle d’une année). Cela a été à l’origine de l’ investissement du site de partage de références bibliographiques qu’est LibraryThing, où elle s’est dotée de rayonnages pour pouvoir exposer ses nouvelles acquisitions de livres. L’exposition à la critique, aux commentaires et aux suggestions des internautes et bibliophiles permet d’apprécier à sa juste valeur la pertinence et la qualité des documents qu’elle propose à ses usagers. Sans compter la possibilité, par le biais des relations, de créer un réseau de bibliothèques échangeant sur les politiques d’acquisition et/ou de développement de collections. Ce catalogue est accessible par la page de profil de la bibliothèque ou mieux encore par mots-clefs.
  • Les bibliothécaires, dans le cadre de l’animation interne produisent des supports de leurs interventions. La bibliothèque a décidé de rendre publics et de partager ces documents. Ce jalon a été franchi avec le site de partage de diaporamas qu’est Slideshare sur lequel on peut accéder à l’espace créé pour la bibliothèque.
  • Longtemps aux abonnés absents concernant la possession d’un site Web ou portail documentaire, la bibliothèque s’est construit un univers virtuel public et privé avec Netvibes. Pour partager comme ressources les flux RSS des sites et pages web jugés pertinents, des informations d’ordre général (météo locale), des notes, un agenda d’activités… ou recueillir sur un « mur » des impressions, critiques et suggestions,… l’alternative Netvibes (en attendant des lendemains qui chantent le doux refrain d’un nom de domaine accessible en ligne) lui permet prendre des raccourcis. D’autant plus que toutes les applications citées précédemment sont intégrées dans l’agrégateur et portail personnalisé qu’est Netvibes. Accéder au portail Netvibes de la bibliothèque.
  • A défaut d’intégrer les réseaux sociaux généralistes comme Facebook et autres, la bibliothèque dispose de son propre réseau social interne créé grâce à Ning. Cet espace permet à ses agents d’échanger sur les sujets concernant la vie de la bibliothèque, d’étaler des états d’âme 🙂 , mais aussi des projets professionnels, etc.. Ce réseau étant privé il n’est joignable que sur invitation.

Voilà donc ces quelques applications utilisées par la Bibliothèque centrale de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, qui a décidé d’investir pleinement mais sûrement le monde du web 2.0. Elle a pour ambition de s’approprier d’autres services présentant un intérêt certain pour la réalisation du triple objectif de visibilité, de collaboration et de partage qu’elle s’est assignée. L’une des missions essentielles de la bibliothèque étant d’accueillir et d’orienter les usagers, le prochain objectif est de leur proposer une visite guidée en ligne, via un site de partage de vidéos (Youtube). En outre son ambition est d’intégrer les wikis en créant une page dédiée dans Bibliopédia, véritable encyclopédie en ligne sur les sciences de l’information et de faire partie de la Blogosphère des bibliothèques bloggueuses, via des plateformes comme WordPress, Blogger, Drupal, etc..

La gestion quotidienne de tels espaces où les mises à jour sont souvent quotidiennes (Twitter par exemple) nécessite un type d’organisation sans faille. Une solution simple est de responsabiliser un administrateur pour chaque application (en sus de ses occupations professionnelles régulières), chargé de recueillir les informations et d’enrichir les contenus. Une autre solution est de mobiliser une personne à temps plein pour administrer toutes les applications Web 2.0 utilisées par la bibliothèque.

Pour finir, je me suis amusé à concevoir l’organigramme de la bibliothèque sur un site de création de cartes heuristiques estampillé 2.0, si l’envie vous prend je vous invite à le découvrir sur Bubbl.us.


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