N° 48 – Mendeley : gestion bibliographique et réseautage social (fin) 6

Dans cette suite de la présentation de Mendeley je vais exposer  les autres fonctionnalités de l’application.

  • Synchronisation  de Zotero et CiteULike

Mendeley s’intègre entièrement  avec Zotero (une autre application gratuite de gestion bibliographique) et CiteULike (site 2.0 de partage de ressources pour scientifiques). Si vous utilisez déjà l’une ou l’autre de ces deux applications pour gérer vos références, vous pouvez configurer Mendeley afin d’y importer en permanence tous les documents que vous ajoutez à Zotero ou CiteULike,  économisant ainsi temps et effort. Cette synchronisation permet de gérer toutes vos données bibliographiques en un seul endroit. Sur la barre des menus cliquez sur « Tools » ensuite « Options » pour afficher l’écran de configuration de la synchronisation.

  • Importation à partir d’EndNote et RefWorks

Si vous utilisez  EndNote ™ ou RefWorks pour la gestion de vos références, vous pouvez facilement importer votre bibliothèque dans Mendeley utilisant  le Format XML  d’EndNote ou le format RIS disponible dans RefWorks.

  • Construire votre réseau de collègues chercheurs

Mendeley agit aussi comme un réseau social pour connecter des gens. Le réseau est composé de tous les autres utilisateurs de Mendeley. Vous constaterez sans doute que beaucoup ont des centres  d’intérêts similaires ou proches des vôtres. Vous pouvez vous connecter et partager des idées, des documents, des expériences. Avec un moteur de recherche dédié, vous pouvez effectuer une recherche sur des personnes et  trouver (à partir de votre carnet d’adresses e-mail) d’autres utilisateurs spécialisés dans votre domaine déjà inscrits dans Mendeley. Le cas échéant vous pouvez également inviter vos collègues et amis qui travaillent dans le même domaine que vous. Cette invitation peut se faire via l’application en ligne ou par le menu « Tools » du Mendeley Desktop.

  • Collaborer, partager et découvrir

En invitant vos amis ou même un groupe de recherche, vous pouvez utiliser l’outil « Shared Collections » pour disposer d’une plateforme permettant de partager facilement des informations. Après avoir créé la collection avec « Create collection » et invité des collègues ou amis (pas plus de 10 cependant pour la version de base 😦 ), vous pouvez y « glisser-déposer » tous les documents ayant un intérêt et ainsi les rendre disponibles pour la visualisation ou l’annotation collective de tous les membres de votre groupe.

Le réseau offre aussi l’accès à une vaste base de documents de recherche. Beaucoup d’entre eux sont téléchargeables librement de sorte que vous pourrez les ajouter à votre bibliothèque facilement. Enfin les documents trouvés dans les bibliothèques de vos collègues chercheurs peuvent être utiles pour vous. C’est un moyen formidable de connaître les nouvelles tendances et les évolutions de la recherche dans votre spécialité.

  • Explorer les tendances de recherche et élaborer des statistiques

A partir de son application en ligne, Mendeley permet enfin de découvrir et de compiler des statistiques générales sur les tendances de la recherche. Vous pouvez afficher les auteurs, les articles, les revues et les mots-clefs les plus populaires dans votre discipline et découvrir des statistiques intéressantes au sujet de votre propre bibliothèque de documents. Vous pouvez notamment afficher le nombre d’articles signés par des auteurs en particulier, les mots-clefs les plus souvent utilisés, le nombre d’articles dans votre bibliothèque, le nombre d’auteurs et le nombre de références cités par ces documents, etc. Ces statistiques vous permettent d’avoir un bon aperçu de l’état, à un moment donné, de ce que sont vos habitudes et priorités de recherche.

Dans un retweet (sur Twitter) du billet précédent n° 47, l’auteur du tweet en question posait la question à savoir si Mendeley était mieux que Zotero. Je réponds OUI à cette question et le principal argument pour justifier cette affirmation réside dans le fait qu’avec son option de réseautage social, Mendeley apporte un plus à la gestion des références bibliographiques, en outre il propose une interface en ligne synchronisable avec l’application installée en local…et avec Zotero lui-même. Aussi et enfin il est utilisable indépendamment d’un quelconque navigateur Web alors que Zotero ne s’arrime qu’avec Firefox et ses dérivés comme Flock. Un bémol tout de même, la taille maximale des fichiers PDF synchronisables est de 500 MB (largement suffisant pour moi cependant) pour la version de base, prévoir donc une souscription premium si vous voulez gérer un volume de documents plus gros.

Outre ces considérations purement personnelles je pense que la meilleure façon de comparer les deux applications, c’est justement de les essayer… et de les adopter 🙂 . A coup sûr.

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N° 47 – Mendeley : application gratuite de gestion bibliographique…et plus 8

J’utilise ce logiciel depuis peu, mais le trouve tellement utile et performant qu’il me paraît normal d’en faire une présentation (une de plus), en essayant de ressortir les avantages les plus significatifs que j’ai pu  en tirer. En effet, plus qu’un logiciel de gestion bibliographique, Mendeley agit aussi comme un réseau social avec tout ce que cela comporte comme idée de partage, de collaboration entre personnes du monde la recherche, ayant des centres d’intérêts communs ou voisins. Le logiciel est à télécharger et installer d’abord en local (Mendeley Desktop). Voyons les fonctionnalités remarquables qu’il propose, informations que j’ai tirées en majeure partie de la page de présentation du logiciel en anglais.

  • Créer votre propre bibliothèque de collections.

La première chose à faire après téléchargement, est d’importer vos documents de recherche ou autres dans Mendeley Desktop. Vous pouvez le faire manuellement en utilisant le bouton « Add a document » sur l’interface ou importer des références existant dans EndNote XML, RIS, ou des fichiers BibTex.
Vous pouvez également faire un « glisser-déposer » de vos fichiers PDF dans l’application Mendeley où  seront ensuite extraites les métadonnées du document (ou enrichies manuellement si elles sont incomplètes) et les références citées.
L’organisation dans votre bibliothèque de documents est intuitive avec possibilité de filtrer la recherche selon plusieurs paramètres (par auteur, titre de revue, mots-clés,…). Mendeley suggère même des documents absents de votre bibliothèque et qui présentent une similarité de contenu ou de contexte avec ceux qui y sont déjà présents.
Il propose également un outil de suivi de dossier, ce qui lui permet d’importer automatiquement les nouveaux fichiers et les placer dans le dossier que vous avez sélectionné.
Cette version en installation locale est synchronisable avec une version en ligne du logiciel qui vous permet d’accéder à vos bibliographies Mendeley depuis n’importe quel ordinateur, il suffit juste d’avoir un compte en ligne. Cela signifie qu’avec n’importe quel système d’exploitation que vous utilisez et où que vous soyez dans le monde, vous pouvez manipuler votre bibliographie en y accédant avec facilité.

  • Annoter des fichiers PDF

Ouvrir et lire des fichiers PDF dans le PDF Viewer  interne. Vous pouvez visualiser des fichiers PDF en mode plein écran et la fonction recherche plein-texte vous permet de découvrir immédiatement toutes les instances de votre terme de recherche. Vous pouvez surligner du texte avec l’outil marqueur de texte et y ajouter des notes pour capturer et fixer vos idées sur le document.
Vous pouvez, à partir d’un seul endroit tout gérer et visualiser : les données bibliographiques, les documents PDF ; faire des annotations sur ces documents PDF, les mettre en évidence ; citer des références ; consulter des documents en texte intégral ; gérer vos mots-clés, etc.

  • Générer des bibliographies dans Word et OpenOffice

En utilisant les plugins pour Word (Windows uniquement pour le moment) et OpenOffice (toutes plateformes) qui s’installent en même temps que  l’application,  vous pouvez générer automatiquement des listes de références dans plus de 100 styles de citations. Tous les styles les plus populaires sont inclus, par exemple ACM, American Chemical Society (ACS), l’American Medical Association (AMA), American Psychological Association (APA), Chicago Manual of Style, Elsevier, le format de référence de Harvard, Modern Language Association (MLA), National Library of Medicine, Nature, Public Library of Science (PLoS), … Tout ce que vous avez à faire est de cliquer sur « Insert citation » dans le plugin Word (sous l’onglet « Compléments » dans Word 2007) ou OpenOffice Writer, sélectionnez un ou plusieurs (en appuyant sur CTRL + sélection) documents dans le Mendeley Desktop et cliquez sur « Send Citation to Word / OpenOffice ». Les références seront ensuite insérées dans votre document. Enfin, cliquez sur « Insert Bibliography » et sélectionnez le style de citation dans la liste déroulante.

  • Rassembler des documents à partir de plusieurs sources

Glissez-déposez le Web Importer de Mendeley dans votre barre de navigation, puis l’utiliser chaque fois que vous voulez sauvegarder un document. Cela signifie que vous pouvez vous passer du téléchargement d’un document qui par la suite, sera manuellement inséré en ligne dans votre bibliothèque numérique. En un seul clic sur ce bouton, Mendeley importe automatiquement le document décrit en détails, les citations et les fichiers PDF, si disponibles. Toutes ces informations sont stockées directement dans votre bibliothèque Mendeley.
Ceci est particulièrement utile pour des moments où vous devez collecter très rapidement un masse importante de documents. Mendeley Desktop va également sauvegarder le tout dans votre bibliographie en ligne, à laquelle vous pouvez accéder et gérer à partir de n’importe où.
Vous pouvez importer des documents à partir d’un très grand nombre de services, dont voici quelques-uns :

Mendeley

A suivre…

Mendeley comme outil de collaboration et de réseautage social pour chercheurs.

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N° 46 – Pour une bibliothéconomie 2.0 plus « professionnelle » 2

Je poursuis mon plaidoyer pour que l’empreinte professionnelle soit de plus en plus marquée sur les plateformes Web 2.0, surtout ceux de partage de ressources Web. Outre le taggage fou qui y est constaté, j’y remarque souvent une autre forme de légèreté liée à la présentation de leurs références. Mon argumentation sera principalement axée sur Delicious, mais elle est tout aussi valable pour tout autre site de partage (type Connotea ou CiteULike).

Les « notices » descriptives de Delicious sont composées de 4 champs visibles (date de création, titre de la ressource, Notes, espace pour les tags). Delicious génère automatiquement le contenu de deux de ces champs : le titre, extrait de la balise <title> du code source de la page ou du site Web et la date, les autres étant renseignés par l’internaute qui propose le signet.  Le constat est que lors du processus de partage de la ressource :

  • nous nous contentons généralement du titre par défaut fourni par Delicious,
  • nous zappons le plus souvent la zone de notes sensée expliquer le contenu de la ressource signalée.
  • nos pratiques d’indexation (tagging) ne portent pas toujours le signe de la rigueur dans le choix des termes et leur transcription, (voir mon post précédent)

Devons–nous vraiment, en tant que professionnels de l’info-doc,  accepter d’être des adeptes de ce culte de l’amateurisme qui ne grandit pas notre rôle de médiateur d’information, d’être phagocytés par la grande masse  des internautes dont les pratiques spontanées contribuent à faire d’une partie du Web un grand capharnaum.

Je ne le pense pas.

L’idée véhiculée ici, est donc de professionnaliser les pratiques 2.0 des bibliothécaires et autres documentalistes sur les sites de partage des ressources web comme Delicious. Avoir le souci d’enrichir (ou embellir) ces notices comme nous le ferions pour une description bibliographique classique.

Comment arriver à accomplir cette exigence de professionnalisme ?

Voici quelques propositions personnelles

  • Choisir toujours, un titre explicite et concis. On peut toutefois se contenter de celui fourni par la plateforme, si celui-ci répond à ce désir de concision. Autrement, en fabriquer un (faut-il cependant le mettre en crochets carrés, pour suivre la logique de la norme ISBD ? 🙂 ). Aussi pourquoi, en suivant cette même logique, ne pas faire figurer dans ce champ titre une mention de responsabilité introduite par la barre oblique (Slash pour digital natives) pour identifier l’individu ou la collectivité créateur de la ressource ? Ceci permettrait d’un point de vue éthique, de mettre en avant leur travail et la compétence qui l’a sous-tendu.
  • Remplir systématiquement, la zone prévue pour la description de la ressource (Notes). Elle permet à l’internaute d’avoir un aperçu sur la nature, le contenu du site avant même de s’y rendre. Généralement toute page d’accueil d’un site propose un résumé de celui-ci et il suffit largement comme source d’information pour ce champ, sinon produire soi-même une brève description (genre analyse documentaire). Depuis quelques temps, j’insiste particulièrement sur cette pratique quand je signale des sites sur les différentes plateformes que j’utilise individuellement ou institutionnellement.
  • Mettre plus de rigueur dans le tagging en utilisant par exemple des taxonomies ou autres thésaurus. Et pour le cas spécial de Delicious, profiter de l’option « Tag Bundles » pour regrouper des mots-clefs sous une étiquette générique, équivalent ni plus ni moins, à créer des descripteurs maîtres comme dans un langage documentaire formel et hiérarchisé.
  • Enfin pourquoi ne pas « Labéliser » les ressources que nous partageons en tant que professionnels. J’aimerai bien faire le distinguo entre des ressources proposées par un professionnel et d’autres par  un internaute lambda. Ma « lubie » est d’imaginer un tag particulier (Doctag, Bibtag ?…) qui serait la marque par laquelle on pourrait savoir que telle ressource a été signalée par un bibliothécaire ou un documentaliste. Un narcissisme professionnel me fait croire que nos choix de ressources sont plus pertinents, parce que nous avons le meilleur profil de veilleur et de sélectionneur pour le Web 🙂 .

J’expérimente ces quelques idées sur mon compte personnel Delicious.

Les services de partage de ressources à orientation scientifique comme CiteULike ou Connotea, plus que Delicious, proposent des possibilités d’enrichissement de leurs notices par les champs de saisie qu’ils proposent, de même que LibraryThing dont le formulaire de saisie n’a rien à envier à un bordereau de SIGB. De tels outils nous permettent de  faire émerger notre expertise professionnelle en matière de description, tout en nous immergeant dans la dynamique participative et collaborative du Web.

La charge de travail occasionnée par un investissement dans l’espace partage des médias sociaux, surtout si on dispose de plusieurs comptes, peut être bien maîtrisée. En effet beaucoup d’extensions intégrables aux divers navigateurs (la palme à Firefox et filiale comme Flock) permettent d’alimenter semi-automatiquement ces plateformes. Si on utilise plusieurs de ces plateformes il est possible de les relier entre elles et réussir la « prouesse » d’être partout et nulle part en même temps : partager une ressource sur un outil principal et par un jeu de liaison (avec la technologie RSS) mettre à jour automatiquement les autres outils auxquels on a souscrits. Cette possibilité que j’appelle « transitivité 2.0 » doit être mise à profit pour tout bibliothécaire (2.0) utilisant plusieurs services.

Le web 2.0 en bibliothèques est loin d’être une corvée, il est aussi une histoire de passion. Passion due au fait que s’investir dedans permet de sortir d’un possible et probable train-train quotidien, de développer un esprit d’initiative, d’innovation et de faire de la bibliothéconomie ou de la documentation d’une autre façon et avec efficacité.

PS : Ce blog a aujourd’hui 2 ans d’existence, à cette occasion j’offre 20 invitations pour Google Wave. Un simple commentaire sur ce billet suffit en  n’oubliant  pas d’y faire figurer une adresse mail valide 😉 .

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N° 44 – Web 2.0 pour la recherche collaborative et le réseautage 5

Tel est l’intitulé du cours de formation régionale s’étant déroulé du  16 au 20 novembre 2009 à Dakar. Ce cours organisé par le CTA et l’UCAD fait partie de la longue liste des formations  initiées par le CTA depuis une dizaine d’années. 26 auditeurs provenant d’instituts de recherche agronomique ou d’universités de 8 pays d’afrique francophone (Benin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Niger, Sénégal) ont eu le privilège d’être sélectionnés pour suivre ce cours. Les objectifs généraux tels que définis par les formateurs étaient de :

  • Favoriser les échanges d’information locale pour le développement agricole durable dans les pays ACP en utilisant les outils et stratégies 2.0 pour communiquer, échanger et diffuser de manière efficace
  • Améliorer la connaissance des technologies de l’information et de la communication, afin de renforcer les échanges et les diffusions entre les partenaires et d’accroître le rayonnement des produits et services d’information dans ce nouveau contexte en pleine mutation

Concernant les objectifs spécifiques, ils se déclinent en ces termes :

  • Définir ce qu’est le Web 2.0 : modèles de conception et d’affaires pour la prochaine génération de logiciels
  • Exploiter les différentes particularités du Web 2.0
  • Expliquer les caractéristiques technologiques du Web 2.0

La première journée a été consacrée à une introduction au Web 2.0 et l’utilisation de quelques services  comme Facebook pour la gestion d’un réseau social, Picasa pour le partage d’images et SurveyMonkey pour la création de sondage électronique. Les quatre autres journées ont été , tour à tour, consacrées aux espaces applicatifs de la galaxie Google avec des sessions sur la suite Google Docs, Google Agenda et une incursion dans la blogosphère pour une initiation à la création de blogs avec Blogger.  Des sessions sur les outils de veille que sont les flux RSS, les plateformes d’édition collaborative que sont les wikis avec le choix de l’outil WikiEducator, l’ espace de  messagerie instantanée qu’est Google talk, les licences Creative Commons qui sont la pierre angulaire de l’environnement juridique du Web social, la cartographie et la localisation en ligne avec Google maps et enfin les espaces ludiques pour créer des logos avec Logoease, des icônes avec Getfavicon et Convertico et enfin des podcasts avec Podomatic.

Les étapes finales de ce cours ont été d’initier des projets individuels ou collectifs et de définir des plans d’actions pour l’utilisation de ces différents outils collaboratifs dans un contexte professionnel local, voire externe. Ces deux sessions ont permis de mesurer le degré de compréhension et d’appropriation du concept Web 2.0 par les participants qui, par ailleurs, ont montré par leurs réalisations (blogs, pages de wikis, etc…) que les leçons ont été bien assimilées :-).

Saluons encore une fois de plus l’initiative du CTA de prendre en considération la réalité Web 2.0  et la formidable opportunité qu’elle offre, pour nos environnements technologiquement attardés,  de pouvoir produire des contenus, de les partager et de se forger des visibilité et identité numériques qui étaient utopiques en d’autres temps. Reste maintenant à faire vivre les embryons de produits ainsi créés et les pérenniser avec des contenus pertinents partagés (en consultation et en écriture si possible), pertinence qui commence le plus souvent par la simple relation de ce que l’on fait tous les jours, sans pour autant se soucier des canons scientifiques en matière de publication, la Science disposant d’espaces appropriés en la matière.

Alors, « De l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace » (Georges Jacques Danton)….pour que l’Afrique soit sauvée, car l’audace est la clé pour progresser, avancer, s’élever de la multitude et ouvrir la voie à ceux qui n’osent pas, car il y a toujours quelque  chose à trouver, à créer, ou à montrer.

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N° 43 – A la découverte de « Linked Data » 6

Il y a un an j’introduisais, avec la prudence qui sied à un non spécialiste, le sujet du Web sémantique. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous le « pont-abri » sous lequel je m’abritais et j’ose maintenant sortir de cet abri pour approfondir mon discours sur le concept. Lors du dernier IFLA 2009 (section Information Technology) il a été souvent question de ce  Web sémantique et plus spécialement de  « Linked Data« . Pour comprendre de quoi il est question, il faut faire un bref rappel de ce qu’est le Web tel que nous le connaissons, l’utilisons et le pratiquons aujourd’hui. Ce Web traditionnel est une gigantesque quantité de documents reliés entre eux par des liens hypertextes et accessibles grâce au protocole de communication HTTP. Ces documents sont lisibles et l’on peut suivre les liens qui y sont inclus et accéder à d’autres documents renvoyant eux-mêmes à d’autres documents et…c’est tout. Soyons clairs, mon intention n’est nullement d’amoindrir les effets bénéfiques de ce Web qui a contribué à faire de notre planète une Pangée virtuelle. Mais il se trouve qu’au-delà du document il y a de la matière plus fine, un composant de ce même document, dont la prise en compte renforcerait plus, les fondations de ce supercontinent virtuel adoré qu’est le Web. Cet élément si important n’est autre que la donnée qui est le constituant principal du document. Il ne s’agit ni plus ni moins que de faire de cette donnée une matière première essentielle à la manufacture du Web futur (3.0 ?).

Le Linked Data s’inscrit dans cette logique car son objectif  est de permettre aux gens de partager des données structurées sur le Web aussi facilement qu’ils peuvent partager des documents aujourd’hui.

C’est Tim Berners-Lee lui-même qui invente le terme dans son article Linked Data. En effet qui de mieux que le créateur du Web pouvait être à la base d’une telle idée visant à tracer la courbe évolutive de son oeuvre ? Le terme se réfère à un style de publication et d’interconnexion des données structurées sur le Web. L’hypothèse de base du Linked Data est que, plus une donnée est étroitement liée à une autre, plus augmentent sa valeur et son utilité. En résumé, le Linked Data est tout simplement une utilisation du Web pour créer des liens entre des données provenant de sources différentes.

linkeddata_cloud

Les principes de base du Linked Data sont les suivants :

  • utiliser le modèle de données RDF pour publier des données structurées sur le Web
  • utiliser des liens RDF pour interconnecter des données provenant de différentes sources

Appliquer ces deux principes conduit à la création d’une communauté de données sur le Web, un espace où les gens et les organisations peuvent fournir et consommer n’importe quel type de données. Cette communauté de données est souvent appelé le Web de données ou Web sémantique.

Le Web de données est accessible par l’utilisation des navigateurs Linked Data (exemples : DISCO, Openlink version demo), tout comme le Web des documents (traditionnel) l’est par le biais des navigateurs HTML. Toutefois, au lieu de suivre des liens entre les pages HTML, les navigateurs Linked Data permettent aux utilisateurs de surfer entre les différentes sources de données en suivant des liens RDF. Cela permet à l’utilisateur de démarrer par une source de données et ensuite de se mouvoir dans un Web potentiellement infini de sources interconnectées grâce à ces liens RDF. Par exemple, pendant qu’un usager étudie  les données sur une personne provenant d’une source, il peut être intéressé par des informations sur la ville de résidence de cette dernière. En suivant un lien RDF, l’usager peut accéder  à l’information concernant cette ville, information figurant dans un autre silo de données.  Le Linked Data permet donc d’établir des relations entre des données et c’est de cela qu’il s’agit fondamentalement. Ces relations peuvent être de différentes natures. Par exemple, un lien RDF qui relie des données sur les personnes peut affirmer que deux personnes se connaissent, aussi un lien RDF qui connecte les informations personnelles avec des informations sur les publications dans une base de données bibliographiques, pourrait stipuler qu’une personne est l’auteur d’un document particulier.

Il faut donc retenir que tout comme le document Web traditionnel peut être exploré en suivant des liens hypertextes, le Web de données s’explore en suivant les liens RDF. Le ciment qui maintient ensemble les documents sur le Web traditionnel est constitué par les liens hypertextes dans les pages HTML. Celui du Web de données l’étant par liens RDF.

Lien hypertexte versus Lien RDF, un face-à-face : où cependant demeure un dénominateur commun, à savoir l’incontournable HTTP, ce protocole sans lequel aucune ressource (document) n’est accessible sur le Web. En effet c’est ce même protocole qui permettra d’accéder aux données reliées entre elles,  mais par des URI (Uniform Resource Identifier). Avec le Linked Data, HTTP permettra d’accéder non plus aux documents seulement, mais sera utilisé pour des personnes, des lieux, des événements, etc. et n’importe quel concept sur le Web aura un nom commençant par HTTP qui sera son identifiant unique. Avec l’utilisation de ce protocole HTTP, le Web nous renvoie des informations, des données qui sont importantes ou utiles parce qu’elles peuvent susciter un intérêt insoupçonné au départ : par exemple si c’est un événement, qui s’y rend ? Si c’est une personne, où est-elle née ?.  Ces données une fois récupérées ne fournissent pas uniquement des renseignements sur elles-mêmes, mais aussi et surtout des relations. Par exemple je  fais une recherche sur Senghor qui est né à Joal, Joal étant une ville du Sénégal. Dès qu’il y a une relation entre deux données, l’élément lié est nommé avec un nom commençant par HTTP. A partir de son nom HTTP je peux accéder à cette ressource, ici « Senghor », ensuite je peux accéder à sa ville de naissance « Joal », à son pays le « Sénégal », à la population de son pays, etc.. Ici apparaît un formidable intérêt, qui est la réduction du temps de recherche sur le Web et un affinement automatiquement de cette recherche. Dès l’affichage du résultat on dispose de toutes les données connexes à une ressource requise.

Dans le Linked Data imaginé par Tim Bernes-Lee il faut juste des données, disponibles, brutes, émanant de toutes sources, individuelle ou collective pour rendre le monde encore meilleur.

A la prochaine pour des informations supplémentaires et surtout pour voir comment les bibliothécaires peuvent participer au mouvement.

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N° 39 – Revues en version blog 1

Dans le post précédent je faisais part de l’initiative prise par M. Olivier Sagna du CODESRIA (et aussi enseignant à l’EBAD) au Sénégal, de mettre en version blog les revues de cette prestigieuse institution dont le but est d’appuyer le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique. Eh bien c’est fait grâce à WordPress ! Onze revues sont désormais « bloguées » avec pour chaque revue une version anglaise et une version française. Chaque blog se compose de 5 pages dont l’accueil où est présenté le sommaire du dernier numéro publié, la présentation qui définit la perspective éditoriale de la revue, la page des archives qui donnent accès au texte intégral des numéros antérieurs, le signalement des titres des autres revues de l’organisation et enfin la page des contacts. Ainsi par le biais de ce média qu’est le blog, les revues du CODESRIA ouvrent la porte aux commentaires des potentiels lecteurs.

Liste des revues avec une brève présentation de chacune d’elles.

  • Afrique et Développement : c’est une revue de sciences sociales consacrée pour l’essentiel aux problèmes de développement et de société. Son objectif fondamental est de créer un forum pour des échanges d’idées entre intellectuels africains partageant des convictions diverses et provenant de différentes disciplines .  Cette revue est également ouverte aux autres chercheurs travaillant sur l’Afrique et à ceux se consacrant à des études comparatives sur le tiers monde.
  • Le Bulletin du CODESRIA : il a pour objectif de stimuler la discussion, les échanges d’informations et d’encourager la coopération entre les chercheurs travaillant sur l’Afrique dans le domaine des sciences sociales et des humanités. Le Bulletin est trimestriel et distribué à titre gracieux aux  universités et instituts de recherche en Afrique. Il est publié en anglais, en français et en portugais.
  • Revue africaine de sociologie : dans cette publication semestrielle, les articles et autres communications scientifiques proviennent d’universitaires d’Afrique et d’ailleurs sur la problématique des analyses sociales ou d’ordre général. La vocation première de la Revue est de servir de support au développement de la pensée sociologique et anthropologique au sein de la communauté des chercheurs africains. Néanmoins, toute contribution pertinente venant de l’extérieur du continent est également prise en compte.
  • Identité, Culture et Politique : un dialogue Afro-asiatique : c’est une publication bi-annuelle du Conseil pour le Développement de le Recherche en Sciences Sociales en Afrique (CODESRIA) de Dakar (Sénégal) et de l’International Centre for Ethnic Studies (ICES) de Colombo (Sri Lanka). Son but est de favoriser la diffusion des connaissances et les échanges d’idées et de réflexions entre les chercheurs et militants africains et asiatiques.
  • Revue africaine des relations internationales : Publication bi-annuelle, elle offre une tribune pour l’analyse des questions contemporaines concernant les affaires internationales africaines, en relation avec les évènements mondiaux qui ont des répercussions sur le continent. La Revue sollicite des contributions, en anglais et en français, aussi bien d’ universitaires africains que d’universitaires d’autres continents travaillant sur l’Afrique.
  • Revue africaine des médias : Principale revue de communication en Afrique, elle sert de forum favorisant la recherche et les débats relatifs à la théorie, la pratique et la politique de communication au niveau du continent. Elle cherche à conscientiser les individus sur l’interaction entre les médias, la communication et le processus sociaux en Afrique, mais également sur la manière dont ceux-ci modèlent et sont modelés par les politiques et pratiques à l’échelle mondiale, régionale et locale. Cette Revue est ouverte aux contributions portant sur tous les aspects de la communication traitant de la condition africaine ou liés à l’Afrique et aux Africains. Elle accueille notamment des articles relevant des sciences de l’information.
  • Revue africaine des livres : Paraissant deux fois l’an en anglais et en français, elle est coéditée par le Forum des sciences sociales (FSS), basé à Addis-Abeba (Éthiopie) et le Centre  de recherche  en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), établi à Oran (Algérie). Le premier numéro a été lancé, en décembre 2003, lors de la Grande conférence organisée à Dakar (Sénégal) dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire du CODESRIA. Il est à noter que depuis cette date, de nombreuses contributions ont été apportées à la Revue africiane des livres par d’éminents universitaires et des personnes ressources provenant de tout le continent et de la diaspora.
  • Revue de l’enseignement supérieur en Afrique : Elle publie des analyses, de l’information et des approches critiques des défis actuels auxquels l’enseignement supérieur reste confronté à travers le continent tout en mettant un accent particulier sur la recherche et les politiques d’orientation en cours. La Revue de l’enseignement supérieur en Afrique publie des contributions de chercheurs, de professionnels et de décideurs politiques, en anglais et en français.
  • Sélection Afro-Arabe pour les Sciences sociales : Publication annuelle du Centre de recherche arabe du Caire (Egypte) et du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), elle contient une sélection d’articles publiés dans les revues du CODESRIA au cours de l’année ainsi que d’autres publications en provenance du monde arabe. Cette revue est publiée en arabe.
  • Afrika Zamani : Revue annuelle publiée par le CODESRIA pour le compte de l’Association des Historiens Africains (AHA), elle est consacrée à l’histoire de l’Afrique et couvre toutes les périodes. Elle sollicite des articles portant sur l’analyse des processus historiques et la réflexion critique sur les approches méthodologiques et l’historiographie. Les langues de publication de la revue sont l’Anglais, l’Arabe, le Français et le Portugais.

Voilà donc un florilège d’actions concrètes pouvant accroître la visibilité, des publications scientifiques initiés par les africains. Reste à bien vulgariser tout cela, ce qui est l’objet de ce post, pour que cela puisse profiter au plus grand nombre. L’institution a tout à gagner en s’appropriant ce mode de diffusion qu’est le blog, parce que les éventuels feedbacks (commentaires, rétroliens…) lui permettront de mieux évaluer son offre de publications scientifiques.

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N° 38 – Toujours du Web 2.0 3

Notre ancrage dans l’environnement des médias sociaux continue, causé par un heureux hasard qui s’est manifesté en un atelier interactif organisé à Dakar par le CODESRIA, dans le cadre du projet IKM Emergent. En effet en ce début de mois de juin on a encore parlé de Web 2.0 avec un panel composé essentiellement de bibliothécaires ou documentalistes intervenant dans des organisations internationales basées au Sénégal. Ce groupe de  « bibliodocaires » était complété par deux « intrus » dont moi-même, opérant dans la bibliothéconomie universitaire. Le but de cette rencontre animée par deux experts travaillant pour le projet IKM, était de permettre à IKM Emergent, qui s’intéresse à l’émergence de nouvelles manières de penser utilisables dans le monde du développement international, de faire une démonstration de nombre d’outils et techniques d’information, avec une réflexion collective de leur impact sur nos modèles et pratiques d’échange du savoir. En effet IKM Interactive concentre ses efforts sur le rôle de l’information et des outils d’information et plus particulièrement sur la manière dont ils affectent l’échange des connaissances. Ces outils et techniques dont il est question, sont pour la plupart ceux qui sont estampillés « 2.0 ». En effet on a beaucoup parlé de « social bookmarking » (Delicious), de microblogging (Twitter), de collaboration scientifique (Connotea), de flux RSS (Netvibes), de blogging (WordPress), de wikis (PbWorks) etc.. Donc autant de choses qui ne pouvaient qu’attiser mon intérêt et un désir largement assouvi, de partager mes expériences et celles de mon institution en la matière déjà visibles dans les billets N° 36 et N° 37, où tout cela est exposé en détail. Au fait, je profite de l’occasion pour signaler deux autres services que nous utilisons.  Cela concerne Connotea, où nous proposons une sélection d’articles scientifiques et CiteULike utilisé pour signaler des travaux académiques (thèses et mémoires), le tout en texte intégral.

Il a été aussi beaucoup question de Google, dans la séance consacrée aux biais de l’Internet.  Google et ses commandes générales comparées à celles des moteurs de recherche spécialisés,  démonstration du classement de ses pages (sans dévoiler l’algorithme de Larry Page 🙂 ), démonstration et pratique sur les ressources en IST sur Internet (Google Scholar Scirus, Google Books, blogs scientifiques) et enfin  d’une illustration de ces biais à travers l’utilisation de IKM Vines.

Une autre plage importante de l’atelier concernait la « science en ligne et le Sud » avec des démonstrations et discussions sur l’accès à la documentation scientifique avec les projets DOAJ, Agora, Hinari, Oare et Peri, sur le travail avec une bande passante limitée (qui est quelque part notre lot quotidien). Dans la pratique les participants ont aussi eu une idée de ce qu’est le travail collaboratif avec le wiki d’IKM interactive et ont pu voir en démonstration ce qu’est, l’extraction et l’utilisation de documents audiovisuels à partir du Web (iTunes), le géo-mapping, l’intégration des réseaux sociaux et la création de blog et de wikis.

J’en ai profité pour accroître mes connaissances sur Twitter, surtout l’utilisation de Twitterfeed pour signaler automatiquement (sur Twitter) des informations provenant de ses comptes sur d’autres plateformes 2.0. Aussi si vous voulez voir comment ça « gazouille » dans l’ensemble du globe terrestre, cliquez sur ce lien.

Après la séance sur la création d’un blog, M. Olivier Sagna, maître d’œuvre de cet atelier a eu l’ingénieuse idée de créer un blog pour une des revues du CODESRIA. Sur la page d’accueil il propose un accès au sommaire du dernier numéro, une deuxième page est consacrée à la présentation de la revue, avant d’accéder à une autre page qui présente, elle, les archives de la revue en texte intégral (le must pour moi), on peut aussi accéder au catalogue de l’organisme et à la liste de toutes les revues qu’il publie. Le graphisme, quant à lui est très proche du design de la version imprimée, pour vous faire une idée de tout cela, consultez le blog en question et sa version en langue anglaise. On attend vivement la suite pour les 11 autres revues du CODESRIA.

Voilà un moyen astucieux de vulgarisation et montre encore une fois de plus tout ce qu’on peut imaginer et faire avec les médias sociaux. Car tout l’enjeu est là pour nous, s’approprier ces médias gratuits, les adapter à notre contexte, collaborer entre nous et créer du contenu facilement accessible sur le web. Qui a dit que le Web 2.0 était aussi de l’intelligence…collective ?

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N° 37 – Encore du Web 2.0 6

« Notre bibliothèque fait du web 2.0 ».

Tel est le titre du post précédent et les échos, comme celui-ci, reçus d’un peu partout nous confortent dans l’idée d’avoir eu raison de le faire .  Alors insistons pour que nos « entreprises » documentaires s’y essayent, il sera toujours temps d’évaluer les résultats après. Ne perdons pas de vue que nos utilisateurs actuels et futurs contrairement à ceux d’il y a quelques années sont des « Digital natives » (il n’y a qu’à voir le nombre d’étudiants utilisant des ordinateurs portables dans notre campus) et fortement impliqués dans la mouvance des Médias sociaux. Cela implique une nouvelle attitude concernant le marketing de nos systèmes d’information documentaire, marketing qui doit nécessairement passer par l’usage du canal numérique. Alors ne nous privons pas de cette formidable possibilité de créer du contenu sur le Web (sans pouvoir écrire une seule ligne de code) qui nous est offerte par le monde du Web 2.0.

Pour appuyer tout ce prosélytisme en faveur de la « religion » 2.0… qui relie les gens, j’ai animé une petite communication sur le sujet dans notre bibliothèque (qui fait du Web 2.0 🙂 ). Voir la (longue) présentation ci-dessous.

Pour finir, petit jeu de synonymie : Médias sociaux = Web 2.0 et le premier terme est de plus en plus à la mode .

Les navigateurs se mettent aussi dans la socialisation, exemple de Flock un petit bijou à découvrir et télécharger …absolument génial.

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N° 36 – Notre bibliothèque fait du Web 2.0 10

Il était temps de trouver du temps pour renflouer cette embarcation longtemps échouée au quai de la gestion des bibliothèques numériques. Beaucoup d’obligations professionnelles et autres réalités personnelles pas très gaies sont passées par là. Surmontant donc cette apathie assez longue, je veux partager avec le commun des bibliothécaires, les actions de ma bibliothèque orientées vers l’utilisation des services et applications du Web 2.0. Rien de vraiment original dans la démarche, mais toujours le souci de rappeler que, satisfaire le désir de visibilité n’a jamais été aussi facile que maintenant. Alors « biblioprolétaires » de tout bord, sachez que vous avez la possibilité d’exister, de dire qui vous êtes, ce que vous faites, même sans disposer de budgets astronomiques ou de budgets tout court.

Comment ?

Voici notre expérience en 6 points non exhaustifs et susceptibles (voire sûrs) d’être renforcés.

  • Longtemps aphone virtuellement, notre bibliothèque gazouille continuellement maintenant depuis que Twitter, le site de microblogging, lui a offert une branche sur laquelle accrocher un  nid douillet. Mélant sa voix aux millions de tweets quotidiens, elle parle de ses activités, de son fonctionnement, de ses perspectives immédiates en temps réel. Ce nid est accessible en cliquant sur ce lien.
  • Une des missions de la bibliothèque est de fournir des ressources additionnelles externes et fiables. La sélection de signets dont elle dispose devant être accessible, il fallait un outil dédié au partage de signets comme Delicious pour remplir ce rôle. Le souci de collaborer avec d’autres bibliothèques a été primordial dans le choix de souscrire à pareille application, cette collaboration pouvant se manifester par la création de réseaux de partage de favoris. Aussi l’autre intérêt latent est de pouvoir, un tant soit peu, réguler le tagging (indexation spontanée) des ressources signalées dans Delicious, voire former les usagers à la création des tags. Qui de mieux qu’une bibliothèque peut remplir ce rôle vis-à-vis de l’indexation ?  Invitation à découvrir cet espace.
  • La visibilité du fonds documentaire n’est pas en reste, plus particulièrement celui qui est nouvellement acquis (à l’échelle d’une année). Cela a été à l’origine de l’ investissement du site de partage de références bibliographiques qu’est LibraryThing, où elle s’est dotée de rayonnages pour pouvoir exposer ses nouvelles acquisitions de livres. L’exposition à la critique, aux commentaires et aux suggestions des internautes et bibliophiles permet d’apprécier à sa juste valeur la pertinence et la qualité des documents qu’elle propose à ses usagers. Sans compter la possibilité, par le biais des relations, de créer un réseau de bibliothèques échangeant sur les politiques d’acquisition et/ou de développement de collections. Ce catalogue est accessible par la page de profil de la bibliothèque ou mieux encore par mots-clefs.
  • Les bibliothécaires, dans le cadre de l’animation interne produisent des supports de leurs interventions. La bibliothèque a décidé de rendre publics et de partager ces documents. Ce jalon a été franchi avec le site de partage de diaporamas qu’est Slideshare sur lequel on peut accéder à l’espace créé pour la bibliothèque.
  • Longtemps aux abonnés absents concernant la possession d’un site Web ou portail documentaire, la bibliothèque s’est construit un univers virtuel public et privé avec Netvibes. Pour partager comme ressources les flux RSS des sites et pages web jugés pertinents, des informations d’ordre général (météo locale), des notes, un agenda d’activités… ou recueillir sur un « mur » des impressions, critiques et suggestions,… l’alternative Netvibes (en attendant des lendemains qui chantent le doux refrain d’un nom de domaine accessible en ligne) lui permet prendre des raccourcis. D’autant plus que toutes les applications citées précédemment sont intégrées dans l’agrégateur et portail personnalisé qu’est Netvibes. Accéder au portail Netvibes de la bibliothèque.
  • A défaut d’intégrer les réseaux sociaux généralistes comme Facebook et autres, la bibliothèque dispose de son propre réseau social interne créé grâce à Ning. Cet espace permet à ses agents d’échanger sur les sujets concernant la vie de la bibliothèque, d’étaler des états d’âme 🙂 , mais aussi des projets professionnels, etc.. Ce réseau étant privé il n’est joignable que sur invitation.

Voilà donc ces quelques applications utilisées par la Bibliothèque centrale de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, qui a décidé d’investir pleinement mais sûrement le monde du web 2.0. Elle a pour ambition de s’approprier d’autres services présentant un intérêt certain pour la réalisation du triple objectif de visibilité, de collaboration et de partage qu’elle s’est assignée. L’une des missions essentielles de la bibliothèque étant d’accueillir et d’orienter les usagers, le prochain objectif est de leur proposer une visite guidée en ligne, via un site de partage de vidéos (Youtube). En outre son ambition est d’intégrer les wikis en créant une page dédiée dans Bibliopédia, véritable encyclopédie en ligne sur les sciences de l’information et de faire partie de la Blogosphère des bibliothèques bloggueuses, via des plateformes comme WordPress, Blogger, Drupal, etc..

La gestion quotidienne de tels espaces où les mises à jour sont souvent quotidiennes (Twitter par exemple) nécessite un type d’organisation sans faille. Une solution simple est de responsabiliser un administrateur pour chaque application (en sus de ses occupations professionnelles régulières), chargé de recueillir les informations et d’enrichir les contenus. Une autre solution est de mobiliser une personne à temps plein pour administrer toutes les applications Web 2.0 utilisées par la bibliothèque.

Pour finir, je me suis amusé à concevoir l’organigramme de la bibliothèque sur un site de création de cartes heuristiques estampillé 2.0, si l’envie vous prend je vous invite à le découvrir sur Bubbl.us.


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N° 34 – Naviguer avec Firefox : un plaisir pour moi bibliothécaire 2

Je voulais depuis longtemps partager avec vous, chers « co-religionnaires » en profession et autres sympathisants, ma passion du navigateur Firefox. Vous savez, ce bijou de la fondation Mozilla, dont je suis si accroc qu’il m’est impensable de vivre le Web sans le panda rouge pour me mener à tous ses ports. Dans la grande famille du libre et gratuit, il est un des outils les mieux entretenus, raison pour laquelle il offre des fonctionnalités couvrant à peu près tous les besoins de tout internaute qui sait l’utiliser. Reposant sur le noyau de base (version native du navigateur) il peut être personnalisé, selon ses propres besoins,  en utilisant une centaine d’extensions. Ce sont quelques-unes de ces extensions que je me propose de vous présenter spécialement celles qui peuvent présenter un intérêt non négligeable pour un chercheur d’information.

Avant toute chose, il faut que vous téléchargiez Firefox pour pouvoir l’utiliser, ensuite l’installation des extensions est un jeu d’enfant, il suffit de les télécharger à leur tour et de redémarrer Firefox pour qu’elles soient prêtes à l’utilisation et vous facilitent la vie sur le Web 🙂

L’essentiel de notre travail (en information-documentation) est la gestion de l’information (recherche, présentation, structuration, etc.), en utilisant les 04 extensions suivantes vous apprécierez un peu plus quelques facettes du processus de la gestion informationnelle.

  • OutWit Hub : avec cet outil vous pouvez trouver, saisir et organiser toutes sortes de données et médias provenant de sources en ligne. Explorez le contenu de pages Web ou des résultats de moteurs de recherche pour extraire des contacts, des liens, des images, des données textuelles (Word ou PDF), des nouvelles d’actualité, etc.. En effet avec cet outil vous pouvez, par exemple, extraire et enregistrer uniquement les documents PDF ou Word se trouvant dans les différents sites et pages Web affichés par un moteur de recherche et faire ainsi l’économie de consulter une longue liste de résultats sur plusieurs pages’ Vous pouvez télécharger OutWit et pour comprendre son utilisation, voir le tutoriel ci-dessous qui explique comment utiliser OutWit Hub.

  • Ubiquity : La première version, encore à l’état de prototype, a été mise en ligne en août 2008. Elle a pour but de réduire les interactions entre l’utilisateur et son navigateur, grâce à une collection de commandes rapides et faciles en langage quasi-naturel (source Wikipedia), voir la suite et la façon dont l’outil s’installe et fonctionne

  • Hyperwords : sans doute l’une des meilleures extensions de Firefox pour ce qui est de la recherche d’informations. Avec Hyperwords vous pouvez choisir n’importe quel mot sur n’importe quelle page Web et faire des choses utiles comme : faire de la recherche sur ce mot, le définir, le traduire, etc.. Après l’avoir installé, il vous suffit de sélectionner (avec votre curseur) un mot sur une page Web en cours pour voir apparaître un menu contextuel avec lequel vous pouvez presque tout faire avec ce mot. Tout simplement magique et l’essayer c’est ne plus s’en passer. A télécharger ici et voir le film suivant  qui présente ses fonctionnalités :

  • Zotero : pour construire des références bibliographiques sans bourse délier (ce qui n’est pas le cas pour Refworks ou Endnote). Voici le logiciel bibliographique libre et facile à utiliser pour vous aider à rassembler, contrôler, et citer vos sources de recherches. Consultez le guide de démarrage rapide pour apprendre à l’apprivoiser, ou encore regarder la démo ci-dessous.

Il existe d’autres extensions utiles à des gestionnaires de l’information, comme Downloadhelper pour captuere et convertir des vidéos et images, Foxlingo pour traduire tous types de documents (pages Web, documents textuels, mots, …) etc. Ils peuvent être découverts à condition de s’intéresser à l’environnement de Firefox et en étant conscient qu’il y a une vie après Internet Explorer, l’ogre de Microsoft.

Une fois que vous avez installé Firefox et lancé le navigateur, amusez-vous à sélectionner n’importe quel mot d’une page Web en cours et cliquez dessus avec le bouton droit de votre souris, vous aurez droit à un menu contextuel où figurent les extensions que vous avez installées, libre à vous de donner le traitement voulu au mot sélectionné selon les fonctionnalités de l’extension choisie. Un vrai outil donc, pour qui veut se faire plaisir.

Bonne navigation.

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